LA PÉCHERESSE REPENTANTE ET PARDONNÉE
Cet épisode est admirablement placé en cet endroit, après ce que Jésus vient de dire des dispositions des Pharisiens et de la masse du peuple, moins soucieuse d'observances légales mais plus docile aux impulsions divines. Parmi cette masse, Luc a nommé les publicaïns (ντ, 29), mais non les femmes de mauvaise vie, comme Mt. dans le passage parallèle (Mt. xxx, 32). Il se réservait d'offrir ici l'exemple de la conversion d’une pécheresse. L'onction des pieds de Jésus avec de l'huile parfumée a beaucoup attiré l'attention des anciens, à cause de l’onction que fit une femme avant la passion dans la maison de Simon le lépreux (Μο. xiv, 3-9; Mt. πσνι, 6-13) et que Jean attribue à Marie, sœur de Lazare. Sur l’ancienne tradition, on nous permettra de renvoyer à RB. 1919. p. 304-532 « Jésus a-t-il été oint plusieurs fois et par plusieurs femmes? »
Depuis Augustin, les exégètes catholiques ont admis la distinction des deux onctions, celle de Luc et celle des autres évangélistes, qu'ils soient ou non d'accord sur l’unité de la femme.
De nos jours, des critiques plus ou moins radicaux ont admis une seule onction, mais dans un sens nouveau.
Ils se sont demandé si le récit de Luc n'avait pas été composé par lui au moyen d'éléments divers, comme exemple typique de la miséricorde du Sauveur. La parabole des deux débiteurs a paru même à Loisy d’une authenticité incontestable. Elle garantit la substance de l’histoire de Ja pécheresse que Luc aurait ‘donc empruntée à la tradition. Seulement, avec son habitude de bloquer (cf. iv, 16 58.: v, 1 s8.), il auraït emprunté à Me. le nom de Simon et l’onction pour compléter son tableau (Holtz. avec hésitation, Wellh. Loisy). L'autorité de ceux des Pères qui ne discernaient qu'une seule onction ne permet pas de juger ce système avec trop de sévérité. On concevrait que Luc, attribuant l'onction anftécédente à la Passion à la pécheresse devenue fidèle, ait détaché ce trait οἱ l'ait placé au moment de la conversion, pour dire d'une seule fois tout ce qui regardait cette femme. Ἡ aurait parié non de la tête, mais des pieds, à cause de: l'humble posture de la pénitente; d'ailleurs Jo. (ει, 3) ne parle que des pieds. Ce serait un argument pour l’unité de la femme, car, si Luc ne l'avait admise, il n'aurait pas risqué cette combinaison.
Toutefois on ne peut dire que cette solution s'impose. La différence des détaïls est telle que les synopses (même J. Weiss, Huck, Heinecke, Larcher) n'osent rapprocher les textes. Le nom de Simon était des plus communs. Celui de Luc est un pharisien, l'autre est un ami de Jésus, à ur moment où les Pharisiens l'avaient décidément rejeté, un lépreux eu un ancien lépreux. Les onctions à iable étaient fréquentes et Luc n'avait pas besoin de chercher ce trait aïlleurs; il se fût présenté de lui-même s’il n'eût été déjà contenu dans la tradition. 11 faut surtout insister comme Augustin sur le sens différent des deux scènes. D'un côté le pardon accordé à une pécheresse; de l’autre l’acte aimant d’une femme agitée d'un douloureux pressentiment. De sorte que, même si l'on admettait que le trait de l’onction a été emprunté par Luc au récit de Marc, il faudrait admettre que la conversion est une scène différente,
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᾽ , LA LR ms ‘ e LA = \ 56 Ἠρώτα δέ τις αὗτὸν τῶν Φαρισαίων ἵνα φάγῃ μετ αὐτοῦ. γαὶ εἰσελθὼ à!
ets τὸν οἶχον τοῦ ΦῬαρισαίου rater (Or. 37 Kai ἰδοὺ γυνή ἥτις ἦν ἐν τῇ πόλ:
ϕ be Σ ἀλάβαστρον µύρου ὃδ καὶ στᾶσα stat παρὰ τοὺς πόδας αὐτοῦ μα. roi. % ρα
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ἐξέμασσεν, nat κατεφίλει τοὺς πόδας αὐτοῦ καὶ ἤλειφεν τῷ μύρῳ. Toy à δ.σ Σο. F e = us ,