‹ Evangile selon saint LucChapitre 189 sur 300 · απαιτοὺσι (T 5 V) plutôt que αιτονσι (H · texte numérisé non relu

απαιτοὺσι (T 5 V) plutôt que αιτονσι (H

de décliner ce rôle. D'autant qu'ici il y à χριτήν 6ἱ non δικαστήν (encore soutenu par Hahn), et µεριστήν. Ce dernier mot est inconnu, sauf de Pollux. Il ne peut désigner ici que celui qui arrange les choses en fait, par opposition au χριτής qui donne la solution du droit.

45) Vient aussitôt la morale qu'il faut tirer de l'incident, et qui note le plaignant, au moins indirectement, de trop d’attachement aux choses de la terre, car πλεονεξία est le désir de posséder beaucoup, d’avoir tout en abondance; ce désir est condamnable lorsqu'on y voit sa vie, car même si l'on est dans labondance, la vie (la vraie vie) ne suit pas de ce qu’on possède (Vg. Holtz. Pl.). Cette interprétation entend ἔστιν ἐκ au sens de « venir de », ef. Mt. v, 37; Jo. vu, 173 Act. v, 38; de plus ἐκ τῶν ὑπαρχόντων αὐτοῦ n'est pas simplement synonyme de ἐν τῷ περισσεύει. Ce dernier marque la situation où l'on serait tenté, ayant tout en abondance, de mettre sa vie dans ses biens. Kn. ct Hahn mettent plus directement en harmonie avec la parabole en comprenant par vie la prolongation de la vie. Mais le principe est général, et bien prouvé par la parabole. PI. cite Aristote (Eth. Nic. x, 8. 9) : οὗ γὰρ ἐν τῇ ὑπερθολῇ τὸ αὕταρχες οὐδ᾽ ἡ πρᾶξις, δυνατὸν δὲ καὶ μὴ ἄρχοντα vis καὶ θαλάττης πράττειν τὰ καλά: καὶ γὰρ ἀπὺ µετρίων δύναιτ’ ἄν τις πράττειν κατὰ τὴν ἀρετήν, c'est-à-dire : la richesse n’est pas nécessaire à la vertu. Jésus dit : Défiez-vous du désir des richesses qui ne font pas la vraie vie. 11 semble bien qu'ici la vie est celle qui demeure après la mort du corps (ef. v. 4 s.).

16-21. La parabole du riche insensé. C'est bien une parabole, comme le texte le dit (et cf. οὕτως ν. 21) quoi qu'en pense B. Weiss qui n’y voit qu'un exemple. À la vérité ce n’est point une parabole démonstrative, mais un cas qui met bien en relief une erreur, pour faire ressortir une vérité. Après l’exposition du fait (16-18), l'illusion lamentable du riche (49), dissipée tout à coup par l’intervention de Dieu (20). Puis vient l'application au cas du v. 45.

On peut comparer divers endroïts de l'A. T. Isaïc (xx, 13. 14) expose Ίο

m'a établi pour être votre juge ou faire vos partages? » 1 Et il leur dit : « Faites attention, et gardez-vous de toute avarice, car si quelqu'un est dans l’abondance, sa vie ne consiste pas dans ce qui lui appartient. » {Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche dont la terre avait beaucoup rapporté. !7Et il raisonnait en lui-même, se disant : Que vais-je faire? Car je n’ai pas où ramasser nes récoltes. ISEt il dit : Voici ce que je vais faire : je démolirai mes greniers et j'en bâtirai de plus grands, et je ramasserai tous mes produits et mes biens, {et je dirai à mon âme : [Mon] âme, tu as beaucoup de biens mis de côté pour de nombreuses années; repose-foi, mange, bois, prends du bon temps. 2905 Dieu Jui dit : Insensé! cette nuït, on te redemande ton âme; et ce que tu

sentiment de l’épicurien qui 5ο hâte de jouir parce qu’il va mourir; de même Sap. n,4 ss. Le ps. xzix, 48 55. contient l’idée banale des richesses qu’on n'emporte pas dans la tombe. Eccli. σι, 19 ss. est parallèle, au sujet du riche qui espère jouir sans songer à sa fin : ἐν τῷ εἰπεῖν αὐτόν" Ebocv ἀνάπανσιν, καὶ νῦν péyouat ἐκ τῶν ἀγαθῶν µου, καὶ οὖκ ofdev τίς καιρὸς παρελεύσεται, καὶ καταλείψει αὐτὰ ἑτέροις rat ἀποθανεῖται. Mais, sans parler de la vigueur du tableau évangélique, la morale du Siracide ne s'élève pas plus haut que cette consolation pour le pauvre que le Seigneur peut lenrichir en un instant (v. 21, hébr. et grec). Dans Lucien (Navig. 25), l'un des interlocuteurs exprime plus crûment encore ‘idéal du riche insensé : τοῦτον ἐθουλόμην βιῶναι τὸν βίον, πλουτῶν ἐς ὑπερθολὴν καὶ τρυφῶν, καὶ πάσαις ἡδοναῖς ἀφθόνως χρώµενος. [l Lui est répondu par l’image d'une mort subite et de ses biens dispersés.

16) L'homme était déjà riche, et comme dit le proverbe, l'eau va au moulin. edpopstv de la terre Jos. Bell. I}, xxr, 2 τῆς Γαλιλαίας... τότε εὐφορηχυίας est encore plus rapproché que Hippocr. Epist. 1274. Pas d'autre exemple connu de ce sens spécial (Ρ1.).

47) Il commence à parler en propriétaire convaincu; ef. I Regn. xxv, 11, les µου de Nabal. — συνάγω au sens propre, cf. xt, 23. L'idée ne lui vient pas de faire profiter les autres de son aubaine exceptionnelle.

18) Mème opposition des deux verbes καθελῶ et οἰκοδομήσω (dans l'ordre inverse), Jér. xzix, 10 (grec).

19) Il ne regarde son âme que comme le principe de La vie végétative et sensitive. Π s’est probablement donné du mal pour devenir riche, maintenant il n'a plus qu’à jouir de ses biens. Il n’est d'ailleurs coupable d'aucune injustice. Il n'a ni tué, ni volé, comme disent volontiers ceux qui ont la même lacune du sentiment religieux, et trouvent simple que la vie n'ait d'autre but que la jouissance — pour ceux qui peuvent! — εὐφραίνω dans Le. seul des évang.; cf. Eccle, var, 15 et αι, 9

20) L'appel de Dieu fait partie de la parabole. La voix retentil dans la nuit (cf. Job. 1v, 12), au moment où les impressions sont plus fortes et où rien n'en

360 ÉVANGILE SELON SAINT LUC, xt1, 24-99,

.ω ει Ν nd -πλουτῶν. 22 [irev δὲ πρὸς τοὺς μαθητὰς αὐτοῦ Aux τοῦτο λέγω ὑμῖν, pr reprise τῇ ψυχη τί φάγητε, μηδὲ τῷ σώματι τί ἐνδύ-

εἴον οὐδὲ ἀποθήκη, na ὁ θεὺς τρέφει αὐτούς' ᾿ πόσῳ μᾶλλον ὑμεῖ ταρ,ξις CPE η ἓν UE : ξος PEDEL αὐτους ποσῳ αλλον UUELS

21. auto (T αὐτῷ H αὑτῷ) plutôt que ἑαύτω (5 V). 22, om. vuwv p. cœpart (T S Υ) et non add. (H).

distrait. Le suict de ἀπαιτοῦσιν est un pluriel indéterminé (ef. Επ. τα, 25); ils ne son ni des brigands, ni des anges, mais ceux que cela regarde dans l’occasion . 44. 48; vi, 38; xx, 31, οἱ en définitive les exécuteurs des volontés de Dieu qui seul a le droit de « redemander » lPâme; cf. Sap. xv, 8, ἀπαιτηθείς, de l'homme auquel on redemande la dette de son âme. L'âme n’est pas la vie (Schanz), mais, comme précédemment, le principe de la vie. Seulement il se trouve qu'elle n’est pas destinée seulement à jouir : elle a été donnée par Dieu pour un autre usage, il la redemande, sûrement pour exiger des comptes (v. 5). — Les derniers mots ne sont pas le point le plus douloureux, mais justifient l'épithète d’&gswv par leur ironie. L'insensé n'a seulement pas pourvu à sa succession, et d'ailleurs qu'importe? ce qu’il a préparé ne sera pas pour lui.

