‹ Evangile selon saint LucChapitre 148 sur 300 · βοσκοµενη (H V} plutôt que βοσκοµενων (T S · texte numérisé non relu

βοσκοµενη (H V} plutôt que βοσκοµενων (T S

terme était si bien reconnu par les étrangers comme un vocable neutre pour désigner le dieu des Juifs que Hyrcan II est qualifié par Auguste ἀρχιερεὺς θεοῦ ὑφίστου » (Jos. Ant. XVI, vi, 2); cf. RR. 1903, p. 366.

29) παρήγγελεν, impf. au sens du plus-que-parf. — Luc qui a parlé de plusieurs démons (v. 27) en harmonie avec la suite (ν. 31), ne pärle ici que d’un esprit impur, afin de conserver le dialogue tel qu’il est dans Μο. — πολλοῖς Χρόνοις (Μο. πολλάκις) au plur. dans le sens de périodes (Sorx. Oed. r. 561); le possédé avait eu de nombreuses crises.

Le démon l’enlevait (Act. νι, 12) comme le vent emporte un bateau (Act. καν], 45); alors on l’attachait, on le gardait, comme les pauvres fous qu'on voit encore aujourd'hui en Palestine, enchaînés sous le porche d’un monastère. ΄ D'après un papyrus de Leyde, celui qui avait un certain talisman : ἀνοίξει δὲ θύρας καὶ δεσμὰ διαρρήξει (TAMBORNINO, De antiquorum daemonismo, p. 13). C'est pour être plus libre de torturer son homme que le démon l’entraînait dans les déserts, où il était chez lui (cf. χι, 26; Tob. ναι, 3). Ce trait propre à Le., est déduit des goûts du démon, plutôt que de la nature du pays, où il y a des lieux déserts plutôt que des déserts; d’ailleurs Le. ne distingue pas (v, 16). Dans PHrLOSTRATE, vif, Apoil. 1, 38 le démon ne permet pas au possédé οἴχοι εἶναι, ἀλλ) ἐς τὰ ἔρημα τῶν χωρίων ἐκτρέπει, Ce qui me paraît une imitation de Le.

Les païens connaissaient le démon des lieux humides et celui des lieux secs, ἔνυδρος et γερσαῖος (ΤΑΜΡ. L. ᾖ. p. 14).

50) Il est clair que dans Le. comme dans Me. αὐτόν représente le possédé; mais est-ce bien à lui que le discours s'adresse, ou au démon dont il a été dès le début l'organe? Godet, J. Weiss, Plum., Schanz, etc. veulent que Jésus s'adresse au possédé, soit pour le calmer, soit pour le ramener au sentiment de sa personnalité, ce qui serait le commencement de la guérison.

Mais cette psychologie thérapeutique est étrangère à l'évangile. Les textes magiques supposent la même alternance du possédé et du démon. Dans le papyrus de Paris, on place quelque chose sur « sa » tête, à savoir du possédé, et l’on parle au démon : πρᾶξις γενναία ἐχθάλλουσα δαίµονας. λόγος λεγόμενος ἐπὶ τῆς κεφαλῆς αὐτοῦ (ΤΑΜΒ. 0. 1. 9). Jésus a sommé le démon de sortir; celui-ez

“ÉVANGILE SELON SAINT LUC, viti, 31-32 249

pas. » * Car il ordonnait à l'esprit impur de sortir de cet homme. Car bien des fois il l'avait saïsi, et on l’attachait avec des chaînes et des entraves sous bonne garde, et brisant les liens il était poussé aux déserts par Le démon. #0 Jésus lui demanda : « Quel est ton nom?» il dit : « Légion », car beaucoup de démons étaient entrés en lui. Et ils le priaient de ne pas leur enjoindre de se rendre dans l'abime. 5305 il y avait là, paissant dans la montagne, un troupeau de porcs assez nombreux ; et ils le prièrent de leur permettre d’entrer

