‹ Evangile selon saint LucChapitre 179 sur 300 · Heureuse LA MÈRE DE Jésus · texte numérisé non relu

Heureuse LA MÈRE DE Jésus

Propre à Le. De ce que Sésus répond dans le même sens que dans vin, 24 (et parallèles Μο. m1, 36; Mt. χη, 50), ce n'est pas une raison pour que l’occasion soit la même. Luc a situé ce morceau ici très expressément, au risque de sus= pendre le contexte; c’est donc parce qu'il en connaissait la situation de fait, lui qui se soucie si. peu de fixer le temps même relatif des choses. Les femmes expriment plus vivement que les hommes leur sympathie pour ceux qui sont accusés injustement et qui savent se défendre. Il est inutile de supposer que celle-là était mère d'un possédé libéré. Les paroles du Maître et sans doute l'accent de sa parole l'ont touchée; elle se dit qu’elle eùt été bien heureuse d'avoir un tel fils, et avec une franche sympathie elle rend hommage à sa Mère. |

27) Personne ne disant rien, car les adversaires ne voulaient pas reconnaître leur défaite, une femme lui donne raison avec son cœur de mère. ἐπάρασα φωνήν Act. α, τά αν, 11; xx, 22 + Ν. T. — Les félicitations à la mère, cf. Gen. xxx,13.

βαστάσασά σε καὶ μαστοὶ οὓς ἐθήλασας. Bobrds δὲ εἶπεν ἸΜενοῦν μακάριοι οἱ ἀχούοντες τὸν λόγον τοῦ θεοῦ καὶ φυλάσσοντες. |

30, om. ο a. Ίωνας (T 8 V) et non add. (Π).

28) μενοῦν (et non μενοῦνγε, qui d’ailleurs aurait le même sens), tantôt confirme et tantôt rectifie; son sens ne peut être dégagé que par le contexte. Il a paru difficile puisque souvent il n’ä pas été tradui : Watt. (a ὃ f ff 2i ϱ) syrr. (sin., cur., pes.), ou traduit de façons différentes en latin : ὕπιπιο (ὁ e 1), etiam (d);: dans la Vg. manifestissime (deux mss.) quinimmo (bien plus, ou plutôt) quigpini (oui). Les éditeurs WW ne préfèrent qu'à peine quippini. Sah. « plutôt », boh. a reproduit μενοῦνγε en copte,

Il est clair qu'ici μενοῦν ne peut être une simple confirmalion (Kn.?), car Jésus passe d’un ordre à un autre. Il y fait à tout le moins une comparaison, et il ne peut être douteux que l’ordre religieux l'emporte. Mais il est encore plus évident que sa réponse n'est pas un démenti; il eût été bien dur de dire à une femme que les soins et la tendresse d’une mère ne comptent pas. Il fallait être Calvin pour attribuer ce sentiment à Jésus. Il ÿ auraït encore du pédantisme à voir dans ces paroles le reproche dissimulé d'un magister pour n'avoir pas tenu compte de l’ordre surnaturel. Cette femme a parlé en mère, dans la simplicité de son cœur, n’hésitant pas à rendre hommage à Jésus, et l'hommage le plus délicat, en félicitant sa mère. Cependant le Sauveur ne se tient pas pour satisfait ; il ne refuse cette félicitation ni pour lui, ni pour sa mère, mais il élève les pensées plus haut, vers une région où d’ailleurs Marie a excellé plus que toutes les femmes, elle qui doit être dite bienheureuse par toutes les générations. Luc n'a pas oublié ce qu'il a dit à ce sujet (1, 42. 45. 48), et sans doute a-t-il regardé le cri de l'inconnue comme un premier accomplissement de ce qu'il avait annoncé. C'est pourquoi l'Église lil cet évangile à la messe de Beata. Sur 980, cf. Jac. 1, 22-25. .

29-32: Pas D'AUTRE SIGNE QUE Jésus (Mt. αι, 39-42; cf. ME. xvr, 45 Μο. var, 12). Sauf l'entrée en matière, qui est toujours le point personnel, Le. et Mt. χι, 89-42 sont tout à fait semblables, si ce n’est pour l’ordre, et ce qui regarde Jonas. |

29) Le. met la foule en scène, quoique les discours précédents aient déjà été tenus en public, peut-être parce que le nombre des curieux s’est accru {ἔπαθροιζομένων, PLUT. Ant. 44), intéressés qu’ils étaient par les paroles du Maître et peut-être aussi par l'intervention de la femme inconnue; rien ne pique l'attention d'une foule au même degré. C'est donc à tous que Jésus s'adresse, mais on ne doit pas avoir oublié que la question posée par quelques-uns (v. 16) regardait un signe du ciel, ce qui doit être le sens ici. Les miracles ne manquaient

tu as sucées! » % Et lui dit : « Bien mieux, heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique! » 2 La foule s'étant accrue, ilse mit à dire : « Cette génération est

