εκρυψεν (T H) ou ενθχρυφεν (5 V
peut-être allégorique pour indiquer la parole dans la Terre du peuple de Dieu. Peut-être aussi Le. a-t-il pensé que les oiseaux figuraient les gentils? D'ailleurs la comparaison était traditionnelle (Ez. xxxr, 6) pour un grand empire, qui abrite beaucoup de monde (Ez. xvur, 23 ; Dan. τν, 9. 18).
— Sur la tournure γίνεσθαι εἰς cf. Introd. p. cx. :
20-21, Le LEvAIX (cf, Mt. χι, 33). Une seule question au v. 20, qui n’est pas. dans Mt. ; le reste tout à fait semblable. ἕως οὗ est aussi clair que possible dans. le sens d'un développement progressif. Tandis que. celui du sénevé est constaté par la présence des oiseaux qui accentuent le caractère apparent de la transformation, Faction du levain est tout intérieure, car c’est à peine si après la fermentation le pain ardinaire des Orientaux a un peu plus de volume. La différence est dans le goût à la suite d'une transformation intérieure.
C'est ce qu'a nié M. Loisy : « Le royaume est aussi comme le petit morceau de levain qui fait fermenter toute une masse de pâte. La fin semble tout à fait dispraportionnée au point de départ. Tel est le rapport, telle la proportion du royaume à l'Évangile. On tomherait dans l’allégorie en voyant figurées dans le Sénevé la puissance extensive du royaume et dans le Levain sa force intemsive, sa puissance de transformation qui surmonteront, toutes les difficultés » (Études évangéliques, p. 117 ss.). Le principal défaut de cette exégèse est de supposer deux quantités distinctes, l'évangile et le royaume, où Jésus n'en met qu'une, et de donner exactement la même pointe à deux paraboles si différentes dans leur pointe même, car la première ne parle pas de force extensive, mais d'extension seulement par la croissance, et la seconde n'aurait pas de sens si la transformation de la pâte par le levain. n'avait pas Son: analogie dans le royaume. Cette analogie ne saurait être l'extension, comme nous avons vu, ce doit danc être Fénergie secrète des premiers commencements du règne de Dieu. L'allégorie consisterait à regarder les trois mesures de farine comme trois provinces de Palestine, ou comme trois parties du moumde. Ge serait encore. de l’allégorie de comparer le levain à la foi semée dans l'esprit de Phomme et ‘dans ses trois puissances, ow la femme à l'Église etc. Peu importe la nature du milieu, ce milieu subira lFaction du règne, conçu plutôt comme une. vertu divine que comme un territoire ou un événement. Tout cela est décisif contre les eschatologistes, obligés de supposer que le petit commencement du règne: sera soudain remplacé par l'intervention terminale de Dieu sans avoir produit ses elfets. D'ailleurs it serait puéril d'avoir tant d’appréhension de: toute trace d’allégorie. Luc vient de montrer dans l’expulsion des démons le commence ment du règne de Dien; Jésus a parlé du feu qu’il est venu jeter sur la. terre :
oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. » %Et il dit encore : « À quoi comparerai-je le règne de Dieu? Ἡ Π est semblable à du levain, qu'une femme a pris et caché dans trois mesures de farine jusqu’à ce que tout ait fermenté ».
2 Et il cheminait par les villes et les villages, en enseignant, et en se dirigeant vers Jérusalem.
tout indique que le levain signifie son action par la parole et par les miracles. Et c’est aussi sans doute le sens du grain du sénevé. Pourquoi le Sauveur ne se serait-il pas occupé du développement sur la terre de la semence qu'il avait jetée? D'après Loisy : « De telles considérations ne convenaient ni à la nature de son rôle ni au point de vue eschatologique de sa pensée » (Études évangéliques, p. 119). Mais si ces paraboles prouvent précisément qu'il affirmait le succès de ses efforts, par l'action même de la vertu qui leur était propre?
En transportant ces paraboles, Luc n'en a pas changé le sens, car il les a mises comme Mt. et comme Μο. (pour le sénevé) après la calomnie des Scribes sur Béelzeboul, qu'il avait renvoyée après la parabole du semeur. On peut seulement dire que le contexte accentue dans le sénevé et le levain le caractère de grâce offerte, dont Jésus affirme, en face de l’aveuglement d'Israël, qu’elle fera son eftet.