τιθησιν 2° (T H) et nan επιτιθησιν (5 V
terme inconnu de Mc. et de Mt. mais qu’il emploie volontiers κι, 27; Act, , 38; στι, 38; τις, 9). L’« époque d’épreuve » peut s'entendre de la vie de Jésus, dont les disciples ont partagé les épreuves (σσ, 28); le terme est plus vague que « une tribulation ou une persécution à cause de la parole » (Mc. M£.), qui a peut-être paru à Lc. marquer des temps postérieurs, comme οἱ ἔξω dans Μο. IV, 14.
14) Le. abandonne ici la tournure de Me., et prend pour terme à expliquer la semence (ce que Mt. a déjà fait au cas précédent), mais comme il n’a pas oublié que la semence est la parole, il faut entendre la semence en tant que tombée dans les épines, c'est-à-dire envisager ia situation qui en résulte. C'est aussi Ἱᾳ situation des hommes qui ent écouté (de façon à croire) etc. Tandis que Mc. qui a débuté par les auditeurs termine par les destinées de la parole, Le. ne pense plus qu'aux auditeurs, et c’est eux qui ne conduiront pas leur fruit à terme. Par une inversion analogue, ce ne sont pas les désirs qui pénètrent, εἰσπορευόμεναι (Mc.), mais les hommes qui vont, πορενόµενοι. Ce mot semble donc avoir élé suggéré par une rérminiscence de Mec.; dans Le. il indique que l'étouffement se fait peu à peu (cf. συνφυεῖσαι v. 7); il n'est donc pas inutile ni un sémitisme comme dans 1 Reg. πῃ, 1. — ὑπό dépend de αυνπνίγονται, Les soucis ne sont pas ceux des pauvres (contre Hahn), mais 195 préoccupations de 1a richesse, ordonrée elle-même aux plaisirs qui sont toute la vie de ces personnes. — τοῦ βίου pourrait se rapporter aux trois substantifs qui précèdent, mais la richesse de la vie est un terme peu naturel.
— τελεσφοροῦσιν, ἁπ. dans le Ν. T., est l'explication de καὶ ao οὖχ ἔδωχεν (Mc. 1v, 7), trait de la parabole qui manque à Le. — Cf. ἵνα τελεσφορήσῃ (Épiciète τν, 8, 96), d'un enseignement moral qui a crû lentement. :
15) Même construction, qui distingue mieux la parabole et son application que dans Μο. L'essentiel est que les derniers auditeurs font des fruits (pénétration de l'image dans l’application). Luc prépare ce résultat -en notant les bonnes dispositions de leur cœur {supposées dans la bonne terre de Me.), et leur persé-
ÉVANGILE SELON SAINT LUC, vin, 16-18. 243
se retirent. Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui ont entendu, et qui s'en vont se laissant étouffer par les soucis, et la richesse, et Les plaisirs de la vie; et ils n'arrivent pas à maturité. Ce qui est dans la bonne terre, ce sont ceux qui ayant entendu la parole dans un cœur noble et bon la gardent et portent des fruits en [tenant avec] constance.
16Personne, après avoir allumé une lampe, ne la cache avec un vase ou me la place sous ua lit; il la place plutôt sur un chandelier, afiu que ceux qui entrent voient la lumière. 17 Car il n’y a rien de caché qui ne soit enfin découvert, ni de secret qui ne soit connu et qui ne vienne au grand jour. 18 Voyez donc comment vous écoutez. Car à celui qui a, il sera donné; et celui qui n’a rien, même ce qu’il pense avoir, lui sera enlevé. »
vérance à conserver la parole, xatéçouow au lien de παραδέχονται qui figurait déjà équivalemment (δέχονται) dans Lic. v. 19. Η n'est pas question du pourcentage qui ne peut s'évaluer au moral exactement, et qui est remplacé par la caractéristique ‘de ices personnes, la persévérance.
