‹ Evangile selon saint LucChapitre 181 sur 300 · Transposer wc avant εσται · texte numérisé non relu

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spirituel ; l'œil simple est celui qui voit les choses avec droiture, l'œil mauvais est celui qui juge d’après ses sentiments d'envie et sa malveillance.

35) La lumière du malveillant l'empêche de voir les choses comme elles sont :

c'est une véritable cécité. Jésus avertit tous les Juifs d’y prendre garde. La. lumière dont ils sont fiers, φῶς τῶν ἐν σκότει (Rom. τι, 19), pourrait bien n'être que ténèbres quand ils refusent de reconnaître la mission divine de Jésus. — µή avec l'indic. n'est pas « de peur que » (Vg. ne), mais, comme µήποτε, - invite à se poser la question, num; vois donc si, avec crainte fondéé qu’il n’en soit ainsi, et non pas : « prends donc garde » {Deb. $ 370).

96) IL y a apparence de tautologie, dont Mald. voulait se débarrasser en lisant ὄμμα au lieu de σῶμα, ou en prenant le second ὅλον comme un substantif, « le tout ». Mais il n’y a pas d'article! On préfère (PI. Hahn, Schanz) revenir à l'opinion d'Érasme. Il n'y a pas tautologie, parce que ἔσται introduit la comparaison. Dans la première partie, l'accent est sur ὅλον; dans la seconde sur φωτεινόν. Quand tout le corps est éclairé, sans qu'aucune partie soit ténébreuse, alors c'est vraiment la lumière, comme si etc. Car chez les Grecs il n'est pas douteux que ὡς ὅταν signifie « comme lorsque » (Küh.-G. 1, $ 581). Mais si la tautologie est ainsi moins choquante, le verset ne serait toujours que la répétition avec une certaine emphase du v. 34. Aussi le plus grand nombre des critiques le déclarent altéré.

Pour chercher une solution, on peut noter d’abord que ὅταν n’est traduit ni par les Latins, ni par les Syriens, ni par les Égyptiens : toutes ces versions supposent ὡς seul et 16 traduisent « comme ». Ne serait-ce pas que ὡς était seul dans le texte, avec le sens de «aussitôt que »? Cette acception plus rare étant mal comprise, on a pu la gloser ὅταν, qui aura pénétré dans le texte, ὡς devenant alors un signe de comparaison. Ou bien ὡς à mettre devant ἔσται signifiait combien (Sora. Aj. 838 ὡς διόλλυµαι), ce qu'a rendu f. quanto magis. Ou bien Le. a-t-il pris ὡς ὅταν dans le sens de « lorsque »? L'essentiel est de donner un sens au v. 36, en le reg ardant comme une application historique du principe posé au v. 34. Si donc (οὖν), d’après le v. 34, en supposant que la fâcheuse hypothèse du v. 95 ne soit pas réalisée, ton corps est complètement lumineux parce qu'il est éclairé par la lampe de ton œil, il sera lumineux tout entier lorsque la lampe l'éclairera de sa brillante lumière. Ce n’est pas pour rien que la lumière de la lampe est ici comparée à un éclair; c'est une lumière très brillante qui éclaire du dehors. Sans la lampe intérieure, la lampe

du dehors est inutile, parce que le corps est plongé dans des ténèbres qui ne peuvent être dissipées, comme c’est le cas d’un: aveugle en face du soleil. Mais

s'il est mauvais, ton corps aussi est ténébreux. # Vois donc si la lumière qui est en toi n’est pas ténèbres! #Si donc ton corps entier est éclairé, n'ayant aucune partie ténébreuse, [combien] sera-t-il éclairé tout entier lorsque la lampe par son éclair t'illuminera! »

37 [1 parlait encore et voici qu’un Pharisien l'invite à déjeuner chez

quand l'œil est bon, le corps déjà lumineux, il est apte à recevoir la lumière du dehors, celle du v. 33, avec une inclusio sémitique, qui ramène pour conclure le mot du début. De la sorte ce passage, qu’on juge avec tant de mépris,

se rattacheraït à la mystique de saint Jean (11, 19-21). L'étude de W. Brandt: :

Der Spruch vom lumen internum (ZnTW, 1913, 97-116; 177-201), si développée qu’elle soït n’a pas grand intérêt parce qu’il retranche le v. 36 et écrit le reste à sa façon. |

37-54. JÉSUS DÉNONCE LES PHARISIENS ET LES DOCTEURS DE La LOI (cf. Mt. xxm, 1-36).

