CHAPITRE IV
2 ο 4 e ΄ \ 2 Ξ 1 'Τησοὺς δὲ πλήρης πνεύματος ἁγίου ὑπέστρεύεν ἀπὸ τοῦ Ἰορδάνου, vai
h - ο 0 £ αρώκοντῃ merogläueure De ἤγετο ἐν τῷ πνεύματι ἐν τῇ ἐρ' ÉD τεσσεράχκοντα πειραζόµενος ὑπὸ
105 Jésus, rempli de l'Esprit-Saint, revint du Jourdain, et il était conduit par l’Esprit dans le désert, *pendant quarante jours, tenté
iv, 1-19. La Tenrariox (Mt. iv, 1-11; cf. Mc. 1, 42-43). {Ce n’est pas d’après le récit de la tentation qu'on prouverait que Luc a suivi Mc., mais ce fait est cependant vraisemblable même ici, si l’on tient compte de son désir de le compléter par une tradition plus détaillée sur les trois tentations.
Cette tradition, telle qu’elle est représentée par ΜΙ., plaçait ces tentations à la fin, et c'est aussi ce que fait Luc, mais ce qu’il concilie avec la vague indication de Μο. sur les tentations pendant le séjour au désert. On s'expliquerait très bien que Luc ait fondu en une seule les deux petites phrases de Μο., évitant une double mention du désert, et supprimant la circonstance des bêtes comme un trait trop concret et sans portée morale claire; sur le service des anges, cf. sur v. 13. Quant aux trois tentations, Luc suit évidemment la même tradition que Mt., mais on ne peut prouver qu'il ait suivi le texte grec de Mt. La principale divergence est dans l’ordre des tentations.
Pourtant on ne saurait décider si Luc s’est écarté de cet ordre de propos délibéré ou parce que la tradition de lui connue en suivait un autre. Peut-être a-t-il voulu simplifier en remplaçant la haute montagne par un lieu quelconque élevé dans le désert, et alors il était assez naturel de clore la tentation à Jérusalem. S'il a entendu de Jésus : « Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu », il était évident que la tentation du Temple devait être la dernière et supprimait toute discussion.
Harnack (Sprüche… 35 5.) a très bien indiqué ce qui peut passer pour propre à Luc dans son récit. Voici le tableau de ces particularités de style dont les plus Amportantes sont indiquées dans le commentaire :
1) Ἰησοῦς... πλήρης πνεύματος devient le sujet de l’action et non plus l'Esprit, soit à l'actif (Me.), soit au passif (Mt.) : ὑπέστρεύεν, ἤγετο. |
2) obx ἔφαγεν ne dit pas plus que νηστεύσας (contre Harnack), car Mt. ajoutait les nuits, ce qui marquait an jeûne complet, tel qu'avait été celui de Moïse et d'Élie; l'expression est seulement plus courte et plus claire pour des gentils.
3) τῷ λίθῳ qui répond mieux à la situation que le texte de Mt. au pluriel.
τοῦ διαβόλου. [Na οὐκ. ἔφαγεν οὐδὲν ἐν ταῖς ἡμέραις ἐμείναις, nai συντελξεσθεισῶν αὐτῶν ἐπείνασεν. ὃ εἶπεν δὲ αὐτῷ ; διάβολος El υἱὸς et τοῦ
πὲ τῷ Au τούτῳ ἵνα γένηται ἄρτος. Ἀ καὶ ἀπεχρίθη πρὸς αὐτὸν ὁ
4) πρὸς αὐτόν... ὅτι... . - 5) οἰκουμένη... ἐν στιγμῇ Χρόνου... pas de haute montagne. Luc évite le présent
historique.
6) Π place mieux que Mt. τὴν δόξαν αὕτων et ajoute l'explication du pouvoir
"de Satan.
7) ἐγώπιον fréquent dans Luc, inconnu à Μο. et à Mt.
8) Luc ne répète pas αὐτόν, sémitisme de Mt. — ἐντεῦθεν encore x, 34, mais non dans Me. ni Mi.
