CHAPITRE VI
3 NY \ 1 Ἐ γένετο ἓὲ ἐν σαββάτῳ διαπορεύεσθαι αὐτὸν δι σπορίµων, at ἔτιλλον
1. om. ὀευτεροπρωτω p. σαθθατω (H) plutôt que add. (Τ S V} ou δεύτερω πρωΐ.
1Π arriva, un jour de sabbat, pendant qu’il traversait des champs ensemencés, que ses disciples arrachèrent des épis et les mangè-
1-5. PREMIÈRE QUESTION RELATIVE AU SABBAT (Me. 11, 23-28; Mt, τι, 4-8).
4) ἐν σαθθάτῳ' δευτεροπρώτῳ est une difficulté célèbre, dont saint Jérôme (ep. ad Nepotian. VIII) demanda inutilement la solution à saint Grégoire de Nazianze. Tout renseismement philologique ou historique fait défaut. D'après l’analogie de δευτερέσχατος (HÉLIODORE ap. Soran. Med. nat., que je cite d’après Plum.), « avantdernier », il serait question du second de deux sabbats qu'on pouvait qualifier de premiers, d'après quelque comput des Juifs dont il n’y a d’ailleurs aucune trace. Dans le mois de Nisan que propose Zahn, les épis ne sont pas mûrs en Galilée. Comment supposer que Luc, assez indifférent quant à la date exacte de ses histoires, aurait proposé un pareil rébus à ses lecteurs, qu'il dispense ordinairement des areanes du Judaïsme? La leçon, invraisemblable en ellemême, doit être rejetée d’après les règles de la critique. Le mot δευτεροπρώτῳ, écrit δευτέρῳ πρώτῳ dans quelques mss. est omis par N BL'W 1 22 33 693 418 157 209 ew, bce f® 1 q boh. sah. syrr. (pes. pal. [syrsin. et cr. manquent]) éfh., ce qui autorise à le supprimer malgré Α C D etc. a f* ff, ο Vg. syr.-har. arm. On objecte qu’une leçon si difficile avait plus de ehances d’être relranchée qu'ajoutée. Mais l'addition par erreur de copiste est plus probable que l'insertion par Luc. On peut supposer qu'un premier copiste ayant qualifié ce sabbat de premier par rapport à l’autre du v. 6, un autre copiste l'aura qualifié de second à cause de τν, 31; les deux mots auraient été combinés. Field préfère supposer que αὐτόν ayant été placé avant διαπορεύεσθαι, on aura rétabli l'ordre en superposant α et β, dont la valeur numérale aurait été mise dans le texte.
Mrs Lewis (The old syriac Gospels… Ῥ. xxvur 5.) lit δευτέρῳ et ensuile put au lieu de πρώτῳ. Le iofa avec les deux points ou une petite barre a pu étre pris pour un τ. Le codex e lit : et sabbato mane factum est. Mais cette leçon n'aurait été ni supprimée ni changée.
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1 SN / . 4 ἠν συναγωγὴν καὶ οιοσσκευ 1ο. Ἰν
8. απ. π.α. 8.0 Ἰήσους (H V) plutôt que απ. ο Ίησονς π. α €. (T 8). ---. οτὲ (Η) plutôt que οποτε (T S V). — om. οντες (H) et non add. (TS V).
4, λαέων (H V) plutôt que ελαθεν και (T S). | 5. om. ott-a. xugtos (H) ou add. (TS V}). --τ. σ.ο.υ. +. α. (H) ou ο υιος τ. α. at του
Luc emploie διαπορεύεσθαι au lieu de παραπ. de Μο. Il explique que si les disciples arrachaïient des épis, c'était pour les manger (comme Mt.) et qu'ils les frottaient dans leurs mains ; Φώχειν au moyen, dans Nicandre, poète médecin (Theriaca, 629). Luc est donc ici plus circonstancié que Μο., mais c’est pour que l'épisode soit plus clair.
2) Dans Me. (et dans Mt.) les Pharisiens s'adressent à Jésus; dans Le. quelques Pharisiens s'adressent aux disciples, comme v, 30. Dans les deux cas il a négligé la manière oblique des Pharisiens, qui $ 'adressent aux disciples pour blâmer le maître, et au Maître pour critiquer les disciples.
3) Jésus répond, comme si c'était lui qui était interrogé; cf. v, 31. Sa réponse est plus dure que dans Me., « vous n’avez pas même lu un passage classique sur la question ». La distinction entre τι ἐποίησεν de Mc. et ὅ ἐποίησεν de Luc est bien rendue par la Vg. quid fecerit, et quod fecit. Le texte n’est pas très sùr; des éditions critiques lisent ὁπότε parce que ce mot est unique dans le Ν. T. et se distingue de ὅτε dans Μο. et Mt. qui pourrait bien être ici le texte original. D'ailleurs le sens est le même.
4) Il était bien naturel d'omettre (aussi Mt.) la mention d'Abiathar, qui créait une difficulté. La construction de ἱερες à l’accus. comme sujet du verbe est assurément correcte; elle parait calquée νο sur lé texte de Mc., quoique Luc ajoute « seuls » comme Mi.