Si Luc a quelques mots (v. 43) qui se rapprochent de Μο. χι, 38-40: on ne peut pas dire qu'il dépende de lui aucunement, puisqu'il a repris plus loin le texte de Mc. de beaucoup plus près, οἱ au même moment de l'histoire (xx, 45- 4T), Mais le passage est vraiment parallèle à la harangue de Jésus contre les Pharisiens, placée par Mt. à la fin du ministère à Jérusalem, ce qui est plus naturel que d'adresser des reproches aussi durs chez un hôte qui pourrait les prendre pour lui. D'autre part Luc a certainement placé cet épisode en relation avec la discussion sur les exorcismes et le signe demandé. Les adversaires alors n’élaient pas nommés. Il se réservait sans doute de montrer dans leur conduite la cause de leur aveuglement. Son intention était aussi de marquer une rupture de Jésus avec le parti des Pharisiens et des Scribes plus accentuée que dans vi, .11. On ne saurait, sans injustice, l’accuser d’avoir créé la scène. Seulement paraït-il plus vraisemblable qu’il a profité de l’occasion pour grouper ce qu'il savait des griefs du Sauveur. S'il avait connu Mt., ou si seulement la

prétendue source commune de Mt. et de Le. avait positivement mis ce discours-

plus tard, au moment que Mc. indiquait de son côté, Luc n'eût-il pas placé le long discours à ce moment?

Sur les rapports des Pharisiens avec Jésus on peut voir le nouveau fragment non canonique d'Oxyrhynque, RB. 1908 p. 538 ss.

Cette péricope se divise assez naturellement en trois parties : ορ la scène du repas, avec la question de la pureté légale (91-44): 2) les trois vae contre les Pharisiens, suivis de trois vae contre les docteurs (42-52); 3) la conclusion (53-84). Ce sont les vae dont on dirait volontiers qu'ils ont été prononcés dans une autre circonstance; c’est a partie qui ressemble 19 plus à Mt.

37) Le repas. — ἐν δὲ τῷ λαλῆσαι doit s'entendre de la fin du discours; l’inten-

tion est précise. Le Pharisien entend done montrer qu'il n'est pas un adversaire. Était-il sincère? ἐρωτάω pour l'invitation comme ΥΠ, 36. — ἀριστάω (cf. Jo. xxi,12. 15 + N. Τ. (de ἄριστον que Le. oppose à δεῖπνον (xiv, 42); c'était le repas de midi, moins important que celui du soir. Jésus se met à table en entrant, par conséquent sans se purifier, et cela au sortir d’une foule très mélée.

sn δὲ ἀνέπεσεν. 85 δὲ Φαρισαῖος ἰδὼν ἐθαύμασεν ὅτι οὗ πρῶτον εἶπεν δὲ ὁ κύριος πρὸς αὐτόν Nôv ὑμεῖς ο

ἔξωθεν τοῦ ποτηρίου nat τοῦ πίνακος παθαρίζετε, τὸ δὲ ἔσωθεν ὑμῶν γέμει ἁρπαγῆς καὶ πονηρίαςε. 0 ἄφρονες, οὐχ ὁ ποιῄσας τὸ ἔξωθεν

5 Na η 4 « , χαὶ τὸ ἔσωθεν ἐποίησεν; M πλὴν τὰ ἐνόντα dire ἐχεημοσύνην, καὶ ἰδοὺ πάντα

41, παντα (1 H V)et non απαντα (5).