21) οὕτως, très général : voilà à qui ressemble et dans quel cas se met celui qui … le premier terme est clair : celui qui acquiert la richesse pour en jouir sans plus. Le second terme est compris de bien des manières : πλουτῶν sis θεόν celui qui use bien de ses richesses au service de Dieu (B. Weiss), ou : celui qui est riche de biens spirituels (PL, Schanz), de richesses préparées auprès de Dieu (J, Weiss); ou qui fait en aumônes un emploi salutaire de ses biens (Loisy). Il semble que la conclusion ne dépasse pas la parabole, par conséquent n'enseigne rien sur le bon emploi des richesses. L'essentiel est de πο pas imiter l'insensé qui y mettait tout son espoir comme si Dieu n'existait pas, et, si l'on est riche, qu’on soit riche en regardant Dieu comme sa fin. Il y a d’ailleurs dans θησαυρίζων une nuance d’amasser comme un avare, tandis que πλουτῶν comporte l'usage libéral, Rom. x, 12.

22-53, L’ABANDON AU PÈRE POUR LES NÉCESSITÉS ΡΕ LA VIE. Ce discours est adressé aux disciples, ce qui se comprendrait mieux à part que devant une foule. Cependant il se rattache à ce qui précède, non seulement par la connexité des idées au début, mais aussi parce que les deux thèmes de la confiance en Dieu et de la vigilance répondent aux deux points opposés de la parabole; confiance dans les richesses, et sécurité trompeuse. K a donc été prononcé dans la même occasion, d'autant que les métaphores sont empruntées au même domaine, semer, moissonner, rentrer dans les grenicrs. Plusieurs passages de Mt. sont très étroitement parallèles; on Iles retrouvera aux petites sections. Si l'enseignement vise les disciples, cc n'est pas qu’il y ait deux perfections dans la vie

as préparé, à qui sera-ce? ?! Ainsi en est-il de celui qui thésaurise pour lui-même, et n’est pas riche en vue de Dieu. »

ο 105 11 dit à ses disciples : « C'est pourquoi, je vous le dis : Ne soyez pasinquiets pour [votre] vie, sur ce que vous mangerez, ni pour [votre] corps, sur ce que vous revêtirez. 33081 la vie est plus que la nourriture, et le corps que le vêtement. ?*Considérez les corbeaux, car ils ne sèment pas ni ne moissonnent, et n'ont ni celliers ni greniers, et Dieu les nourrit. Combien plus valez-vous que des

chrétienne, mais certaines vertus ne sont pas excreées de la même manière selon les vocations. Celle des disciples impose un renoncement plus absolu. aux choses de la terre, lequel a souvent été compris comme un détachement de fait très conforme en somme à l'invitation du Sauveur. Les disciples sont des serviteurs placés plus spécialement aux ordres du Maître, et auxquels il incombe encore plus qu'aux autres de veiller. Ce point cependant n'est pas d’abord aussi ciair et la question de Pierre amènera une explication.

22-31. La Provence. Les vv. 22-31 sont parallèles assez étroitement avec Mt. Vi, Es La péricope sur les trésors viendra ensuite dans Luc. Dans Mt. ce qui regarde les trésors (vr, 19-21) est séparé du discours sur la Providence (vi, 25-34) par une incise (vr, 22-24) sur l'œil, lampe du corps et les deux maîtres. Quel était l’ordre de Q? Harnack en est réduit à se demander (Sprüche.. 194) si ces morceaux en faisaient partie!

22) Le. adresse aux disciples des enseignements qui font partie dans Mt. du discours sur la montagne; il est vrai qu'ils prendront bientôt un tour particulier v. 32 55. Le même détachement intérieur est exigé de tous, non le détachement de fait (v. 33).

— διὰ τοῦτο indique une suite logique, qui est naturellement une suite chrouologique, dans Le. comme dans Mt. νι, 25. Jei : puis done que la préoccupation de la richesse est si insensée.. allez à la racine du mal, et ne soyez même pas préoccupés. — ἡ duyx est νὰ âme, en opposition avec le corps, mais seulement pour sa fonction de principe vital sans exclure l’idée plus haute que ce mof fait naître. La nourriture et le vêtement sont 165 deux soucis de l’homme les plus impérieux dans le domaine des choses extérieures. Ils ne doivent point l'absorber. En tout cas ceux qui se consacrent entièrement au service de Dieu, comme ses disciples, doivent s’en remettre à lui.

23) Le. selon ses habitudes de style n’a pas l'interrogation plus familière mais plus vivante de Mt. Il est sous-entendu que Dieu qui a créé l'âme et le corps el qui les conserve saura leur fournir ce qu'il leur faut, aussi longtemps du moins qu'il voudra les maintenir dans leur existence d'ici-bas.

24) — κατανοέω propre à Το. dans les évang. sauf Mt. vir, 3. Dans Le. la « réflexion » remplace « le regard dirigé vers », et la tournure οἷς οὐκ ἔστιν varie le style; θεός qui remplace déjà le Père dans χι, 6 (Mt. x, 29) est plus réfléchi puisqu'il s’agit des bêtes; l'interrogation est encore omise. Tout cela est moins primitif que ΜΙ., si ce n’est que les corbeaux, oiseaux peu sympathiques,

, LR -. ss Sr » μαι ί ἐξ ὑμῶν μεριμνῶν δύναται προσθεῖναι ἐπὶ τὴν ἡλικίαν αὐτοῦ πῆχυνς ei οὖν οὐδὲ ἐλάχιστον δύνασθε, τί περὶ οιπῶν υτοιμηνᾶπε: Clyyeuvchoaure =h vois πῶς αὐξόνει: 2ù ορ λοιπῶν μεριμνᾶτε; χατανοήσατε τὰ χρίνα πῶς αὐξάνει οὐ roma νήθει'. λέγω δὲ ὑμῖν, οὐδὲ Σολομών ἐν πάση τῇ δόξη αὐτοῦ περιεβάλετο ὡς

A , 98” SL 2 = αλ nr ne ῃ \ st , ra

Ἐν τούτων. εἰ δὲ ἐν ἀγρῷ τὸν χόρτον ὄντα σήμερον καὶ αὔριον εἰς χλίβανον 9 / - ο ss 2 ἀμφιάζει, πὀσῳ μᾶλλον ὑμᾶς, ὀλιγόπιστοι, Ὁ καὶ

On [ae] où ο) n Le] ος <a di

25. προσθειναι p. ὄνναται (T 5 V) et non p. αυτον (H). 97. πως ανξανει’ ου χοπια ουδε νηθει (H V) et non πως ουτε νηθει ουτε υφαινει (Τ S). 28. αμϕιαζει (H) ou αμϕιεζει (Τ 5 V} mais non αμϕιενννσι. '

n'auraient pas été mis à la place des oiseaux du ciel, à moins que ce ne soil une réminiscence érudite, Job xxxvur, 41; Ps. cxivr, 9. Les oiseaux ne font donc pas tout ce que faisait le riche insensé; si c'est une allusion à la parabole, n'est-il pas étonnant que le trait le plus semblable, συγάγουσιν (ef. v. 15) se trouve dans Mt. qui n’a pas la parabole? — Aïnsi donc l'homme n'aurait pas à se préoccuper de produire ses aliments. L'économie.politique proteste contre cette parole. Mais ce n'est qu'une comparaison et qui va à l'âme; rien n'est plus doux que de recevoir sa nourriture de Dieu, même lorsqu'on a travaillé pour l’acquérir.

