Jurrs RÉROUTEE) GENTILS SAUVÉS
Après le v. 22, tout forme un discours homogène. Les passages parallèles de détail seront indiqués à chaque endroit, car.ils ne forment pas un tout comparable à celui de Ec.
Depuis que Jésus à quitté la Galilée (ix, 51) et surtout depuis l'affaire de Béelzeboul, Le. faisait pressentir l’aveuglement des Juifs, confondus par les gentils (αι, 31 ss.), et l’inutilité des appels du Seigneur à ceux qui se croyaient les maitres en Israël. Ἡ va maintenant découvrir complèternent la perspective de l'avenir, et le châtiment qui menace Jérusalem. Non seulement des gentils seront traités moins sévèrement que les villes de Galilée ; ils seront admis dans le royaume de Dieu, pendant que les Juifs en seront exclus, malgré leur tardif recours au prédicateur de la pénitence.
22) Holtz., B. Weiss, même Schanz, ne voient dans ce verset qu’un rappel de la situation inaugurée 1x, 54, rappel motivé parce que Jérusalem va se trouver bientôt à l'horizon, v. 33. Mais Kn. et Hahn voient ici l'indication d’un voyage spécial à Jérusalem, celui dont parle Jo. x, 22 ss., à l’occasion de la dédicace. Dans l'intervalle Jésus serait déjà venu aux environs de la ville, comme cela résulte de l'épisode de Marthe et Marie (x, 38 ss.). Il paraît bien étrange que Luc, après avoir représenté l'itinéraire à Jérusalem comme suprême (1x, 51), puisse faire allusion à un autre voyage distinct, mais cette difficulté ne tient pas devant un troisième passage, xvir, 44, où Le. fait passer Jésus en Samarie et en Galilée! Il faut donc avouer que dans 1x, 51 il à envisagé comme suprême le temps, c'est-à-dire la dernière année, plutôt que le voyage lui-même. Nous aurions donc ici un voyage distinct, qui concorderait bien avec celui de Jo. x, 22, au mois de décembre qui précéda la dernière Pâque.
; r SZ ο ο 22 . . x
εἰς IsposbAupx. 2 Eirev δέτις αὐτῷ Κύριε, εἰδλίγοι οἱ σωζόμενοι; ὁ ὃ « { 2 e . ou , et
εἶπεν πρὸς αὐτούς Αγωνίζεσθε εἰσελθεῖν διὰ τῆς στενῆς θύρας, ὅτι CES £ η ” - , “
9 = » HR. 0e ἐγερθῇ 6 οἰκοδεσπότης καὶ ἀποχλείσῃ τὴν θύραν, καὶ ἄρξησθε ἔξω ἑστάναι μαὶ κρούειν τὴν θύραν λέγοντες Κύριε, ἄνοιξον ἡμῖν καὶ ἀποκριθεὶς ἐρεῖ ὑμῖν
Sur l’enseignement de Jésus dans les moindres bourgades, cf. Mc. vi, 6 οἱ Μί. ix, 85, où l'analogie est dans 16 fond plutôt que dans les termes. Ce sont des choses qu'il fallait dire et que chaque évangéliste a exprimées à sa manière suivant l'occasion. Hahn rattache κατὰ πόλεις κ. κ. à διδάσκων, ce qui serait plus significatif, car il parait superflu de dire qu’en voyageant on traverse des villes εἰ "μες bourgs. Cependant, d’après l’analogie de Μο. νι, 6 et Mt. 1x, 35, ces mots se rattachent plutôt à διεπορεύετο.
23-27. L'intelligence, surtout littéraire, de ce passage, dépend de la ponctuation, et la ponctuation à son tour peut être fixée d'après la manière d'écrire qu'on attribue à Luc.
a) On met un point après ἰσχύσουσιν, v. 24. C'est le système des versions anciennes, et les critiques modernes (B. Weiss, Loisy) en concluent qüe nous avons ici deux morceaux distincts : une instruction sur la porte étroite, d’après Mt. vu, 13. 14, et une demi-parabole sur le thème de la porte fermée ou des dix vierges.
b) On met une virgule après ἰσχύσουσω, de façon qu’il n'y à qu'une parabole ou plutôt une comparaison allégorique.
