‹ Evangile selon saint LucChapitre 205 sur 300 · PARABOLE DES iNvIrés piscourTois (cf. Mt. xxx · texte numérisé non relu

PARABOLE DES iNvIrés piscourTois (cf. Mt. xxx

Questions posées. a) La parabole de Le. est-elle au fond la même que celle de Mt. στη, 1-14? Les critiques modernes l’admettent tous {sauf ΡΙ.), et parmi les catholiques, Schanz après Maldonat. On peut admettre avec ces deux illustres commentateurs que les variations ne dépassent pas la transformation qui a pu s'opérer dans la tradition, et que la place d’une parabole a pu être changée, pourvu que l’enseignement soit le même; mais pour admettre que Jésus n’a prononcé cette parabole qu’une fois, il faut du moins voir dans les deux textes la même signification, sinon on conclura à deux paraboles différentes. Il serait d'ailleurs contraire à la méthode d'expliquer Le. par Mt. pour conclure ensuite à l'identité. |

b) Les critiques modernes radicaux (165 Weiss, Jülicher, Hollz., Loisy) prétendent que Le. a changé la parabole primitive en allégorie, et, point assez grave, ils sont d'accord sur cetle allégorie avec des critiques conservateurs, catholiques {Schanz, Kn.) ou autres (P4 Hahn). L'allégorie fait du serviteur une figure du Christ (pas Hahn, ni PI.); les invités sont les Pharisiens; le pre-

déjeuner ou à diner, ne prie pas tes amis, n1 tes frères, ni tes parents, ni des voisins riches, car ils pourraient t’inviter à leur tour eux aussi, et ta politesse te seraït rendue. {5 Mais lorsque tu donnes un repas, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; let tu seras heureux de ce qu'ils ne sont pas en état de te rendre, car on te le rendra lors de la résurrection des justes. »

15 L'un des convives ayant entendu cela lui dit : « Heureux celui qui prendra son repas dans Le royaume de Dieu! » 16 Maïs il lui dit : « Un homme avait [résolu] de donner un grand diner, et il invita beaucoup de monde, {7 οἱ il envoya son serviteur à l'heure du diner

mier groupe des miséreux sont les publicains et les pécheurs, le second groupe sont les gentils. Quant au sens primitif de la parabole, d'après Holtzmann il opposait la bourgeoisie au prolétariat, d’après Jülicher et Loisy les Pharisiens aux pécheurs, d'après B. Weiss des gens d'un esprit profane à d'autres, sans allusion aux Juifs.

Nous répondrons à ces questions après l’explicalion du texte,

15) Le lien du contexte est très serré; la réflexion du convive est suggérée par les paroles de Jésus. La résurrection, c'était le début de la phase définitive du royaume de Dieu, que les Juifs comparaient à une salle de festin (χα, 37). La réflexion est pieuse, mais il semble d’après la réponse de Jésus qu’elle émanait de cette piété facile qu’ont quelques personnes après un bon repas ou quand tout va bien. Favorisées de Dieu elles se croient déjà dans son royaume, alors qu'étant satisfaites des biens présents, elles n’apprécient guère ce que demande son appel. L'interlocuteur, probablement Pharisien, croyait sans doute que sa place élait réservée à la table du Seigneur. ---φάγεται au lieu de ἔδεται, futur formé par analogie de 1405. ἔφαγον.

16) L'homme n'est pas qualifié autrement, ce qui πο favorise guère l'intorprétation allégorique; s’il figurait Dieu on s’attendrait à ce qu'il soit nommé roi (comme dans ME. αχη, 2) ou du moins riche. Il l'était cependant en fait puisqu'il fait un grand festin, et qu'il invite beaucoup de monde, mais c'est bien le moins pour un festin comparé tacitement au royaume de Dieu.

47) Dans Mt. les serviteurs, insultés et mis à mort, figurent les prophètes. On prétend que l'unique serviteur est dans la parabole de Le. un trait invraisemblable, et qui n'a été adopté que pour y faire entrer là figure du Christ (Loisy etc.). Mais Le. ne dit pas que le maitre n’eût que ce serviteur; il y en avait bien d’autres occupés à préparer le grand repas, lés places, etc. C’est le serviteur de confiance (Χα, 45), ou spécialement celui qui était chargé dé faire les invitations. Un roi ou un empereur avaient naturellement plusieurs vocatores (PLIN. H. Ν. XXXV, x, 89; Suér. Cal. XXXIX), mais un particulier n’en avait qu'un (SÉN. de ira ΠΠ, xxxvir, 4). En Orient, comme l'a déjà noté Tristram (Eastern Customs p. 82), on rappelle. au dernier moment l'invitation faite un certain temps d'avance. C’est ce que suppose Lec.; le trait est donc naturel, ce

404 ÉVANGILE SELON SAINT LUC, xIv, 18-91.

on { ns à ne =. ” e ὗ ἥ ίπνου εἰπεῖν τοῖς κεχλημένοις Ἔρχεσθε ὁτι ἤδη ἔτοιμά

ἐστιν. TS yat ἤρξαντο ἀπὸ µιας πάντες παραιτεῖσθαι. ὁ πρῶτος εἶπεν αὐτῷ 3 N » N ὁ NV 2 \ NS Γ 1.

