OM. «παστολους p. δωδεκα (T H V) et non add, (S
en
Ayant convoqué les Douze, il leur attribua puissance et autorité
Sur 1x, 1-50, vuE GÉNÉRALE. — Rien ne distingue cette section de ce qui précède dans le contexte de Luc, tandis qu’à 1x-51 commence nettement une autre section. De 1-50 tout se passe en Galilée comme avant. Il y a seulement cette différence avec vx, 4-56 que Lc. suivait alors Μο. sans rien omettre. Tandis que désormais si tout est conforme à Μο., et dans l’ordre de Μο., plusieurs passages sont omis. Passages de Μο. auxquels Le. offre un parallèle: Μο. νι, 7-13 La mission des apôtres; 14-16 Opinion d'Hérode sur Jésus; 30-44 Retour des disciples et multiplication des pains; vin, 27-30 Le Messie; 31-33 Première annonce de la Passion; 34-38 Ce que c’est que suivre Jésus; 1x, 4 La venue du règne de Dieu; 2-8 La transfiguration;, 14-29 Le démoniaque épileptique; 30-32 Nouvelle annonce de la Passion; 33-37 La préséance; 38-40 L'usage du nom de Jésus. Les péricopes omises sont Μο. vi, 1-6 Jésus à Nazareth (omis pour ne pas répéter Le. τν, 16-30); 17-29 Mort de Jean-Baptiste (peu important pour les gentils); 45-82 Jésus sur la mer (le pouvoir de Jésus sur les éléments était connu par « la Tempête apaisée », Le. var, 22-25); 52-56 Jésus à Génésareth et aux environs (miracles ordinaires); var, 1-43, Controverse sur la tradition rabbinique; 14-23 Principes sur la pureté et l’impureté (Deux péricopes importantes pour les gentils, mais dont le résultat est acquis par la prédication paulinienne); 24-30 La femme syro-phénicienne (les gentils pouvaient trouver un peu dure la parole de Jésus); 31-37 Retour dans la Décapole. Guérison d’un sourd-bègue {miracle par contact); vu, 1-9 Seconde multiplication des pains (donc rien de nouveau); 22-26 L’aveugle de Bethsaïda (comme pour γη, 31-37) τ΄ 9-13 Questions messianiques (le retour d’Élie en Jean-Baptiste était une question purement juive).
ix, 4-6. N'issron pes ΑΡΟΤΗΕΣ (Me. vi, 7-13; Mt, τς, 37 6.; x, 1. 5-14).
Lc. passe sous silence la péricope de Μο. vi, 1-6, Jésus à Nazareth, parce qu'il a déjà parlé (1v, 16-30) de l'accueil que Jésus a reçu dans sa petite patrie.
La mission des XII suit d'assez près le fil de Μο., comme nous le verrons. Cependant Le. se rapproche de Mt. en ce qu’il parle des guérisons et deux fois, comme Mi. x, 4. De plus il donne comme but à la prédication le règne de Dieu (Mt. x, 7). Mais on trouve ces deux éléments dans la mission des 72 (κ, 9), de
πάντα τὰ δαιμόνια καὶ νόσους θεραπεύειν, ? καὶ ἀπέστειλεν αὐτοὺς κηρύσσειν τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ καὶ ἰᾶσθαι, ὃ καὶ εἶπεν πρὸς αὐτούς ἸΜηδὲν αἴρετε εἰς τὴν ὁδόν, μήτε ῥάβδον μήτε πήραν μήτε ἄρτον µήτε ἀργύριον, µήτε δύο χιτῶνας ἔχειν. καὶ εἰς ἣν ἂν οἰκίαν εἰσέλθητε, ἐχεῖ µένετε καὶ ἐχεῖθεν ἐξέρχεσθε. : ὃ καὶ ὅσοι ἂν mn δέχωνταί ὑμᾶς, ἐξερχόμενοι ἀπὸ τῆς πόλεως ἐκείνης τὸν κονιορτὸν ἀπὸ τῶν ποδῶν ὑμῶν ἀποτινάσσετε εἰς µαρτύριον ἐπ᾽ αὐτούς. Ὁ Ἠξερχόμενοι δὲ διήρχοντο κατὰ τὰς χώμας εὐαγγελιζόμενοι καὶ
2. ιασθαι (T H) et. ποπ add. τοὺς ασθενεις (8) τ. ασθενουντας (Υ).
sorte que Le. les croyait essentiels à ces missions, et pouvait les tenir de la tradition générale plutôt que du texte de Mt. Il est moins facile d'expliquer pourquoi il refuse le bâton (1x, 3) avec Mt. x, 9. Il est donc ici du moins l'écho d’une tradition spéciale relative aux Douze, et il n’a pas hésité à admettre cette légère divergence avec le texte de Μο. vr, 8.
