αδικήσει (T Ἡ) ou αδικηση (5 V
en est-il de la chute de Satan. La conséquence serait juste, maïs il faut plutôt dire que la parole confirme la mission. Elle est seulement fâcheuse pour le système eschatologique, parce que « la chute de Satan (cf. Άρος, τη, 9. 43: Jo. xu, 34) garantit que la puissance du Malin est brisée en principe, le règne de Dieu arrivé, d’après la conception de Mt. x, 28 --- Lc. χε, 20 » (Holtz.).
L'ensemble est très clair. — ἐθεώρουν est un impf., et doit donc s’entendre de la mission des 72 (tous les modernes contre le plus grand nombre des anciens; cf. Kn.). Si l’on objecte que l’action des disciples ne pouvait avoir cette importance (Loisy), il faut se rappeler qu'ils ont agi « au nom de Jésus », et que le Maître avait assimilé leur action à la sienne propre, à celle de Dieu. Rien de plus fort sur l'intention de Jésus d’agir, pour son œuvre rédemptrice, par ceux qu’il investit de son autorité. C’est sur cette volonté que repose l'Église avec sa hiérarchie. — Jésus a-t-il perçu cette défaite de Satan par une vision extérieure? Cela ne résulte pas du texte qui peut étre entendu d’une image employée pour exprimer une idée morale. Autrement Satan est-il tombé à chaque exorcisme? ou à quel unique moment? L'œil intérieur du Sauveur pouvait saisir ce fait spirituel sans une vision. Satan tombait du ciel : ἐκ τοῦ odgavoë doit être joint à πεσόντα, car ce qui importe ce n’est pas qu'un éclair tombe du ciel, mais que Satan soit déchu de la puissance qu'il s'était arrogée. « Du ciel » ne signifie pas qu’il était auprès de Dieu, comme ont compris les Pères qui ont vu là une allusion à la chute des anges, mais dans les hauteurs où Capharnaüm voulait s'élever (v. 15); ef. (ιο, Phil. n, 42 collegam de cælo detraæisti (PL). La comparaison avec un éclair signifiera dans Mt. χχιν, 27 l'apparition instantanée d'une puissance céleste ; l'éclair peut aussi signifier sa disparition : c'est une brillante lumière qui s'éteint soudain et qui est censée tomber, puisqu'elle se dirige vers la terre, sans pouvoir se relever ni briller de nouveau.
— Jésus n’a pas voulu rabattre l’orgueil de ses disciples (certains Pères dans Kn.), mais leur révéler le sens profond de leur œuvre afin d'augmenter leur joie.
19) À qui a bien usé des pouvoirs confiés d’une manière générale, on peut les renouveler plus expressément, en les indiquant dans une clarté plus vive et plus officielle. Il y a donc ici du nouveau, comme le prouve ἴἰδού (avec B. Weiss). D'autres (Schanz, Holtz. PI. Hahn etc.) voient ici une allusion à la puissance conférée avant le départ. Ils s'appuient sur δέδωκα, mais le parfait peut s'entendre comme un présent (texte recu δίδωμι), el la phrase se termine nettement
dit : « Je voyais Satan tombant du ciel comme un éclair. 1? Voici que je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et Les scorpions, et [pouvoir] sur une puissance quelconque de l'ennemi, et rien ne vous nuira. 3 D'ailleurs ne voas réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis, mais de ce que vos noms sont inscrits dans le ciel. » ..
par une vue sur l'avenir. — ἐξουσία est souvent employé sans l’article; peut-être la détermination est-elle provoquée par la détermination (τοῦ) du verbe, qui marque bien la finalité et presque l'avenir; cf. v, 25; 1x, 1; χα, ὃν xx, 17; Act. 1x, 44 où il n’y a pas ensuite d'article avant le verbe.