25 s.) πῆχυν à lui seul signifie une coudée; πῆχυν ἕνα (ΜΙ.) est donc moins soigné. Les versions anciennes (boh. sah. syriennes [sin. our. pes] Arm. Το. εἰ lait. sauf d (aetatem) et e (statum aetatis) ont entendu ἡλικία de la stature personne ne peut ajouter une coudée à sa taille (cf. xIx, 43). La coudée est en effet une mesure de longueur, non de temps. Gependant les modernes sont d'accord pour entendre ce mot de l'âge, de l’âge qu’on a (Jo. 1x, 21. 23; Hebr. χι, 44) au moment où la mortse présente, et non pas de la durée totale de la vie (Hahn), car ἡλωία ne saurait avoir ce sens. Le contexte est très favorable,

Si la durée de la vie, comme chacun sait et comme la parabole Τα rendu sensible, est entre les mains de Dieu, s’il est impossible d’y ajouter même un court instant, s’il faut par conséquent s’en remettre à lui pour ce peu de chose, il faut s’en rapporter à lui pour le tout. Cette pensée supplée à ce que.le v. 23 avait de trop concis. D'autant que les hommes ne se préoccupent pas pour l'ordinaire d'ajouter à leur taille — souvent les petits se trouvent très bien, — et que ce ne serait pas peu d'y ajouter une coudée. Enfin si la mctaphore paraïi étrange, elle peut s’autoriser du ps. xxxrx, 6, qui compare la durée de la vie à une largeur de main (hébr.). Ici on la comparerait plutôt à un édifice qui peut s'élever plus ou moins haut, d’où le choix ἆ Ἠλιία qui signifie à la fois âge ou stature.

26) 262 manque à Mt. et à D. « Si, comme il est certain » ; dunc οὐδέ οἱ non μηδέ selon l'usage du N. T. pour l'indice. réel. En opposition avec ἐλάχιστον, tout le reste de la conduite de la vie : τῶν λοιπῶν (neutre), au lieu de la simple mention du vêtement dans Mt. qui suit un parallélisme plus naturel.

27) Dans Mt. on regarde les lis qui poussent sans y prendre peine, et qui ne

oiseaux! Qui d’entre vous, avec tous ses soins, peut ajouter à son âge une coudée? ?6$i donc vous ne pouvez pas le moins, pourquoi êtes-vous préoccupés du reste? ?Considérez Les lis comment ils grandissent: ils ne travaillent ni ne filent; or je vous le dis, Salomon lui-même dans toute sa gloire n'était pas vêtu comme l’un d’entre eux. 59 Si donc Dieu revêt ainsi dans les champs de l'herbe qui est aujourd'hui et demain sera jetée dans un four, à combien plus forte raison vous, hommes de peu de foi! 3 Et vous, ne vous mettez pas en quête de ce que vous mangerez ou de ce que vous

filent pas. Dans Le. κατανοήσατε, car c'est bien en réfléchissant qu'on constate qu'ils ne filent pas. D etc. ajoutent qu'ils ne tissent pas, ce qui est nécessaire en effet pour se vêlir. Par lis, κρίνα, Le. entend tout ce qui est compris dans ce terme grec; le lis des champs de Mt. est peut-être le lis des vallées, n3wty ὨΙΡΩΝΠ que M. Roubinovitch de Jérusalem identifie avec le narcisse (Tazetta) non cultivé qu’on trouve dans les plaines de Palestine. — Quel sentiment exquis de la beauté ingénue d'une fleur fraichement épanouie la fait préférer au luxe de Salomon! Le lis pourpre martagon serait d’une beauté recherchée, et l’anémone rouge d'un éclat un peu tapageur; la comparaison de Gant. v, 13 peut s’entendre du parfum du narcisse, non de la couleur de la fleur, à moins que ce ne soit une allusion à la petite collerette rouge de ce narcisse. ι

28) ἐν ἀγρῷ dans le même sens que τοῦ ἀγροῦ de Μί.; c’est la situation ordinaire de la fleur qui est mise en relief et non sa présence actuelle (Vg.). Comme au v. 24 l'interrogation si vivante est remplacée par un πόσῳ qui doit être un effet de style. |

ἀμφιάζει (dorisme pour ἀμφιέζει) nouvelle forme de la koiné pour ἀμφιέννυσι (Mi.). H ne suffit pas que la fleur soit éphémère (15. x1, 7); elle ne sert à rien. Tandis qu'on recueille le foin utile dans les greniers, on jelte au feu cette sorte de foin. Et cependant Dieu les a vêtues par pure libéralité, sans leur assigner de rôle utile à l'homme; combien plus. ὁὀλιγόπιστοι est un reproche toujours mérité, au regard de l'abandon auquel invite Jésus.

29) καὶ ὑμεῖς, de même que les corbeaux et lés lis, et en opposition avec les gentils. — ζητεῖτε, probablement équivalent de pepmuvfonte. — µετεωρίζεσθε est traduit par un grand nombre de modernes (Schanz etc.) : «ne soyez pas agités par l'inquiétude », sous prétexte que Thucydide (vi, 16) emploie ce mot d'un vaisseau ballotié par la tempête; mais il veut dire seulement que le vaisseau est poussé au large (in altum). Le sens ordinaire du verbe est « se porter en haut », et spécialement s'enorgueillir; cf. II Macch. v, 17; vir, 34; Ps. cxxxr, 13 cf. Eccli. xxur, 4. Ἡ y a la difficulté du contexte, vraiment insoluble avec ce sens, car on ne peut songer ici au riche insensé et à son orgueil. Le v. suivant, comme les précédents, condamne l'inquiétude par défaut de confiance. Or µετέωρος, s'il signifie être haut, signifie aussi « être suspendu » et au moral « Ôlre en suspens » μετέωρα mpéyuate (Dé. 378, 23), des affaires qui laissent anxieux, el µετέωρος signifie positivement anxieux dans Josèphe (Ant. VII,

ὑμεῖς ph ζητεῖτε τί φάγητε nai τί πίητε, καὶ ph µετεωρίζεσθε, ὃθταῦτα

μ FA 1 ε

θήσεται ὑμῖν. Fu φοβοῦ, τὸ μικρὸν ποίµνιον, ὅτι εὐδόχησεν ὁ πατὴρ ὑμῶν δοῦναι ὑμῖν τὴν βασιλείαν. ὃὃ Πωλήσατε τὰ ὑπάρχοντα ὑμῶν καὶ δότε ἐλεημοσύνην᾽ ποιήσατε ἑαυτοῖς βαλλάντια jh παλαιούµενα, θησαυρὸν > 7 : 2 - 3 SE Σον

θείρει St ὅπου γάρ ἐστιν ὁ ὁ θησἀυρὸς ὑμῶν, ἐκεῖ καὶ à καρδία ὑμῶν ἔσται.

vit, 2; Bell. IV, 11, 5). Il suffit pour résoudre la difficulté de supposer un dénominatif de ce sens. Dans Mt. trois interrogations, et tout y est coulant. Comme il est plus que difficile d'expliquer µετεωρίζεσθαι par nasa naphcho «il a élevé son âme » (Wellh.), il semble bien que c’est Le. qui a trouvé ce mot recherché.

