‹ Evangile selon saint LucChapitre 164 sur 300 · om. Ίμων p. πολας (T Ἡ) et non add. (8 V · texte numérisé non relu

om. Ίμων p. πολας (T Ἡ) et non add. (8 V

aurait personne dans la maison qui fût fils de la paix, car c’est au début le. secret de Dieu. Si seulement on consent à recevoir les disciples, ils doivent rester dans cette maison : ἐν αὐτῇ δὲ τῇ οἶκίᾳ ne peut signifier « dans la même maison » (Vg. in eadem). Ils travaillent, c’est-à-dire au bien des gens de la maison, ils ont droit à un salaire qui, dans l'espèce, sera les aliments qu'on doit leur fournir selon les règles de l'hospitalité. En pareil cas, le devoir de l'hospitalité étant collectif, les autres familles doivent les inviter à se transporter chez elles. Les disciples doivent resler où ils sont; autrement le temps se perdrait en politesses, on n’aborderait pas sérieusement le sujet de leur mission. D'autant que leur séjour ne devait pas être prolongé. Il y avait avantage à former partout des foyers de conviction; c’est ainsi que se fonderont les églises. La maxime : « l'ouvrier a droit à son salaire » est citée dans I Tim. v, 18 sous cette forme (Mt. « à sa nourriture »), et déjà dans 1 Cor. 1x, 44, Paul avait rappelé en termes généraux cette ordination du Seigneur : οὕτως καὶ ὃ Kôgros διέταξεν τοῖς τὸ εὐαγγέλιον χαταγγέλλουσιν ἐκ τοῦ εὐαγγελίου Cv. Aussi parlait-il volontiers du salaire des ouvriers apostoliques (I Cor. ur, 8. 14; 1x, 17. 18). Les disciples ne doivent avoir aucun scrupule d’être à charge. Il n’est nullement question de la qualité des mets, aliments purs ou impurs, question qui aurait dù se poser si les disciples avaient été envoyés chez les gentils. 8) Les disciples étaient déjà censés dans une ville, mais une ville — ordinairement ces « villes » répondraient à nos villages — a son existence et sa responsabilité à elle, surtout dans cet Orient ancien où tout se discutait à la porte entre les principaux. C'est dans ce cadre que doit s'exercer publiquement. . l'activité des disciples, ce qui précède n'était qu'une règle pour leur conduite particulière. On fait remarquer (B. Weiss, Holtz.) que ἐάν serait plus naturel que ἣν ἄν, puisque εἰσέριησθε est suivi de καὶ δέχωνται. C’est méconnaître le parallélisme de ces phrases v. 5, v. 10, qui prouve que Le. n’a point arrangé tout ce discours librement comme on le prétend. — Si ἐσθίετε τὰ παρατιθέµενα

ὑμῖν était un complément du v. 7, il faudrait y chercher une idée nouvelle; et alors on songerait (Holéz. Loisy elc.) à I Cor. x, 27 πᾶν τὸ παρατιθέµενον ὑμῖν ἐσθίετε. Dans l'hypothèse d'une ville païenne, il faudrait manger tout ce qui est présenté, füt-ce même un aliment impur. Mais une question aussi grave ne pouvait être tranchée en passant, d'une manière obscure. D’autres (PL Schanz

ÉVANGILE SELON SAINT LUC, x, 9-11. 297

ce qu'il y aura chez eux, car l’ouvrier a droit à son salaire. Ne passez pas de maison en maison. ὃ Et dans quelque ville que vous entriez et où l’on vous reçoive, mangez ce qui vous sera servi, et guérissez les malades qui y seront, et dites-leur : le règne de Dieu est proche de vous. Et dans quelque ville que vous entriez et où l'on ne vous recevrait pas, allez sur les places et dites’: 1! Nous secouons sur vous jusqu'à la poussière de votre ville qui s ’est attachée à nos pieds; sachez cependant que le règne de Dieu est proche.

Κη.) cherchent l’idée nouvelle dans la recommandation de ne pas être exigeant :. se contenter de ce qui est offert. Autre subtilité, prévoyant une impolitesse d'autant plus antipathique à l’usage oriental que l'hôte est censé avoir fait tout son possible. Il n'y a donc ici, avec la redondance sémitique, qu’une application aux villes de ce qui a été dit des maisons; recevoir quelqu'un est presque synonyme de lui offrir des aliments. Les disciples doivent accepter.

