φως (H) plutôt que φεγγος (T 5 Υ
mème le Fils de l'homme sera un signe pour cette génération, c'est-à-dire qu'il luiaura montré clairement sa mission divine. La résurrection sera le plus grand miracle et Mt. a accentué 19 point de la sépulture, impliquant la résurrection, parce que c'était une ressemblance singulière avec Jonas, mais cela ne change pas essentiellement le sens du texte de Luc. Chez lui c’est le Fils de l'homme lui-même qui sera le signe, et, en parallèle avec Jonas, un signe ad persuadendum, ἔσται n’indiquant pas le jour du jugement, mais un futur indé-
terminé, parce que la mission du Christ n'est pas finie. Le signe ad persuadendum sera aussi un signe ad condemnandum; Jonas et Jésus serviront en
quelque sorte de criterium pour le jugement, mais c'est une suite de l'idée qui sera développée après.
34) La reine du midi est la reine de Saba (I Reg. x, 4). Dans le système des modernes qui ne voient dans le signe que la prédication de Jonas, on pourrait parler aussi du signe de la reine; ce que Le. et Mi. se gardent bien de faire. Luc ajoute « les hommes »; leur confusion doit être plus grande d’étre convaincus par l'exemple d'une femme.
La sagesse de Salomon était connue de tout le monde; la reine n’a point eu le mérite de la découvrir, mais de venir de loin. Les Juifs ont mieux que Salomon sous leurs yeux, ὧδε. L'exemple des Ninivites venait tout naturellement après Jonas. C’est le fait de Mt., quiparaît done avoir conservé l’ordre primitif. Π est probable que Le. a changé l'ordre par respect pour la chronologie, peut-être aussi parce que l'exemple de tout un peuple et de sa pénitence forme un crescendo et s'applique mieux à la situation. -
32) Les Ninivites ont encore plus de mérite, car ils ont cru en un prédicateur étranger. — Jésus ne pouvait dire plus clairement qu'il était le signe, et que les Juifs devraient le comprendre. Ils demandent la grande manifestation messianique. Il n’ÿ en aura pas. Mais il y en a plus qu'il n’en faudrait pour
ouvrir les yeux à la lumière.
33-36. LA LUMIÈRE DU CHRIST ET LA LUMIÈRE DE L'AME (cf. Mt. v, 15; vi, 22 s.;
et Le. ναι, 16 et Μο. 1v, 24).
cette génération. 5! La reine du Midi ressuscitera au jugement avec
les hommes de cette génération, et elle les condamnera; car elle est
venue des extrémités delaterre pour écouter la sagesse de Salomon,
et il y a ici plus que Salomon. Les hommes de Ninive se lèveront au jugement avec cette génération, et ils la condamneront; car ils. ont fait pénitence à la prédication de Jonas, et il y a ici plus que Jonas. #Personne n’allume une lampe pour la mettre dans un caveau ni sous le boïisseau, mais sur 16 chandelier, afin que ceux qui entrent voient la clarté. 5148 lumière de ton corps, c’est ton œil. Lorsque ton œil est simple, tout ton corps aussi est éclairé; mais
La comparaison du v. 33 a déjà figuré dans Le. vin, 16 avec le sens du passage parallèle de Mc. 1v, 21 et de Mi. v, 15. Mais c'est le ‘propre’ de ces comparaisons familières de se prêter à des applications diverses tfet Le. n’a sûrement pas eu l'intention de se répéter. Quant aux vv. 34-36 ils sont parallèles à Mt. νι, 22. 23, mais avec une autre portée. Nous avons donc ici des comparaisons semblables reprises pour servir d'appui à des vérités du même genre, mais avec des nuances différentes. Rien ne prouve que ces'nuances soient le fait des évangélistes ; ce sont plutôt deux enseignements distincts conservés par La tradition, et qui remontent à Jésus. Nous nous contenterons donc d'expliquer Το.
33) Avec la majorité (B. Weiss, Hollz., Schanz, Kn., Klost.) nous‘rattachons ce verset au v. 32. La lampe est la doctrine du Christ, ou plutôt Πε] Christ luimême. Dieu ne l’a pas caché sous le boisseau, ïl luit pour tout le monde, il n'est pas besoin d’autre signe. L'idée est très satisfaisante, et s'accorde très bien avec ce qui précède. On a objecté (PI. Hahn) qu'au verset suivant, Le. donne, et sans aucune pause, l'explication de ce qu'est la lampe. On:juge trop dur de passer de la lampe qui est le Christ à la lampe quijest l'œil. Mais le secret de ce passage est de montrer l'union nécessaire de deux lumières, du * moins d’après notre explication du v. 36. Après avoir tout dit sur l'évidence de sa mission, Jésus va expliquer d’où vient l’aveuglement des Juifs, c'èst-àdire de leurs propres dispositions, et il laissera entrevoir l’avantage de dispositions contraires. Cette fois encore comparaison n’est pas toujours fallégorie, et il n’y a pas à se préoccuper de savoir qui sont ceux qui entrent dansflaïmaison : la lampe a pour but d'éclairer — par exemple ceux qui entrent et quiäseraient exposés à se heurter à des obstacles, — il ne faut point l'empêcher ‘de remplir son office. — χρυπτή, salle souterraine dans Jos. Bell. V, vu, 4 lat.Scrypta,
34) Une seconde comparaison s'ajoute à la première. La lumière spirituelle est ici figurée par la lumière corporelle. La lumière est perçue par l'œil. Quand l’œil est sain, tout le corps jouit de la lumière, chaque membre se dirige grâce à elle où l’on veut, au contraire si l'œil est en mauvais état. Cependant ni ἁπλοῦς ni πονηρός ne se disent couramment du bon état ou de 18 privation de la vue. II semble que ces épithètes orientent déjà vers le sens
δὲ πονηρὸς ᾖ, nai τὸ σῶμά σου σκοτεινὀν. V5 σχόπει οὖν μὴ τὸ φῶς τὸ ἐν σοὶ σκότος ἐστίν. δδεί οὖν τὸ σῶμά σου ὅλον φωτεινόν, μὴ ἔχον µέρος τι
\oy . « «ἱ ο κο 3 » e σκοτεινόν, ἔσται φωτεινὸν ὅλον ὡς ὅταν ὁ λύχνος τῇ ἀστραπῇ φωτίζῃ σε. 57 Ἐν δὲ τῷ λαλῆσαι ἐρωτᾷ αὐτὸν Φαρισαῖος ὅπως ἀριστήσῃ rap’ αὐτῶ. ΔΝ