30) ἔθνη τοῦ χόσµου — 0 nn (46. z. 3b), les non juifs, primitif comme expression du temps, et non comme terme profane (ΠΑΝ. Spr. 10); Mt. om. τοῦ κόσμου, mais il à ὁ οὐράνιος épithète qu'il emploie sept fois du Père, et Lc.. jamais. — Le Père sait, et cela suffit, puisqu'il est père; les enfants sont-ils préoccupé#de leurs besoins?

31) πλήν est presque une conclusion, plutôt qu' une opposition, cf. vi, 24 etc. Luc n’a pas πρῶτον, ce qui est assez conforme à l’absolu de ses formules (ef, vr, 20 et Mt. v, 3), ni dxatosévn qui a l'air d'une explication; πάντα n'avait pas à être répélé après ταῦτα πάντα (v. 30). Ces paroles sonnent étrangement, non seulement au désir passionné des richesses, mais même à la recherche modérée de ce qui est nécessaire à la vie. Il faut donc rappeler qu'elles ne la condamnent pas, pourvu qu'elle soit subordonnée à la confiance, à l'abandon, qui est le point principal. Il est vrai d’ailleurs que beaucoup de chrétiens cherchent le . règne de Dieu sans se proposer de gagner leur vie, et que Dieu les nourrit et les revêt. Luc n’a pas oublié que Jésus parlait aux disciples. Quand on voit les effets sociaux du désir passionné de la richesse, on se dit que rien ne peut être plus à propos qu'un frein, füt-il proposé avec un idéalisme que peu d'hommes songent à réaliser. Il n’y a pas là une morale provisoire, et Renan n'a pas si mal dit qu'en dégageant l’homme de ce qu'il appelait « les sollicitudes de ce monde », Jésus « fonda ce haut spiritualisme qui pendant des siècles a rempli les âmes de joie à travers cette vallée de larmes » (Vie de Jésus, 13° éd. p. 183).

32-34. LA VRAIE RICHESSE EST DANS LE Cie (Cf. Mt. vi, 19-21).

Le règne de Dieu du v. 31 était pour les fidèles un objet de désir, mais aussi d'activité. Dans Mt. la justice en marque bien le caractère. Nous passons maintenant à un autre ordre d'idées, ou plutôt Jésus révèle à la fin quel doit être Le terme qu’il ne faut jamais perdre de vue. En général (Kn. etc.) on imagine une transition sur ce thème : si Dieu donne le ciel, combien plus ce qui est nécessaire à la vie; donc ne craignez pas. Ce serait une répétition et un argument qui renverserait l'ordre des valeurs. Schanz lie au moyen de cette idée qu'on pourrait échouer en cherchant le règne de Dieu; c’est pour cela que Jésus

boirez, et ne soyez pas anxieux, Ÿ car les nations du monde sont fort en quête de toutes ces choses, mais votre Père sait que vous en avez besoin; 3! d’ailleurs cherchez son règne, et cela vous sera donné par surcroit.

Ne crains point, petittroupeau; carila pla à votre Père de vous donner le royaume. Vendez ce que vous avez, et faites l’'aumône Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas, un trésor inépuisable au ciel, où aucun voleur n’approche, aucune teigne ne ronge; “car où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.

rassure. C'est reconnaitre que désormais le royaume est au premier plan, en d’autres termes que le sujet est changé. Mais il y a parallélisme avec la péricope précédente, par opposition. Aux préoccupations inutiles il faut substituer le seul soin nécessaire. Cet ordre qui passe de la terre au ciel, des soucis des gentils à ceux des disciples est littérairement supérieur à celui de Mt.

Et tout ce petit passage, en élevant les regards vers le ciel, servira de base aux recommandations sur la vigilance.

32) Pensée consolante, expression cordiale, que Loisy regarde comme une transition artificielle de Le., composée en vue de la communaué chrétienne. Ce n'est point une transition, c’est une affirmation décisive qui inaugure et domine tout ce qui suit. μὴ φοβοῦ ne regarde plus les inquiétudes du temporel, mais la timidité des disciples, petit troupeau au milieu des loups qui venaient de se déclarer. La peur est le propre des brebis, qui se serrent autour de leur berger (Act. xx, 28 s.). βασιλεία n’est pas l’empire de Dieu qu’on doit souhaiter voir établi sur la terre, mais, comme la suite l'indique, une région, dont l'entrée et les biens ne peuvent être qu’un don du bon plaisir du Père. — εὐδόκησεν du dessein libéral de Dieu, cf. I Cor. 1, 94: Gal. 1, 43; Col. 1, 19. Le Père garantit contre tout danger, mais il compte aussi sur la bonne volonté des disciples.

33) Ces disciples représentent tous les fidèles (Schanz), maïs cela n'exclut pas que Jésus approuve ici le détachement complet de toute propriété tel qu'il se réalise par le vœu de pauvreté. Il invite positivement à vendre ce qu'on a pour le donner aux pauvres, et promet qu’on aura ainsi un trésor dans le ciel. Cela ne veut pas dire que ce soit le seul moyen d'y arriver, ni qu'il soit nécessaire, puisque ce moyen a déjà été indiqué, et c’est de garder les commandements (x, 28). Mais le détachement effectif a l’avantage de bien fixer l’âme sur les véritables richesses, et sur le lieu où elles peuvent être accumulées et se conserver. La forme est beaucoup plus positive et plus claire pratiquement que dans Mt. — τὰ ὑπάργοντα style de Le. — βαλλάντια x, 4; ἀνέκλειπτον, + dans la Bible. Maïs le conseil lui-même dépasse de beaucoup un simple changement de style, et Le. ne l’a pas inséré sans être sùr que cette grave parole a été prononcée par Jésus.

34) Le résultat du détachement effectif est de permettre à l'âme de s'élever vers le ciel (cf. Phil. πι, 20) car Pargent gravi suo pondere cor liberum offendit

3 Ἔστωσαν ὑμῶν αἱ ὀσφύες .περιεζωσμέναι καὶ ct λύχνοι καιόμενοι, 6 χαὶ ῥοσδεχομένοις τον χύριον ἑαυτῶν πότε ἀναλύσγῃ ἐκ τῶν γάμων, ἵνα ἐλθόντος καὶ χρούσαντος εὐθέως ἀνοίξωσιν αὐτῷ. 37 pa

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οὕτως, μακάριοί elou ἐκεῖνοι. ὃτοῦτο δὲ γινώσκετε ὅτι εἰ ἴδει ὁ οἴκο-

(office de saint François). D'ailleurs la maxime s'applique à tous ceux qui sont détachés par le cœur. Comme Μί., si ce n’est que ce dernier donne à la maxime un caractère plus général en substituant ici le singulier au pluriel.