3, =, παρητηµένον. Ἰ καὶ ἕτερος εἶπεν Zefyn βοῶν ἠγόρασα πέντε καὶ πορεύο-

por δοχιµάσαι αὐτά) ἐρωτῶ σε; ἔχε µε παρητημένον. 1 Len 9% ὃν 3" ο 11 1 χ τοῦτο οὗ δύναµαι ἐλθεῖν. ' καὶ παραγενόµενος

9, \ ᾳ + 20 1ο FTspes ξἰ

ὁ 3 ο. Fe NI { δοῦλος Cara Ύειλεν τῷ | pl αὐτοῦ ταῦτα. - τότε ὀργισθεὶς 6 οἰκοδεσπότης

5 μα # : er ἴπεν τῷ δούλῳ αὐτοῦ ξελθε ταχέως εἰς τὰς πλαπείας καὶ ῥύμας τὶς

ol D] F N 4 f η καὶ εἶπεν ὁ δοῦλος Ἰύριξ, γέγονεν ὃ Hé, καὶ ἔτι τόπος ος ἑστίν .

D] € κι \ µ à 28 pa εἶπεν ὁ Κύριος πρὸς τὸν δοῦλον Ἔξελθε εἰς τὰς ὁδοὺς καὶ φραγμιοὺς

n'est point une allégorie de l’imminence de la parousie; il était d’ailleurs nécessaire pour mettre en scène les excuses, beaucoup plus offensantes. au dernier moment, puisque les invités avaient d'abord accepté et que tout était prêt. Π serait étrange que le serviteur représentât le Christ. Luc a pu le comparer à un maître de maison qui se fait 16 serviteur (x, 37), rôle que le Christ

déclare être le sien (Μο. x, 44), et on peut parler de sa forme de serviteur 7), mais un évan-

quand on parle en même temps de sa forme divine (Phil. π, géliste n'eùt pas eu l'idée de donner au Christ un rôle aussi insignifiant. Dans la parabole des vignerons, Le. distinguera le fils des serviteurs envoyés (xx, 19). Ce n'est donc pas lui qui aurait allégorisé dans ce sens, et il n’y a pas ici d'allégorie.

__ 18) Au lieu de grouper dans une périole de style indirect les différentes excuses, Le. les présente successivement dans le style direct, ce qui donne beaucoup de vivacité à l'expression et fait ressortir la responsabilité individuelle plus encore que Mt. — ἀπὸ μιᾶς n'indique pas un complot, dont il n’y a pas trace, mais les mêmes dispositions. On dirait familièrement : comme un seul: homme. Cela est suffisamment clair, quoiqu'on puisse hésiter sur le mot à suppléer. On exclura ὥρας, car ils ne s’excusent pas en même temps, et l'on choisira entre ὁδοῦ et φωνῆς ou γνώμης, le dernier suggéré par PniLox, de speë. legg. τι, p. 311 : ἀπὸ μιᾶς καὶ τῆς αὐτῆς γνώμης (PI). — Le premier est celui qui s'excuse le plus poliment; il allègue la nécessité. Mais puisque l’acquisition est assurée, rien ne pressait.

19) La raison du second n'est guère meilleure, quoiqu'il ait éprouvé de: l'impatience à s'assurer s’il ne s'était pas trompé.

20) La troisième réponse est la plus sèche, soit que l’excuse ait paru évidente. d'après les principes mondains, soit que le nouveau marié se soucie peu del'invitation. De ce dernier il n’est pas suggéré qu’il fût riche; mais, comme les autres, il met ses convenances personnelles au-dessus de ce qu’il devait à un ami et à la politesse. Comme 165 autres il appartenait au monde de celui qui. ‘a fait l'invitation. C'est pourquoi il la refuse au dernier moment sans se gêner.

24) L'opposition de δοῦλος et de χύριος ne permet pas d'admettre que le δοῦλος

pour dire aux invités : Venez, car c’est déjà prêt. 18 Et tous se prirent à s’excuser avec ensemble. Le premier lui dit : J'ai acheté un . Chap, et il faut nécessairement que j'aille le voir: je t'en prie, tiens-moi pour excusé. # Et un autre dit : J'ai acheté cinq paires de bœufs et je vais les essayer; je t'en prie, tiens-moi pour excusé. 2Et un autre dit : J'ai pris femme, et donc je ne puis venir.