9) Leur gratitude et leur action s'expriment par des guérisons, et, ayant ainsi gagné la confiance et accrédité leur parole, ils annoncent le règne de Dieu (cf. vu, 22). Mt. a l’ordre inverse, x, 7 et 85, |

ἤγγιχεν, d'une chose spirituelle est une métaphore, mais qui s'entend mieux de la domination, du «règne », imposé sur des personnes, que d’un « royaume » qui ne saurait être dans ce cas. βασιλεία est donc ici certainement le règne. Il est déjà là, comme le prouvent les guérisons. Mt. ayant mis les guérisons après. a omis ἐφ᾽ ὑμᾶς, ή

10) Cf. 1x, ὃ; Μο. νι, 11; Mt. x, 14. Au v. 8 εἰσέρχγησθε au présent, parce que . l'entrée et la réception sont comme simultanées. Ici εἰσέλθητε, car on ne pouvait

empêcher les disciples d'entrer dans une ville, et si on refusait de les recevoir, ce devait être en connaissance de cause, ce qui exigeait un certain temps, l'hospitalité étant la règle. Le refus avait donc toute sa portée. Le détail des places publiques est propre à la mission des 72; πλατεία est un adj. fém., sousent. ὁδός.

14) Cf. 1x, 5; ΜΕ. x, 140 et Μο. νι, 141. L'action symbolique indiquée dans ces. endroits, et expliquée sur Mc. vi, 14, est exprimée par un discours direct, dans un sens plus général {(Schanz). L'idée d’une poussière impure qu'on secoue, le. cède ici à l’idée d’une poussière qui s’est attachée sans qu'on le veuille, et qu'on n'entend pas garder. Puisqu'ils ne veulent rien offrir, on leur rendra même cela; c’est ce qu'indique ὑμῖν (de même que dans Act. x, 51 ἐπ᾽ αὐτούς), après πόλεως ὑμῶν, peut-être en opposition avec ἡμῖν. Entre vous et nous, tout est rompu. Mais ils n'en recevront pas moins le message du règne de Dieu, ἤγγικεν, celte fois sans ἐφ᾽ ὑμᾶς, puisqu'ils n’en veulent pas. Erit illis in vindictam (Kn.) force un peu la note et devance la suite; les habitants sont prévenus, et ne pourront se disculper, cf. Επ. xxx, 33 (Holfz.). — πολλᾶσθαι est souvent employé par Luc, mais, sauf ici, toujours dans le sens général de se joindre à quelqu'un (xv, 15; Act. v, 43: var, 905 1x, 96: x, 28; xvir, 34) non dans le sens technique des médecins de la reprise des os brisés elc. (Hobart, p. 128 5.). —

298 ÉVANGILE SELON SAINT LUC, x, 19.

τοῦτο Πινώσχετε à ὅτι ἤγγικεν À βασιλεία τοῦ θεοῦ. 1? λέγω ὑμῖν ὅτι Σοδόμοις ἐν τῇ ἡμέρᾳ ἐκείνῃ ἀνεχτότερον ἔσται ἢ τῇ πόλει ἐχείνῃ. 18 Οὐαί σοι, Χοραζείν οὖαί σοι, Ῥηθσαιδά ὅτι εἰ ἐν Too Lai Μιδῶνι ἐγενήθησαν αἱ δυνάµεις αἱ γενόμεναι ἐν ὑμῖν, πάλαι ἂν ἐν σόχκῳ καὶ αποδῶ Ἰαθήμενοι μετενόησαν. πλὴν Τόρῳ καὶ Σιδῶνι ἀνεκτότερον ἔσται ἐν τῇ χρίσει à ὑμῖν. 15 Kai σύ,

15. om. του 6. oupavos (T H) et non add. (5 V). — καταθιόασθηση (TS V) et non παταδηση (H).

ἀπομάσαομαι est propre à Le. (+ dans le Ν. T.), et fréquent dans les médecins, mais avec le sens d'essuyer soigneusement (une plaie etc.) (Hobart, p. 114).