. une génération mauvaise: elle demande un signe, et.il ne lui sera } ?

donné ἆθ signe que le signe de Jonas. #Car ainsi que Jonas fut un signe aux Ninivites, ainsi le Fils de l’homme sera [un signe] pour

pas, mais on exigeait, semble-t-il, une manifestation céleste extraordinaire qui désignât Jésus et l’accréditât comme Messie. C'était bien en eftet le vœu de toute cette génération, et c'est par là qu’on la trompait (cf. Jos. Bell. II, και, 4, Le Messianisme.. Ῥ. 21). Jésus a bien le droit de la déclarer « mauvaise », puisqu'elle ne se contentait pas de ses miracles de bonté ou les interprétait

* mal. Luc ne dit pas « adultère » comme Mt., car les gentils ne savaient pas que

la nation juive avait été comparée par Dieu à une épouse infidèle (05. πι, etc.). — Sur le refus absolu de signe dans Μο. vin, 12, cf. Comm. et le v. suivant.

30) Quel est le signe de Jonas? 4) D’après l'opinion commune établie sur le texte de M£., la mort et la résurrection du Christ. Mais si la résurrection en fait partie dans Le. et doit se lire entre les lignes, cependant sa pensée est plus complexe, et son v. 30 montre à l'évidence que le signe de Jonas n'est pas un événement de la vie de Jonas, mais « le signe que fut Jonas ». Ce que fut Jonas, Jésus le sera,

b) D’après de nombreux modernes, le signe est la prédication : « Le Sauveur donne à ses contemporains le même signe que Jonas, parce qu'il vient simplement, en messager de Dieu, annoncer la ruine de Jérusalem et de la nation juive » (Loisy, 1, 996). Mais ce n’est là qu’une ressemblance vague, et qui ne tient pas compte des deux futurs, δοθήσεται (v. 29) et ἔσται.

ϱ) D’après Maldonat, citant saint Hilaire, qui est assez obscur, Jésus joue élégamment sur le mot signe. On lui demande un signe ad persuadendum, il répond par un signe ad condemnandum. Cum enim ad credendum signum petant : respondet non esse dandum illis signum quale petunt, ut credant, sed quale non petunt, ut condemnentur. Signum autem, τά est, argumentum, quo condemnabuntur, est, quod cum Ninivitae, homines gentiles et barbari…. crédiderint et singularem egerint pœnitentiam, illi tot Christ auditis exhortationibus, tot visis miraculis, non modo non crediderint, sed daemonium eum habere dictitaverint

. (Maso. in Matth.).

C'est presque dans le même sens que J. Weiss dit que le signe sera le Jugement, et Mc Neile (sur Mt.), l'avènement glorieux du Christ. — Mais alors en réalité Jésus aurait refusé le signe, et nous ne saurions trouver naturel avec Mald. qu'il s'est servi eleganti verbi ambiguitate, et que Pharisaeos ambiguitate deludit.

d) L'opinion commune doit être complétée. Si l’on insiste sur ἔσται au futur, il ne faut pas oublier ἐγένετο, et le signe ad condemnandum a d’abord été un signe ad persuadendum, c'est le sens même du passage. Jonas a donc été un. prédicateur de pénitence menaçant de la ruine, et investi de l’auréole du mirack, cela est supposé avoir été connu des Ninivites, ἐγένετο σημεῖον. De..

ἔσται καὶ ὁ vide τοῦ ἀνθρώπου τῇ γενεᾷ ταύτη. 91 βασίλισσα νότου ἐγερθήσεται ἐν τῇ Ἀρίσει μετὰ τῶν ἀνδρῶν τῆς Ὑενεᾶς ταύτης καὶ καταχρινεῖ αὐτούς' ὅτι ἦλθεν En τῶν περάτων τῆς γῆς ἀκοῦσαι τὴν σοφίαν Μολομῶνος, “καὶ ἰδοὺ πλεῖον Σολομῶνος ὧδε. 3ὲ ἂνδρες Νινευῖται ἀναστήσονται ἐν τῇ Ὑρίσει μετὰ τῆς Ὑενεᾶς ταύτης καὶ κατακρινοῦσιν αὐτήν' ὅτι μιετενόησαν εἰς τὸ κήρυγμα Ἰωνᾶ, καὶ ἰδοὺ πλεῖον ᾿]ωνᾶ δε, 39 Οὐδεὶς λύχνον ἄψας εἰς πρύπτην τίθησιν οὐδὲ ὑπὸ τὸν µοδιον ἀλλ᾽ ἐπὶ τὴν λυχνίαν, ἵνα οἱ εἰσπορευέµενοι τὸ φῶς βλέπωσυ. ὃν Ὁ λύχνος τοῦ σώματὸς ἔστω ὁ ὀφθαλμός σου.

Page 1