‹ Evangile selon saint LucChapitre 150 sur 300 · και Όι -σων auto (T'S V) plutôt que om. (H · texte numérisé non relu

και Όι -σων auto (T'S V) plutôt que om. (H

49. om. avr p. χεγων (T H) plutôt que add. (5 V). 50. πιστευσον (T Ἡ V) on πιστενε (8).

514, lo. 2. Tax. (TH V)et non Ίαν. και Iw. (8).

{Hobart, 15). — παραχρῆμα, terme favori qui revient trois fois dans cet épisode, deux fois (ici et v. 55) à la place de εὐθύς, terme favori de Me.

45 s.) La matière de Mc. est distribuée ingénieusement. La réflexion des disciples — qui devait avoir été exprimée par un seul — est dévolue à Pierre, et dépouillée de ce qu’elle avait de peu respectueux; encore est-il que Jésus a le dernier mot, en expliquant dans quel sens il entendait qu'on l'avait touché; Μο. avait noté cette impression au moment où elle s'était produite, Le. en donne la raison. Mais si apvouuévwy δὲ πόντων est une construction élégante, on ne voit pas aisément comment la foule qui pressait Jésus α pu s’empresser de nier qu'elle le touchât, d'autant qu'elle ignorait dans quel sens il fallait entendre ce mot. — On voit d’après la tournure adoptée par Le. au v. 47 que la question de , Jésus n'avait pas pour but de informer, maïs d'engager la femme à se montrer. — ἐπιστάτα propre à Le., συνέχω de son style; cf. xix, 43; xxx, 63. Ayant déjà συνέχω, Le. remplace συγθλίέω pare un mot très fort, ἀποθλίθω, serrer à meurtrir; hap. dans N. T. mais Num. xx, 2:

ÉVANGILE SELON SAINT LUC, vilt, 47-51. 255.

s'arrêta. SET Jésus dit : « Gui πια touché? » Tous s’en défendant, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : « Maïtre, la foule t’entoure et te presse. » Jésus dit : « Quelqu'un m'a touché, car j'ai senti qu'une vertu était sortie de moi. » 4 La femme, se voyant découverte, s’approcha toute tremblante et tombant à ses pieds raconta devant tout le peuple pourquoi elle l'avait touché, et comment elle avait été guérie aussitôt. #81] lui dit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée; va en paix. » |

# Comme il parlait encore, quelqu'un de chez le chef de la synagogue se présente, disant : « Ta fille est morte; n'importune plus le maïtre. » Jésus entendit et s'adressant à lui : « Ne crains pas; fais seulement un acte de foi, et elle sera sauvée. » 5l Arrivé à la maison, 41 ne laissa entrer personne avec lui, si ce n’est Pierre et Jean et Jacques et le père de l'enfant et sa mère. Tous pleuraient et se lamentaient sur elle. Il dit : « Ne pleurez pas, car elle n’est pas morte, mais elle dort. » 5#Etils se moquaient de lui, sachant qu'elle était morte.

5k0r l'ayant prise par la main, il dit à haute voix : « Jeune fille, réveille-toi! » SEE son esprit lui revint, et elle se leva aussitôt, et il prescrivit qu’on lui donnât à manger. Et ses parents furent stupéfaits : mais il leur recommanda de ne dire à personne ce qui était arrivé. |

ο ἀπ La femme ne se sent pas seulement guérie (Mc.) mais reconnue, et elle révèle le mobile qui l'avait fait agir, « devant tout le peuple », ce qui est

. méritoire, puisque son infirmité n'était pas connue de tout le monde; sa foi a été aussitôt récompensée.

48) Inutile de dire : « sois guérie » (Mc.) puisque la femme vient de proclamer sa guérison. Le reste est comme dans Me., sauf πορεύου comme ντι, 30, au lieu de ὕπαγε que Le. n'emploie pas à l’impér. sing. (très fréquent dans Mt. et dans Mc. ; déjà évité à Μο. v, 19). :

49 5.) Comme dans Mc., même avec l'expression ἀργισυνάγωγος, plus conforme à Mc. qu’au terme du v. 41. — Plum. note l'élégance de l’aor. après 16 présent.

51) Le. a simplifié, non sans détriment pour la clarté. Dans Mc. il y a une double sélection. De tous ceux qui l’entouraient, Jésus πο garde que Pierre, Jacques et Jean avec lesquels il entre dans la maison; il en chasse les artisans des condoléances bruyantes, et pénètre avec le père, la mère ct les trois dans la chambre complètement évacuée. Luc ne parle qu'une fois des témoins choisis, mais parmi eux se trouve la mère; n'était-elle pas dans la maison? Si cette agglomération n'est pas très heureuse, il faut du moins convenir que la

256 ÉYANGILE SELON SAINT LUC, vil, 52-56.

pensée de Le. est certaine. Ces personnes entrent seules dans la maison: les autres sont donc dehors.

52) Si l'on tient compte de cetle intention évidente de Le, il faudra traiter les versets 52 et 53, exactement comme les versets 38 et 39, pour une sorte de parenthèse. Luc revient sur ses pas pour reproduire le dialogue qui, dans sa pensée, avait eu lieu au dehors. Puis, sans répéter le choix des cinq personnes et sans distinguer la chambre de la morte du reste de la maison, il en vient au. miracle. Loisy : « On dirait que le miracle a été fait devant tout le monde, et la défense d'en parler, qui vient à la fin, est tout à fait inconcevable » (I, 824). jugement trop sévère, car la pensée de Le. se laisse deviner, mais il faut avouer que son raccourci a nui à la clarté. — L’'intention de Jésus n’est pas de cacher absolument le miracle, car ces gens savent 'bien ce qu’il en est. Il parle de. sommeil, parce que la mort n'est pas définitive; cf. Jo. xr, 41 Λάζαρος ...

53) « Sachant qu'elle était morte » est ajouté pour préciser les faits.

54) L'araméen de Mc. était inutile aux lecteurs de Le. |

53) Le. ajoute à la manifestation extérieure de vie (ἀνέστη) sa cause cachée. En cela il parle moins en médecin qu’en connaisseur de l'A. T.; cf. ΠΠ Regn. XVII, 21 ἐπιστραφήτω δὴ ἡ φυχὴ τοῦ παιδαρίου τούτου els αὐτόν. Mais au lieu de φυχή il dit πνεῦμα (cf. ασ, 46). La ressemblance avec Jud. αν, 19 οἱ I Regn. xxx, 12 est plus frappante dans les termes que dans la réalité, car Le. n’a pas voulu comparer la jeune fille à Samson ou à l’Égyptien qui reprennent des forces en buvant ou en mangeant. C'est après que la jeune fille s'est levée, mais aussitôt après dans Lc., que Jésus prescrit la nourriture. — διατάσσω est plus technique que εἶπεν (Μο.).

56) Il résulte de cet ordre que l’étonnement des. parents paraît moins spontané que dans Mc. où il éclate aussitôt. Même recommandation sur le silence, qui ne fut guère obserfée comme le constate Mt.

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