12) Cf. Mi. x, 15, qui nomme aussi Gomorrhe et spécifie que le jour est celui du jugement. C’est bien d’ailleurs le sens de ἐν τῇ ἡμέρᾳ ἐχείνῃ (cf. xx, 34; Mt. vu, 22; IT Thess. 1, 40; 11 Tim. 1, 12. 18; τν, 8), De nos jours les anarchistes russes parlaient simplement du « grand soir » pour désigner la révolution sociale. Et d’ailleurs Le. dit clairement au v. 14 ἐν τῇ χρίσει, Les commentateurs expliquent que la ville en question n’a peut-être pas commis des crimes plus grands que ceux de Sodome, mais qu'elle est plus coupable puisqu'elle a rejeté l'appel de Dieu. L'invitation des disciples, préludant au passage de Jésus, était une intervention de Dieu bien au-dessus de la visite des anges à Sodome (Gen. xix, 4 ss.). Mais ces mêmes commentateurs n'abordent pas la grave dif. ficulté commune à ce verset et aux deux suivants. Le jugement n'est pas un jugement historique qui devra frapper les villes coupables de résister à l’appel de Jésus, puisque Sodome détruite doit y figurer. Si c'est le jugement dernier, <omme tout l'indique, comment des villes peuvent-elles y être condamnées, et quelle sera leur peine, puisqu'il n’y a pas de place dans la Géhenne pour des cités? elle n’est que pour les hommes. D'après Loisy les condamnés seraient les habitants, dont la résurrection est sous-entendue. C’est une solution plausible. Mais quand Luc pense aux particuliers, il sait Le dire (χι, 32); ici il parle des villes, et du châtiment qui les menace. Peut-être faut-il voir ici un élément symbolique. Jésus voit tout dans la lumière de Dieu, qui est ici celle du jugement. Les villes sont plus ou moins coupables selon le jugement de Dieu. Elles sont donc représentées comme des personnes soumises à ce jugement. Ces assises solennelles sont conçues comme une manifestation éclatante destinée non pas tant à exercer la justice de Dieu qu'à la manifester, en constatant l'équité de ses châtiments historiques. C’est pourquoi Sodome, qui a disparu depuis longtemps, doit y paraître. Ce ne sera pas pour recevoir son châtiment, depuis longtemps consommé. Et il pourra en être de même des autres villes, Ce qui est affirmé en termes clairs, c’est leur culpabilitc. L'intervalle entre les perspectives de la faute et du jugement n'est pas marqué, mais elles ne sauraient être confondues. Les villes d'Israël impénitentes méritent d’être traitées plus . sévèrement que Sodome. Loin que le règne de Dieu soit le triomphe d'Israël, d'Israël récalcitrant sera sévèrement puni, parce qu'il est plus coupable.

je vous déclare qu’en ce jour-là il y aura moins de rigueur pour Sodome que pour cette ville. ‘Malheur à toi, Chorazeïn! malheur à toi, Bethsaïda! car si les miracles opérés parmi vous l'avaient été dans Tyr et dans Sidon, depuis longtemps, assis dans le sac et la cendre [les habitants] auraient fait pénitence. # De ‘toute façon, au jugement, on sera moins rigoureux envers Tyr et envers Sidon qu'envers vous. ‘5 Et toi, Carphanaüm, est-ce que tu. seras élevée jusqu’au ciel? Tu seras précipitée jusqu'en enfer.

13-45) Cf. Μι. xx, 20-24, dont le contexte est différent et préférable du moins en ce point qu'il place en Galilée l’apostrophe aux villes de ce pays. En effet, c'est bien aux villes que le Seigneur s'adresse, ὑμῖν, σύ, ce qui est beaucoup plus naturel en leur présence que de loin. On -concoïit cependant que Le. ait jugé à propos de rassembler ce qui regardait le châtiment des villes (ἀνεκτός n'est dans le N. T. qu'au comparatif et dans ce contexte, x, 12. 14; Mi. x, 15; xt, 22. 24), au risque d'interrompre quelque peu l'instruction donnée aux dis- <iples. En inaugurant cette nouvelle mission, son cœur est douloureusement

ému au souvenir des bords du lac dont 1 s'est éloigné, et ii adresse à ses villes de loin comme un suprême avertissement. Mais si Luc a cru devoir établir ce contexte (lui-même ou sa source), c’est donc qu’il entrevoyait une ressemblanec entre les villes de Galilée et celles que les disciples vont évangéliser : toutes sont isragélites et sont plus coupables que les villes païennes auxquelles elles sont successivement comparées. Holizmann, qui veut absolument forger une mission paulinienne chez les Gentils, prétend que l’apostrophe est destinée par Luc à justifier cette mission; Israël à passé le premier; il a refusé; à d’autres!