35-48. 1 semble au premier abord que nous entrions dans un ordre d'idées différent. Ce qui est au premier rang, ce n’est pas le ciel où le fidèle doit aller, mais la terre où vient le Fils de l’homme (v. 40). On dirait donc qu’à l'instruction donnée à chaque particulier pour sa conduite, succède une vue sur l'avènement messianique. En réalité tout cet enseignement n'a de sens que si l'avènement du Fils de l’homme est conçu comme le moment où la destinée de chacun est réglée en vue de l’éternité. Cela apparaît surtout à partir du v. #3, où les destinées individuelles sont fortement mises en relief par la parabole, et ensuite par l'application de la parabole au jugement particulier de chacun. Naturellement un seul événement peut régler toutes les destinées individuelles, mais celles-ci sont tellement proposées comme le thème du discours et l’objet de l’activité de chacun, que la venue du Fils de l’homme, préseniée d’ailleurs très simplement, ne semble plus que le sceau apposé à chaque existence.

Le contexte est ainsi très clair. Les disciples ont été invités à s’abandonner à Dieu pour le temporei; le royaume du ciel leur est promis, leur cœur doit déjà s'y porter. Mais cela ne suffit pas, il faut être toujours prêt. Ceux mêmes qui se sont dépouillés de tout pourraient s’abandonner à la somnolence. Tout ce discours est coupé par l'intervention de Pierre (Υ. 41).

35-40. VFILLEZ CAR L'HEURE EST INCERTAINE (CF. Mt. xxv, 1-13; xxIv, 43-44; Me. xur, 33. 33). |

Il faut beaucoup d’aplomb à Holtzmann pour intituler 35-36 : « parabole des dix Vierges », comme si Le. avait arbitrairement transformé Mt. xxv, 4-13. Ge sont, dit-il, les mêmes traits essentiels : Lampe, Noces, Porte, frapper à la porte, et la même morale. Loisy ajoute à la ressemblance en mettant par deux fois les lampes aux mains des serviteurs, mais ce détail n’est que dans la Vulgate Clémentine. Tout au plus pourrait-on dire que Luc a donné l’équivalent de la parabole des Vierges, mais fallait-il recourir à un livre pour trouver des éléments si naturels? C’est une autre parabole, ou plutôt un discours parabolique conservé par la tradition, coloré peut-être de quelqués réminiscences de la parabole proposée dans Mi.

35) Les Orientaux retroussent leurs longues tuniques pour marcher (Ex. ση, 11, etc.), mais aussi pour faire le service de la table (xvir, 19). La sévérité des

% Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées, % et soyez

comme des hommes qui attendent leur maïtre à son retour de la noce, afin qu'à son arrivée, lorsqu'il frappera, ils lui ouvrent aussitôt. **Heureux ces serviteurs que le maître à son arrivée trouvera veillants! En vérité, je vous dis qu'il se ceindra et Les fera mettre à table et se présentera pour les servir. 8 Et s’il vient à la deuxième et si à la troisième veille, et qu’il trouve 165 choses ainsi, heureux sont ces [serviteurs] ! Vous le savez, que sile maître de la maison savait à quelle’ heure le voleur doit venir, il veillerait et ne

mœurs sémitiques ne se contenlait pas de la chemise. nouée (cf. l’esclave de la mosaïque tunisienne du Louvre), mais retenait les plis de la tunique à la ceinture. Les lampes doivent être allumées, car elles ne le seraient pas aussi aisément qu'avec des allumettes chimiques, et si la maison était dans l'obscurité, le retour du maître ne se ferait pas sans désordre. Il n’est pas dit que les lampes soient dans les mains, ce qui serait, à vrai dire, le comble de la vigilance. — Si l’allégorie perce déjà ici, on pourra songer à la pratique de la morale et à la lumière de la foi (9. Grégoire).

36) Ce v. nous donne l'explication de l'attitude recommandée. Jésus compare ses disciples à des hommes qui attendent leur Seigneur. Ce n'est pas lui qui se marie, mais ii revient d'une noce, par conséquent assez tard (ME. xxv, 5), détail qui n’est même pas indiqué, mais supposition nécessaire pour que l'attente soit en situation et par conséquent la vigilance. C'est donc le maitre qui frappera. Le thème des vierges serait retourné. Pourquoi? Celui des noces n'est pas tellement rare : Mt. χι, 2 es.; Le. x1v, 8; Jo. Ἡ, 45 cf. xiv, 20; Μο. 11, 49 parall. Jo. nt, 29. — ἄνθρωπος se dit en grec quelquefois des esclaves; cf. Μο. xiv, 19. — ἀγαλύω « revenir », Τ Macch. vint, 25, Tob. 1, 9; Sap. 1, 4.

37) C'est la pointe de la parabole; au lieu que les vierges imprudentes sont tenues dehors, les serviteurs vigilants sont récompensés. La récompense est inouïe parmi les hommes; ear si les maîtres servaient les esclaves aux Saturnales, il n’en est pas ici question. Ce Maître est celui qui est venu pour servir (ax, 27), et qui se fera encore serviteur pour offrir à ses serviteurs vigilants leur repas. On voit avec quelle aisance Jésus mêle ici l’allégorie à la parabole. La venue du Seigneur peut être aussi bien la venue du fidèle auprès de lui, comme dans Apoc. 11, 20. 21. |

38) Cf. Μο. ται, 35. La veille pourra se prolonger. D'après Μο. χιτ, 35, La nuit est divisée en quatre parties. Le soir ne compte pas, car c’est le moment de la noce. Le retard ne commence qu'à la seconde veille. La quatrième partie de la nuit, c'est déjà le matin, l'aube du grand jour. Aussi Lc. ne nomme que la seconde et la troisième veille. Dans un autre contexte, ce pourrait être une allusion au retard de la parousie. Ici le texte insiste seulement sur le mérite d’une veille peut-être longue, οἱ qui demande un etfort de plus en plus sérieux.

39 5.) Jusqu'à présent Le. n'avait pas proprement de parallèle, rien du moïns qui se retrouvât ailleurs dans les mêmes termes. Ici il se rapproche tout à fait de

07 en 3 ͵ nn 40 .. - LA ( œ ο] ” ο T7 ., διορυγθ Ava τὸν οἶκον αὐτοῦ. καὶ ὑμεῖς Ὑίνεσθε ἔτοιμοι, ὅτι À ὥρα οὐ . ε « μα / 3, 4 3 SA € £ *

e ° » a μα ὁ χύριὸς µου ἔρχεσθαι, καὶ ἄρξηται τύπτειν τοὺς παϊῖδας nai τὰς παιδίσχας;

Mt. xuiv, 43 5. Il est donc probable qu'il a inséré iei un fragment qui exposait la même doctrine sous des termes différents. Le caractère adventice du passage est d'autant plus frappant qu’aussitôt après reparaît la comparaison du maître. et des serviteurs tandis qu'ici c'est le propriétaire qui veille contre le voleur. Et c’est uniquement ce petit passage qui pourrait donner au tout l'aspect d'un. discours sur la parousie. — Le Seigneur est ici comparé à un voleur, pour la soudaineté de sa venue, et d’ailleurs cette venue peut être celle du grand jour 1 Thess, v, 2; Il Pet. πι, 40, ou surprendre une seule pérsonne Apoc. πῃ, 38.