a demandé à ne pas être torturé. C'est lui que 16 Sauveur interroge. Il semble bien que la connaissance du nom du démon avait son importance dans les exorcismes. Celse prétendait avoir vu chez des chrétiens des listes de noms de démons (Contra Cels. νι, 40) et prétendait que leur puissance (d’exorcistes, comme interprète Origène) venait de cette connaissance (1. 1. 1, 6). L’exorciste du grand papyrus magique de Paris demande avec insistance au démon quel il est : καὶ σὺ λάλησον ὁποῖον ἐὰν ς, ἐπουράνιον À ἀέριον κ. τ. À. (Tambor. L. ἰ. p. 14). Cette adjuration était accompagnée de menaces au nom de Dieu, invoqué sous toutes les formes. Jésus interroge simplement, sans simagrées ni charabia, avec autorité. Il n’a pas besoin de connaître le nom pour un exorcisme définitif, car il agit en maître souverain; il a donc interrogé pour démasquer le démon dans l'intérêt de ses disciples. Quant à la guérison du possédé, elle se produira par l'expulsion de ses hôtes.

C'est bien le démon qui répond. Il est contraint de dire la vérité, mais il le fait dans Mc. d'une façon burlesque : « Légion est mon nom, car nous sommes nombreux », véritable plaisanterie diabolique, dont la forme à paru trop bizarre à Le. Il s’est contenté du nom, expliqué en style indirect.

34) Tandis que le mélange des personnalités continue dans Me., Le. prend parti pour le pluriel. Au lieu que dans Mc. les démons demandent par un flux de paroles à ne pas être chassés du pays, dans Le. le trait de leur loquacité a disparu et ils ne veulent pas être envoyés dans l’abîme, c'est-à-dire en enfer. ἄθυσσος dans les LXX était l'abime de la mer (Gen. 1, 2; va, 14; Job xxvan, 14), mais aussi les profondeurs de la terre (Ps. zxxr, 20; Dt. vr, 7). C'est sans doute de cette acception que s'est formé pour le N. T. le sens de lieu des âmes (Rom. x, 7), et spécialement de séjour des démons (Apoc."1x, 4. 2. 41; σι 7; xvu, 8; xx, 1. 3; cf. Hénoch, αντ, 11-45; x, 6; χο, 24). Il n’y a pas à distinguer une prison provisoire et la Géhenne ({ Pet. mi, 18 s.; H Pet. nr, &; Jud. 6), avec J. Weiss. Jusqu'au jour du jugement les démons sont autorisés à sortir de l'enfer, et ils se trouvent mieux dehors. Luc a donc interprété Μο. selon 14 théologie. On a soutenu que sa divergence venait d’une confusion entre NON frontière, et NMn abime. Mais quelle vraisemblance qu’il ait lu Mc. en araméen, ou qu'il ait suivi à cet endroit-une source araméenne, à point nommé pour s’égarer sur une fausse lecture ?

32) Résumé de Μο. 44 s., avec le terme favori txavés et le style indirect. « Envoie-nous dans les porcs », encore si burlesque, a peut-être paru à Le.

rat ἐπέτρεψεν αὐτοῖς. 35 ἐξελθόντα δὲ τὰ δαιμόνια ἀπὸ τοῦ ἀνθρώπου εἰσῆλθον εἰς τοὺς Ὑαΐρους, καὶ ὥρμησεν À ἀγέλη κατὰ τοῦ λρημνοῦ εἰς τὴν λίμνην καὶ ἀπεπνέγη. ὃν Ἱδόντες δὲ αἱ βόσκαντες τὸ γεγονὸς ἔφυγαν καὶ ἀπήγγείλαν εἰς τὴν πόλιν καὶ εἰς τοὺς ἀγρούς. ὃδ ἐξῆλθαν ΣΣ ἰδεῖν τὸ γεγονὸς καὶ ἆλθον. πρὸς τὸν ἸΓησοῦν, καὶ εὗρον καθήμενον τὸν ρωσ. ag οὗ τὰ δαιμόνια

