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A 9 ray όν
8. την α. περιχωρον (T 5 V) plutôt que om. (H). 5. ενθειαν (S V) plutôt que ευθείας (T H).
8) περίχωρος dans Luc a nettement le sens de région (cf. Me. 1,.28), d’ailleurs ἡ περίχωρος τοῦ Ἰορδάνου est une expression toute faite (cf. Mt. τα, 5) empruntée à l'A. T. (Gen. xrn, 10. 14; IL Chr. 1v, 17), où elle rend Jr 135. Le mot 22 désigne une plaine arrondie, un cirque, par opposition aux vallées allongées. C'est l'aspect qu'offre la vallée du Jourdain depuis le Qarn Sartabè jusqu'à l'embouchure du Jourdain. La partie nord est beaucoup plus étroite; Jean y a préché aussi (Jo. 11, 23; cf. RB. 1895, p. 508 ss.), mais le centre de son action semble avoir été fixé non loin .de l'embouchure du Jourdain, où le fleuve traverse un véritable désert de marnes, qu'il coupe de sa ligne dessinée en vert et or par les tamaris. Il sortait probablement de son désert pour prècher la pénitence aux villes luxueuses des environs, à Jéricho surtout, la reine plantureuse assise au milieu des palmiers et des baumiers, puis à Archélaïs, et à Phasaëlis. L’impulsion donnée, les foules vinrent elles-mêmes le trouver.
— πηρύσσων βάπτισμα µετανοίας els ἄφεσιν ἁμαρτιῶν est textuellement dans Me. 1, 4, et semble lui avoir été emprunté, tandis que Mt. suit une autre voie. D'ailleurs Luc retrouve ici l’idée énoncée déjà dans le cantique de Zacharie 1, 11). On comprend très bien que Luc n'ait pas reproduit la première partie de la citation attribuée par Μο. à lsaïe et qui est tirée de Malachie; mais il se peut qu’il ne l'ait pas lue dans son texte; d’ailleurs elle reviendra plus loin (Le. vu, 27), ici elle est compensée en donnant plus complètement le texte d'Isaïe.
& et 5) 15. τι, 3-5.
ἆ) ἐν βίδλῳ pour une citation, au lieu de citer seulement l’auteur, se trouve dans Me. xt, 26 (ἐν τῇ βίθλῳ) et seulement dans Luc (xx, 42; Act. 1, 20; vir, 42). Luc a pris soin de distinguer le désert où la voix de Dieu a appelé Jean (v. 2) et le cercle du Jourdain où il a prêché (ν. 3), tandis que Mc. n'avait parlé que du désert, que Mt. qualifie d’une façon inusitée de désert de Judée. Cependant
ÉVANGILE SELON SAINT LUC, III, ὃ-θ. 405
dans le désert. 5Ε{ il vint dans toute la région du Jourdain, Ργὸchant un baptême de péuitence pour la rémission des péchés, 4 ainsi qu’il est écrit au livre des paroles d’Isaïe le prophète :
‘ Voix de celui qui crie dans le désert :
Préparez le chemin du Seigneur, .
rendez droits ses sentiers.
5 Tout ravin sera comblé et toute montagne et colline abaisse; et 165 chemins sinueux deviendront [une voie] droite, et les raboteux des chemins unis.
6 Et toute chair verra le salut de Dieu.
Le. n'a pas hésité à reproduire la citation d'Isaïe. L'expression est d'ailleurs parfaitement exacte (contre Dibelius : Die vorchr. Ueberl. von Johannes dem Tüufer). Le cercle da Jourdain est arrosé sur ses bords par les eaux qui descendent de la montagne, mais le centre est un vrai désert, et le Jourdain, profondément encaissé entre ses rives, ne lui donne aucune fertilité. La rive occidentale n'est pas moins un désert que celle de l'Orient, nommée désert (1519) par les Hébreux. Luc pense sans doute comme Μο. au Seigneur Messie qui vient, aussi écrit-il comme lui τὰς τρίδους αὐτοῦ au lieu de τοῦ θεοῦ ἡμῶν, La même pensée avait été exprimée directement de Jean dans le cantique de Zacharie ‘1, 76). Le précurseur n'a pas seulement à préparer les gites; il doit positivement faire la route, ce qui est encore l'usage en Orient quand on annonce de grands personnages; ainsi la route de la porte de Damas au mont des Oliviers par le nord a été faite avant l'arrivée de l’empereur d'Allemagne en 1898; cf. Jos. Bell. LI, νι, 2, de Vespasien : ὁδοπαιοὶ τά τε σχολιὰ τῆς λεωφόρου κατευθύνειν καὶ χθαμαλεῦν τὰ δύσδατα (Plum.).
5) 16αῖο s'était étendu sur ce travail. Les deux premières opérations sont imagées, quoiqu'on puisse citer des exemples de digues traversant les vallées et de collines abaissées; les deux dernières sont précisément celles qu’on vient de citer d'après Josèphe. Si Luc continue seul la citation, c'est sans doute pour aboutir à l'idée importante du ‘v. 6. Cependant il a pu ‘avoir en vue le sens symbolique. Les vallées comblées, ce sont probablement les affamés remplis de biens (1, 52); les montagnes abaissées, ce sont les puissants déposés (1, 52); désormais le Seigneur trouvera des âmes droites, et des chemins aisés pour pénétrer dans les cœurs. La lecon εἰς εὐθείαν, comme dans les LXX, doit être préférée à els εὐθείας, en sous-entendant ὁδὸν, cf. Arr. de exp. Alex. τα, 7, ϐ . οὐκ εὐθείαν δὲ ἐπὶ Βαθυλῶνα ἦγεν, Luc a peut-tire écrit εἰς ὁδοὺς λείας pour que le contraste soit mieux marqué, au lieu de εἰς πεδία, traduction littérale de l'hébreu par les LXX.
6) Luc omet : « et on verra la gloire du Seigneur », qui ne convenait ni pour son sens dans l'A. T., ni pour caractériser le premier avènement de Jésus. Au contraire le dernier mot (ν. 6) emprunté aux LXX {héb. et toute chair ensemble la verra [la gloire de Iahvé]) répond parfaitement à la prophétie du vieillard
106 Ὅτο ἨνΑΝΑΙΙΕ SELON SAINT ‘LUC, IT, 7.
ς ἐχπορευομιένοις ὄχλοις ῥαπτισθῖναι dr” αὐτοῦ l'evvéuara ἐχιδνῶν, τίς ὑπέδειξεν ὑμῖν φυγεῖν ἀπὸ τῆς μελλούσης ὀργῆς; ὃ ποιῄσατε οὖν καρποὺς ἀξίους τῆς µεταγοίας «καὶ μὴ ἄρξησθε Ἀέχειν ἐν ἑαυτοῖς Πατέρα ἔχομεν τὸν ᾿Αβραάμ, λέγω γὰρ ὑμῖν ὅτι δύναται λίθων τούτων ἐγεῖραι τέκνα τῷ Αβραάμ. ὃῬ ήδη δὲ vai % ἀξίνη πρὸς τὴν
ο νὰ DER + . > κά ος \ > / ριςαν των σξνορωὺ πειτναι παν σὺν Ὄξνορον μη ποιοὺν χαρντ τὸν Χαλὸν ἔχλοπ-