38) L'étonnement du Pharisien est l'indice qu'il n'était pas nettement hostile; il n'était donc pas convaincu d'avance que Jésus ne respectait rien. Mais son intention pouvait être de se rendre compte. Ce premier manquement lui parait fort. — βαπτίζω signilie prendre un bain. Or le bain n'était pas exigé avant chaque repas (cf, Comm. Mc. vu, À ss. et sur ces lavages en général le nouveau fragment d'Oxyrhynchos,. RB. 1908, 538 55.). Luc lui-même n’a parlé (νι, 44) que de laver les pieds. Disait-on, comme nous, un bain de pieds? 11 semble bien que oui; cf. τοὺς πόδας βα]πτισθέντων RB. 1. L.

39) νῦν, d'après B. Weiss, Schanz : « maintenant », car il fut un temps où les choses allaient mieux; ou bien « ainsi donc », pour régler une fois la question. — ὁ Κύριος, non sans intention; Jésus va parler en Maître. Ici l'opposition n’est pas entre le dehors et le dedans du vase, comme dans Mf., mais entre le dehors des objets et le dedans des Pharisiens, τὸ δὲ ἔσωθεν ὑμῶν. Ce dernier mot, ajouté par Le. est décisif pour le sens, car on ne peut le joindre à ἁρπαγῆς (Sch. Holtz. Pl. Kn. etc.). Les Pharisiens, très soucieux de la pureté extérieure des calices et des plats, le sont beaucoup moins de la justice et de la charité; tout au contraire !

40) ἄφρονες mot familier à Paul, mais parfaitement à sa place ici comme χα, 20, pour désigner un manque total de réflexion. Le dchors et le dedans ne peuvent être entendus que d’après le v. précédent (Schanz etc.). Dieu a créé les objets matériels, et cela justifie le soin de Les tenir purs, mais en somme c'était en vue du service de Dicu ou de l'usage des hommes. Auteur du monde des corps, n'est-il pas gardien de la morale?

4) Wellhausen (suivi par Kloster.) a cru que la logique exigeait : « Purifiezvous au dedans, et le dehors aussi sera pur. » Il atteint ce sens en relranchant de Mt. xxur, 26 τοῦ ποτηρίου et αὐτοῦ. Quant à Luc, il aurait mal traduit l'araméen. L'original portait dakkou « purifiez » bien traduit par Mt.; Le. aurait lu zakkou : « donnez l'aumône ». C'est ingénieux, et ce serait décisif pour conclure à un original araméen, connu de Luc ou de sa source, de façon que Lc. ne dépendrait pas de Mt. ni de Logia grecs. Mais c'est mettre la rigidité moderne du raisonnement abstrait à la place de la pensée plus concrète et plus souple qui est dans Mt. comme dans Le. Le thème proposé par Le. n’est pas d'opposer le dedans et le dehors de l’homme, mais le dehors du plat et le dedans de l'homme. La conclusion doit être de purifier le dehors (même des plats) en purifiant le dedans des hommes. C’est précisément ce qu’atteint la phrase

lui; il entra et se mit à table. #8Ce que voyant 19 Pharisien s'étonna qu’il ne se fût pas d’abord lavé avant 16 déjeuner. 3 Or le Seigneur lui dit : « Donc, vous les Pharisiens, vous purifiez le dehors de la coupe et du plat, mais votre intérieur est rempli de pillerie et de malveillance. 4 Insensés ! celui qui à fait le dehors n'a-t-il pas fait aussi le dedans? “Toutefois donnez l’aumône selon vos ressources,

de Le., avec une pointe de paradoxe ou du moins d'inattendu, qui est bien dans l'esprit de l’enseignement par le méchäl sémitique.