Nous nous attacherons à cette manière.
23) On a prétendu (B. Weiss, Holtz., Loisy) que Luc avait composé l'interrogation d’après Mt. vu, 44 où il est dit que peu [ὀλίγοι, qui vient dans la question) irouvent la voie (du salut). Assurément les historiens anciens n'auraient pas considéré ce procédé comme une licence, mais Luc aurait-il emprunté ὀλίγος à une affirmation de ML pour en faire une question demeurée sans réponse directe? Tant de servitude pour un mot, tant de liberté pour la pensée serait plus rabbinique qu'hellénistique. On suppose toujours que Luc combine de petits bouts de papier mal alignés. 911 avait composé la question lui-même par un arlifice littéraire très permis, il laurait mise plus directement en harmonie avec la réponse. L'inconnu demande, selon une préoccupation fort habituelle aux rabbins, si beaucoup seront sauvés, c’est-à-dire entreront dans la région mystérieuse de l'au-delà où les justes vont après la mort (cf. Le Messianisme… p. 165 ss.), et qu'on comparait volontiers à une salle de festin, si bien que le grec τρἰκλινος devenu un mot hébreu est synonyme de ciel dans le dicton d'Aqiba : « Prépare-toi dans le vestibule, afin d’être admis dans la salle à manger » (Aboth, τν, 16, et cf. ur, 16 : « tout est préparé pour le festin »).
94) Jésus ne veut point donner de réponse directe de l’ordre spéculatif. Ce qu'il nous importe de savoir, c’est que nous devons faire des efforts, et cela, selon la métaphore courante, pour entrer dans le palais divin.
— Mt. vu, 13 8. a conservé la même métaphore, mais l'attention se porte surtout sur deux voies, l'une facile, l'autre difficile. Si l'on a pris la mauvaise
2 Or quelqu'un lui dit : « Seigneur, s’il y aura peu de sauvés? » Mais lui leur dit : # « Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite, car beaucoup, je vous [le] dis, chercheront à entrer, et ne pourront pas, # après que le maître dela maison se sera levé et aura fermé la porte, et que vous commencerez à vous tenir dehors et à heurter la porte, en disant : Seigneur, ouvre-nous! Et il vous répondra :
route, peu importe qu’au bout la porte soit large ou étroite; on pourrait donc dire (avec Schanz) que c’est dans son texte que la porte étroite vient d’un remaniement. Quoi qu'il en soit, Le. n'aurait emprunté à la source commune supposée que. celte porte étroite, et encore avec La forme θύρα « porte de chambre » au lieu de πύλη, porte de ville. Dans Luc il importe peu que la porte soit étroite si elle est fermée, comme elle va l'être. Si l’on dit que la foule n’a pu entrer par une porte étroite, la faute serait à la porte, non à la foule, qui devait nécessairement subir l'encombrement, à moins qu’on ne s'y soit pris très matin. L'enseignement ne semble pas viser ces détails, et je croirais que l'épithète « étroite » est attachée par tradition ἅ cette porte, comme son caractère habituel, soit dans Mt. soit dans Le. (cf. xvur, 25 et par:).
La porte est étroite, raison de plus pour ne pas attendre le dernier moment; mais la raison décisive sera indiquée au v. 25
25) Même si l’on mettait un point après ἰσχύσουσιν, il faudrait admettre un lien entre les deux versets, à moins que Luc ne se soit conlenté de juxtaposer deux idées hétérogènes, oubliant d’ailleurs d’ expliquer pourquoi on ne pouvail absolument pas franchir une porte étroite. Mais la phrase ne peut commencer avec ἀφ᾿ οὔ, car a) ce début serait trop abrupt, ce qu'a senti la Ÿg. en ajoutant autem; b) on ne saurait trouver d'autre apodose que τότε (v, 26), qui commence, lui, une autre idée dont les deux membres parallèles sont : τότε ἄρξεσθε et χαὶ ἐρεῖ (v. 27), et de plus, si l’apodose commence à τότε, il faudra mettre dans la même phrase le subjonctif ἄρξησθε et le futur ἐρεῖ, négligence qu'on pourrait ‘admettre, si ἐρεῖ n'était plus naturellement sur le même plan que ἰσχόσουσιν. Klostermann sauve la situation en insérant γάρ après οὗ d'après le seul syrsin!
