ω: (H) ou ωστε (Τ 8 V
plie; c’est-à-dire qui est commencée, comme l'exige le contexte, tandis que dans n, 6 et 11, 22 les jours sont écoulés. Ici le terme sera ἀνάλημψις (ou ἀνάληψις), hap. dans le N. T.; dans Ps.-Sal. 1v, 20, et qu’on trouve dans quelques mss. du Test. Lév. xvin, 3 ἕως ἀναλήψφεως αὐτοῦ. Le verbe ἀνελήφθη se dit ἆ Ἐ]ίο IV Regn. u, 41: 1 Macch. ur, 58; Eccli. xivur, 9 et d’Hénoch, Eccli. xuix, 44; cf. Hénoch, Lxx; c'est aussi le terme employé pour Jésus, Act. 1, 2. 41. 22; Μο. xvi, 19 qui signifie être enlevé, donc ici « assomption ». L'Église a préféré pour le Sauveur dans sa liturgie « Ascension », qui marque mieux son pouvoir propre de s’élever au ciel; « Assomption » se dit de Marie. — καὶ αὐτός, simple reprise de la personne principale comme sujet; cf. v, 17; var, 4. 22. — ἐστήρισεν avec τὸ πρόσωπον, tournure hébraïque, qui traduit 919 ΠΩ, Jér. xxr, 10, Ez. vi, 2, x, 47 etc., dans le sens de prendre une résolution définitive en vue de l'avenir. Les mêmes mots hébreux dans Jér. xcix, 15 traduits en grec (Sept. ΧΙΙ) δῶτε τὸ πρόσωπον ὑμῶν els Αἴγυπτον, donc comme ici avec l’idée de se rendre quelque part.
Depuis la Transfiguration, la mort de Jésus à Jérusalem: est entrée dans l'horizon de l'écrivain. À partir de 1x, 51, c'est Jésus lui-même qui oriente sa route vers ce terme. Peut-être Luc a-t-il jugé ces expressions compatibles avec un voyage d'environ six mois. Elles seraient plus naturelles en tout cas d’un voyage unique que de plusieurs. Ou bien Luc a-t-il pris une phrase presque toute faite dans une source qui n'avait en vue qu’un voyage rapide (B. Weiss, Loisy)? En tout cas, ce début assez solennel est de son style et n'emprunte rien à Me. x, 4 (ni à Mi. xix, 1), si ce n’est qu'il inaugure une nouvelle période à peu près dans le même contexte que Mc.
#2) L'envoi de quelques-uns — le terme de messagers est un peu trop noble — afin de préparer l’arrivée n'est mentionné qu'ici. C'étaient probablement des gens du lieu où l’on avait couché, choisis à cause du bon voisinage; il est probable qu’on ne prenait cette mesure que quand les circonstances l’exigeaient. En Samarie on n'était pas sûr d’être reçu. — πρὸ προσώπου, tournure biblique. L'ensemble rappelle Mal. πι, 1 reproduit dans Le. vu, 27, mais le pluriel des messagers et leur but enlèvent toute solennité à l'expression, de sorte que ce n’est point une réminiscence voulue {contre B. Weiss). Luc ne nomme pas le bourg des Samaritains, étant, dans toute cette section, encore plus indifférent à la géographie que lorsqu'il suit Me. — Qu'on lise ὡς ou ὥστε, le sens est le
5 et il envoya des messagers devant lui. Et s'étant mis en route ils entrèrent dans un bourg des Samaritains, afin de préparer ce qu'il fallait} pour lui. # Et ils ne le reçurent pas, parce qu'il avait pris la direction de Jérusalem. δὲ Voyant [cela}, les disciples Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous disions que le feu descende du ciel et les consume? » 55 Maïs s’étant retourné il les réprimanda. |
même, celui du but, « afin de ». On sait que ὥστε qui pour les Attiques indiquait le résultat avait fini par marquer la finalité (iv, 29) et on peut en dire autant de ὡς (11 Macch. 1, 2; IV Macch. xrv, 1). |
33) τὸ πρόσωπον.... πορευόµενον ES dans !I Regn. xvu, 41; avec ἦν la tournure est araméenne (Debr.$ 353). L'expression, un peu emphatique, paraît indiquer un but désigné extérieurement par les circonstances; au temps des trois pèlerinages, l'attention était éveillée, les haines religieuses renaissaient. Tout conduit à penser que Jésus avait dessein d’aller directement à Jérusalem en traversant la Samarie.
54) Les envoyés reviennent avec une réponse fâcheuse. Jacques et Jean, que Mc. a nommé fils du tonnerre (Μο. τῃ, 47), se montrent fort irrités. Leur caractère est le même, l'accord existe sur le fond sous deux formes différentes. Déjà Jean s'était montré fort ardent et porté à l'intolérance (1x, 49). Sa douceur, si célèbre, venait donc moins de sa nature que du changement opéré par l'esprit de Jésus. Les deux frères songent peut-être à l’exemple donné par Élie (II Reg. 1, 40. 12), qu'ils viennent de voir; ils se croient aussi puissants que lui, d’après . le pouvoir qui leur a été donné et qu'ils ont déjà exercé. — ἰδόντες Cf. vrir, #7 —
θέλεις avec le subj., cf. Μο. x, 51.