— πλήν, non pas adversatif, mais comme vi, 24. 85; x, 14. 14. 20. — τὰ ἐγόντα, non pas dans le sens général de ressources (PLAT. Rép. 488 C), en sousentendant κατά, mais (opinion commune) « ce qu'il y a dans les plais et les calices ». :

Cet avis ne va pas sans humour, et sollicite l'intelligence, à la façon du mâchäl. 11 ne signifie pas qu'on puisse racheter des biens mal acquis en faisant de petites aumônes, ni qu'on soit tenu de se priver de son diner pour le donner

aux pauvres. Π exprime le précepte de l’'aumône en prenant agréablement pour thème l’objet des puritications. Les Pharisiens attachent beaucoup d'importance aux prescriptions légales et très peu à l’origine des biens; ceux qui auront à cœur d'exercer la charité ne se permettront aucune injustice, et ne se soucieront pas tant des observances extérieures. Alors tout (πάντα) sera pur, les cœurs et les objets aussi. On cite Juvénal χτν͵ 64, qui met en contraste la propreté d’une maison et le sans-gêne moral du maitre. L'idée est belle; cependant le Pharisien ne tient pas ‘à [a propreté par politesse mondaine, mais par un scrupule religieux. La perversion du sentiment n’en est que plus choquante, s'il pense ainsi être agréable à Dieu, sans se soucier de la justice. Sous une forme très originale, bien conforme à son génie, et avec une autorité divine, Jésus proclame le précepte de la charité qui est toute la Loi (Gal. v, 14). Dans Μι. expression est plus limpide. ΠΠ est impossible de croire que Lc. ait simplement voulu expliquer son texte, car le sien est à la fois plus difficile et plus profond. C’est donc lui peut-être qui, gràce à d’autres renseig nements, a mieux conservé la parole du Maitre.

Les anciens protestants se sont inquiétés de cette recommandation des œuvres, si bien qu’un très grand nombre d’entre eux (après Érasme) ont vu dans ces paroles une ironie : après cela donnez l’aumôûne, pour avoir le droit de conserver vos rapines! Tout le monde reconnait aujourd hui que ce n'est pas le sens. Godet se contente de nous avertir que : « cette parole ne renferme aucunement l'idée du mérite des œuvres. » Et sans doute il n'est point ici question d'œuvres extérieures valant par elles-mêmes. Ἡ n’en est pas moins vrai que l’aumêne, dictée sans doute par la charité, est un moyen de se purifier.

42-44. Trois fois malheur aux Pharisiens. Οὐαί « hélas! malheur! » en soi ne comporte pas une malédiction, car on dit souvent : malheur à moi! c'est un ‘grave avertissement sur une situation funeste, adressé ici à des personnes qui n'en ont pas conscience.

Ἠδύοσμον καὶ τὸ πήγανον καὶ nav λάχανον, Lai παρέρχεσθε τὴν xploty κα τὴν ὀἀγάπην τοῦ θεοῦ' ταῦτα δὲ ἔδει ποιῆσαι χἀκεῖνα μὴ παρεῖναι. #3 οὐαὶ ὑμῖν τοῖς Φαρισαίοις, ὅτι ἀγαπᾶτε τὴν πρωτοκαθεδρίαν ἐν ταῖς συναγώγαῖς

καὶ τοὺς ἀσπασμοὺς ἐν ταῖς. ἀγοραῖς. #fobai ὑμῖν, ὅτι ἐστὲ ὡς τὰ μνημεῖα τὰ ἄδηλα, nai οἱ ἄνθρωποι οἱ περιπατοῦντες ἐπάνω. οὐκ οἴδασι.. 45 Απο πριθεὶς δέ τις τῶν νομικῶν λέγει αὐτῷ Διδάσκαλὲ, ταῦτα λέγων καὶ ἡμᾶς ὑβρίξέις. #66 δὲ εἶπεν Kai ὑμῖν τοῖς νομικοῖς οὖαί, ὅτι φορτίζετε τοὺς 9 ; , / x 9 Ve à ns , le ο 34