La seule raison de mettre un point après ἰσχύσουσιν, c'est que les πόλλοι ne sont plus le sujet de ἄρξησθε (B. Weiss). Mais au contraire c'est bien eux qui sont le sujet réel, seulement le Sauveur indique qui ils sont, à savoir ses auditeurs qui croient leur salut assuré. En effet il serait étonnant que l'inconnu ait interrogé sur le salut d'Israël, qui était garanti d'avance d’après l'opinion dominante. Les Israélites se croyaient sûrs d'entrer; ils ont vaqué à leurs affaires. Quand ils se sont présentés, 16 Maître s'était levé pour fermer la porte. ἐγερθῇ (cf. πι, 8) est remplacé dans D et les versions latines par εἰσέλθη, leçon banale et d'à peu près, mais sympathique aux critiques qui voient dans ce tableau « un raccourci de la parabole des Dix vierges » (Loisy, 11, 123). — Il y a seulement dans les deux cas une porte fermée et des personnes qui frappent inutilement.
— vai ἀποκριθείς forme l’apodose, el prépare le point décisif, amorcé par le
390 ÉVANGILE SELON. SAINT LUE, χι, 26-98.
Où οἶδα ὑμᾶς πόθεν ἐστέ. ?6 τὸτε
σου καὶ ἐπίομεν, nat ἐν ταῖς πλατείαις ἡμῶν ἐδίδαξας. roi ἐρεῖ Λέγω - - . > . .
ὑμῖν Οὐκ οἶδα πὀθεν ἐστέ ἀπόστητε am ἐμοῦ, πάντες ἐργάται ἀδυλίας.
28 Ἐχεῖ ἔσται ὁ κλαυθμὸς nat ὁ βρυγμὸς τῶν ὀδόντων, ὅταν ἔψησθε ᾿Αβραδμ, 9 , 1 ὰ r . = + «ο καὶ ᾿Ισαὰκ καὶ ᾿Ιαχωβ καὶ πάντας τοὺς προφήτας ἐν τῇ βασιλείᾳ τοῦ θεοῦ, e ο \ N er N μ- ὑμᾶς δὲ ἐχβαλλομένους ἔξω. uni ἤξουσιω ἀπὸ ἀνατολῶν nat δυσμῶν καὶ \ κ. 9 « . κ un ἀπὸ βορρᾶ nat νότου καὶ ἀνακλιθήσονται ἐν τῃ βασιλεία τοῦ θεοῦ. 30 vai
9 A = » [ 7 La ἰδοὺ εἰσὶν ἔσχατοι οἳ Écovrat πρῶτοι, χαὶ εἰσὶν πρῶτοι οἳ ἔσονται ἔσγατοι.
dédain du maître de la maison, lequel se refuse à admettre des inconnus, venus on ne sait d’où (cf. Jo. vu, 27).
26 5.) Le parallélisme est moins avec les dix vierges qu'avec Mt. vu, 22. 28, mais l’excuse n’est pas la même. On ne saurait conclure sans fantaisie à une source écrite commune.
