ν. ε. (ΗΒ V) ou έιπωσυ vuas (T
le ciel. Cependant Luc a insisté sur la pauvreté réelle, les peines réelles, les persécutions réelles. Ceux qui sont pauvres, qui souffrent, qui sont persécutés pour le nom de Jésus, ont un gage de vie divine. Mt. est en apparence plus spirituel, parce qu'il dit « les pauvres en esprit ». Sa doctrine s'applique à tout le monde, riches et pauvres; elle est consolante pour ceux qui possèdent les richesses sans y être attachés de cœur; Luc s'adresse à ceux qui sont réellement pauvres et souffrants; quand le monde ne procure aucune jouissance, quand on n'a rien à attendre de lui, n’est-on pas plus enclin à se tourner vers les espérances célestes? De sorte que cette manière n'est pas moins pénétrée de l'esprit du christianisme, et prévoit les disciples associés à la vie et aux souffrances du Maïtre.
Jésus annonce à ses disciples le sort qu'ont eu les prophètes: il n'ajoute pas : ayez confiance, vous serez bientôt délivrés par l'avènement du Messie; il dit seulement : réjouissez-vous, parce que votre récompense est préparée dans le ciel. Dans ce discours où il expose pour la première fois toute sa pensée qui est comme son programme, les espérances eschatologiques sont sur le thème transcendant (cf. Le Messianisme.…., p. 158 ss.). :
24-26) Schanz n'a pas hésilé à dire, après de nombreux critiques, que ces vae n’ont pas été prononcés dans cette circonstance. Jésus n’a parlé de la sorte qu'aux Pharisiens (cf. Mt. xx, 46-31). Luc aurait donc inséré ici ces menaces proférées dans une autre circonstance. Il l'a même laissé entrevoir en reprenant au v. 27 : « je vous dis à vous qui écoutez. » Et en effet, il n'y avait dans l'auditoire sympathique qui entourait Jésus personne qui méritât d'être inter. pellé aussi rudement. — Ces raisons ont leur portée, mais la conséquence que Schanz n'a pas vue, c'est que, si ces paroles ne se sont pas trouvées à cet endroit dans la source de Luce, il faut qu'il les ait composées lui-même, car elles sont dans une opposition de parallélisme si étroite avec les Béatitudes, (cf. D. H. Müzrer, Die Bergpredigt im Lichte der Strophentheorie, p. 9 5.) qu'il est difficile de leur attribuer une origine distincte. D'autre part il est tout à fait contraire à la méthode et à la promesse de Luc de composer librement un passage aussi étendu pour le placer dans la bouche de Jésus. Ἡ se peut que Mt. ait renoncé à reproduire ce passage, parce qu'il se proposait d'opposer aux Pharisiens des menaces plus caractérisées ; on dirait d’ailleurs qu’il en a conservé quelques traces : ἀπέχετε τὴν παράκλησιν ὑμῶν, cf. M. νι, 3.5.16. Des Pharisiens ont pu 5ο glisser dans l'auditoire, ou plutôt Jésus α pu indiquer par un simple
ÉVANGILE SELON SAINT LUC, Vi, 24-26. 191
24 Mais malheur à vous, les riches, parce que vous avez recu votre:
consolation.
% Malheur à vous, qui êtes repus maintenant, parce que vous aurez faim. |
Malheur à vous, qui riez maintenant, parce que vous serez dans.
le deuil et dans les larmes. | 26 Malheur à vous lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c’est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes.
regard et un geste dirigé vers le lointain qu'il s’adressait à d’autres, sans cesserd’avoir en vue l'utilité de ses auditeurs, auxquels il revient plus expressément au v. 27. |
On a. noté aussi que Luc, en mettant les récompenses à la seconde personne, a préparé cette apostrophe directe; c’est un indice qu'il tenait à conserver ce passage tel que'la tradition le rapportait; autrement il eût été plus simple dedire : heureux les pauvres, malheur aux riches.
‘À tout prendre il paraït plus probable que Jésus lui-même a ajouté aux béatitudes des vae qui en faisaient mieux ressortir le caractère. Sur toute cette: période, cf. Is. ταν, 43 s.; le rapprochement est beaucoup plus éloigné avec Is... v, 8-23 ou Dt. σαν, 15-26.
24) πλήν avant οὐαί, οἳ. Mt. ναι, 7; Le. Χνα, 15 xx, 22. Ici l’opposition est très marquée. Dans ce premier vae, il n’y α pas de menace exprimée directement pour l'avenir. Elle est sous-entendue et demeure dans le vague. L'avantage de cette tournure est de nous faire entendre qu’il s’agit de riches qui jouissent de leurs richesses et qui y concentrent toutes leurs aspirations. C'est ce qu'a exprimé syrsin. (et Aphr. p. 390) en lisant 12135Π153 « votre désir » au lieu de Fos « votre consolation ». Absorbés par les plaisirs que leur procurent les richesses, ils n’ont aucun désir du règne de Dieu.
23) C'est l'antithèse du v, 21, avec la même opposition entre le temps présent et le temps où chacun est traité comme il l’a mérité,
26) πάντες (om. DL ἆ syrsin. pes. Diat.-ar. êt Vg. Clém. (mais non WW.) probablement à cause de la difficulté). Lue aime employer ce mot qui indique ici l'opinion publique, non pas tous les hommes absolument. La fin du verset est la contrepartie exacte de la fin du v. 23 en changeant les prophètes en faux prophètes. Cette sorte d’inclusio pour les béatitudes et pour les vae est une preuve que les vae sont composés sur le thème des béatitudes.
27-38. LA CHARITÉ DE MISÉRICORDE MÊME ENVERS LES ENNEMIS. (ML. v, 44. 39. 40. 42, vu, 12; v, 46. 47, 45. 48; vis, 1. 2).
Luc va droit à ce qui regarde la charité. 1 en est déjà question dans Mt. v, 38-42, mais comme c’est pour une application spéciale, Luc va d’abord au principe énoncé dans Mt. v, 44, sauf à reprendre l'application spéciale de Mi. Il passe ensuite au principe général de Mt. νη, 42, pour revenir à Mi. ν, 46. 47. 45. 48 sur l'universalité de la charité, et à Mt. ντ, 4. 2 sur la récompense de la
, . ee 6e — εὐλογεῖτε τοὺς καταρωμένους DU, προσεύ-
39 \ -- 1 . « n « - 4 καὶ τὴν ἄλλην, καὶ ἀπὸ τοῦ αἴροντός σου τὸ ἡμάτιον καὶ τὸν χιτῶνα μιῇ πωλύσῃς. 30 παντὶ αἰτοῦντί σε δίδου, καὶ ἀπὸ τοῦ αἴροντος τὰ σὰ UN ἀπαίτει.
4 μα . ο » . κ.” M δι γαὶ 14006 θέλετε ἵνα ποιυοσι ουν ο) άνθρωποι, καὶ ὑμεῖς ROLELTE ἄντοις