‹ Evangile selon saint LucChapitre 149 sur 300 · τατροις — βιον (Τ 5 V) plutôt que om. (H · texte numérisé non relu

τατροις — βιον (Τ 5 V) plutôt que om. (H

qu'on trouve de plus en plus nombreux, ne datent guère que de la fin du nes. ap. J.-C., mais les pratiques qu’ils contiennent étaient beaucoup plus anciennes, ainsi que les envoûtements. Quand on lit ces textes, on est frappé de l’accumulation de formules, de mots étranges et dépourvus de sens, de gestes et d’objets bizarres employés pour les exorcismes. Si le récit évangélique suppose la même préoccupation de l’action pernicieuse des démons, il faut constater qu'il ne leur oppose pas les mêmes remèdes. Le pouvoir de Jésus lui vient de Dieu, il l'exerce simplement, par l'autorité qu’il possède, et pour le bien d'un pauvre malheureux hier esclave du caprice de ses nombreux maitres, désormais rendu à lui-même et au service de Dieu. C’est une image du pécheur; Origène : « Dieu qui remplit tout ne remplit pas le pécheur : car il est rempli d’esprits impurs, et il né peut être rempli de Dieu que s’il est délivré des autres qui 16 remplissaient » (in Jer. xxx, 245 M. Σπ, 572).

Je ne puis considérer que comme une imitation l'exorcisme d'Apollonios de Tyane à Athènes, car il groupe deux éléments spéciaux qui sont dans le possédé de Gérasa. Le signe de l'expulsion est donné par la chute d’une statue que le possédé a désignée d'avance, et quand le jeune débauché est rendu à son bon sens il s'éprend du costume des philosophes, et adopte les mœurs d’Apollonios : καὶ ἐς τὰ τοῦ ᾽Απολλωνίου ἤθη ἀπεδύσατο { Vifa, τν, 20).

40-56. La FILLE DE JAÏRE ET L'HÉMORROÏSSE (Μο. v, 21-43; ME. 1x. 18-26).

Le récit de Le., plus concis et mieux ordonné que celui de Me., n’en omet aucun trait, sauf le développement sur les médecins; encore en donne-t-il l'essentiel. Il ajoute que la fille de Jaïre était unique, parle de la houppe du manteau (avec Mt.) et met Pierre en scène. Plusieurs traits sont omis par Mt. Si donc Le. avait écrit d'après une catéchèse exactement semblable à celle de Μο., cela prouverait la fidélité de la tradition orale, mais pourquoi celle de Mt. aurait-elle été écourtée ? :

40) A l'ordinaire le style propre à Le. se retrouve surtout dans l'introduction. — ὑποστρέφω comme v. 37 et 39; ἀποδέχομαι propre à Le. dans le N. T. {même sens Act. ντι, 27; xxt, 17; xxvint, 30), accueillir avec plaisir, ou même avec déférence (Kex. Mem. 1v, 1, 4). Le motif, c'est qu'on attendait, avec une certaine

ÉVANGILE SELON SAINT LUC, vi, 41-44. 253

40 Quand Jésus fut de retour, la foule lui fit accueil, car tous l’attendaient. {Et voici que vint un homme nommé Jaïre, et il était chef de la synagogue, et s'étant jeté aux pieds de Jésus, il le priait d'entrer dans sa maison, “parce qu'il avait une fille ünique, [âgée] d'environ douze ans, et qui se mourait. Pendant qu’il s'y rendait, la foule l'étouffait. Et une femme, atteinte d’un flux de sang depuis douze'ans, qui ayant dépensé tout son avoir en médecins n'avait pu être guérie par personne, “s'étant approchée par derrière, toucha la houppe de son manteau, et aussitôt son flux de sang

impatience, le retour de Jésus, προσδοχάω comme 1, 45; vir, 19.20; Act. ur, 5; , 20 etc. La foule est donc sympathique et désireuse de le voir et de l'entendre. 1) Au lieu de ἔρχεται de Mc. qui introduit les gens au présent, Le. a ἰδοῦ

ἦλθεν qui ne dénote pas une source araméenne, non plus que son καὶ οὗτος.

Luc dit ἅρχων τῆς συναγωγῆς au lieu de ἀρχισυνάγωγος (Mc.) ou de ἄρχων (Mt.), mais au v. 49 ἀρχισυνάγωγος. En principe les ἄρχοντες étaient distincts des ἀρχισυνάγωγοι. D'après Schürer (Geschichte. II, p. 511 ; Π1, p. 88), l'épytouvéyuyos dirigeait le culte de la synagogue; il semble qu’il n’y avait place que pour un dans chaque synagogue. Au contraire les ἄρχοντες étaient naturellement plusieurs, et l’on pouvait dire of ἄρχοντες τῆς συναγωγῆς comme a fait le Codex D à Act, κιν, 2 ou comme dit le Pap. Lond. 1177, 1. 57 (113 ap. J.-C.) ἀρχόντων Ἰου]δαίων προσευχῆς θηδαίων. Le chef de la synagogue était pris parmi les ἄρχοντες, comme aussi ses enfants devaient avoir ce rang. On trouve même l'expression arcon arcosynagogus (C.I.L.T.X n° 3905). C’est bien le cas de Luc. On voit d’abord un des chefs de la synagogue qui se trouve être son chef (ν. 49). Il n’est donc nullement évident que Luc ait voulu combiner le terme de Me. avec celui de Mi.

