οὗ). Όμιν p. εθρηνησαµεν (T Ἡ V) et non add
29) πᾶς est un mot favori de Luc qui ne doit pas être pris trop à la lettre. Plum. (sur 1, 66) a noté son goût pour πᾶς avec un participe de ἀκούω (11, 18.47; iv, 28: vi, 47; xx, 45; Act. v, 5.115 1x, 245 x, 44; xxv1, 99). — ἀπούσας, sousentendu la prédication du Baptiste. Le menu peuple et les publicains ont rendu justice aux intentions miséricordieuses de Dieu; δικαιόω n'a rien ici de paulinien; il rappelle plutôt Ps. 1 (11), 4. Il existait un plan divin; on était venu trouver Jean qu'on regardait comme un prophète; que fallait-il de plus pour se “décider à faire ce que Dieu demandait par son organe?
30) Cependant les Pharisiens et les docteurs ont refusé non seulement de con-: courir au dessein de Dieu, mais de le reconnaitre comme tel. — οἱ νομικοί pour les docteurs de loi indique que Luc ne suit pas de très près une source traditionnelle juive; en pareil cas 16 mot était γραμματεῖς. νομικός n'est employé que par lui au pluriel pour désigner le corps des seribes (xt, 45.46.52.53; κιν, 35 au sing. x, 25; ME. xxnr, 35; Tit. πι, 13 +); ce terme désignait un jurisconsulte; il fut aussi adapté aux Juifs par IV Macch. v, 4.
— ἀθετεῖν comme dudith αν, 3; Ps. xxxu (xxx), 10, ἀθετεῖ βουλὰς ἀρχόντων, « frustrer » parce qu’on ne fait pas de cas. — εἰς ἑαυτούς, par rapport à eux (seulement), car le dessein de Dieu ne pouvait être frustré complètement. Jésus reconnaît donc très expressément que le baptême de Jean rentrait dans les desseins de Dieu et c’est pourquoi lui-même s’y était rendu. — Βονλή n’est employé dans le sens de conseil et plan divin que par Luc (Act. Ἡ, 23; xnr, 36; xx, 27) et par Eph. 1, 41 et Heb. vi, 17, encore ces derniers textes ne disent-ils pas comme Luc βουλη τοῦ θεοῦ.
L'idée, sous différentes expressions, est une de celles qui dominent l'A. T. {5. ν, 191 τιν, 26; xEvI, 10; Lv, 8; Jer. Χανή (1), #5; xxx (χα), 26: Ps. κικ {xx) 4; xxx (xxx), 14 etc.; Prov. xx, 21; Sap. vi, 45 1x, 43-17; Judith M. 24; vif, 46 etc.).
31) L’ interrogation est tout à fait de style chez les Rabbins en proposant une parabole; cf. RB. 1909, 356 ss.; cf. Μο. 1v, 30. Ici elle porte sur deux phrases parallèles. La variante par rapport à Mt. insiste sur les hommes de cette génération, comme pour rendre la comparaison plus facile avec les enfants qui sont
39 Et tout le peuple qui [l’Ja entendu et les publicains ont donné raison à Dieu, s’étant fait baptiser du baptème de Jean. # Mais les Pharisiens et les docteurs de la loi ont rendu inutile pour leur part le dessein de Dieu, ne s'étant pas fait baptiser par lui. 51 Α qui done comparerai-je les hommes de cette génération, et à qui sont-ils semblables? % Ils sont semblables à des enfants assis dans la place publique et s’interpellant mutuellement, en disant :
Nous avons joué de la flûte pour vous, et vous n'avez pas dansé;
Nous nous sommes lamentés, et vous n'avez pas pleuré.
au pluriel. Il serait tout à fait étrange que Jésus et Jean fussent inclus parmi les ἄνθρωποι dont il s'agit de décrire l'attitude par rapport à ces deux personnalités. |
32) Toujours très controversé. D’après les uns {(Knad. Godet, Schanz, Hahn, Loisy) les enfants sont partagés en deux groupes de joueurs qui ne peuvent pas s'entendre. C'est déjà le sens de Cyrille d’AT (Catena) : ἀλλ᾽ οὔτε τοῖς αὐλοῦσι καὶ χαίρουσιν of θρηλοῦντες συνήδοντο" οὔτε" μὲν τοῖς κλαίουσιν of τὸν αὐλὸν ἔχοντες συνεπλάττοντο. D'ailleurs il n'est pas nécessaire de supposer avec Cyrille que ce jeu était habituel chez les Juifs. On sait avec quelle facilité les enfants imitent les spectacles qui les frappent, la joie d'une noce ou les cris des funérailles. Les uns veulent former un cortège joyeux, les autres un convoi funéraire; chaque groupe s'obstine à suivre sa fantaisie, et les enfants finissent par s'asseoir en boudant et en s’invectivant.
D'après l'opinion autrefois la plus commune, les enfants sont partagés en deux groupes, dont les uns veulent jouer et les autres ne veulent pas. Les premiers ont proposé un jeu gai, puis un jeu triste, mais leur bonne volonté s'est heurtée à la mauvaise humeur des autres. Quand les boute-en-train jouaient de la flûte, . les autres refusaient de danser, quand on imitait le deuil, ils avaient encore des raisons de ne pas s’y associer.
Les deux explications sont conformes au texte. ἀλλήλοις dans Luc au lieu de τοῖς ἑτέροις dans Mt. n'est pas décisif en faveur de la première manière, car προσφωνάω ne signifie pas « parler alternativement », mais « s'adresser à'».
Ainsi dans Thuc. ur, 81, of δὲ πολλοὶ τῶν ἱκετῶν.. | δέφθειραν.., ἀλλήλους signifie seulement que parmi les suppliants les uns tuaient les autres, De même ici, tous les enfants étant assis, les uns disent aux autres. Ce second sens est même plus naturel, puisque rien n'indique que les interlocuteurs changent. C'est aussi le seul qui convienne à l'application.
Mais avant d'en venir à ce point, il faut poser une autre question. La petite parabole est-elle une simple comparaison, ou une allégorie ?
En fait ceux qui l’interprètent de deux groupes de joueurs qui ne peuverit s'entendre rejettent l’allégorie (sauf en partie Holtz.) avec Hugues de saint Cher qui écrivait : non personas per ‘sonis, sed negotium negotio, nec partes partibus, sed totum toti comparari : sensSum enim esse, “perinde se scribarum et Pharisaeorum causam habere, aïque si pueri dicant sodalibus suis : cecinimus vobis etc.
224 ÉVANGILE SELON SAINT LUC, Vi, 32.
, µ 2 1 3 Π » τ ‘ 38 ἐλήλυθεν γὰρ ᾿]ωάνης ὁ βαπτιστὴς μὴ ἐσθίων ἄρτον pire πίνων οἶνου, καὶ ! A 2 es -- 0 λέγετε Δαιμόνιον ἔχει δἱἐλήλυθεν ὁ υἱὸς voi ἀγθρώπου ἐσθίων καὶ πίνων, 3 +; καὶ λέγετε ᾿Ιδοὺ ἄνθρωπος φόγος καὶ οἰνοπότης, φίλος τελωνῶν καὶ ἆμαρτ