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ἐμβαλεῖν εἰς τὴν γέενναν vai, λέγω ὑμῖν, τοῦτον φοβήθητε. ϐ οὐχὶ πέντε
4, αποκτεννοντων (Τ 5 V) plutôt que αποχτεινοντων (Η). — περισσοτερον τι (T H V) εί non τ.περ. (8).
raison ou pour une autre, l'agitation messianique augmentait. --- πρῶτον se rattache à ce qui précède (les anc. mss. et les modernes, contre Hahn).
4b) Ce n'est pas le point principal de l'instruction, mais plutôt 16 point de départ. Jésus a éprouvé une sorte de dégoût de l'hypocrisie des Pharisiens, et il met en garde ses disciples. On avance que Le. n’a pas voulu laisser perdre l'avis de Me. vix, 145 sur le levain des Pharisiens, et que, n'ayant pas voulu reproduire la méprise des apôtres à ce sujet, il s'est contenté de qualifier toute la conduite des Pharisiens par l'hypocrisie. Mais il a tout aussi bien pu être guidé par un texte comme celui de Mt. xvr, 6 qui cependant avait interprété 16 « levain » de la doctrine (Mt. xvr, 12). D'ailleurs, dans ce contexte, l'hypocrisie est aussi bien la fausse apparence de piété que la dissimulation qui cache l’hostilité sous des apparences trompeuses. De même le levain dont on ne discerne pas la présence dans un pain, et qui exerce une action si marquée. — ἥτις ἐστὶν ὑπόχρισις « qui n’est qu'hypocrisie », plutôt que : « qui est l'hypocrisie » (dans ce cas il y aurait l’article). Tout ce régime politico-religieux manquait de franchise.
2) Ce v. est à Mt. x, 26 dans le même rapport que Le. vi, 17 à Me. τν, 22. Les paroles de Jésus sont sensiblement différentes dans les deux occasions, et n’ont pas le même sens. Cette fois il s’agit de l'hypocrisie des Pharisiens qui sera enfin mise à nu, mais cette hypocrisie doit s'entendre de tout un système de confrérie, presque de société secrète, qui permettait aux Pharisiens de charger les autres sans se charger eux-mêmes, et”qui équivalait à cacher la clef de la science. Ce mystère va cesser.
3) ἀνθ᾽ ὧν marque le changement de régime. Il est traduit « parce que » (Vg. quoniam) par Schanz, Kn. B. Weiss, ΡΙ., etc. comme dans 1, 20; τις, 44; Act. xu, 23, II Thess. π, 10. De cette façon Jésus met toujours simplement en garde contre la dissimulation, d’autant qu’elle ne sert derien! Mais ce motif n’est guère digne de lui, et il semblerait reprocher aux disciples d'avoir pratiqué la même dissimulaiion. Le changement de sujet indique une modification de la pensée ; ἀνρ᾽ ὧν au début de la phrase peut très bien avoir le sens de « tandis que » cf. Sap. xvr, 20 (God. Holiz.), οἱ à plus forte raison de « en conséquence »,
qu'hypocrisie. ?0r il n’est rien de caché, qui ne doive être révélé, ni de secret qui ne doive être connu. 3C’est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu à la lumière, et ce que vous aurez raconté à l'oreille dans les celliers sera prêché sur les toits. 40r je vous dis à vous, mes amis, ne craignez pas ceux qui tuent le corps et après cela ne sauraient rien faire de plus. Mais je vous montrerai qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a la: puissance de jeter dans la géhenne. Oui, vous dis-je, craignez celui-là. 6Est-ce que cinq passereaux ne se vendent pas
Les disciples ont commencé par prêcher dans un certain mystère, dans 165 maisons; le moment viendra où la prédication se fera sur les toits, exposant ainsi les disciples à la persécution. C'est le sens de Mt. x, 27. Le texte original semble d’abord être ici celui de Luce qui a conservé le rythme des passifs impersonnels, avec le clair obseur de l'avenir. Mais ce peut être un arrangement, et la fixité de son thème εἴπατε — ἐλαλήσατε, la rigueur des oppositions, σχοτία --- φῶς, ταμεῖα — δώµατα, sont moins naturels que le ton confidentiel de Mt (cf. Hanvacx, Sprüche.. 60.) Le ταμεῖον, forme récente de ταμιεῖον, est un cellier, le plus souvent creusé dans le roc. La prédication sur les toits n’a rien d'extraordinaire avec le système des terrasses, où l’on cause d'une maison à l’autre. En fait la prédication chrétienne a passé des catacombes au balcon de Saint-Pierre.
4) La prédication publique pourra | déchainer là persécution; l'idée est sousentendue dans Le., préparée dans Mt. Il les nomme ses amis; c’est le premier et Je plus doux des encouragements. Le v. 4%, comme Mt.; dans 45 Le. ne dit pas que les ennemis ne peuvent tuer l’âme, peut-être pour n'être pas obligé de distinguer la mort physique et la mort spirituelle; d’ailleurs μὴ ἐχόντων est de son style, cf. vir, 42, et son goût pour ἔχω. — μετὰ ταῦτα, le plur. pour le sing., après avoir tué. Le plur. ne fait pas allusion à divers genres de mort (ΡΙ.).
5) Cf. Mt. x, 28b, dont la concision est plus impressionnante par son opposition parallélique avec 383 que 165 formules solennelles de Le. N'ayant pas distingué l'âme du corps au v. précédent, il met en jeu tout l’homme. Que Dieu ait le pouvoir. de tuer, c'est peu de chose en face du pouvoir d'envoyer dans la géhenne. ἀποχτεῖναι est trop accentué pour signifier la mort qui attend tous les hommes. Dieu a le pouvoir de les châtier dès cette vie, donc les deux pouvoirs; l'homme ne peut que tuer. Il Υ a là plus de réflexion et même de littérature que dans Mt. Un certain nombre de protestants on! cru qu'il s'agissait du diable. Maïs il faut lui résister (Jac. 1v, 7; I Pet. v, 9), non le craindre (PL). Pour ἐμθαλεῖν, cf. Par. 47 1. 8 (ne siècle av. J.-C.) : ἐνθέθληκαν (sc. οἱ θεοὶ) ὑμᾶς ele ὕλην μεγάλην (MM. Expositor να, 37 p. 93). — vai comme χι, 51 (où Mt. Χχπι, 36 à ἁμὴν); ἔχοντα ἐξουσίαν avec l'inf. cf. Act. 1x, 14. ἐμθαλεῖν els τὴν χέενναν est plus grec que ἀπολέσαι ἐν τ. y. (Harnack).-
6) Cf. Mt. x, 29, où il y a deux passereaux pour un as. Dans Le. ils sont meilleur marché, Le sont-ils devenus? demande Harnack. Godet demande si
μὴ φοβεῖσθε πολλῶν στρουθίων ωφέρεε, δΛέγω δὲ ὑμῖν, πᾶς ὃς ἂν Li L/4
π ὁμολογήσει ἐν ἐμιοὶ ἔμπροσθεν τῶν ἀνθρώπων, καὶ ὁ vid τοῦ ἀνθρώπου ὁ ϱε ὃν ? / µ
μα , an ex 10Koi πᾶς ὃς ἐρεῖ λόγον εἰς τὸν υἱὸν τοῦ ἀνθρώπου, ἀφεθήσεται αὐτῷ"