ἀνθρώπους φορτία δυσβάσταχτα, ai αὐτοὶ ἑνὶ τῶν δακτύλων ὑμῶν οὗ προσ-

ο 48) Le premier vae, sur la dîme et la charité, est bien situé après ce qui précède. Dans Mt. xx, 23 le contexte n’est pas le même. Le texte de Le. est assez différent, mais on pourrait dire qu'ayant le texte de Mt. ou sa source sous les yeux, il l’a rendu plus élégant, en enlevant les spécialités sémitiques ou bibliques. — La rue πήγανον au lieu de l’anis, nroins répandu; tout légume, au lieu du cumin,-rà βαρύτερα τοῦ νόµου est omis; de la triade plots, ἔλεος, πίστις il reste κοίσις, non pas le jugement dernier (Απ. Schanzj, car ils le connaissent, et il est trop subtil de dire qu'ils pèchent parce qu'ils n'y pensent pas, mais, comme dans Mt., au sens biblique, le discernement, le dû et en somme les égards dus (Dt. x, 18 ποιῶν χρίσιν προσηλύτῳ etc.). Ce sont les devoirs envers le prochäin auxquels est joint l’amour de Dieu, le premier commandement précédé du second (x, 27). — ἀφήματε et ἀφεῖναι sont moins expressifs que παρέρχεσθε. et παρεῖναι. Il ne s'agissait pas d’obéissance à la loi (Lev. xxvir, 30; Dt. xiv, 22) qui ne parlait que des récoltes, non des plantes qu'on cultivait dans des jardins d'utilité οἱ d'agrément. La ruta graveolens, en hébreu D19 estexempte de la dîme (Chebi. 1x, 1); Le. a peut-être en vue le peganum harmala, en araméen 129. Il est clair que le Christ n’attache aucune importance aux exemples cités et qu’il n'entend pas confirmer ces pratiques par son autorité. Ἡ admet qu'on observe ces minuties, mais il ne faudrait pas les croire tellement agréables à Dieu qu'il dispense pour cela de la charité.

43) L'idée de ce vae, sans ce mot, se trouve au début du grand discours de Mi. (cum, 6). Luc y reviendra xx, 46 tout à fait selon la forme de Mc. S'il ne parle pas ici des premières couches aux repas, c'est précisément parce qu’on “était à table, οἱ que l’affront eût été trop direct. De même il n’a pas : « aimer à être appelé rabbit, » terme qu’il a toujours évité. Les premières places dans les synagogues élaient sans doute les plus rapprochées du trône du président qui parait visé ici, au lieu du pluriel dans les endroits parallèles. On a retrouvé en place ce siège massif en marbre blanc dans la synagogue de Délos (RB. 4914, p. 524. 526), avec les bancs voisins. Si cette vanité est dénoncée ici dans des termes si sévères, c’est sans doule qu’elle était accompagnée d’orgueil.

44) Le terme comparé est le même que dans Mt. xxmr, 27 s.: le tour est différent, mais non contraire (B. Weiss.). Dans Mt. les sépulcres blanchis à la

et voici que tout est pur pour vous. Mais malheur à vous, Pharisiens, qui payez la dime de la menthe, de la rue et de tous les légumes, et qui omettez la justice etl’amour de Dieu. C’est cela qu'il fallait pratiquer, sans omettre 16 reste. 4 Malheur à vous, Pharisiens, ‘parcé que vous aimez d’être assis au siège d’honneur dans les synagogues, et d’être salués sur les places. #Malheur à vous, parce que vous êtes comme des tombeaux qu’on ne voit pas, de façon que les hommes passent dessus sans 19 savoir. »

45 Alors un des docteurs de la Loi prit la parole et lui dit : « Maître, en parlant de la sorte, tu nous outrages, nous aussi. » 46 Maïs il dit : « Malheur à vous aussi, docteurs de la Loi, parce que vous imposez aux hommes des fardeaux difficiles à porter, alors que vous-mêmes

ne touchez pas les fardeaux du doigt. {7 Malheur à vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères

chaux, si beaux sous le ciel bleu, mais remplis d'ossements impurs, sont l'image de la laideur morale des Pharisiens, avec de beaux semblants. Dans Le. des tombeaux qui ne sont pas apparents, de sorte qu’en passant dessus on risque de se contaminer (Num. xix, 16) sans le savoir, sont l'image des Pharisiens dont la piété apparente séduit de bonnes âmes qui se gâteront au contact de leurs vices. Les gentils avaient les mêmes idées que les Juifs sur l'impureté des cadavres, communiquée même à tout le sol. |

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