40 et 44) ὅτι récitatif.
43) 67... εἴρηται est kapaæ dans le N. T. Luc l'aura employé pour varier le style; d'autant qu'il emploie τὸ eloquévoy m1, 24; Act. Ἡ, 16; τπι, 40, seulement
encore Rom. iv, 18). |
19) συντελέσας... ἀπέστη... ἄχρι xatpod.
Ce n’est pas ici le lieu d'indiquer ce qui est propre au Mi. grec.
1) L'expression πλήρης πνεύματος ἁγίου est propre à Luc (Act. νι, 3.5; vu, 55; πι, 24). La facilité avec laquelle il l’a employée pour d’autres que Jésus prouve qu’il ne voit pas là une prérogative essentielle du Sauveur, ni un changement essentiel opéré en lui par le baptême, d'autant que l'Esprit-Saint était descendu sur lui et non en lui (πι, 22). Aussi bien Jésus devait être saint par excellence dès sa conception par l’action de l'Esprit-Saint (1, 35). — Le terme ὑποστρέφω, favori de Luc (plus de trente fois et quatre pour le reste du N. T.), tout à fait parallèle à τν, 14, le récit de la tentation étant comme un épisode détaché. C’est maintenant seulement qu’il est dit clairement que Jésus a été baptisé dans le Jourdain. Ἡ était sous l’action de l’Esprit-Saint comme le vieillard Siméon (x, 27), mais d'une façon constante (l’impf.), tout le temps qu’il fut dans le désert. —— Saint Paul écrit (Rom. ὑπ, 14) — πνεύµατι θεοῦ ἄγονται, sans ἐν, ce qui indique peut-être une action moins intime de l'Esprit. Le désert est, depuis le Sinaï, le lieu où il est plus facile de s’entretenir seul à seûl avec Dieu; cf. 05.11, 14. Ni Luc fi Mc. ne disent expressément comme Mt. que Jésus fût conduit au désert pour y être tenté; mais il était naturel qu'il y fût tenté, car c'est aussi le séjour des mauvais esprits (αι, 24; Mt. τα, 43, et cf. Is. xur, 24; xxxtv, 14: Tob. vu, 3; Bar. 1v, 33). Aussi était-ce un principe chez les moines d'Égypte et de Syrie que se retirer seul au désert c'était en quelque sorte provoquer Satan à un combat singulier. Un désert voisin du Jourdain est naturellement le désert de Juda, entre Jéricho et Jérusalem.
2) fuicas τεσσεραχόντα se, rapporte tout naturéllement à ἤγετο, mais le part. prés. πειραζόµενος sur le même plan (comme dans Mc.) indique qu'il y eut des tentations déjà durant cet intervalle. Aussi, quand viennent les trois tentations finales, Luc ne dit pas comme Mt. que le tentateur s'avança; il prend la parole, peut-être une fois de plus. Luc emploie διάδολος (absent dans Μο.) on Σατανᾶς pour dire le chef des démons ; διάδολος, l’accusateur malveillant, le calomniateur
exprime bien l'idée du mot row (Zach. 11,4) et le rôle de Satan (Zach. mr, 1.2;
par le diable. Et 1] ne mangea rien durant ces jours, et quand ils furent écoulés, il eut faim. Or Le diable lui dit : « Si tu es fils de Dieu, dis à cette pierre qu’elle devienne du pain. » “Et Jésus lui
Job. 1, 6-8.12; x, 1-4.6 5. 9) qui est aussi un tentaleur (I Chr. xxx, 1). Dieu aime les hommes, le diable est leur ennemi. Luc dit que Jésus ne mangea rien durant ces quaranle jours, sans employer le terme rituel de « jeûne », Le jeûne de Moïse (Dt. 1x, 9) et celui d’Élie (I Reg. xix, 8) avaient duré quarante jours. Plummer note que ce chiffre de 40 a souvent un caractère pénal et rappelle le déluge (Gen. να, 4.12), les migrations dans le désert (Num. κιν, 33); cf. de plus Ez. xxix, 11: 1v, 6; Dt. xxv, 3; Lev. x1r, 1-4. On sait que le Carême a été institué pour associer les fidèles au jeûne du Seigneur. Jésus n'eut faim qu'au terme voulu, comme si cette faim, très naturelle plus tôt, eût été comme suspendue jusqu’au moment où elle devait servir de point de départ aux dernières ‘tentations. | :