. — Assurément il y a ici une allusion à la réprobation des Juifs, mais cette

allusion comprend les villes auxquelles les disciples sont envoyés.

43) Cf. Mt. σι, 21, Les paroles de Jésus sont les mêmes, sauf que Le. a en plus xaBfuevor (cf. 1, 79), expression qui fait image et marque l’accablement; elle doit être primitive, répondant à un usage oriental constant; cf. Job. Ἡ, 43; Jon, ur, 6. Sur le sac, cf. Ts. πτ, 24; xv, ὃς Kxnr, 42; Jér. vi, 26; σενα 37, La pénitence d'Achab I Reg. xx1, 27, οἱ ÉRS? p. 321; sur la cendre ou la poussière, Jos. vu, 6; Ez. ακνη, 30, ÉRS? p. 325 s.— Les miracles de Jésus étaient donc un appel à la pénitence, laquelle étaït la préparation convenable d'Israël au règne de Dieu (Me. 1, 15). — Les deux termes de comparaison sont des villes siluées au bord de l’eau, maïs ce trait commun n'est pas ce qui appelle Tyr et Sidon, célèbres en Galilée et dans toute l'histoire ancienne et juive. Sour (19) est aujourd'hui un très petit village; Saïda {Sidon) a une existence plus prospère . et de très beaux jardins; Xooate répond aux ruines {avec une synagogue) de Kherazeh, sur la hauteur, au nord du lac de Tibériade : esé autem nune desertum in secundo lapide α Capharnaun, disait déjà saint férôme. Βηθσαϊδά est placée par conjecture à et-Tell, sur la rive gauche du Jourdain.

14) Cf. Mt. χι; 22. Sur le sens, cf. v. 19.

45) Capharnaüm, les ruines de Τε]]-Ηαπι. La synagogue, récemment décou-

ς 3 op + un 3 μα s e -- .. mn , 4 μ 16 Ὅ ἀχούων ὑμῶν ἐμοῦ ἀχούει, καὶ ὁ ἀθετῶν ὑμᾶς ἐμὲ ἀθετεῖ' ὁ δὲ ἐμὲ » - , N λ : € ἀθετῶν ἀθετεῖ τὸν ἀποστείλαντά µε. 17 Ὑπέστρεφαν δὲ οἱ ἑβδομήποντα #

‘ : + D ο = ὀνόματί σου. ‘lSelmey δὲ αὐτοῖς ᾿Ἠθεώρουν τὸν Σατανᾶν ὡς ἀστραπὴν à

verte, et qui parait dater du u° siècle, atteste que la prospérité de la ville fut considérable encore sous l'empire. Ce qui est affirmé ici par le Sauveur, ce

- n'est pas sa ruine matérielle aux temps messianiques, c’est son attitude misé-

rable au jour du jugement, c'est-à-dire devant Dieu. Tandis que la plupart des villes, comme Tyr et Sidon, ont suivi leurs destinées sans croiser, pour ainsi dire, la grande intervention de Dieu pour le salut, Capharnaüm a eu dans son histoire une période qui la classe aux yeux du juge. Elle aurait pu être élevée jusqu'au ciel, pour avoir été la patrie adoptive du Messie; mais si elle avait l'audace de s'en prévaloir, ses prétentions seraient repoussées; elle sera rabaissée jusqu'aux enfers. Ce sont les deux extrémités des choses (cf. Is. vir, 11), de la gloire et de la honte (18. χιν, 13-15). Dans l’assomption de Moïse (x, 11) Israël espérait se hausser jusqu’au ciel des étoiles, tandis que ses.ennemis demeureraient sur la terre (Le Messianisme.…. p. 85 s.). Capharnaüm espérait le même honneur; cile sera précipitée encore plus bas. Le texte critique μὴ... ὑφωθήσῃ; donne donc un sens excellent, tandis que ἩΠ... ὀφωθεῖσα (préféré encore par B. Weiss et Hahn, comme seul explicable) fait tout au plus allusion à la prospérité οἱ à l'orgueil de Capharnaüm. On ne peut entendre ὑψωθεῖσα de l'honneur qui lui a été fait de recevoir 16 Messie, car, ayant refusé de faire pénitence, elle n’a pas été réellement élevée par sa présence. — ὑψωθήση est au passif, parce que l'action de Dieu est nécessaire pour s'élever jusqu'au ciel (et altabit te Deus [ass. Mos. I. 1.]). La perspective est toujours celle du jugement, comme l'indique l'enfer.