55) Le reproche de Jésus, qui fait taire les deux disciples, indique assez ce qu'il pense d'une indignation justifiée dans son principe, mais où l'instinct de la vengeance pouvait aisément se mêler au zèle de la justice.
Note de critique teætuelle. Au v. 54 add. ὡς καὶ Ἠλίας ἐποίησεΑ C D 6 W etc. latt. (a b ο f g) boh (codd.) pes. eth. Bas. Chrys. Aug: — om. (T HS) B L £ 71 457 (latt. af) Vg. boh. $sah. syr (ο 8). arm. Cyr. Au v. 55 add. καὶ εἶπεν, οὐκ οἴδατε : οἵου (ou ποίου) πγευµατός ἐστε [ὑμεῖς] D F K © etc. latt. Va: (61. et WW.) δοῇ. (codd.) syreur. pes. arm. Did. Epiph. Ghrys. Ps.-Den. Απο. — om. (T H 5) NABCGE W etc. lait. (g ἢ) Vg. (codd.) boh. δα. syrsin. eth. Bas. Hier. ; à la suite : ὃ γὰρ υἱὸς τοῦ ἀνθρώπου οὐκ ἦλθε ψυχὰς ἀνθρώπων ἀπολέσαι ἀλλὰ σῶσαι, MÊMES groupements mais D et d om.
La première addition est de beaucoup la mieux altestée. I1 semble qu’elles ont toutes trois la même origine.
Cependant Zahn (Geschichte. n, 468) a prétendu que l’omission est volontaire,
‘ de crainte que ces paroles ne soient exploitées par les marcionites. Elles ont donc une saveur marcionite? Alors pourquoi ne viendraient-elles pas de Marcion ou de son école? D'ailleurs les témoins pour J'omission sont en grec les plus anciens et les meilleurs ; de même pour les versions égyptiennes, syriennes
56 pat ἐπορεύθησαν εἰς ἑτέραν κώµην.
37 Ko πορευοµένων αὐτῶν ἐν τῇ ὁδῷ εἶπέν τις πρὸς αὐτὸν 58 Ακολουθήσω σοι ὅπου ἐὰν ἀπέρχῃ. nai εἶπεν αὐτῷ 6 Ἰησοῦς Ai ἀλώπεκες φωλεοὺς ἔχουσιν καὶ τὰ πετεινὰ τοῦ οὐρανοῦ κατασκηνώσεις, à δὲ υἷὸς τοῦ ν πεφαλὴν κλίνη. 5 Βἶπεν δὲ πρὸς ἕτερον ᾿Άχο-
3 [4 3 sr ἀγθρώπου οὐχ ἔχει ποὺ λούθει por. ὁ δὲ ee εν Kg, ἐπίτρεφόν µοι πρῶτον ἀπελθόντι θάψαι τὸν
69, κνριε (5 V) plutôt que on. (T H).— πρωτον απ. (T H V) et non απ. πρ. (5).
(syrsin. toujours et syrcur. dans le premier cas); le texte court est sûrement authentique.
Rendel Harris (À study of Codex Bezae p. 233) a supposé une origine marcionite. Il n’est pas douteux, d’après la réfutation de Tertullien (adv. Mare. 1v, 23), que Marcion opposait l'esprit d'Élie ou du dieu de l'Ancien Testament à celui du Christ, précisément en se servant de cet épisode : « Repraesentat Creator ignium plagam Helia postulante in illo pseudopropheta ». Agnosco iudicis severitalem; e contrario Christi <lenitatem increpantis> eandem animadversionem destinantes discipulos super illum viculum Samaritarum. Or 165 additions soulignent la différence entre ΙΑ. οἱ le N. Testament, ce qui rend probable l’origine marcionite, mais sans aller cependant jusqu'à l’antinomie. Elles sont en ellesmêmes fort belles, et ont pu se répandre dans l'Église (quoi qu’en dise Zahn), à une époque où Marcion ne comptait plus, et où l’on ignorait leur origine. Soden rend Tatien responsable, mais le texte arabe a pu être influencé par la peschitto. Aux témoins pour les additions, on a ajouté Clém. d'Al. d’après un fragment (M. 1x, 765) reproduit par Zahn (Forsch. in, 51), et qui suit le texte de D (W H Select readings p. 59). Toutefois Tisch., οἱ même Zahn. (Excursus vin du Com. de Le. p. 768), doutent que tout le passage soit de Clément.
56) Π semble que Jésus continue son chemin dans le même sens, en faisant un détour vers un autre bourg de la même région; ἕτερος est ici synonyme de ἄλλος et ne signifie pas un bourg d’une autre espèce, d'une autre région, ce qui serait trop subtil.
La Samarie n'a pas contre Jésus l'hostilité personnelle que montreront les chefs des Juifs. C'est comme un pays de gentils. Jésus passe sans s'émouvoir sur eux comme il fera sur Jérusalem, mais sans les menacer des mêmes catastrophes.