— γυώσκετε est plus probablement à l'indicatif; il s’agit d'un fait normal ét connu, qui sert de point de départ à l’application du v. 40.

44-48. SURTOUT CEUX QUI ONT LA CONFIANCE DU MAITRE DOIVENT VEILLER (Cf. À ML. XXIV, 45-51 plutôt que Μο. xux, 33. 37; — 47 s. sont propres à Le.). :

La ressemblance avec Mc. n’est que pour le thème général. Avec Mt. elle est très étroite, mais Le. ajoute une introduction, et une finale sur le degré de responsabilité (47-48) qui, avec le début, accentue la note de responsabilité et fait intervenir le jugement particulier de manière à atténuer le ton de catas- . trophe universelle. Notre péricope devait naturellement recevoir une nuance du contexte, qui est celui de l’eschatologie messianique dans ME. (xxrv, 34 ss.) et de la rétribution dans Le.

Plusieurs critiques (même Schanz, semble-t-il) attribuent à Luc l'intervention de Pierre, afin de lui appliquer ce que dit le Sauveur de l’intendant fidèle, ou de montrer plus clairement que les serviteurs sont les chefs des églises. Mais si Luc a imaginé la question, pourquoi n’a-t-il pas ajouté une réponse directe? Cette intervention doit êlre aussi historique que d’autres semblables (ΧΙ, 27, 45; x, 195 χιν, 455 xvu, 5. 37). Que Luc ait retouché le style, cela ne prouverait pas qu'il ait écrit de verve, d'autant qu'il y a un rapport certain entre lui et Mi.

&1) Pierre semble dislinguer les Apôtres des autres disciples plus ou moins déclarés, car il ne pouvait être question des ennemis ou des neutres. La parabole n’est pas celle du v. 39 qui ne justifie pas cette intervention, mais plutôt la précédente, tout le discours parabolique ayant d’ailleurs la même pointe. On attribue à Pierre un sentiment de jalousie. Il se demanderait si une récompense aussi prodigieuse que d'être servi par le maître pourrait être le fait de tous 165 disciples, ou ne devrait pas être réservée aux Apôtres; le doute était

laisserait pas percer sa maison. # Vous aussi soyez prêts, car vous ne savez pas à quelle heure le Fils de l’homme doit venir. »

H Pierre dit : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou aussi pour tous? » ÆEt le Seigneur dit : « Quel est donc l'intendant fidèle, prudent, que le maître établira sur tout son domestique, pour distribuer au moment voulu la ration de froment? “Heureux ce serviteur, que le maître à son arrivée trouve agissant de la sorte! 4 Vraiment je vous dis qu’il l’établira sur tous ses biens. #Mais si ce serviteur dit dans son cœur : Mon maître tarde à venir; et 51] se met à frapper les serviteurs et les servantes,

permis puisqu'ils avaient tout quitté (Schanz). — Cependant la question est plus générale, et Jésus ne répond aussi qu’en ce qui regarde la vigilance et la fidélité, non 16 privilège dans la récompense.

42) Jésus ne répond pas directement, mais très réellement, par une interrogation qui se comprend dans Le., ne s'explique guère dans Mt. où elle vient d'une façon très abrupte. Mais il n’est pas nécessaire d'y voir une allusion à Pierre, un Ersatz (B. Weiss, Hoitz.) pour Mt. xvi, 48. 19. 11 a consulté pour les Douze, et v’est pour tous ceux qui seraient dans une situation de confiance que le maitre répond. Les honneurs sont garantis à quiconque dans cette situation ferait bien son devoir, mais Jésus y ajoutera des menaces qui n'avaient pas encore paru à l'horizon, et sur lesquelles Pierre n'avait rien demandé. — οἰκονόμος est probablement une nuance due à Luc (cf. xvi, 1 ss. évangiles), de même τὸ σιτοµέτριον terme recherché äu lieu de τὴν τροφήν, et même θεραπείας (Gen. xLv, 16) au lieu de oixerelas (cf. Introd. p. οστῃ), avec une nuance d'élégance. Le futur καταστήσει incline vers l'allégorie ou l’application aux chefs des communautés plus que κατέστησεν, mais c'est à peine perceptible. Ces nuances montrent jusqu'où va l'audace de Le. ; elle est très tempérée. — σιτοµέτριον c’est le seul cas connu, auquel il faut ajouter Pap. Flind. Petr. IT, xxx à (DeissManx, Bibelstudien 156); cf. σιτοµετρέω Gen. xLvir, 12 et classiques, rare.

43 s.) Ici il n'y a pas trace d’allégorie, et c’est bien une preuve qu'il n’y en avait guère au début, ni surtout.une allégorie personnelle à Pierre. Avant d'avoir éprouvé son intendant, le maitre lui avait confié le soin de ses domestiques; après, il le mettra à la tête de toutes ses affaires. Mt. est tout à fait semblable à Le., même pour ὑπάρχουσιν (qu'il emploie trois fois et Le. sept), avec ἆμην que Le. traduit ἀληθῶς.

45) C'est le revers de la médaille, et Le. ne saurait avoir créé ce trait pour en faire l'application aux chefs de l'Église, de son temps. Aussi bien il y avait parabole, non allégorie. Le retard du maitre est la condition naturelle pour que l’intendant se croie autorisé à tout oser. Ce sont bien les abus commis par une autorité usurpée : dureté pour les inférieurs, licence pour soi-même. — Puisque l’eselave est intendant dans Le., il n'a pas de συνδούλους (Mi.); il s’enivre pour son comple, sans se mêler aux autres.

ἐσθίειν τε Lai πίνειν καὶ μιεθύσχεσθαι, 6 Ίδει ὁ χύριος τοῦ δούλου ἐχείνου ἐν ΄ , + = 4 [14 e 3 ; N

ἡψέρα À οὐ προσδοχᾷ nai ἐν ὥρᾳ Ἡ οὐ Ὑινώσλει, χαὶ διχοτοµιήσει αὐτὸν καὶ À 3 } : νε. τῶν ἁπίστ θ/ AT Σι αγ δΣ ς κ, € \ « τὸ µέρος αὐτοῦ μετὰ τῶν ἀπίστων θήσει. ἐκεῖνος δὲ ὁ δοῦλος ὁ γνοὺς τὸ 3 sn

θέληµια τοῦ πυρίου αὐτοῦ nai μὴ ἑτοιμάσας À ποιῄσας πρὸς τὸ θέλημα

αὐτοῦ δαρήσεται πολλάς᾽ Ex πληγῶν δαρή-

46) On dirait que le maître ne revient que pour surprendre l’infidèle; en tout cas il ne s’agit que de lui; il n’y a pas d’allusion à la parousie (avec 8. Weiss). Cependant ἀπίστων (au lieu de ὑποκριτῶν) a l'air d’une interprétation; les infidèles n'auront pas part au royaume du Christ. C'est donc comme si Le. avait parfaitement compris le sens, d’ailleurs clair, de la parabole, et l'avait laissé voir par quelq1es touches délicates, sans rien changer au fond. Le châtiment de fendre le coupable était connu dans l'antiquité : SuÉtoNE, Calig. xxvu : multos honesti ordinis.… medios serra dissecuit ; cf. Hérod. 11, 139, 2; ντι, 39, 5 διατέμνειν (Ρ].), cependant il faut ici l'entendre au figuré, puisque le serviteur va se trouver rangé parmi les infidèles (cf. Ps. xrix, 18 καὶ μετὰ μοιχῶν τὴν μερίδα σοῦ ἐτίθεις), infidèles au sens moral, puis religieux. Luc n'ajoute pas ici les lamentations et grincements de dents (Μί.) qu'il indiquera plus loin (xmr, 28). Son but est surtout de préciser les rapports de l’action morale avec la justice. Le maître attendu est un Juge.

