CXIV INTRODUCTION
Debrunner admet un usage sporadique de cette tournure en ses les deux seuls exemples qu'il cite (1) sont loin de l’établir.
Même couleur sémitique pour mü…. où (u#), dans Jo. vr, 39 Îva näv Ô Sédoxév por wh drokécw &E adroù, et xI1, 46 va mûc 6 mioretwy eiç né êv rà VoMPE uw pelvn. On peut citer encore m1, 16 iva mô 6 mioredwy els aûrov un 2 que Deb. ($ 302,1) juge plus excusable parce que rä& porte sur l'opposition qui suit SW Eyn Cunv alwvtov.
Le premier exemple est plus incontestablement sémitique à cause du retour du pronom; il est, comme le suivant, tiré d’un discours de Jésus. ‘ L'emploi des adjectifs possessifs ne signifie pas que Jo. évitait les pronoms. Au contraire il a multiplié ëyw, fueïs, où, ôueic. D’après Burney (p. 79) ces quatre formes se trouvent dans Mc. 41 fois, dans Le. 80, dans «Mt. 92, mais dans Jo. 307 fois!
La part faite du soin que Jo. met à distinguer les principaux personpages par une opposition marquée, il resterait encore un grand nombre de cas qui ressortiraient à l’araméen. Cette langue, comme l’hébreu, emploie souvent le pronom avec le participe : le grec ne pouvant reproduire cette tournure aurait du moins conservé le pronom en mettant le participe à un temps fini. C’est ce qu'ont fait les traducteurs grecs de PA: T. |
L’argument est ingénieux, mais il est bien difficile de signaler des cas où le pronom n’a pas une certaine importance voulue : on peut dire
qu'elle est toujours dans le ton de l’évangile; cf. x, 17. 27. 928 pris au.
hasard parmi les exemples où Burney ne voit pas d’emphase spéciale. D'ailleurs en grec aussi on écrit assez souvent le pronom sans qu'on en voie la raison : &ç fueiç xoüoauev (XÉN. An. V, 5, 8) (2).
Le même critique note comme indice spécial de traduction araméenne cv tout à la fin (1, 21; xvur, 373 xi1x, 9; 1v, 19: vin, 48) ou avant le verbe (où ei r, 42. 49; 1x, 10; vx, 52) comme l’araméen qui peut placer le pronom avant ou après le prédicat. Mais outre que dans ces cas l'araméen n’a pas à traduire le verbe, le grec connaît les deux modes. Le pronom précède ordinairement, mais «é qui se trouve à la fin dans les dialogues de Jo. est AREAS justifié par Ménandre, Æeros 6 à morapé ou, Discept. 324 où ykp oiôa ot; Soph. OR. 11922 Aitov mor A6Ûx où;
La même préoccupation de souligner la valeur de certaines personnes explique encore la fréquence de êxeïvos, 59 fois, Mt. 4; Mc. 3; Le. 4.
Sur ce nombre, 11 cas sont pour Jésus : 1, 18: 11, 21; ur, 28. 80: v, 1; vit, 115 1x, 12. 28. 87; x1x, 21. 3à (du moins d’après nous); puis pour Dieu, l'Esprit, la Parole de Jésus : 1, 38; v, 19. 38; vr, 29: ; VIT, A3 XIF,
(1) XÉN. IT, 5,16; Hell, IV, 2,20.
(2) KG. I, 1, p. 556.