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θηήσαν. ἃδ ἀπήγγειλαν δὲ αὐτοῖς οἱ ἰδόντες πῶς cor ὁ

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3 » à , -. 3 » 5 στρεύεν. ὑδέδεῖτο δὲ αὐτοῦ ὁ ἀνὴρ ἀφ᾿ οὗ ἐξεληλύθει τ -ο 2 AS À “Z ᾽ « 3' αὐτῷ ἀπέλυσει 3ὲ οὐτὸν λέγων ὃὉ Ὑπόστρεφε εἰς τὸν αἶκόν σου, καὶ

ÿ + 2 αι D - £ στδα a } a 0e ᾽ A , / διηγοῦ ὅσα σοι ἐποίησεν à θεός. nat ἀπῆλθεν καθ ὅλην τῆν TAN κηρύσσων

indiquer une causalité trop directe de Jésus, car déjà. il emploie ἐπετρέφῃ, les démons demandent simplement la permission, qui leur est accordée.

33} Au lieu des esprits impurs, Les démons; aw lieu de la mer, le lac; le nombre de 2.000 enviran est passé sous silence, et des lors le verbe est au sing., ἀπεπυέγη au lieu de ἐπνίγοντο, ear Le. aime les verbes à prépositions. Le rapprochement est d'autant plus frappant que rviyar signifie étouffer et mon noyer (ME. ἀπέθανον). IL y a bien au sud du lac un escarpement, ox plutôt un bame de terre à pie qui surplombe Feau à la suite des éboulements; maïs il est loin de la montagne: et. par conséquent loin des tombeaux creusés dans le του qui pouvaient servir d'habitation, .

35) Au lieu de revenir deux fois sur Le possédé comme δαιμονιζόµενον (ik ne l'était. plus) et comme ayant eu le Légion (ce qui ressemblait à απο équivoque), Le. dit posément « Fhamme dont les démons étaient sortis ». IE était assis, lui emporté aux déserts; vêtu, Lui qui n'avait pas d'habits (et Le. avait insisté sur ces circonstances); dans som bon sens, lui véritable fou furieux. Luc ajoute « aux pieds de Jésus.», comme Paul aux pieds de Gamaliel (Act. xxrr, 3), ee qui prépare sa demande d'être disciple. D'ailleurs ik aime cette position ve, 48; x, 39; ce n'est donc point un détail pittoresque spécial.

36) Ce qui était arrivé au démoniaque (Μο.), c'était proprement que l'ancien possédé (δαιµανισθεές 6ἱ non plus δαιμονιζόµενος) avai été sauvé.

372) La demande si étrange des riverains est expliquée dans Ec. par leur frayeur, φόδῳ µεγάλο (r, 495 vir, #6}; συνείχοντα, ef. 1v, 38. On ne voit pas pourquoi Le., peu curieux de la géographie de la Palestine, ramène ici les Géraséniens. D'après san soin de mettre les choses am point (lc et non mer), on pourrait supposer que sa périphrase évite d'identifier la ville rapprochée avec Gérasa, dont. il connaissait peut-être l'éloignement; περέχωρος donnait. de la marge, Cf. 1v, 14; vi, 17; Act, xIv, 6.

37b} Dans Με., le démoniaque fait sx demande au moment où Jésus monte en barque et va s'éloigner; joli trait. Mais Lc. préfère terminer d'abord son

dans. ces porcs; et.ïil Le leur permit. #Les démons sortis de l’homme entrèrent dans les pores, et le troupeau s’élanca du. haut du précipiee dans le lae, et il fut noyé. %#%Les pasteurs ayant vu ce qui était arrivé s’enfuirent, et portèrent.la nouvelle dans La ville et dans les champs.

