CRITIQUE LITTÉRAIRE. CXV
48; x1v, 26; xv, 26; xvi, 8. 13. 14; pour Jean-Baptiste, 1, 8; v, 33. 37; pour Moïse v, 46. 47. soit plus de la moitié pour les personnes du premier rang (l). :
3. l’article. — T1 est ordinairement omis devant ‘Incodc, tandis que les synoptiques le mettent plus volontiers : d’ailleurs les mss. différent beaucoup.
On ne voit dans Jo. aucun cas positif de l’état construit, lequel interdit absolument pour un sémite que le nomen regens soit déterminé, comme dans Le. 1, 69 ëv oëxw Aavld maudèç aûroù, etc. On sait d’ailleurs qu’en grec l’article est omis lorsqu'un substantif abstrait est suivi d'un génitif qui lui sert d’attribut (2). L'expression dvéoraoi Cwñs où xpioews est quelque chose de semblable; cf. dvacraois vexpüv (Act. xvir, 32; xx, 6); de même fpura Cuñs aiwviou (vr, 68), pos voù xéouou (1x, 5). Mais xnyn ro ’Iuxw6 doit être la traduction littérale de ‘Ain La ‘qob, nom propre
d'une source.
J'aurais souhaité rencontrer quelque explication sur la manière de traduire 6 rar4o ou 6 vidc. C’est une règle élémentaire qu’en grec l’article remplace le pronom possessif quand il n’y a aucune ambiguïté, soit sur le sujet à urine été po, « ma mère m'a dit »; soit sur le régime : of yoveic orépyouss rù véxva, « les parents aiment leurs enfants ». Il semble donc que 6 mathp dyanx& vo viov (111, 35) devrait se traduire : « le père aime son fils », et xaloç yivooxer me 6 marho xéyO yiwvwoxw Tv marépa (X, 15) : « comme mon père me connaît, moi aussi je connais mon père », cf. v, 36. 37, etc. Cependant Jo. dit très souvent 6 xatép mou. Il avait donc une intention en omettant ou en exprimant le pronom possessif? On peut le présumer, et il ne faut pas se risquer à altérer le moins du monde sa pensée lorsqu'il s’agit des deux personnes divines; nous traduisons donc toujours l’article par l’article. I] n’y a pas lieu de suppléer son dans 1, 14 où le rapport est plus général, du moins dans l'expression.
4. Prépositions. — es pour ëv, assez fréquent chez les synoptiques, se trouve peut-être dans xx, 7 et 1, 18 (cf. xim, 23) à moins que Jo. n'ait voulu mettre une différence entre les choses divines et les choses humaines.
Il ne semble pas que ëv soit employé au sens sémitique de 2, si ce n’est peut-être dans dyaXhabva.. êv (v, 35).
5. Adverbes. — ‘Ebouïoti, bopaioti, “EXnviott dans Jo. x1x, 20 pourraient être l'indice d’une traduction de l’araméen, car dans Le. xxur, 38 où le texte recu a ajouté ypdupaotv ÉAAnvexots (nai) fwmaixoïs (xat) E6paixoïc, la peschitta est revenue aux formes adverbiales, plus habituelles en araméen
(1) Cf. sur xx, 35 pour l'usage des Pythagoriciens de nommer leur Maître simple-
ment éxeîivos.
(2) Æ.-G. IX, 1, 607, tépua voÿ fiov, etc.