3) Luc a mentionné plusieurs apparitions (1, 11; xxir, 43; Act. xvi, 9) et a su indiquer très clairement la présence sensible d’un messager céleste (τ, 26 58.; π, 9 ss.). Il a donc eu ses raisons de ne pas parler d’une apparition sensible du diable. Nous ne pouvons qu'imiter sa réserve et laisser les choses dans le vague où il Les a mises. Mt. lui-même peut étre interprété dans ce sens (Pium.), comme doit l'être Jo. κιν, 30 : « le chef du monde vient ». Dans l'A. T. le diable n'apparaît jamais sous une forme sensible; Zach. ur, 1 ss. est une vision; II Cor. σι, 14 n'est pas clair dans ce sens. -
viés sans article (comme M£.), c'est-à-dire « si tu es vraiment Fils de Dieu », et non pas : « si tu es le Fils de Dieu », ou le personnage qui seul a droit à porter ce nom, soit qu’il s'agisse du Fils unique de Dieu ou du Messie. Les termes que le diable emploie, surtout dans ce contexte, montrent qu’il a entendu la voix du baptême. Il à donc appris que Jésus est de quelque façon Fils de Dieu, et ne serait pas fâché d’en savoir davantage. Comme le dit très finement saint Ambroise : sic tentat ut exploret : sic explorat ut tentet. Ou il induira Jésus à lui livrer son secret, ou il l’amènera à quelque action intempestive, qui ne sera pas moins révélatrice. La matière de la tentation pour Jésus c’est de satisfaire sa faim, chose en soi très légitimie, le temps du jene étant achevé. Mais il y aurait désordre à user de son pouvoir surnaturel, sinon pour satisfaire sa faim à défaut d'autre ressource, du moins sur la provocation du diable. La faute ne serait donc pas précisément de sensualité, ni dans l'exercice d'un pouvoir surnaturel au profit de celui qui en dispose, ce qui pourrait être légitime; le diable espère. plutôt exciter la vanité de Jésus. Il y aurait précipitation, imprudence, dépit qu’on semble douter de son pouvoir, désir frivole de l'étaler.
— τῷ λίθῳ τούτῳ est très concret; le diable indique une pierre, il ne demande pas un bouleversement de la nature, mais seulement le petit miracle qui paraît être justifié par la situation. .
4) Jésus voit l’artifice : docet nihil tibi pro diaboli arbitrio, nec declarandae virtutis contemplatione faciendum (Ambr.). Sa réponse nous est plus utile qu’un miracle. Sollicité d'agir en Fils de Dieu, il répond comme devrait faire un homme ordinaire : Non enim quod Deus utitur potestate (quid enim mihi proderat),
130 ÉVANGILE SELON SAINT LUC, IV, ὃ-Ἱ.
5 + 2 , . µ » ‘ ησοὺς Γέγραπται ὃτι OÙ ἐπ᾽ ἄρτῳ μόνῳ ζήσεται ὁ ἄνθρωπος. ὃ αἱ A NN 3 κο .
1 ο + 3 / 4 οἱ. Cocu την ἐξουσίαν ταύτην
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χρόνου, καὶ ε ) ἅπασαν καὶ την δύξαν αὐτῶν, ὃτι ἐμοὶ παραδέδοται vai © ἐὰν θέλω Cdt αὐτήν où οὖν ἐὰν προσχυνήσῃς ἐγώπιον ἐμοῦ, ἔσται σοῦ πᾶσα. ὃ καὶ
ς ὁ Ἰησοὺς εἶπεν αὐτῷ Γέγραπται Ἱξύριον τὸν Deby σου προσχυνή-