GuÉRisons LE soir (Μο. 1, 32-34; Mt. νπι
40-41. Α. supposer que Luc ait eu Mc. sous les yeux, son texte est précisément celui qu'aurait rédigé un esprit soucieux d'ordre, désireux d'éviter les répétitions, peu curieux de détails descriptifs. Mc. avait mêlé les malades et les possédés, Luc les distingue et indique pour chaque groupe la guérison appropriée. Mc. avait dit d’un mot {r, 34) sauf à y revenir plus tard (πα, 14 s.), le silence imposé aux démons; Luc a résumé ici les deux passages. Il a négligé comme inutile le trait de la ville entière rassemblée à la porte (Μο. 1, 33). Dans son petit résumé, Mt. a mis les démoniaques avant les malades pour appliquer à ces derniers un texte d’Isaïe. On ne voit donc pas qu'il ait eu la moindre influence sur ο.
40) De l'expression redondante de Mc. Luc retient seulement le coucher du soleil, circonstance qui marque la fin du travail et le retor des hommes à la maison. Le choix des termes indique une correction littéraire. IL évite ὀψία qu'il n’emploie jamais et qui n’est pas classique (Me. 5 fois; Mt. 7 fois, Jo. 2 fois), et il se sert de la forme intransitive δύνω (au lieu de ἔδυσεν (Mc.), comme. Ex. αν, 10) assez usitée par les Septante, par exemple : δύνοντος τοῦ ἡλίου. (nr Regn. xx, 36). — Au lieu de répéter la mention de la maladie au moment de la guérison en ajoutant alors ποιχίλαις νόσοις (Mc.), Luc dit tout d’une fois ce qui regarde la maladie. Sa phrase est plus élégante, mais ἤγαγον est plus banal que ἔφερον. — L'imposition des mains figurait dans Mc. .vi, 5, que Luc avait laissé.de côté dans l'épisode de Nazareth, ἐπιθεὶς τὰς χεῖρας ἐθεράπευσεν. Le trait
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Le soleil s'étant couché, tous ceux qui avaient des malades [atteints] de diverses maladies les lui amenaient; et lui, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.
M]1 sortait aussi des démons de plusieurs, criant et disant : «Τα es le fils de Dieu! » Et Les prenant à partie il ne les laissait pas parler, parce qu'ils savaient qu’il était le Christ.
£vi ἑκάστῳ est touchant; Luc ne met aucune distinction entre les malades amenés et les malades guéris; l'expression est cependant moins forte, surtout avec l'imparf. ἐθεράπευεν, que s'il avait écrit πάντας comme Mt, Sur l'imposition des mains, cf. ΒΕΗΝ, Die Handauflegung im Urchristentum, et RB. 1912, 308.
41) Luc a fait une classe spéciale des démoniaques, évitant d’ailleurs le mot rare δαιµονίζω qu'il n’a employé qu'une fois (ντ, 36), et réfléchissant sans doute que les démoniaques n'avaient pas besoin d’être amenés, encore moins portés. L'action de Jésus est peu accentuée. On dirait que les démons sortent des possédés, effrayés de sa seule présence. Notre verset ne suit pas servilement Μο. 1, 34, il le combine plutôt avec Me. ur, 14 s., passage sur lequel Luc glissera presque entièrement au passage parallèle (vr, 18), pour ne pas dire deux fois que Jésus a empêché les démons de parler. Le rapport synoptique se présente donc ainsi :
Marc. Luc.
IV, 41 ἑξήρχετ ο δὲ rat δαιμόνια ἀπὸ πολλῶν, χραυγάζοντα «καὶ λέγοντα ὅτι cd et ὁ υἱός τοῦ θεοῦ. καὶ ἐπιτιμῶν οὐκ εἴχ αὐτὰ λαλεῖν, ὅτι ᾖδεισαν τὸν γριστὸν αὐτὸν εἶναι. | -
La sortie des démons, comme au v. 35 avec ἀπό. Le καί après δέ est ici plus naturel que dans τα, 9; les démons aussi, après les malades. Dans le premier texte de Μο., Jésus ne laisse même pas parler les démons; dans le second il leur interdit de le faire connaître. Luc a tout bloqué dans une seule phrase, de sorte que λαλεῖν doit signifier « continuer de parler »; au lieu de ἤφιεν 11 emploie εἴα impf. de ἐάω, qu'il est seul à employer dans le Ν. T. sauf Mt. xxiv, 43 et I Cor. x, 13. Il traduit l’exclamation des démons « le fils de Dieu » par « le Christ », de même que le centurion nommera Jésus un homme juste (x, 47) et non fils de Dieu (Μο, αν, 39). On voit ici que le monde démoniaque était bien informé, du moins, que Jésus était le Messie; dans la suite de Luc c'est peut-être à la suite de la tentation. Satan, repoussé, a du moins compris qu'il avait vraiment à faire au Messie, et qu'il serait redoutable à ses suppôts. "49-49. Jésus Quirre Capnarnaünt (Mc. 1, 38-38).
Dans cette petite péricope, Luc est seul avec Mc. Il en a donné la substance :
τι κ 3 Si Ÿ Lu .β. . e + μένης δὲ Ἠμέρας En θὼν ἐπορεύθη εἰς ἔρημον. τόπον. καὶ où ὄχλοι ἐπεζή-
ου € L 3 ν à . - er ἀπ᾿ αὐτῶν. 6 δὲ εἶπεν πρὸς αὐτοὺς ὅτι πα ταῖς ἑτέραις πὀλεσιν εὐαγ- - -- -ᾱ- ” a λ γελίσασθαί pe δεῖ τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ, ὅτι ἐπὶ τοῦτο ἀπεστάλην. M Kai