4) Convocation des Douze, qui dans Mt. précède même l’énumération.
Point important par lequel Le. se rattache à «Μο. pour une époque indéterminée, après la résurrection de la fille de Jaïre. Luc ajoute δύναµις à ἐξουσία comme 1v, 36, mais dans l’ordre inverse. Dans le premier cas l’autorité s'était manifestée avant la vertu divine; ici Jésus confère une vertu, semblable à celle qui est sortie de lui (vx, 46), afin que l’autorité ne soit pas frustrée dans l’exécution. — ἐπὶ πάντα τὰ δαιμόνια, plus clair que le gén. de Μα. et de Mt. « tous » les démons, et non seulement les impurs. — καὶ νόσους θεραπεύειν, dépend de δύναμις avec ἐξουσία, comme un second pouvoir coordonné. Les Douze ne vont pas deux à deux; ce trait est réservé pour les 72 (x, 1).
2) Double but, qui reparaît dans l’ordre inverse dans x, 9, beaucoup plus semblable que le texte de Mt. ici. — Les Douze sont associés à la prédication de Jésus lui-même (iv, 43).
3) Ordre logique : la route évoque l’idée du bâton; la besace celle du pain et de l’argent pour le voyage; les deux tuniques viennent ensuite. Ce sont les mêmes objets que dans Μο. et Mt., sauf les chaussures, qui seront interdites x, 4. — Le bâton était permis dans Μο.; sur la conciliation, cf. Μο. Com. De même Knab. sur Mi. x, 10 : Efiam hic adverti debet quod saepius in evangeliis observatur, sententias Christi non referri a singulis verbotenus, sed magis secundum sensum, id quod ex traditione et praedicatione apostolorum ex qua etiam evangelia scripta originem ducunt facile consequitur.
On doit entendre ici sensus de la substance du sens, et il est certain que cette règle plus large d'interprétation est préférable à des harmonisations forcées qui ne sont pas toujours exempies de ridicule. Ἡ faudrait seulement l'appliquer à d’autres faits transmis par la tradition qui n'étaient pas plus sacrés ni pour elle, ni en eux-mêmes, que les paroles du Christ.
— ἔχειν est probablement rattaché pour le sens à εἶπεν (anacoluthe). Luc ne défend pas de revêtir deux tuniques à la fois (Mc.), hypothèse qui lui a paru
sur tous les démons, et de guérir les maladies, ?et il les envoya prècher le règne de Dieu et opérer des guérisons, 5 et il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni besace, ni pain, ni argent, — et de ne pas avoir deux tuniques. *Et dans quelque maison que vous soyez entrés, restez-y jusqu’à votre départ. SEt quant à ceux qui ne vous recevraient pas, en sortant de cette ville secouez la poussière de vos pieds, en témoignage contre eux. » 6Les disciples partirent et allèrent de village en village, annoncant la bonne nouvelle et guérissant partout.
sans doute peu ordinaire, mais d'avoir une tunique de rechange. D'ailleurs où
la mettrait-on? — Ces recommandations ne sont point une règle imposée pour
toutes les circonstances à ceux qui prêchent la parole de Dieu. Jésus lui-même
a suggéré d'autres mesures pour un temps où les disciples seraient en butte à
la haine (xxn, 35), et c'est aussi ce qu'a fait l'Église, selon les temps. Mais en ce
moment les dispositions de la population sont favorables; les Douze peuvent : compter sur un bon accueil; Jésus les met plutôt en garde contre un accueil
trop empressé. Tant il est faux de dire qu'il y a dès lors rupture entre les
foules et lui!
4) Le. a reproduit ἐκεῖ et ἐκεῖθεν de Μο., avec moins de clarté, à force de concision. Littéralement ἐκεῖθεν doit s'entendre de la maison, mais non pas des sor- ties quotidiennes; c’est en quittant la ville (Μο. ἐκεῖθεν dans ce sens) qu’on devra sortir de la même maison, on y sera donc demeuré constamment : Vg. et inde ne exeatis rentre dans le sens en s’écartant de la lettre. La même prescription plus clairement x, 7; la raison est probablement d'éviter des distractions inutiles, sans parler des cancans et des jalousies, s’il n’était entendu une fois pour toutes qu'on ne change pas de demeure. Plummer voit là avec raison le germe de l'usage apostolique d'installer l’église dans une maison (Rom. xvi, 5; I Cor. xvi, 19; Col. τν, 15; Philem. 2).