41. 489) Deux opinions. a) Pierre avait demandé si les paraboles sur la vigi- ΄ lance s’adressaient à ses compagnons seulement ou à tous. Jésus ἃ répondu pour le cas de ceux qui ont des postes de confiance, c’est-à-dire pour les Apôtres, qu'il prépare pour être 165 chefs de son peuple. Mais tous les autres? Ἡ y avait dans le monde deux catégories de personnes : ceux qui connaissaient la volonté de Dieu par sa révélation et ceux qui ne la connaissaient pas. C’est d'eux qu'il va être question. La parabole tourne un peu, il y a δέ et non pas γάρ, et le châtiment est manifestement moins grave. Ce n'est pas que la responsabilité soit moindre, mais c'est la comparaison qui est changée. Seion l'élendue de leurs fautes, les serviteurs recevront plus ou moins de coups. À cause de δέ, ἐκεῖνος ὁ δοῦλος n'est plus l’'économe intendant, mais un serviteur quelconque. Le maître, dont il n'est pas dit qu'il ait été absent et qu'il revienne, a donné des ordres pour préparer telle ou telle chose, ou d’une façon encore plus générale, pour faire telle ou telle chose. Les ordres n’ont pas été exéculés ou ont été eufreints, le serviteur sera puni sévèrement, πολλάς (sous-ent. πληγάς). La pensée est claire et naturelle, mais il n'est pas fait d'application. Nous pouvons dire seulement que le serviteur coupable n'appartient pas à la catégorie des chefs, dont le sort a déjà été réglé. Le v. 48% nous met sur la voie en parlant d’un serviteur qui, n'ayant pas connu la volonté de son maitre, a fait cependant des choses répréhensibles. À moins qu’on n'inlerprèle d’une ignorance incomplète ou volontaire, distinction subtile étrangère à la simplicité de la parabole, il faut entendre que la volonté du maître n'avait pas été exprimée, mais que le serviteur aurait dû la soupçonner d'aprés ce que tout le monde ferait en pareil

et à manger et à boire et à s'enivrer, {le maïître de ce serviteur viendra au jour où il ne s’y attend pas et à l'heure qu'il ne sait pas, et il 16 retranchera, et le mettra parmi les infidèles. #Or ce serviteur, qui connaît La volonté de son maître, et qui n’a pas préparé ou n’a pas agi selon sa volonté recevra un grand nombre de coups. # Maïs celui qui ne la connait pas et qui agit de façon à mériter des coups, en recevra peu. On exigera beaucoup de tous ceux auxquels il a été donné beaucoup; de celui à qui on a confié beaucoup, on demandera

davantage.

cas. L'application est naturelle à ceux qui n'ont pas de loi positive révélée, et qui savent très bien cependant qu'ils sont liés par la conscience. La première catégorie comprend les Juifs et les disciples du Christ comme auditeurs de sa doctrine (Kn., Schanz, Hahn, elc.).

b) Deuxième opinion. ἐκεῖνος... ὁ δοῦλος, pour la troisième fois, doit être toujours le même, c’est-à-dire celui qui est investi de la confiance. Jésus insiste sur sa responsabilité d’un nouveau point de vue, celui de la. connaissance qu'il avait des desseins ct des désirs de son maitre. C'est lui qui est surtout visé. L'autre, celui qui ne connait pas, ne vient là que pour compléter le tableau par le contraste. Il n'est pas l’ami, le confident, il n’a pas reçu les instructions, ce qui ne l'empêche pas d’avoir sa responsabilité selon sa conduite, maïs on sera moins sévère pour lui (J. Weiss). Celle seconde opinion est préférable, car elle demeure dans le thème donné, et ne recourt pas à une notion nouvelle. Pierre wa sans doute pas questionné sur les gentils, et ce n’est pas la question de leur salut qui se pose ici comme elle sera posée par saint Paul. Avec cette seconde explication surtout, il n'y à aucune raison d'accuser Luc d'avoir composé ou arrangé cette parabole selon les idées de son temps.

48) Conclusion générale qui s'applique aux deux paraboles précédentes. Autorité et instruction ont été données plus largement à certains, il leur sera demandé davantage. Il n’est pas dit qu’on demandera moins aux autres, car cela va de soi, el 16 thème est toujours celui de ceux qui approchent le maitre de plus près et sont investis de sa confiance. Pierre doit maintenant savoir à quoi s’en tenir. Jésus α parlé pour tous ceux qui veulent l'écouter, mais a prévenu spécialement ceux qu'il destine à ètre chefs. La maxime est composée de deux membres parallèles. Il est probable que ce parallélisme est purement synonymique. Cependant comme il y a deux paraboles et deux sources’ de responsabilité, on peut entendre le don de l'autorité, et le dépôt de l'instruction. Ce qu’on redemande n'est pas précisément ce qui a été donné ou confié, mais il sera exigé (passif impersonnel, de même αἰτήσουσιν pluriel impersonnel; cf. x, 20) une conduite en relation avec l'abondance des avances. C’est une autre nuance que xix, 12-27 (les mines). Peut-être le Sauveur a-t-il choisi une comparaison qui ne comprend pas la peine de mort pour insinuer que dans le jugement de Dieu il Υ a une punition qui n’est pas la perte éternelle.

49-53. Pour où conTRe Jésus (cf. Mt. x, 34-36). Le début (49 et 50) propre à

ᾧ παρέθεντο πολύ, περισσότερον ἀϊτήσουσιν abrov. MIT) ᾖἦλθον βαλεῖν

za πῶς συνέχοµχι ἕως ὅτου τελεσθῃ. δἱ δοχεῖτε ὅτι εἰρήνην παρεγενόµην

Le., n’est point une transition ni une introduction, mais un logion distinct.

Le parallélisme avec Mt. commence au v. 31. Dans Mt. il y a un ensemble sur les sacrifices que doit faire 16 disciple. Une seconde partie (Mt. x, 37-38) a été traitée par Le. ailleurs (xtv, 25). Ce passage est très saisissant. Les deux peusées ne 5οπί guère jointes que par le ton douloureux, par un sentiment de mélancolie. Désagréable aux eschatologistes, cette péricope est cependant accueillie avec émotion par J. Weiss : « Cette parole nous permet de pénétrer dans l’âme de Jésus. 11 s'avance au-devant des souffrances avec courage, mais non cependant avec la raideur et l’insensibilité d’un héros surhumain : un poids douloureux pèse sur son âme; si tout cela pouvait être déjà passé! » (Die Schriften.… 1, #13). M. Loisy décide froidement que « la perspective du discours n'est pas historique. Les divisions dont parle ici Jésus ne sont pas celles qu’il a vues naître, mais l'état violent que l’évangéliste sait avoir été créé après la mort du Christ par la prédication de ses disciples » (r, 893).