16-18. LE MYSTÈRE DOIT ÊTRE CONNU; SE MONTRER DIGNE DE LE BIEN ENTENDRE (Μο. 1v, 21-25).
Les deux titres que nous avons donnés à cette péricope (cf. Ίο. Com.) ‘ont pour but d'exprimer son double caractère. Le titre «excitation à l'intelligence » {Holtz.), « practical imference » (Plum.), ne convient qu’à la seconde partie. La première se réfère au mystère du règne de Dieu. La parole est une lumière; pourquoi la cacher aux foules? Jésus explique que «cette restriction n'est que temporaire, et qué les disciples doivent tirer parti de leur privilège sous peine d'en être déchus. Ἡ ne s’agit donc point de donner ‘une suite au v. 15 sur ie fruit de la parole.
Le. a suivi Me., car Mt. n'a rien de semblable en cet endroit. Ἡ a omis Μο. iv, 24b, déjà placé vi, 8, dans l'esprit de Mt. να, 2
16) Dans Μο. «on voit apporter la lampe qui vient. Luc emploie son partic. aor. coordonné. Le µόδιος, gramd ‘pot destiné à contenir du grain, devient un σκεύος, un vase quelconque. Le ton de la conversation par interrogation et réponse devient une phrase coulante. L'incise ‘ajoutée ἵνα οἱ εἰσπορευόμενοι,.. qui reviendra xt, 53 est peut-être une allusion aux gentils qui entreront dans l'Église (Plum.). |
47) Dans Μο. 1v, 22 le secret est ordonné à la manifestation (plus éclatante) de 18 lumière. Vue profende qui est adoucie dans Le. en une simple succession dans le temps. Le v. 23 de Mc. figurait déjà ναι, 8.
18) L'exhortation morale est une conséquence du principe posé (οὖν); il me suffit pas d'écouter, il y a la manière, πῶς, Entre le semeur et le v. 21, cette manière doit être la mise.en pratique de ce que l’on entend.
Me. avait : celui qui n'a rien, on lui enlèvera ce qu'il a; Le. adoucit le para-
244 ÉVANGILE SELON SAINT LUC, VIt, 19-24.
+ ο να LA - - ς Ἰδύναντο συντυγεῖν αὐτῷ διὰ τὸν ὄχλον. Οάπηγγέκη δὲ αὐτῷ Ἡ µήτηρ σου χαὶ οἱ ἆλε a σου ἑστήκασιν ἔξω ἰδεῖν σε θέλοντες. 215 δὲ ἀποχριθεὶς
+ D . } D αν e = εἶπεν την ses Μήτηρ pou καὶ ἀδελφοί µου οὗτοί εἶσω οἱ τὸν λόγον τοῦ
28 Eee δε à ἐν μιᾶ τῶν ἡμερῶν καὶ αὐτὸς ἐνέβη εἰς πλοῖον χαὶ οἱ μαθηταὶ ns 4 τα αὖτο , Δ ΄ -- , à { D 9
αὐτοῦ, καὶ εἶπεν πρὸς αὐτούς Διέλθωμεν εἰς τὸ πέραν τῆς λίμνης, voi
49, παρεγενετο (T Ἡ V) plutôt que παρεγενοντο (5). 20. om. οτι p. auto (H V) ou add. (TS). — σεθελαντες (Τ 5 V)et non 8. 5. (H).
doxe, en mettant ὃ δοκεῖ ἔχειν c'est-à-dire ce qu'il lui semble avoir. Le proverbe se comprend mieux si on l'entend de la connaissance et de la pratique. Toute lumière dans l'âme, si elle est accompagnée de bonnes œuvres, est la base d’une connaissance nouvelle (Jo. τη, 21). La vérité inactive n'est pas vraiment possédée et s'efface. La causalité divine est exprimée par le passif impersonnel.
Nous retrauverons plus loin la parabole de la lampe (ατ, 33) et de la révélation (χα, 2), parallèles à Mt. v, 15 et x, 26.