VocarIoNs Diverses (M. vu
Trois cas de vocations sont ici groupés, dont les deux premiers se trouvent dans Mt., mais au début de l’apostolat en Galilée, avant la fugue chez les Gadaréniens. Dans 668: deux cas les paroles de Jésus sont les mêmes, mais les personnes sont présentées un peu différemment. Luc a probablement suivi une autre source. Ou bien ses renseignements plaçaient le premier épisode à cet endroit, et il a eu l'intention de suivre l’ordre des faits, ou bien il a pensé qu'il était bien silué presque au début d'un voyage qui venait de se révéler très
56 Et ils firent route vers un autre bourg.
Et pendant qu'ils cheminaient, quelqu'un lui dit pendant la route : « Je te suivrai où que tu ailles. » 8Et Jésus lui dit : « Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel des abris, mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête. »
5971 dit à un autre : « Suis-moi. » Mais 1 dit : « Seigneur,
pénible, surtout pour se loger. Les deux autres exemples de vocations ont dû être groupés ici pour tracer un petit tableau de ce que le Maître exigeait de ses disciples.
57) Selon son usage de clore ses épisodes (1, 56; mr, 495. ; vai, 37), Le. a déjà indiqué l’arrivée dans un bourg. Il revient maintenant sur ses pas. En effet la réponse de Jésus s'explique mieux s’il vient d’essuyer un refus d’hospitalité. On était encore en chemin; ἐν τῇ ὁδῷ se rattache à εἶπε. Celui qui parle est simplement quelqu'un, τίς, dans Mt. un scribe. Il à certainement bonne volonté, et veut en quelque sorte réparer l’affront fait à Jésus. Son enthousiasme n'était peut-être qu’une impression passagère, mais absolument rien ne décèle l’hypocrisie ou l'arrière-pensée de tirer parti des miracles et de gagner ainsi de l'argent (ζα]. après les Pères). — ὅπου, dans la koinè au sens de ὅποι, que la Bible grecque ne connait pas. Dans cette langue ἐάν remplace volontiers ἄν après un relatif (Mayser, 152 5.).
58) La réponse de Jésus n'est pas un refus. Elle indique seulement 165 conditions dans lesquelles on peut s'attacher à lui, et qui désormais semblent devoir être permanentes. Repoussé de Nazareth, le Maître à aussi renoncé aux abris qu'il pouvait avoir en Galilée; il sait que l'accueil de Jérusalem ne sera pas moins hostile que celui qu'il vient de recevoir. Au disciple d’aviser. Le goût de l’allégorie a conduit quelques Pères (Aug. Ambr. Grég.) à penser que les renards figurent la ruse et Les oiseaux l’orgueil du prétendant. Ces animaux sont choisis comme types d’une existence agitée; le renard a toujours l'air de chercher fortune, les oiseaux volent çà et là. Cependant eux aussi ont des abris : le renard un refuge assuré, les oiseaux. des endroits pour s'abriter un moment, χατασπήνωσεις « des campements » terme choisi en vue de l'application à Jésus qui n’a ni maison, ni la demeure provisoire d'une tente. Plummer cite Plut. (Tib. Gracch.) :τὰ μὲν θηρία τὰ τὴν Ἰταλίαν νεµόμενα καὶ φωλεὰν ἔχει, καὶ κοιταῖον ἐστὶν αὐτῶν ἐκάστῳ καὶ καταδύσεις: τοῖς δὲ ὑπὲρ τῆς Ἰταλίας µαχομένοις καὶ ἀποθνήσκουσιν ἀέρος παὶ φωτός, ἄλλου δὲ οὐδένος µέτεστιν — où il ÿ à moins d'observation de la nature et moins de parallélisme. Le Fils de l’homme dans cet endroit ne signifie guère plus que « tandis que moi ». Il y à cependant, pour ceux qui savent, un contraste entre sa dignité messianique et son dénûment actuel. Il est touchant de penser que Jésus a enfin incliné sa tête sur la croix, xAlvas τὴν κεφαλήν (Jo. xx, 30).
Les paroles de Jésus, adressées à un enthousiaste, destinées à le faire réfléchir, l'ont probablement découragé. La sévérité des Pères pour cet homme vint sans doute en grande partie du titre de scribe que lui donne Mt.
59) Chacune des formules de Mt. et de Le. à sa vraisemblance. Dans Mt. celui
πατέρα pou. 60 εἶπεν δὲ αὐτῷ "Age τοὺς νεκροὺς θάψαι τοὺς ἑαυτῶν νεκρούς, σὺ δὲ ἀπελθὼν διάγγελλε τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ. δἱεἶπεν δὲ nat ἕτερος ᾿Ακολουθήσω σοι, πύριε' πρῶτον δὲ ἐπίτρεψόν µοι ἀποτάξασθαι τοῖς εἰς τὸν οἶκόν µου. ἵξ εἶπεν δὲ πρὸς αὐτὸν ὁ ᾿Ιησοῦς Οὐδεὶς ἐπιβαλὼν τὴν χεῖρα αὐτοῦ ἐπ᾽ ἄροτρον nai βλέπων εἰς τὰ ὀπίσω εὔθετός ἐστιν τῇ βασιλείᾳ τοῦ