La relation avec ce qui précède est assez lâche. D’après J. Weiss, dans 165 deux endroits il est question des fins dernières. — Mais notre péricope marque plutôt un commencement, sans allusion aux douleurs messianiques. On dirait que la pensée du Sauveur revient au point du début σα, 4, c'est-à-dire à l’idée des persécutions. — Mais ce serait en somme nier le contexte prochain. Ou bien, après avoir marqué le but, Jésus passe aux difficultés (Schanz). Rien ne s'impose. Du moins n'accusera-t-on pas cette fois Luc d’avoir créé une transiction artificielle. Alors il aura « glosé » en prenant βαλεῖν à la source du v. 51, et en prenant à Me. x, 38 l'image du baptème pour ne pas « la laisser perdre » (Loisy, 1, 891, 893), critique livresque qui rappelle les mauvais temps de l'alchimie de Strauss. La parole est grave, exprime le sentiment le plus profond, non sans mystère, et un disciple de Jésus n'aurait pas regardé comme un sacrilège de la composer au hasard de ses fiches! Si on rejette cette parole, il ne faut plus se demander ce qu'a pu dire Jésus.

49-50) Les deux versets sont comme deux membres parallèles, avec l'opposition du feu et de l’eau et une relation de cause à effet. Jésus est venu jeter du feu sur la terre, et il voudrait bien qu'il soit déjà allumé, mais il faut auparavant qu’il soit baptisé d’une certaine manière, qui lui cause une grande angoisse. Les termes sont très mystérieux, mais d’une importance suprême; on comprend que l’œuvre du Christ dépend d’une épreuve douloureuse. Ce point qui ne dut pas être compris alors est plus clair pour nous.

49) Quel est ce feu? Dans ΙΑ. T. le feu est constamment le symbole du chàtiment; les textes sont très nombreux, l'image est très naturelle, puisque l’incendie est un terrible fléau. Quelquefois ce feu qui consume nettoie en même temps, ce qui est parfois un avantage (Zach. χιπ, 9), et le feu, employé avec art, discerne les métaux précieux de ce qui est consumé (Mal. nr, 2ss.; Eccli. αι, 3; IV Macch. 1x, 22). Alors le feu est symbole de l'épreuve. Enfin le feu est le symbole de la passion intérieure (Eccli. 1x, 8; xxur, 16), spécialement lorsque

4919 suis venu jeter un feu sur la terre, et combien je désire qu'il soit déjà allumé! 5 Mais je dois recevoir un baptême, et combien je suis angoissé, jusqu'à ce qu'il soit accompli! 5! Croyez-vous que je suis venu donner la paix sur la terre? non, je vous le dis, mais la

la parole de Dieu touche l’âme (Jer. v, 14; xx, 9) et ses paroles sont comparables au feu : οὐκ ἰδοὺ οἱ λόγοι µου ὥσπερ πῦρ; (Jer. xxur, 29). Mais cette érudition ne nous donne pas le sens de la parole de Jésus. Il est clair qu'il n’a pas parlé d’un feu matériel destructeur et vengeur (cf. 1x, 54), mais d’un feu spirituel, comme sera tout à l’heure le baptème. Sera-ce le feu de l'épreuve qui discernera les bons et les autres? Rien ne l'indique avec précision. Les uns disent la division (v. 51) elle-même (Έτ. αν. Marc. 1v, 29; B. Weiss etc.). D'autres, s'appuyant sur le même contexte (v. 51), disent la cause de la division, la fermentation des esprits (Holtz. Loïsy) qui aboutira à la discorde; mais il n’y a pas lieu de trop insister sur le contexte du v. 51, car la parole avaït son sens en elle-même, et parce que Le. y à remplacé βαλεῖν par δοῦναι. Luc qui a fait la juxtaposition ne nous a pas obligés par là à expliquer la première parole par la seconde, qui est d’un ordre un peu différent. Tout ce qu’on peut dire, c'est qu'il s’agit d’un feu symbolique, donc dans les âmes (cf. Le. xxiv, 32), et qui doit être excellent pour elles, puisque le Sauveur désire qu'il soit allumé. Les Pères n'avaient pas tort d'y reconnaitre en fait l'Esprit-Saint ou la charité, mais il faut laisser à La parole son clair obscur prophétique.

— βαλεῖν est très naturel pour une chose comme le feu, qui souvent est envoyé du ciel (Gen. xix, 24; ΠΙ Regn. χνπι, 38 etc.); cf. βάλλοντος χρύσταλλον αὐτοῦ (Ps. cxLvir, 6). La construction de'49b peut être conçue de deux manières. a) Les Grecs (et la version anglicane) : « Qu'est-ce que je veux, s’il est déjà allumé? » C'est-à-dire, je n’ai plus rien à désirer. Mais l'hypothèse ne peut pas être proposée, puisque le v. 50, conçu sur le même rythme, pose une condition préalable. Il faut done b) prendre τἰ dans le sens de πῦς, cf. τέ στενή ME. vu, 14, ti étant l'équivalent de l’hébreu "1, d'autant qu'en grec moderne τί παλά signifie « combien beau! » (Deb. $ 299). εἰ après θέλω dans un sens optatif, comme Eccli. xxrt, 44 : καὶ θελήσεις ei μὴ éyevvdônc.

50) δέ est ici nettement adversatif. Jésus désire que le feu soit déjà.allumé, mais ce désir rencontre une condition préalable, qui est un baptême; cf. Me. x, 38. Ce baptême est imposé à Jésus comme un devoir; ἔχω sans accusatif plus où moins directement exprimé, 16 seul cas dans. Le. — συνέχοµαι, je suis oppressé, angoissé. 11 n’y a pas là l’expression d'un désir, ni pour que cela finisse le plus tôt possible (J. Weiss), ni d'obtenir le salut des âmes. On doit assurément attribuér ce désir à Jésus, mais il n’est pas exprimé ici (Kn.). N’est-il pas assez touchant de penser que la vie de Jésus-Christ α été un Gethsémani perpétuel (PZ.)?

54) Cf. M. x, 34, qui oppose l'épée à la paix : βαλεῖν assez naturel avec µάχαιρα explique βαλεῖν avec εἰρήνη, que Le. a remplacé par δοῦναι en même temps que l'épée était interprétée dissension. Si le texte de Mt. est plus original, comme il esi assez évident, ce logion ne peut donc pas servir à expliquer la métaphore

δοῦναι ἐν τῇ vhs οὐχί, λέγω ὑμῖν, ἀλλ᾽ ἢ διαµερισµὀν. ὃξ ἔσονται γὰρ ἀπὸ D

S { - (EE 3 διαμεμ.ερισμένοι, τρεῖς ἐπὶ δυσὶν καὶ δύο ἐπὶ τρισίν΄

διαυ, ὃς ἐπὶ πατρί; μήτηρ ἐπὶ θυγατέρα καὶ θυγάτηρ ἐπὶ τὴν μητέρα, πενθερὰ ἐπὶ τὴν νύμφην αὐτῆς καὶ νύμφη ἐπὶ τὴν πενθεράν. 7 58 Ἔλεγεν δὲ vai τοῖς ἔχλ δις Ὅταν ἴδητε νεφέλην ἀνατέλλουσαν. ἐπὶ Συσμῶν, εὐθέως λέγατε ὅτι Ὄμβρος ἔρχεται, καὶ Ὑένεται οὕτως 5 καὶ ὅταν νότον πνέοντα, λέγετε ὅτι Καύσων ἔσται,

κ. ro. τὸ ποὀόσωπον πᾶς vx 5 καὶ Ὑίνεται. δὺ ὑποχριταί, τὸ πρόσωπον τῆς γῆς γαὶ τοῦ οὐρανοῦ οἴδατε

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