5) Hahn : « Si la première maison où vous vous présenterez vous refuse, c’est un signe que vous devez quitter la ville. » Mais cette fois encore il faut entendre ὅσοι, peu clair en soi, d’après ὃς ἂν τόπος de Μο., d'autant que Le. s'explique en écrivant ἀπὸ τῆς πόλεως ἐκείνης. Ces mots sont comme dans Μί., mais se présentaient facilement d'eux-mêmes. Luc supprime « et qu'ils ne vous écoutent pas » qui va de soi si les Douze n’ont pas été recus, et écrit ἐπ᾽ αὐτούς au lieu de αὐτοῖς (Μο.), moins clair. Le témoignage sera recueilli contre les habitants par ceux qui seront chargés d'exécuter le jugement. Sur le rite symbolique, cf. Mare, Com. Le. est seul à employer ἀποτινάσσειν (ici et Act. xxvin, 8 + N. T.), mais il connaît aussi ἐχτινάσσειν (Act. χι, 51; Χνπι, 6), employé ici par Mc. et Mt. (FN. Τ.).
6) Les Douze exécutent leur mission. — Mt. n'en à pas parlé, parce que le discours de Jésus s’est augmenté de traits provenant d’autres circonstances : Μο. (νι, 12.43) a donné une exécution qui supplée ce qu'il avait passé sous silence dans le programme (pénitence, huile des malades, guérisons); Le. se
… ὑποστρέφαντες οἱ ἀπόστολοι διηΥήσαντο αὐτῷ ὅσα ἐποίησαν. Kai παραλαβὼν
contente de montrer que le résultat fut conforme au double objet fixé par le Maître.
Dans l’ensemble, et quant au but de Jésus dans cette mission, Le. tient le milieu entre Mt. et Μο. D’après Mt. 1x, 35, c’est surtout par compassion pour le peuple que Jésus lui envoie ses apôtres. D'après Μο., il semblerait plutôt que c’est pour les former eux-mêmes; pourtant l'invitation à la pénitence paraît enfin (Mc. νι,. 12), et elle était en effet indispensable. Si Jésus s’est tant préoccupé de former ses apôtres, il est certain aussi qu'il voulait que nul en Galilée n'ignorât l'avènement prochain du règne de Dieu. En envoyant les Douze il atteignait ce but, et il attirait l'attention plus sur le Règne que sur sa personne, qu'il ne voulait pas mettre en évidence. C’est sur ce dernier point que portent les recommandations du silence. Les évangélistes ont dû se rendre compte que ces ordres n'étaient pas obéis, et ils ne devaient pas l'être d'après le cours normal des choses. Mais en demandant le secret, Jésus marquait son intention de ne pas donner trop d'importance aux miracles qui rehaussaient son pouvoir, tandis qu'il consacraït ses forces et celles de ses disciples à la prédication du Règne de Diéu.
7-9. Orixton ϱ Πέπορε sur Jésus (Μο. σι, 14-16: Mt. κιν, 1-2).
Très important pour l'étude de la tradition. Luc a deux expressions communes avec Mt., τετραάρχης et Ἰγέρθη, mais il suit Μο. pour tout le reste, sauf le doute d'Hérode, par où il diffère des deux. |
I! faudra donc expliquer l'accord verbal avec Mt. autrement que par un emprunt de Le.
7) Mt. place la réflexion ἆ Ἠότοᾶς longtemps après la mission des Douze. Et Lc. ne dit pas du tout que cette mission ait contribué à faire connaître Jésus à - Hérode. La place de cette péricope s'explique donc simplement parce que Le. suit le fil de Μο, Ἡ conserve ἤκουσεν, mais il lui donne un complément, τὰ γινόμενα πάντα (cf. xx, 47.48 xxiv, 18) d’ailleurs très vague. βασιλεύς est remplacé par τετραάρχης (πι, 1), plus précis. Au lieu que dans Μο. et Mt. Hérode se prononce, Le. sait bien qu’une telle affirmation ne peut être qu’une conjecture, et la pose en doute résultant des différents avis (exprimés seulement dans Me.). Holiz. B. et J. Weïss, Loisy, en bons modernes, opinent que Le. n’a pas voulu prêter à un homme cultivé comme Hérode une grossière superstition! — Mais Le. a plutôt voulu reprocher à Hérode son scepticisme. — διηπόρει de Le. seul dans le Ν. T., mais classique. Dans Μο., on dirait d'abord que ces opinions sont exprimées devant Hérode; puis les choses sont mises au point au v. 16. Luc dit dès le début que c'était un bruit, διὰ τὸ λέγεσθαι. Les trois opinions sortent peutêtre de cercles différents. Les premiers sont des fidèles de Jean, qui ne peuvent
ÉVANGILE SELON SAINT LUC, 1x, 8-10. 261
*Or Hérodele Tétrarque apprit tout ce qui se passait, et il ne savait que penser, car quelques-uns disaient que Jean était ressuscité des morts, 8 d'autres qu'Élie était apparu, d’autres qu’un des anciens prophètes était ressuscité. ®Hérode dit : « Jean, je lui αἱ fait trancher la tête. Mais qui peut être celui dont j'entends dire tant de merveilles?» Et il cherchaït à le voir.
