‹ Evangile selon saint LucChapitre 132 sur 300 · παντας (H V) plutôt que απαντας (ἳ S · texte numérisé non relu

παντας (H V) plutôt que απαντας (ἳ S

même en latin efferre; nous disons aussi « un convoi », parce qu'on sort le mort de la maison ou de la ville. — τεθνηκώς, non pas « un mort » mais {le fils) mort. Fils unique, ce qui rend le deuil plus cruel (Jer. ντ, 26; Am. υπ, 40; Zach. χη, 40); le fils ou la fille unique est l’objet d'une dilection particulière, cf. vin, 42; 1x, 38 et Jud. τι, 34, surtout pour une femme veuve. Les uns écrivent καὶ αὐτή « et elle », parce que Luc écrit volontiers καὶ αὐτὸς, mais ici Ἡ y à une opposition, za αὕτη, εί haec. — ἱκαγός (plusieurs mss. lisaient au v. 44 οἱ μαθηταὶ αὐτοῦ ἴκανοί), d’un grand nombre de personnes ou d'objets (Me. x, 46; Le. vin, 32; Act. αι, 24.96; σα, 42; xiv, 24; x1x, 26; xx, 8; 1 Cor. σι, 30), presque propre à Luc dans 16 N. T.; cf. Pol. 1, 33, 8, πλῆθος ἱκανὸν πλοίων. |

49) 6 Κύριος employé pour la première fois par Luc dans la narralion. Comme ce passage lui est propre, on a conclu qu'il suivait ici une source particulière. Quelques-uns ont douté que ὁ Κύριος soit le texte de Luc; D W 1 et sept autres cursifs, syrsin. pes. boh. diat.—ar. d f lisaient Jésus. Merx a montré que Le problème est général. Les cas cités pour 6 Κύριος sont vir, 19; x, 4; xt, 39; χα, 42; σπι, 453; xvrr, 5. 6; χνπι, 6; xis, 8; xx, 61 (bis). Or dans tous ces cas syrsin. ou bien dit Jésus, ou il omet ce mot; méran (Notre-Seigneur) pénètre trois fois dans la pes. Les chrétiens, habitués à dire « le Seigneur », auraient pu introduire ce terme dans Luc. Si cependant on le tient pour authentique, comme y. obligent les autorités mss., on jugera que l'introduction de ce terme est bien placé avant un miracle si éclalant, de sorte qu’on n’a pas le droit de conclure à une source particulière. — La mère accompagnait son fils, donnant, selon l'usage oriental, les marques de la plus extrême douleur. Jésus a compassion d'elle. Ce serait donc, dit Holtz. un miracle de pure compassion et de puissance, sans que la foi de la veuve soit mise en relief. — Sans doute, mais c'est précisément le cas de nombreux miracles de Jésus; cf. Me. 1, 41; νπι, 2; Mt. τιν, 445 xv, 32; xx, 34. — ph hate, à l'impér. prés., équivaut à : cesse de pleurer: cf. vint, 52. |

44) σορός (4) ne signifie pas un cercueil cloué, mais des ais ou une sorte de civière non fermée, sur laquelle on portait le cadavre; chez les Grecs et les Romains le corps était enveloppé, mais la tête restait découverte, οί il semble qu'on en‘faisait autant chez les Juifs, du moins pour les grands personnages.

Ft le Seigneur 19γαπί vue, eut pitié d'elle οἱ lui dit : « Ne pleure pas. »

1# Et s'étant approché, il toucha 19 cercueil ; ceux qui le portaient s'arrètèrent; et il dit : « Jeune homme, je te le dis, lève-toi! » 15 Et le mort se mit sur son séant et commença à parler; et il le remit à

sa mère.

16 Tous furent saisis de crainte, et. ils rendaient gloire à Dieu, disant : « Un grand prophète 8 été suscité parmi nous », et « Dieu a visité son peuple. » 1’ Et ce discours se répandit à son sujet dans toute la Judée et dans tout le pays d’alentour, |

Aujourd'hui les Juifs de Jérusalem portent encore les morts sur ces cercueïls ouverts, mais complètement enveloppés d'un suaire. Le patriarche grec Gerassimos a été porté au cimetière la tête découverte, tel qu’il était habillé de son vivant (comme Hérode, Jos. Ant. XVI, υπ, 3). Jésus touche la civière d’un geste qui ordonne aux porteurs de s'arrêter, et fait le miracle en donnant ses ordres au sort; cf. ναι, 54.

45) ἀνακαθίω, d'après Hobart (p- 11) presque exclusivement employé par les médecins d’un malade couché qui se Iève sur son séant. Parmi Les auteurs non médecins, Cadbury (The style and literary method of Luke, p. 56) cite Prarow, Phaed. 60 B, Piur. 368 À. Ἡ faut noter surtout que ni les médecins ni les autres ne l’entendent d’une guérison — sans parler d'une résurrection! ce qui est encore le cas dans Le. 1x, 40. Le jeune homme rendu à sa mère est une circonstance si naturelle et si touchante que Luc n'avait pas besoin de l’emprunter à 1 Reg. sv, 23; cf. II Reg. 1v, 36. Luc n'avait pas toujours, comme Holtz., une concordance à la main. Ἡ emploie des formules un peu différentes selon les situations (vin, 55; Act. 1x, 41).

46) L'étonnement, la stupéfaction est aussi très naturelle; Luc l’exprime à son ordinaire par le mot-æ66oc, cf, 1, 12.65; 11, 9: v,.26; vu, 37; Act. 1, 43; xx, 17, sans parler des cas où une véritable terreur est très en situation Act. v, 3.14. Ce saisissement respectueux n’est que le prélude des louanges rendues à Dieu. Les foules nomment Jésus un prophète, et non comme les démons le fils de Dieu (ιν, 41), ceux-ci ayant des vues sur le monde invisible, tandis que les hommes cherchent des analogies dans Le passé où l'on avait vu des prophètes ressusciter des morts. Aucun cependant ne l'avait fait d'une parole; aussi regarde-t-on Jésus comme un grand prophète, celui qu'on atiendait au temps marqué pour {6 salut. — Sur ἐπεσκέφατο cf. 1, 68.78. Luc est constant dans l'expression des mêmes idées.

— ἐγείρεν se dit dans l'A. T. de Dieu qui suscite ses instruments (Jud. η, 9.15 elc.), traduisant la forme hiph. de Ep. Le passif (cf, Mt. x1, 11) suppose que Dieu est le sujet mystérieux selon le style apocalyptique. — ὅτι est récitatif les deux fois.

17) La Judée, dans le sens large; cf, 1, 5; à περίχωρος, du pays limitrophe

ὰ + mn μα # « 9 προσχαλεσάµενος δύο τινὰς τῶν μαθητῶν αὐτοῦ ὁ Ἰωάνης ἔπεμψεν πρὸς τὸν

49, αλλον (T 5 V) plutôt que ετερον (H).

comme Act. κιν, 6; cf. Μο. 1, 28 Com. Cette réflexion prépare bien l'entrée en scène des disciples de Jean. Luc savait-il que Jean avait été enfermé à Maché- -ronte, située au delà de la mer Morte, et par conséquent en dehors de la Judée, même dans le sens le plus étendu?

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