LA GÉNÉALOGIE HUMAINE DE Jésus {cf. M. τς
Bibliographie, ouvrages récents, Vocr S. J., Der Siammbaum Christi bei den
heiligen Evangelisten Matthäus und Lukas; Meer, Die Siammbäume Jesu nach Matthäus und Lukas. Tous deux tiennent que la généalogie de Luc est celle de Marie. Voir les observations de la Revue biblique, 19H, 443-451.
23-28) Luc a placé la généalogie de Jésus au moment où il allait inaugurer son ministère publie. Il a lu quelque chose de semblable pour Moïse et Aaron, dont l’origine est indiquée au moment où ils vont commencer 165 miracles devant le Pharaon (Ex. vi, 14-27; Plum.). Mais la vraie raison est sans doute que Luc voulait mettre le sceau à la doctrine de la filiation divine de Jésus par l’affirmation du Père céleste, avant d'indiquer la série de ses ancêtres selon le droit humain. Aussi cette généalogie termine-t-elle plutôt la première partie, le pré-évangile, qu'elle n'inaugure l'évangile lui-même; tout au plus c'est une transition à la vie active.
23) Les principaux critiques catholiques et protestants sont d'accord sur ce verset qui n’a de difficultés que pour ceux qui veulent voir dans la généalogie la liste des ascendants de Marie, ou qui prétendent qu'elle aboutissait à Jésus comme fils naturel de Joseph. Pour chacune de ces deux manières il faut changer le texte, d’ailleurs très solidement assis.
χαὶ αὐτός, selon la manière de Luc {r, 22; n, 28; 11, 50, τς, 36), met en relief la personnalité du sujet, mais sans une emphase spéciale (contre Vocr). ἀρχόμενος est pris par tous les modernes (Schanz, Knab. Plum. Holtz. etc.) dans le sens de commençant sa mission, Luc indique l’âge de Jésus au moment où il commence
/ ÉVANGILE SELON SAINT LUC, It, 23. AT
93 Et Jésus en commençant [son ministère], avait environ trente ans, étant fils, comme on le pensait, de Joseph, fils d’Héli, Ἡ (fils de Matthat, fils de Lévi), fils de Melchi, fils de Ianriaï, fils de Joseph, % fils de Mattathias, fils d'Amos, fils de Naoum, fils d’Esli, fils de Naggai, # fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Semein, fils de losech, fils de Ioda, ?’ fils de Ioanan, fils de Resa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri, fils de Melchi, fils d'Addi, fils de
"sa vie publique (cf. Gen. xct, 46), prenant pour point de départ le baptême de
Jean ἀρξάμενος ἀπὸ τοῦ βαπτίσματος Ἰωάννου (Act. 1, 22). Mais ce sens n'a pas toujours été compris; &pyôpevos a été interprété « commençant d'avoir à peu près trente ans ». Cela est contradictoire, car la précision d’une année commencçante exclut le vague d’« à peu près ». Ceux qui comprenaient ainsi ont, ou diminué la difficulté en mettant ἀρχόμενος après τριάκοντα (AD etc.) ou l'ont supprimée en retranchant ἀρχόμενος, comme le ms. gr. 124, quelques latt. (e f),
16 ms. de S. Martin de Tours pour la Vulgate, les Syriens (Diat. ar., Syrsin
et cur, pal [ms Β], pes), l'éth. La suppression est encore plus naturelle et moins importante chez les Pères, où ερχοµενος pouvait se glisser dans la phrase : Ir. (IL, su, 4) Ad baptismum enîm venit nondum qui triginta annos suppleverat, sed qui inciperet esse tanquam triginta annorum; Clem. Alex. (Sfr. I, xxr) : ἣν δὲ Ἰησοῦς ἐρχόμενος ἐπὶ τὸ Péncisux ὡς ἐτῶν τριάκοντα; Aphr. (Dém. κχι, 9) : « Jésus âgé d'environ trente ans vint au Jourdain »..
᾿Αρχόμενος étant. certain, la date de Luc se rapporte non au baptême, mais à linauguration de la vie publique, qui d'ailleurs coïncident en fait. Jésus eût pu être baptisé à un âge quelconque, mais celui de trente ans convenait pour l’enseignement, puisque le plan de l'Incarnation suivait les normes ordinaires. C'était, d’après les Hébreux, l’âge des fonctions lévitiques (Num. 1ν, 2 55.) et selon les Grecs et les Romains, l’âge où l’on entrait dans la vie publique (Denys D'HAL. Ant. rom. Iv, 6).
ὡσεί donne une certaine marge, de 28 à 32 ans. On peut conjecturer que 165 foules se sont portées vers le baplême peu après que Jean eut commencé à prêcher. Si l'an 15 de Tibère commençait en octobre 780 de Rorñe (cf. v. 1), Jésus, né en 750 au plus tôt, n'avait guère plus de trente et un ans s’il vint au baptême dans l'hiver avant la pâque de l'an 780.
ὤν doit être précédé d’une virgule, et se rattache directement à Γησοῦς, non à ἀρχόμενος, viés se rapporte naturellement à Ἰωσήφ, comme Ἰωσήφ commande τοῦ ‘Het. Si Luc ne s'est pas écarté de tout le langage en cours, il a voulu dire que Joseph était fils d'Héli. Il est dit encore plus clairement que Jésus était fils de Joseph, mais avec la restriclion ὡς ἐνομίζετο (entre deux virgules), « selon l'opinion générale », fondée seulement sur les apparences. C’est ainsi que toute l'antiquité a compris la phrase, aucun Père η ‘ayant supposé que Luc a voulu dire : Jésus, qui passait pour fils de Joseph, était (en réalité) fils d'Héli, c'està-dire par Marie, fille d'Héli. Merx se donne beaucoup de mal pour établir que le texte disait simplement Jésus fils de > Joseph et que ὡς ἐνοωίζετο est une addi-
118 ÉVANGILE SELON SAINT LUC, If, 98.
Ἀδδεὶ τοῦ ]ζωσὰμ, τοῦ Ἐλμαδὰμ, τοῦ ‘Ho τοῦ ᾿Γησοῦ τοῦ ᾿Ηλιέζερ τοῦ Ἰωρεὶμ, τοῦ Μαθθὰτ τοῦ Λευεὶ 5 " τοῦ -- τοῦ Ιούδα τοῦ ᾿]ωσὴφ τοῦ 3 ο AT -- --
]ωνὰμ. τοῦ ᾿Ελιακεὶμ, 31 το 5 Μελ où Μεννὰ τοῦ ἸΜατταθὰ τοῦ Ναθὰν