10Et à leur retour, les Apôtres lui racontèrent tout ce qu'ils avaient fait. Et les ayant pris avec lui, il se retira à l’écart dans la direction
croire sa mission terminée. Peut-être Le. a-t-il omis διὰ τοῦτο ἐνεργοῦσιν x. τ.λ. parce qu'en somme Jean eût pu faire des miracles de son vivant, et que ses disciples devaient le penser.
8) La seconde opinion attendait la venue du Messie, dont Élie devait être le héraut (Le Messianisme.. Ῥ. 210 ss.). Une troisième opinion supposait un ancien
. prophète ressuscité, et non pas seulement un prophète quelconque (Μς.). Dans l'opinion générale, la résurrection des justes était plutôt réservée pour l’audelà, après les temps messianiques (Le Messianisme.. Ῥ. 122 ss.; p. 175 55.). Mais d’après Mt. xvr, 14 et peut-être Μο. vi, 28, on attendait la résurrection de quelque grand prophète à cette époque de crise, qui en avait besoin et qui n’en produisait plus. Luc a préféré demeurer dans ces hypothèses purement surnaturelles. .
9) Hérode s'exprime comme quelqu'un qui n’a plus rien à craindre de Jean, avec la désinvolture d’un tyran qui α pris le bon moyen : « Quel peut être celui qui va encore me créer des histoires? » Les derniers mots préparent xx, 8. Hérode ne veut pas seulement éclaircir son doute. Il veut, comme prince, savoir à qui il a affaire.
En parlant de la mort et même de l'emprisonnement de Jean après les discussions sur sa résurrection, certes Μο. ne suivait pas l’ordre chronologique, et en parlant d'avance de l’emprisonnement de Jean (mr, 19 s.), Le. n'écrivait pas non plus comme un annaliste; c’est sa manière d'anticiper (1, 56.-80; vu, 37). Il a passé ici sous silence ce qui regardait la mort de Jean, qui n’eût plus été à sa place. ΤΙ a fait la part du Baptiste très large dans son enfance, parce qu’elle le préparait comme précurseur. Ge rôle joué, sa propre destinée ne regardait que l’histoire juive.
10-47. RETOUR DES DISCIPLES ET MULTIPLICATION DES PAINS (Μο. vi, 90-44:
. Mi. x1v, 13-21; Jo. vr, 1-19). . |
On peut distinguer, dans cette péricope, le retour des disciples, l'introduction et le miracle. Le retour est indiqué: d’un mot, comme dans Mc. L'introduction de Mc. avait un inattendu charmant. Jésus voulait la solitude pour faire reposer les Douze ; il va au désert par eau pour échapper à la foule, qui s’obstine, le rejoint, et lui, ayant pitié d'elle, l’instruit. Dans Le., l'intention de retraite, moins apparente, n’est pas tenue en échec par l’obstination de la foule, et si Jésus l’instruit, ce n’est pas parce que la compassion l'emporte sur son désir de solitude; il fait son office de docteur et ensuite de thaumaturge. Pour
262 | ÉVANGILE SELON SAINT LUC, 1x, 10-12.
αὐτοὺς ὑπεχώρησεν κατ ἰδίαν εἰς πόλιν akoupévnr Ῥηθσαιδά. 11 οἱ δὲ ὄχλοι Ὑνόντες ἠχολούθησαν αὐτῷ. καὶ ἀποδεξάμενος αὐτοὺς ἐλάλει αὐτοῖς περὶ τῆς βασιλείας τοῦ θεοῦ, καὶ τοὺς χρείαν ἔχοντας θεραπείας ἰᾶτο. 12 Ἡ δὲ
NA
τὸν ὄχλον, ἵνα πορευθέντες εἰς τὰς κύχλῳ χώµας καὶ ἀγροὺς χαταλύσωσιν καὶ εὕρωσιν ἐπισιτισμόν, ὅτι ὧδε ἐν ἐρήμῳ τόπῳ ἐσμέν. 5 εἶπεν δὲ πρὸς αὐτούς Δότε αὐτοῖς ὑμεῖς φαγεῖν. οἱ δὲ εἶπαν OÙx εἰσὶν ἡμῖν πλεῖον À πέντε ἄρτοι καὶ ἰχθύες δύο, εἰ µήτι πορευθέντες ἡμεῖς ἀγοράσωμεν εἰς πάντα τὸν λαὸν τοῦτον βρώµατα. ᾖὰ ἦσαν Ὑὰρ ὡσεὶ ἄνδρες πεντακισχίλιοι. εἶπεν δὲ πρὸς τοὺς μαθητὰς αὐτοῦ Καταχλίνατε αὐτοὺς Χλισίας ὡσεὶ ἀνὰ πεντή- Χοντα. 15 καὶ ἐποίησαν οὕτως καὶ κατέκλιναν ἅπαντας.