‹ Evangile selon saint LucChapitre 121 sur 300 · και νµεις (T S V) et non om. (H · texte numérisé non relu

και νµεις (T S V) et non om. (H

charité. L'ordre est donc plus synthétique dans Lue, quoique celui de Mt. puisse se justifier aussi bien par son point de vue.

27-28) Le verset 27 se souderait mieux au v. 23; après avoir dit que les disciples seront haïs, Jésus leur enseignerait à aimer leurs ennemis; le contexte serait excellent. Mais comme les béatitudes ont été interrompues par des vae qui s'adressent à des absents, le prêcheur revient « à ceux qui l’écoutent ». L'opposition assez forte de ἀλλά ne s’expliquerait pas sans la présence des vae.

D'autres entendent τοῖς ἀκούουνσιν dans le sens de τοῖς πειθοµένοις, « vous qui êtes dociles » (Εμ. Plum. etc.), Schanz : « vous qui écoutez avec attention ».

— ἀγαπᾶτε 2. τ. À. La période a quatre membres. Le premier est général; il oppose l'affection à l’inimitié. Viennent ensuite la haine, comme au v. 22; la

. malédiction qui rappelle l’excommunication (v. 22); La calomnie qui rappelle les mépris déversés sur le nom chrétien (v. 22). Ce parallélisme avec le v. 22 est peut-être une raison de traduire ἐπηρεάζω par « diffamer » (Vg. et probablement Syrsin.); cf. I Pet. 111, 16 +, et non par « faire du tort ». Le disciple doit répondre à la haine par la bienfaisance active, il doit bénir qui le maudit, et prier pour celui qui le méprise et lui veut du mal.

29-30) Cf. ME. v, 38-42. Luc laisse de côté l'allusion à l’ancienne Loi et l’exemple un peu spécial de la. réquisition (Mt. v, 41). Il traite le thème d’une façon plus générale qui n'est pas la primitive, sans parler de ses caractéristiques de style.

29) Luc a le mieux conservé dans le N. T. la distinction de ἕτερος et de ἄλλος, Ἡ n'est que plus étrange qu'il ait écrit ici ἄλλην (comme Mt.) au lieu de την ἑτέραν. Cependant, d'après Blass (p. 183), c’est surtout quand il s’agit d'une partition par deux que ἄλλος a envahi le domaine de ἕτερος. D'ailleurs dans ce v. et le suivant Luc se distingue de Mt. par l’impér. prés. au lieu de l'aor., Luc insistant plus, à son ordinaire, sur 16 thème général, Mt. spécialisant un ordre général pour chaque cas particulier. — μὴ ζωλύσῃς, le subj. aor. avec µή et non l'impér. prés., sans distinction bien nette.

Luc qui ajoute δεξιός quand il s’agit d’un membre dans une occasion concrète (vi, 6; xxir, 50) n'emploie pas cet-adjectif ici (Mt.) où il s'agit d'une hypothèse vague. Au lieu de ῥαπίζειν (Mt, ici et xivr, 67 +), Luc dit τόπτειν, qu’il emploie 9 fois dans le N. T.; au lieu de στρέφειν (dans Le. évangile seulement sous la forme στραφείς), rage, qui est aussi de son style.

27 Mais pour vous qui m'écoutez, je vous dis : aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, 28 bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.

# À qui te frappe sur une joue, tends encore l’autre, et à qui te prend le manteau, ne dispute pas la tunique. * Donne à quiconque te demande, etne redemande pas ton bien à celui qui le prend.

31 Et traitez vous aussi les hommes de la même manière que vous voudriez qu'ils vous traitassent.

A propos du vêtement, Mt. suppose un. procès juridique, il emploie λαθεῖν, terme général, et suppose que le demandeur s’en prend à la tunique, vêtement indispensable, auquel on ajoutera le manteau par-dessus le marché. Luc suppose un acte de violence, il dit αἴρειν, enlever de dessus le corps; dans ce cas on enlève d'abord le vêtement de dessus; on devra abandonner aussi celui de dessous.

Ces paroles du Christ sont dans Mt. opposées à la loi du talion; dans Luce le sens est le même; il s'agit toujours de renoncer à la vengeance, et même de laisser le champ libre aux violences de l'adversaire. I1 faut bien reconnaître que ce ne sont point là des préceptes. Sont-ce même des conseils? Les théologiens catholiques aussi bien que les protestants veulent que la prudence règle toujours la conduite; si les bons s’offraient en proie à la violence, que deviendrait la société? Ce que Jésus à voulu enseigner par ces exemples, c’est la disposition d’esprit où nous devons être : les choses de la terre, même celles qui paraissent le plus indispensables, comme l'honneur ou le vêtement, ne sont rien, mises en balance avec la charité. Ghacun de nous doit donc être dans la disposition d'y renoncer, et si l’on soutient ses droits, on doit être poussé par l'estime du bien général, non par le désir de la vengeance, aboli dans l’âme par l'indifférence sur ce que l’on possède. Encore est-il que si ces paroles étaient plus souvent mises en pratique, comme elles l'ont été par des saints, qui sait si la société ne gagnerait pas incomparablement plus à ces exemples héroïques de charité, qu'à l'exercice régulier de la prudence humaine ?

30) παντί est du style de Luc. L’impér. prés. μὴ ἀπαίτει est moins conforme au principe grammatical (cf. v. 29) que le subj. aor. de Mt. μὴ ἀποστραφῇς; probablement Luc a été entrainé par la forme δίδου, quoiqu'il ait connu la nuance entre l’ordre permanent et l'ordre pour un cas éventuel (x, 4). D'après le contexte, on ne doit pas tant donner à tous absolument, qu’à tous indistinctement, sans consulter sa sympathie personnelle ou son antipathie. La seconde partie du v. s'éloigne de Mi, : « ne rejette pas celui qui veut t'emprunter », car Luc se proposait de revenir sur ce thème, v. 35. Ce qu'il a mis à la place est une généralisation et un cornplément de 29b. Si l’on ne s'oppose pas à la violence, ce n’est pas pour réclamer après. On a conjecturé sans preuve que Mt. et Luc reflétaient ici deux traductions différentes du même original araméen.

31) Dans ML. ce verset se trouve presque à la fin des instructions (vu, 12).

£e n’est point une raison pour l'expliquer dans Luc comme la conclusion de ce ÉVANGILE SELON SAINT LUC. 13

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τοὺς ἀγαθοποιοῦντας ὑμᾶς, ποία ὑμῖν x Lot ποιοῦσιν. ua ἐὰν δανίσητε mao’ ὧν ἐλπίζετε λαβεῖν, ποία ὑμῖν χάρις «ἐστίν; καὶ ἁμαρτωλοὶ ἁμαρτωλοῖς δανίζουσιν ἵνα ἀπολάβωσιν τὰ ἴσα.

ν αὶ ἀγαθοποιεῖτε παὶ δανίζετε pndèv

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