Les discours entrecoupés de Mc. sont résumés froidement et brièvement; il ne reste que l'invitation en style indirect.

42) En revanche la-fillette était « unique », trait nouveau où se complaït Le. (να, 42; 1x, 88) et son âge est indiqué dès maintenant pour fi ixer la situation. — ἀπέθνησκεν indique un sens délicat du grec. — συνέπνιγον comme γι, 14, pour ne .pas employer deux fois la racine θλίδω.

43) Le. emploie ἐν ῥύσει αἵματος comme Μο. (M. αἱμορροοῦσα), et ne peut pas omettre les soins inutiles qui font ressortir le miracle, mais il se dispense de dire que les médecins faisaient souffrir leurs malades pour les ruiner et les laisser aller de mal en pire.

4%) Le κράσπεδον (Num. αν, 38), obligatoire d’après la Loi, était une petite houppe qui devait terminer chacun des coins du manteau. Jésus se conformait donc à la Loi sur ce point. L'étonnant est que ce trait, omis par Μο., se trouve aussi dans Mt. Il semble donc que Le. a voulu compléter Mc. d'après un ren-* seignement sûr. La réflexion intérieure de cette femme (Mc. et Mt.) est omise ici; elle sera indiquée plus loin, v. 47.

— ἔστη, terme technique quand le sang s'arrête, Diosc. Mat. Med. 1, 132,

es

ρα 3, € μ Ξ/ κ κά 3 ο μα παὶ παραχρῆμα ἔστη Ἡ δύσις τοῦ αἵματος αὐτῆς. ua εἶπεν ὁ Ἰησοὺῦς

τ ε μ , L « 5 e : N Τές 5 ἀφάμενὸς µου; ἀρνουμᾶνων δὲ πόντων aimer ὁ Πέτρος καὶ of σὺν

πω 3 / 2 ns αὐτῷ Ἐπιστάτα, oi ὄχλοι συνἐχουσίν σε καὶ ἀποθλίβουσιν. 39 ὁ δὲ "[ncods

/ [ 1 4 LA -- εἶπεν "Πψατὸ μού τις, ἐγω Ὑδρ ἔγνων δύναμιν ἐξεληλνθυῖαν dr ἐμοῦ.

.. « κ # 3 ο, κ. οκ NN . μα ἀἩἱδοῦσα δὲ ἡ von ὅτι οὐκ. ἔλαθεν τρέµουσα ἦλθεν παὶ προσπεσοῦσα -αὖτ

É es -5 2 Lu , «ο δι ὢν αἰτίαν Πψατο αὐτοῦ ἀπήγγειλεν ἐνώπιον παντὸς τοῦ λαοῦ καὶ ὡς

ο pci oh 9 Ἔτι αὐτοῦ λαλοῦ Loyer

2 ? DL Le Πέθνρυςν Ÿ vase .

ἀρχισυναγώγου λέγων Ότι Ἰέθνηκεν ἡ θυγάτηρ σου, unrém σκύλλε τὸν 3 κ. 5 -- ι .

διδάσκαλο». 505 δὲ ‘Tnosobs ἀλούσας ἀπεκρίθη αὐτῷ Mi φοβοῦ, μόνον

Ἠθὼν δὲ εἰς τὴν οἰχίαν οὖν #77 ἴκεν εἰσελθεῖν - 3 Ζ " μα EN τινα σὺν αὐτῷ εἰ μὴ Ἠέτρον rai ᾿Ἱωάνην : καὶ ᾿]όκωβον καὶ τὸν πατέρα τῇ τῇ

nom 92 » 4 nn sn nl >! ς ἃ Ÿ μητέρα. sens CE πάντες AO! ἔχοπτουτο αυτήν. 90

εἶπεν MA κλαίετε, οὗ Ὑὰρ ἀπέθαναν ἀλλὰ γαθεύδει. sai χατεγέλων κ. ea LAN ει 7 58% %, κ. ον en dome αὐτοῦ, Eldores ὅτι ἀπέθανε». ὑτὸς δὲ πιρατήσας τῆς χειρος αὐτῆς ἐφώνησον

παραχρΏμα, wat διέπαξεν αὐτῃ δοθῆναι φαγεῖν. δὺ καὶ ἐξέστησαν οἱ γουεῖ

Page 1