παντα (T H) et non απαντα (5 Υ
capture qu'ils avaient opérée {attraction du relatif); — συλλαμθάνω d'une pêche, Arr. Indie. vu, 12. :
10) Nous voyons ici que les associés (μέτοχοι) de Simon étaient Jacques et Jean les fils de Zébédée, nommés ici ποινωνοέ, que luc a employé pour varier son style, le premier indiquant plutôt la participation, le second une relation personnelle {Plum. d'après Westcott). Jacques et Jean ne sont présentés que par une transilion littéraire assez banale, ὁμοίως, qui indique une soudure. Ne voulant pas raconter leur vocation en détail, Luc les bloque avec Simon. D'après Μο. (1, 20) on n'eùt pas soupçonné qu'ils étaient associés avec Simon, puisque leur père Zébédée avait des mercenaires. Plum. croit possible que les μέτοχοι aient été dans la seconde barque, les κοινωνοί dans celle de Pierre, mais alors qui sont ceux qui étaient avec Pierre dans la capture des poissons? — Jésus ne parle qu'à Pierre, le principal acteur. μὴ 90606, 1, 13; ἀπὸ voë νῦν, 1, 48. ζωγρέω « prendre vivant », le principal objet des chasses à une époque où l'on avait la fureur des ménageries. Le verbe a sa portée pour le sens profond de l'expression, et Luc ne l’a pas employé au hasard, mais l'accent est surtout sur le mot ἀνθρώπους comme dans Mc. et Mt., où l'expression « pêcheurs d'hommes » est beaucoup plus naturelle.
11) κατάγω (en opposition élégante avec ἐπανάγω) dans Luc seul et Rom. x, 6; au sens nautique Act. 1x, 30; xxvur, 3.12. Le pluriel était nécessaire pour faire cette opération; quoique l'appel n'ait été adressé qu’à Simon, ce sont plusieurs personnes qui suivent Jésus, non pas en abandonnant leurs bateaux selon la manière concrète de Mc., mais en quittant tout, comme il convient à des personnes détachées des choses du monde.
Ce pluriel comprend à tout le moins Jacques et Jean qui ont été nommés; il peut s'entendre aussi d'André, frère de Pierre (Mc, 1, 16), peut-être d’autres encore. Il ÿ a d’ailleurs ici un certain embarras de rédaction. Luc qui n'avait pas parlé d'André et qui ne voulait pas faire une vocation spéciale pour Jacques et Jean, a adapté à peu près la formule de Mc. sans la répéter. Le ms. D a essayé de corriger en faisant adresser à tous au pluriel l'appel à Simon.
La difficulté de concilier Luc avec Μο. et Mt. est encore ici plus délicate qu'à propos de la visite à Nazareth. Augustin qui avait nettement conclu à l'identité dans le premier cas semble adopter successivement l'identité des deux faits οἱ leur diversité : qui (Mattheus et Marcus) breviter hoc perstringunt, quemadmodum gestuim sut, quod Lucas apertius explicavit commemorans ibi etiam miraculum super captura piscium et quod ex ipsa navi dominus prèus fuerit locutus ad
ÉVANGILE SELON SAINT LUC, v, 5-11. 161
envahi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche des poissons qu'ils avaient faite, et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, qui étaient compagnons de Simon. Et Jésus dit à Simon : «Νο crains point ; désormais tu prendras des hommes. » !Et ayant ramené les barques à terre, quittant tout, ils le suivirent.
turbas (de cons. ευ. Ἡ, αν, 37), et ensuite : unde intellegendum est hoc primo esse factum quod Lucas insinuat..… ut postea fieret quod Mattheus et Marcus narrant (EL LL, ανα, #1).
Les exégètes catholiques se sont partagés entre ces deux manières de voir. Ceux qui admettent deux faits distincts adoptent [6 plus souvent l'ordre Mc.-Mt. puis Luc (Euth. Calmet, Schanz); les apôtres, après leur première vocation, auraient continué à pêcher, du moins la nuit; la vocation de Luc serait définitive. Cependant Knabenbauer est pour l'identité et cite Tatien, Cornelius a Lapide, Cornely, Fillion.
Ce système parait le meilleur si l'on considère que ni Luc ni Μο. et Mt. n’ont connu deux vocations, et personne n’y aurait jamais songé sans la difficulté de ramener au même événement les détails donnés des deux côtés. Or, en pareil cas, l'accord sur l'unité est beaucoup plus significatif que les divergences sur les détails qüi se rencontrent toujours plus ou moins aussitôt qu'un fait est raconté par plusieurs personnes.
D'autre part les défenseurs de l’unité s’avouent vaincus quand ils cherchent à mettre bout à bout les deux récits, afin de constituer, comme dit Knab, une série d'événements qui convergent vers un-même résultat (in Matth. 1, 165). De cette façon en effet ce sont toujours deux épisodes, mais qui se sont suivis immédiatement, ce qui est la moins probable de toutes les explications. |
On est donc contraint de chercher une autre solution dans la critique littéraire, en se guidant sur les termes de la première manière de saint Augustin, à savoir que Luc a ajouté la prédication et la pêche miraculeuse.
Ἡ est assez clair en comparant les textes de Me. (iv, 1-2) et celui de Lue (ν, 4-8) que la prédication de la barque est la même scène. Personne n'aurait songé à les distinguer si cet épisode ne formait dans Luc l'introduction d'un événement différent. Mais c’est un principe d'exégèse évangélique que les faits peuvent être déplacés et placés dans des contextes différents. C’est le cas de la pêche miraculeuse, parce que Luc présente à la fois deux faits réunis en un seul, et parce que la manière dont sont introduits Jacques et Jean donne à penser qu’il a voulu rattacher leur vocation à celle de Simon, comme dans Μο, 1, 16-20. Tout serait très clair si Luc, connaissant le récit de Μο., ct résolu à en tenir compte, mais ne voulant pas non plus négliger un récit de pêche miraculeuse, qui lui a paru amener admirablement la parole de Jésus à Simon, « tu prendras des hommes », et lui donner toute sa valeur, si Luc, disons-nous, a tout groupé
autour de ce fait. Comme on le disait à propos de la visite à Nazareth, ce n'est point là manquer aux lois de l'histoire, c'est substituer à la simple chronique des faits un pragmatisme qui montre leur enchainement et les éclaire l’un par l'autre, en marquant par l'unité du vécit la causalité qui les unit. ÉVANGILE SELON SAINT LUC, | it
12 Καὶ ἐγένετο ἐν τῷ εἶναι αὐτὸν ἔν μιᾷ τῶν πόλεων rat ἰδοὺ ἀνῆρ πλήρης.
λέπρας) καὶ ἰδὼν τὸν ᾿ἼΤησοῦν πεσὼν ἐπὶ πρόσωπον ἐδεήθη αὐτοῦ λέγων Ἰύριε, ἐὰν θέλγς δύνασαί µε λαθαρίσαι. καὶ ἐχτείνας τὴν χεῖρα Faro
Co Cd n : . ο. 3 -α αὐτοῦ λέγων θΘέλω, Ἰαθαρίσθητι καὶ εὐθέως À λέπρα ἀπῆλθεν ἀπ᾿ αὐτοῦ.