26) Les malheureux ne font qu'accentuer leur culpabilité. Jésus pouvait leur répondre : Vous n’en êtes que plus coupables. Mais il ne discute pas avec eux. |
27) Le maître répète froidement son refus. C'est bien lui qui a enseigné; maintenant il est le Juge. La parabole à peine esquissée se change en allégorie, et l'allégorie découvre la réalité, qui est une sentence de condamnation, semblable à Ps. vi, 9 ἀπόστητε ἀπ ἐμοῦ πάντες οἱ ἐργαζόμενοι τὴν ἀνομίαν (cf. 1 Macch. πα, 6). Il ne sert de rien d’avoir connu Jésus, d'être ses concitoyens et ses familiers, si l'on n'a pas fait ce qu’il a enseigné. C’est aussi la conclusion de Mt. vu, 23, où elle se déduit plus directement du thème (νη, 21), car ceux qui réclament ont fait partie de la même société spirituelle el tout se passe dans la région morale. Dans Le. les rélations sont du domaine de la chair (cf. II Cor. v, 16); les réclamants sont donc des Juifs, qui n’ont pas fait pénitence malgré les appels de Jésus.
Ils pensaient sans doute comme R. Méir : « Peut être tenu pour un fils du monde à venir celui qui habite dans le pays d'Israël, parle la langue sainte, et lit matin et soir la prière du Chema » (Le Messianisme.… 169).
28) La phrase stéréotypée. ἐκεῖ ἔσται κ. τ. À. montre clairement qu'il s’agit de l'eschatologie définitive, non d’un châtiment pendant la période messianique. Elle ne figuré qu'ici dans Le., maïs souvent dans ML. : ναι, 42; σπι, 42. 50; Χχη, 191 XXIV, 54; xx, 30.
L'article devant χλαυθµός et Bouyués indique aussi une scène solennelle bien connue ; c'est celle du désespoir des réprouvés (cf. Hénoch cvur, 5 etc.). — βρυγμός peut signifier grincer des dents, ce qui serait un signe de fureur; c’est plutôt claquer des dents, comme lorsqu'on est saisi d’un frisson (βρύχειν, médecins), ici non pas de froid, maïs de frayeur. — ἐκεῖ a été pris dans le sens de « alors » (Euthym. Holtz.), mais le sens de Mt. est toujours le sens local, qui est le sens normal, et ὅταν n’oblige pas à s’en écarter, pas plus que ὅτε dans Sopx. Phil. 395. D'autant que ἐκεῖ chez les anciens se dit très souvent du séjour des morts, un peu comme nous disons l'au-delà; cf. seulement dans Soph. Aj. 1372 κἀχεῖ
Je ne sais d’où vous êtes. #% Alors vous commencerez à dire : Nous avons mangé en ta présence, et nous avons bu, et tu as enseigné sur nos places. 27 Et il vous dira : Je ne sais d'où vous êtes. Retirezvous de moi, [vous] tous artisans d’injustice. % Là se fera la lamentation et on claquera des dents, lorsque vous verrez Abraham et Isaac et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et vous jetés dehors. *Et on viendra de l’orient et du couchant, et du nord et du midi, pour s'asseoir à table dans le royaume de Dieu. 50 Et voici que [quelques-uns] des derniers seront les premiers, et que des premiers seront les derniers. »
κἀνθάδε, « dans l'au-delà ct ici »; Ant. 76; Aj. 855; El. 355; {805 fr. 719, 3;
Oed. rex, 716; 1019.
On dirait que la scène chaage et que ceux qui trouvaient la porte close ont pu entrer pour voir et sont ensuite chassés. Ἡ semble (Holtz., Loisy ete.) que c'est par suite d’une combinaison, et que les divers éléments de la source, mieux conservés dans ME. vi, 11. 19, ont été modifés et transposés dans Le. avec sa fidélité un peu gênée. Mais outre que ce morceau est mieux placé ici qu'après la guérison du serviteur du centurion, la présence des patriarches en atten- ” dant le repas est en parfaite harmonie avec la situation antécédente, et comme l'image a cédé la place à l'expression des réalités, le tableau final n'est pas assujetti à une stricte cohérence des métaphores. Cependant ce n'est pas la scène du jugement (Schanz), car les patriarches sont à l'intérieur. Tout est suffisamment clair si l’on entend ὄψησθς au sens un peu large «le constater, sens nécessaire ici, puisque ce verbe s'applique aussi à ceux qui en sont l’objet en même temps que le sujet. Les artisans d'injustice constatent la présence des pairiarches au dedans, mais elle n'autorise pas leur entrée; ils se sont présentés à Ja porte de la salle; elle leur demeure fermée et ils sont même tout à fait jetés dehors du palais. Logiquement ia devrait suivre ἔξω, mais l'incise placée avant produit plus d'impression, tandis que placée après ἔξω elle romprait le contexte.
