CHAPITRE Υ
9 ρ : ο. \ Le .. αν . Δ NU 1 Ἐγένετο δὲ ἐν τῷ τὸν ὄχλον ἐπιχεῖσθαι αὐτῷ καὶ ἀκούειν τὸν λόγον τοῦ
θεοῦ καὶ αὐτὸς ἦν ἑστὼς παρὰ τὴν Ἀίμνην Γεννησαρέτ, ?hai εἶδεν πλοῖοα δύο ἑστῶτα παρὰ τὴν λέμνην, οἱ δὲ ἁλιεῖς ἀπ᾿ αὐτῶν ἀποβάντες ἔπλυνον τὰ δίχτυα. ὃἐμβὰς δὲ εἰς ἓν τῶν πλοίων, ὃ ἦν Sauve, ἠρώτησεν αὐτὸν ἀπὸ
2. roux (H V) et ΠΟΠ πλοιαρια (T 8). — emkuvoy (H Τ. αν) et non απέπλνναν (5 V, ον). 3. om. τον &. Σιµωγος (T H) et non add. (5 Υ).
,; 1-11. PRÉDICATION, PÊCHE MIRAGULEUSE, VOCATION DE SIMON, ET AVEC LUI DE JACQUES ET DE JEAN. (cf. Μο. 1, 16-20; “ iv, 48-22).
1) Ἐγένετο δὲ ἐν Fe cf. 1, 8. ἐπιχεῖσθαι, d'une foule qui serre de près, xx, 23; Jos. Ant. XX, v, 3 (110). lei ce n'est pas par hostilité. La Vg. ut audirent suppose τοῦ ἀχούειν qui doit être une correction de style au lieu de καὶ ἀχούειν (confirmé par sah). — za αὐτός, sans emphase, simplement pour indiquer le lieu de la scène, par une sorte de parenthèse. La péripétie se produit lorsque Jésus voit les deux barques; l’apodose de ἐγένετο est donc seulement à za εἶδεν. Après ἐν τῷ οἱ l'infinitif le verbe au temps défini prend καὶ (v, 12; x1v, 1; XVII, 11) ou ne le prend pas {rr, 6; vit, 40). Le καὶ avant αὐτός est subordonné à καὶ ἀχούειν,
— ἦν ἐστώς, Cf. Jo. xvirr, 48.25. La construction avec le participe est du goût de Luc, cf. Introd. p. ον. |
— λίμνη de Luc seul dans Ie Ν. T. (sauf Apoc. xix, 20 qui ne parle pas d'un objet de la nature). Il ne veut pas donner le nom hébraïsant de « mer » au petit lac de la Galilée. Sur Gennésaret, cf. Me. νι, 53 Com. Le bord du lac, avec ses plages spacieuses, était comme un lieu de rendez-vous, sans l'encombrement des petites cités, les eris des marchands, les aboïiements des chiens, la préoccupation des affaires, et loin de la surveillance jalouse que les Pharisiens exerçaient dans les synagogues.
2) C’est un retour de pêche. Les deux bateaux sont 19 long du rivage, c'est-àdire touchant le gravier par la proue; les pêcheurs. (&kes ou plutôt ἁλιεῖς
10r pendant que la foule se groupait autour de lui et entendait la parole de Dieu, et que lui-même se tenait sur le bord du lac de Gennésaret, 211 arriva qu’il vit deux barques sur le bord du lac: les pêcheurs en étant descendus lavaient les filets. 30r étant monté dans une des barques, qui était à Simon, il le pria de s’écarter un peu de la terre, et s’étant assis, de la barque il instruisait la foule. 4 Quand il eut cessé de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et
[Β D οἱο...] οἱ. Μο. Com.) sont descendus et nettoient leurs filets qui ont ramasss ‘ plus d'algues ou de boue que de poissons.
— πλύνω se dit du linge, des ustensiles et autres objets inanimés. Luc se sert
du terme très général δίκτνα.