46) Cf. Mt. x, 40%, parallèle seulement pour la première partie du v. Le prineipe de l'autorité de ceux que Jésus envoie est énoncé sous la double forme positive et négative; celte dernière était bien en situation après les échecs prévus, et justifiait la sévérité du jugement : ceux qui refuseraient de recevoir les disciples refuseraient Dieu lui-même. — Ce serait prêter à Luc un étrange état d'esprit que de supposer qu'il a écrit ainsi ce verset d’après Μο. 1x, 37, qu'il avait déjà utilisé (1x, 48) et pour se différencier de lui-même (Zoisy, 1, 897; B. Weiss y voit un Ersalz libre de Mt. x, 40-42). — ἀθετεῖν au sens. juridique de récuser la valeur d'un témoignage, l'authenticité d’un acte etc. Cf. Gal. πι, 45.

L’instruction aux 72 disciples est fatale à l'hypothèse des Logia, tels que les conçoit Harnack. D'après lui (Sprüche und Reden Jesu, p. 93 5.) l'instruction aux disciples dans cette source (Q) comprenait : ce qui regarde la moisson (Mt. IX, 37. 38; Le, x, 2); les brebis et les loups (Mt. x, 163: Le. x, 8); la paix donnée à la maison (Mt. x, 19. 13; Le. x, 5. 6); le salaire de l'ouvrier (Mt. x, 10°; Le. x, TP); Sodome et la ville impénitente {Mt. x, 45; Le. x, 12); l'apostrophe aux villes (Mt. χι, 21-23; Le. x, 13-15), l'autorité des disciples (x, 40 ou plutôs 4Qa; Le. x, 162, simple analogie). Harnack ajoute Le. x, 4 et Le. x, 8-11, mais c'est contre l'hypothèse, puisque ces passages n'ont de parallèles dans Mt. que

1 Celui qui vous écoute, m’écoute, et celui qui vous rejette, me rejette. Or, celui qui me rejette, rejette celui qui m'a envoyé. »

17 Les soixante-douze revinrent tout joyeux, disant: « Seigneur, les démons eux-mêmes nous sont soumis en ton nom. » 151 leur

des passages qui ont aussi leur parallèle dans Mc. et dans Le. lui-même. De ce qui reste: il faut déduire le premier cas, qui dans Mt. n'est pas dans l’instruction aux disciples, et l’apostrophe aux villes qui se rapporte à un autre contexte. C’est done avec quelques phrases décousues qu’il faudrait refaire un discours. Il ne pouvait subsister sous cette forme. Mais eût-il subsisté, comment Luc pouvait-il avoir l'idée de créer un épisode pour y loger ces phrases, qu'il était si facile d'introduire dans la mission des Douze? Ἡ vaudrait mieux dire avec Loisy (1, 859) : « C'est plutôt le cadre qui aura empêché la fusion des discours, que la différence des discours qui aura suggéré le cadre. » Recourir comme B. Weiss à une source Lq. n’est que reculer la difficulté dans l'obscurité ‘ pour l’escamoter. Si la source Q avait le cadre, pourquoi Mt. l'a-t-il supprimé? Si cette source contenait 165 riches développements de Mt., pourquoi Le. les a-t-il omis, se contentant presque de se répéter? Les deux évangélisies ont donc suivi ici leurs sources particulières, non une source commune, mais ces sources ” contenaient des paroles du Sauveur qui étaient les mêmes, fidèlement transmises, quoiqu'on ne sût pas toujours exactement dans quelles circonstances elles avaient été prononcées.

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