— τοῦ πατεῖν ἐπάνω n'est pas précisément fouler aux pieds (Schanz, Holtz.; cf. Rom. xvr, 20), à la facon des vainqueurs qui posaient le pied sur la nuque des vaincus. C'est simplement mettre le pied sur des bètes dangereuses, d'autant qu'il s'agit d'animaux près desquels on peut marcher sans les voir, au risque d’être piqué cruellement. 11 s'agit moins de les humilier après la victoire que de les mettre dans l'impossibilité de nuire. Sont-ce bien des serpents et des - scorpions au sens. physique? Schanz, d’après les Pères, y voit le symbole de la puissance de Satan; si Jésus a promis dans MC. xvr, 18 que les serpents ne nuiraient pas aux Apôtres, ici le contexte parle seulement de la victoire sur Satan (de même B. Weiss). | :
Mais les modernes (Holtz. Loisy, Hahn etc.), suivent avec raison le sens littérat. Seulement Loisy ajoute que « ces animaux dangereux appartiennent, comme les esprits mauvais, à ce que le Sauveur appelle « la puissante de l'ennemi », c’est-à-dire «l'armée de Satan », idée que Schanz a raison de déclarer étrangère à la Bible. Les serpents ne sont ni le symbole des esprits mauvais, ni munis de *enin par Satan pour faire son œuvre, ce sont des fypes d'animaux dange- - reux et même des dangers qui menacent les envoyés du Seigneur. Ἡ n'y a là qu'une réminiscence du Ps. κο, 13 ἐπ᾽ ἀππίδα (héb. lire ΌΠτ) καὶ βασιλίσχον ἐπιδήσῃ, καὶ καταπατήσεις λέοντα καὶ δράκοντα, qui respire la confiance filiale dans [ο secours
du Seigneur. Ici, à la confiance s'ajoute un véritable pouvoir à l'encontre des périls du chemin. "---ἐπί se rapporte à ἐξουσίαν (Holtz. Schanz, PI. Hahn) et non à πατεῖν (B. Weiss). Si l’on est logique, il faut en conclure que nous avons ici non pas une généralisation, mais un second objet de l'autorité, le pouvoir sur toute puissance de l'ennemi (Mt. xur, 25). — οὐδέν est régime d'après Schanz et Holiz., à cause de Act. xxv, 10. Mais ici οὐδέν est fortement en vedette, il est -donc sujet (PL Weiss. Hahn), et résume les deux objets de crainte. S'il était objet, le sujet serait Ὀόναμις (Hofz.), mais pourquoi pas éy0pde? il y aurait ambiguïté. Il est vrai que οὐδέ et où µή n'est pas classique, et qu'il suffirait de οὐδέν... μή ou de οὐδέν seul, maïs cf. Pap. : οὐδ' où μὴ Τένηται (ποκεν, Chr. n° 122, 4 cité par Deb. $ 431, 3). |
20) Jésus revient à la joie manifestée par ses disciples. Elle était certes légitime, surtout à cause de la défaite de Satan, mais elle le serait moins si l’apôtre cavisageait surtout l'empire qu'il avait acquis. Ce n’était qu’un don transitoire. — πλήν n'est pas adversatif; c’est : « tout bien considéré ». L'opposition n'est
pas non plus absolue entre ne pas se réjouir — et se réjouir. La tournure est sémitique (cf. Prov. xvir, 13 héb.) et équivaut’ à « réjouissez-vous bien plutôt ». Dieu écrit le nom de ses élus dans un livre. Cette métaphore était bien connue (Ex. xxxu, 32 s.; Is. 1v, 3; Dan. χα, 1; Ps. Lxix, 29). Elle suppose que les chefs d'État ou les cités possédaient des listes des citoyens. Les ἀπογραφαί des papyrus égyptiens montrent avec quel soin ces registres étaient tenus. Macaire (Hom. xr, 17) a donné comme parole du Seigneur : τί θαυμάζετε τὰ σημεῖα; κληρονοµίαν μεγάλην δίδωμι ὑμῖν, ἣν οὗ» ἔχει 6 κόσμος ὅλος, ce qui n’est peut-être qu’une glose de notre verset; cf. RB. 1918, p. 128. Échapper aux périls, commander aux démons est peu de chose si l'on n'est inscrit dans le livre de vie (Apoc. xx, 45).