5) Luc n’a retenu que la domination du Fils de l'homme sur le sabbat (de même Mt.). C'était éviter la difficulté de concilier dans Μο, le v. 27 et le ν. 28, liés par ὥστε. La phrase générale, dégagée de ce lien avec le cas de conscience actuel, donne plus clairement au Fils de l'homme un pouvoir bien supérieur à celui du casuiste. Cependant le sabbat n'est point abrogé pour cela; mais le principe était posé d’une autorité suprême résidant en Jésus pour disposer du sabbat selon les vrais intérêts religieux des hommes.
Le ms. D a renvoyé cette conclusion après le v. 10, et il a inséré ici une petite
rent en les frottant dans les mains. ? Quelques Pharisiens dirent : « Pourquoi faites-vous ce qu'il n’est pas permis de faire pendant le sabbat? » $Et Jésus, répondant, leur dit : « N’avez-vous pas même lu ce que fit David, lorsqu'il eut faim, lui et ceux qui étaien. avec lui? # Comment il entra dans la maison de Dieu, et prenant les pains de proposition, en mangea et en donna à ceux [qui étaient] avec lui, quoiqu'il n’y ait que les prêtres seuls à qui il soit permis d'en manger? » 5 Et il leur disait : « Le Fils de l'homme est maître du sabbat. »
611 arriva, un autre jour de sabbat, qu’il entra dans la synagogue et enseigna; et il y avait là ua homme dont la main droite était
histoire : Τῇ αὐτῇ ἡμέρα θεασάµεγός τινα ἐργαζόμενον τῷ σαθδάτῳ εἶπεν αὐτῷ: ἄνθρωπε, "εἰ μὲν οἶδας τί ποιεῖς, µακάριος el εἰ δὲ μὴ οἶδας ἐπικατάρατος καὶ παραθάτης εἶ τοῦ νόµου. « Le même jour, voyant quelqu'un travailler le jour du sabbat, il lui dit : homme, si tu sais ce que tu fais, tu es bienheureux; mais si tu ne le sais pas, tu es un maudit et un transgresseur de la Loï ». Outre que la rédaction est médiocre, τῷ σαθθάτῳ et οἴδας 20 étant tout à fait inutiles, la pensée est en avance sur la situation qu'a prise Jésus. L'homme qui travaillait le jour du sabbat sans aucune excuse plausible, ne pouvait se targuer d’une connaissance supérieure que du point de vue chrétien. Or c’est ce que Jésus ne suppose jamais chez ses disciples. Cette phrase est donc loin d’avoir l'à-propos des paroles conservées dans les évangiles authentiques. Zahn (Einleitung, II, p. 355) croit qu'elle peut être historique parce que Jésus a pu approuver qu’on travaillât le samedi pour un but supérieur, comme les prêtres dans le temple (Mt. τα, 5); mais de cela il n’est pas ici question. Loisy paraît disposé à faire à cette parole une place dans a très haute littérature évangélique, « dans la source antérieure à Marc » (r, 513 note 1). Tout ce qu’on peut dire c’est que ce prétendu logion parait plus influencé par la doctrine de saint Paul (Rom. χι, 14. 20-23, Holéz.) qu’un passage quelconque du Mc. canonique. Pour lui attribuer une place dans une source très ancienne, il faudrait une autre autorité ue le Codex Bezae; c'est une des plus fortes singularités de ce ms., mais il en compte tant! |
6-11, DEUXIÈME QUESTION SUR LE SABBAT (Me. πι, 4-6; ME. χι, 9-14).
La dépendance de Luc par rapport à Mc. parait d'autant mieux dans cet épisode que Mt. suit une voie sensiblement différente.
6) Il y a dans Luc trois petites additions : l'indication formelle du sabbat, distinct du précédent; l’enseignement, comme 1v, 15-31; le côté droit de la main, de même qu'il parlera de l'oreille droite du serviteur du grand prêtre (αχ, 50). Hobart (p. 7) a vu dans ce dernier trait un indice de la précision des médecins qui disent toujours quel est le membre malade, droit ou gauche. Luc emploie ξηρά (comme Mt.) au lieu de ἐξηραμμένην de Μο. La nuance est si faible qu'elle a pu être négligée par la Vg. arida, d'autant que Μο. a ξηρά plus loin (rm, 3).
ΕΥΑΝΟΙΙΕ SELON SAINT LUC, ο 1.
» -- 5 s 2 « ἄνθρῶπος ἐχεῖ καὶ ἡ χεὶρ αὐτοῦ ἡ δεξιὰ ἦν ξηρά Ἱπαρετηροῦντο δὲ αὐτὸν ed 5. μ e f γραμματεῖς vai of Φαρισαῖοι εἰ N τῷ σαββάτῳ θεραπεύει, ἵνα θὔὕρωσιν
ἀνδρὶ τῷ ξηρὰν ἔχοντι τὴν χεῖρα Ἴγειρε καὶ στῆθι els τὸ μέσον noi
« 5 nn x , on 3 μα αἱ διελάλουν πρὸς ἀλλήλους τί ἂν ποιήσαιεν τῷ ᾿Τησοῦ.
7. αυτον (H) plutôt que om. (T S V). — Ἀτηγορευ αυτου (T Η), et non κατηγορια»