3) Jésus choisit le bateau de Simon parce qu’il le connaissait, Toute cette scène depuis le début est la même que Me. 1v, 1-2, avant les paraboles. A cet endroit Luc n’y reviendra plus (vx, 4) pour ne pas se répéter. Ici il n'indique pas quel fut l’enseignement, parce que ce tableau n'est que l'introduction de la pêche miraculeuse et de la vocation de Simon. On peut donc se demander si Luc, rencontrant deux fois dans Μο. (x, 13 et τν, 1) l'enseignement
sur le rivage et une fois l’enseignement donné de la barque (Me. τν, 4 5.), n’a pas
“cru plus élégant de ne parler du tout qu’une fois, et de placer cet épisode avant le départ pour une pêche. Aucun exégète catholique ne prétend que les faits sont toujours rangés dans leur ordre chronologique.
4) Luc emploie de nouveau (cf. v. 3) ἐπανάχειν, terme technique pour « aller au large ». Le verbe est au singulier, parce qu'il s'adresse au patron de la barque, qui devait être au gouvernail; χαλάσατε est au pluriel, parce qu'il faut être au moins quatre pour descendre le filet dans l’eau.
Cette manière de pêcher prouve que le filet n’est pas un ἀμφίθληστρον, sorte :
d’épervier qu’on jetait à l’eau par un mouvement circulaire du bras (en arabe chabakah), et qui était celui dont se servaient Simon et André dans la scène racontée par Μο. 1, 16 (Com.). χαλάω signifie descendre au moyen de cordes (Me. nn, 4; Act. τς, 25; xxvit, 17.90: Π Cor. πι, 33). Cela pourrait s'entendre de la seyne “(σαγήνη, en arabe djarf), grand filet de quatre à cinq cents mètres de long. Mais on a l'habitude de ramener ce filet au rivage, tandis que nous verrons les pêcheurs tirer les filets sur leur bateau. Il s’agit donc du M°baïten (Brever, Conférences de saint Étienne, 1910-1911, p. 305 s.). D'après le P. Biever, ce filet est composé de trois filets juxtaposés, attachés tous les trois à la même corde. Celui du milieu est à mailles étroites, tandis que les deux extérieurs ont des mailles très larges. Le filet est descendu lentement dans l'eau à mesure que la barque s’avance. Quand il est en place, La barque retourne en sens opposé et les pêcheurs donnent avec leurs rames des coups secs sur l’eau pour effrayer les poissons qui se précipitent dans le filet. Il n’est jamais ramené sur la plage,
mais ramassé à l'endroit même où il a été lancé. — ἄγρα peut être la pêche au-
sens actif, ou l’objet péché. Ici plutôt l'actif, captura.
: x μ ο πολύ, διερήσσετο δὲ τὰ δίχτυα αὐτῶν. Ἰγαὶ κατένευσαν τοῖς µετόχοις ἐν τῷ τέρῳ πλοίῳ τοῦ ‘À ire συλλαβέσθαι αὐταῖς καὶ ἦλθον, καὶ ἔπλησαν \ Δ τε βυθέζεαθαι αὐτά. Sid δὲ Σίμων Ἠέτρος προσέπεσεν
3 F ἀμφότερα τὰ πλοῖα ÿ ru Ἔξελθε ἀπ᾿ ἐμοῦ, ὅτι ἀνὴρ ἁμαρτωλός εἶμι,
τοῖς Ὑόνασιν ess
η ᾽ 3 x ue κύριε" Ἰθάμβος γὰρ περιέσχεν αὐτὸν nai πάντας τοὺς σὺν αὐτῷ ἐπὶ τῇ ὄγρᾳ
5. om. 0 ᾱ. Σιµων (T H) plutôt que add. (8 V). — om. ανιω p. ειπεν (T H) ou add. (5 V). — om. της a: vuxros (T H) plutôt que add. (S V). — ta δίκτυα (T H V)et non το ὄιπτυον (S).
6. διερησσετο (T Η) ou διερρηγνυτο (S V). ---τα δίκτυα cf. v. 5.