29) En effet, aux patriarches viennent se joindre des personnes appelées de tous les points cardinaux, qui ne sont point nécessairement ou seulement des Juifs dispersés (15. xzur, ὃ 55.), mais aussi les gentils comme dans Mt. Comment entreront-ils, puisque la porte est fermée? Luc est plus attentif à conserver le texte de la parole de Jésus qu'à narrer avec l’aisance d'un inventeur. 11 a pu supposer que la porte s'ouvrira à ces personnes, car la parabole ne met pas tant en lumière la nécessité d'arriver avant le moment fatal, que de se présenter de ‘ facon à être admis. Aussi bien ce menu délail disparaît dans la solennité de la dernière mise en scène.
:30) C'est une sorte de proverbe, dont l'application peut changer selon les circonstances. Dans Me. x, 31 et Mt. XX, 930, il s'agit de l'or: dre du rang, dans Mt. xx, 16, de l’ordre du temps.
Ici la situation est retournée en ce sens que d'ordinaire les premiers entrent
31 Ἐν αὐτῇῃ τῇ box προσῇλθον τινες Φαρισαῖοι λέγοντες αὐτῷ Ἔξελθε γαὶ € 8 -
> s , 8 un 4 :
ἀποτελῶ σήμερον καὶ αὗριον, nat τῇ τρίτη τελειοῦμαι. ὃὃ πλὴν δεῖ pe
et les derniers non; ici il y a des derniers qui entrent, des premiers qui ont le lot réservé d'ordinaire aux derniers. D'ailleurs il n’y a d'article ni à ἔσγατοι ni à πρῶτοι. Les catégories ne sont donc pas absolues, la règle ne s'applique pas à tous les individus, et en effet les patriarches venus les premiers sont demeurés tels. L'opposition est entre les Juifs contemporains et les gentils, car si ces deux groupes sont substitués par la pensée aux termes vagues de la parabole, il est clair que les Juifs étaient les premiers par l'appel de Dieu, par opposition aux gentils.
Si l'on cherchait une application aux circonstances de l'Église primitive, on aurait la perspective d'un royaume de Dieu d'où les Juifs s'étaient exclus par
leur infidélité, tandis que les gentils y entraient de toute part. Dans cette voie: on en viendrait à trouver dans ἐγερθῇ (v. 25) une allusion à la résurrection du Christ. Mais ce serait transformer insensiblement le sens de tout ce passage et l'altérer par trop de précision, car il ne serait plus possible de trouver les. patriarches et les prophètes dans l'Église chrétienne, où les Juifs ne demandaient pas à entrer, La véritable perspective est celle du jugement dernier, qui condamne les impénitents et admet au royaume de Dieu des hommes dignes d’être associés aux patriarches et aux prophètes, quelle que soit leur origine. Avis aux Juifs qui se croient et sont en quelque facon les premiers, de ne pas se réduire à n'être plus que les derniers, ceux auxquels d'ordinaire on ferme la porte. Si les images ne sont pas rigides, le sens est très clair, et la lecon redoutable. A la question sur le nombre de ceux qui seront sauvés, Jésus répond : Efforcez-vous de n'être pas parmi ceux qui peuvent se perdre, fussent-ils parmi mes compatriotes et mes familiers. Si l'inconnu était un pharisien, Jésus retourne contre ses Maïtres leur tableau des fins dernières : In mundo futuro mensam ingentemvobis sternam, quod gentes videbunt et pudefient (ScuosrreeN, hor. heb. p. 86, cité par P1.). D'ailleurs plusieurs docteurs avaient des vues plus larges sur le salut des gentils (Le Messianisme.… p. 110, 284).