% Ils sortirent pour voir ce qui était arrivé, et vinrent vers Jésus et trouvèrent l’homme duquel étaïent sortis ces démons, vêtu et maitre de ses sens, assis aux pieds de Jésus, et ils s’effrayèrent. 36 Ceux qui avaient vu leur racontèrent comment celui qui avait été possédé du démon avait été sauvé: %7et toute la population du territoire des Géraséniens lui demanda de s’éloigner d'eux, parce qu’ils étaient saisis d’une grande crainte. Et lui, étant monté dans une barque, s’en retourna. #L’homme d’où les démons étaient sortis lui avait demandé la faveur d'être avec lui. Mais il le congédia, disant : ὃς Retourne dans ta maison, et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi. » Et il s’en fut, publiant par toute la ville ce que Jésus avait fait pour lui.

récit principal (comme r, 56; tr, 20) et ramène Jésus à son. point. de départ.

38). IL revient alors à l'homme qui avait été possédé et qui avait demandé d'être avec lui, non pas qu'il eraïgnit ses compatriates, (Plum.), mais, comme la suite le prouve, par reconnaissance. — ἐδεῖτα au lieu de: ragexdher, verbe: déjà . cmployé trois fois par Μο., et déjà évité par Le. au v. 37.

39) 6 ximos. dans l'Église signifiait, Le Christ; Le. écrit & θεός qui rend bien la pensée: de Jésus dans Μο. IL rapporte l& gloire à san Père. — Au. lieu de: la Décapole, qui n’intéresse. pas Le., 14 ville tout entière, déjà désignée comme voisine, mais nom nommée.

Aucun autre eas de: possession ne rend d’une manière. aussi saisissante l'attitude du démon, telle qu’elle s’est reproduite. au cours des. âges selon les vies des saints. Lorsqu'il à établi som empire, c'est un tyran: malfaisant qui réduit sa victime à. Fétat de brute. En: face de Jésus il est d’abord: intimidé et couard, puis il adopte un geuve plaisantin. et se dédommage. du mal qu'il ne peut plus faire par une méchanceté grotesque. Jésus consent, parce que l'irruption. des démens - dans les porcs est une marque sensible de leur puissange et de leur nombre. Non qu’il soit nécessaire de supposer autant de démons que de porcs. mais τίθη: ne: justifiait. mieux le nom de Eégion que le trouble quë s'empare de tout um troupeau, et rien ne convenait mieux à ces esprits impurs que leur pengbant pour les pores. Rien: aussi, il faut Favouer, ne-paraït plus étranger aux habitudes modernes que eet épisode. Mais c’est un: l'ait que: du temps de: Jésus le monde, même grec, était convaineu du rôle néfaste des démons, et c'est un fait aussi que Jésus à annoncé h fin du règne de Satan (1ο, x, 18). Les papyrus magiques,

” μι ο» ο , κ 3 -. , δι LR 10 Ἐν δὲ τῷ ὑποστρέφειν τὸν ᾿ησοῦν ἀπεδέξατο αὐτὸν ὁ ὄχλος, ἦσαν γὰρ πάντες προσδοκῶντες αὐτόν. À Καὶ 130) ἦλθεν ἀνὴρ ᾧ ἔνομα Ἰάειρος, χοὶ

παρεχάλει αὐτὸν εἰσελθεῖν εἰς τὸν οἶχον αὐτοῦ, 3 ὅτι θυγάτηρ μονογενὴς ἦν Σο ε LAN 4 » ορ / 3 e αὐτῷ ὡς ἐτῶν δώδεκα nat αὐτὴ ἀπέθνησκεν. Ἐν δὲ τῷ ὑπάγειν αὐτὸν οἱ ἔχλοι συνέπνιγον αὐτόν. ua yuvÿ οὖσα ἐν ῥύσει αἵματος ἀπὸ ἐτῶν δώδεκα, τις ἰατροῖς προσαναλώσασα ὅλον τὸν βίου οὐκ ἴσχυσεν ἀπ᾿ οὐδενὸς θερα-

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