4 Et Le serviteur, étant revenu, rapporta cela à son maitre. Alors le maître de maison irrité dit à son serviteur : Va promptement dans les places et les rues de la ville, et amène ici les pauvres et les estropiés, et les aveugles et les boiteux. 2 Et le serviteur dit : Maître, il a été fait comme tu as commandé, et il y a encore de la. place. 33 Et le maître dit au serviteur : Va sur les chemins et vers les

représente allégoriquement celui que Le. nomme plusieurs fois ὁ κύριος. L'irritation du maître se comprend. On ne voit pas qu'il agisse par miséricorde (contre Schanz) dans-le sens du v. 12 ss., mais plutôt, d'après le v. 24, pour montrer à ses invilés qu’il n’est pas embarrassé de leur trouver des remplaçants, qui, eux, ne refuseront pas. Ce sont les miséreux groupés naturellement où 56 tiennent les mendiants. Il n'est pas question de les inviter, mais de les amener, comme des gens qui seront trop heureux de la bonne aubaine. — On a fait de ces pauvres gens le type des Juifs convertis, publicains et pécheurs. Mais c'est à la condition que le serviteur soit le Christ. 511 y a allégorie, elle doit être cohérente. Où voit-on que Jésus ait invité les Pharisiens, non seulement les premiers, mais les seuls, pour amener ensuite les autres? N’a-t-il pas prêché à la foule avant d'entrer en contact avec les Pharisiens οἱ les Scribes? N'est-il pas venu spécialement pour appeler les pécheurs plutôt que les justes (v, 32)? D'ailleurs il n’y a pas la moindre allusion à une infirmité morale, mais une copieuse description des misères physiques. Et ceux-là ne refusent pas, sans doute parce qu'ils ne sont pas absorbés par la gestion de leurs affaires ou par les convenances mondaines.

22) Il reste de la place, et il ne faut pas qu'il en reste, car le maitre de maison entend prouver à ses invités qu’il sait se passer d’eux.

23) Τ faut donc aller plus loin et par là même desceridre d'un degré dans l'échelle de la misère, car les pauvres qu’on trouvera le long des routes et des buissons, qui n'ont même pas pu se trainer jusqu'en ville, sont encore plus misérables. On croit y reconnaitre 165 gentils, parce qu'ils étaient en dehors de la ville, et les Juifs dedans. C'est bien le cas en fait, mais l'expression « en dehors » n’y est pas, et elle serait nécessaire pour servir d'appui à l'allégorie. Certes il est assez étrange que le serviteur soit obligé de s’y prendre à deux fois, mais c’est bien là-dessus que porte l'accent, non pas sur la place différente des pauvres. Aussi le maitre dit-il expressément : « force-les d'entrer ». Il faut absolument en finir, le maitre veut avoir sa maison pleine afin de refuser l'entrée à un invité qui changerait d'avis. Dans le système de l'allégorie, ce

» . τά - ε ο 7 ο » e παὶ ἀνάγχασον εἰσελθεῖν, ἵνα γεμισθῇ µου 5 Fes Æ λέγω γὰρ ὑμῖν ὅτε

trait devrait convenir aux gentils. Mais ont-ils été contraints d'entrer où même pressés d'entrer plus que les Juifs? .

— Le compelle intrare n’eût pas dû être cité à propos des infidèles, puisque jamais l'Église n’a admis qu'on les amenât au baptême par la violence. Augustin et beaucoup d’autres après lui Font appliqué aux hérétiques. Mais dans aucun système exégétique il n'est plus iei question des hérétiques (Κπ.).

24) Ce verset est étroitement uni au précédent par γάρ. C'est donc le même qui continue à parler, celui qui a fait les invitations. Il tenait à manifester sa résolution inébranlable, et à la rendre publique. Et c'est pourquoi il s'adresse à toutes les personnes présentes, ὑμῖν (Schanz, PI. Hahn.). On sent encore ici quelque ébranlement de sa colère ; tout est {rès naturel. Il est done vraiment étrange que pour introduire l'allégorie sous la plume de Le. on suppose que Jésus parle ici pour son compte (les Weiss, Kn.). Mais on oublie qu'on en avait fait le serviteur, qui ne saurait parler de son repas. Et l’on ne peut alléguer aucune raison. Dans χι, 8; xv, 7. 10; xve, 9: xvun, θά: Mt. xxr, 48, il est aussi clair que Jésus prend la parole pour son compte avec λέγω ὑμῖν (d'ailleurs sans γάρ) qu'il est clair ici que ce dernier mot est prononcé par le maître dans le sens de la parabole. — Jülicher (p. 416} reconnaît (de même Hoëtz. Loisy) que c'est le maître de maison qui parle, maïs Eue n'aurait pas trouvé ee ton solennel si Dieu n’entrait en scène comme Seigneur du festin, de sorte que le v. 24 assure à toute ta péricope le caractère d’une allégorie! Mais nous savions bien que la péricope est relative an royaume de Dieu; la question est de savoir si c’est une parabole ou une allégorie, et le ton soleunel, expression ici d’un sentiment de eolère, en somme peu édifiant, serait plutôt une raison en faveur d'une pure parabole.

Nous devons maintenant répondre aux questions posées au début. Il n'y à point dans Le, l’allésorie qu’on y a vue. 4) Le Sauveur n’est pas le serviteur, comme nous l’avans assez dit. b) Les invités ne sont pas les Pharisiens. Si par impossible le.serviteur était le Christ, ce ne sont pas les Pharisiens qu'il a invités de préférence, mais les pécheurs (v, 32). D'ailleurs les Pharisiens se distinguaient-ils des publicains et des pécheurs par une préoccupation: plus dominante des choses terrestres? Ils avaient bien des vices, mais incontestablement Le zèle des choses religieuses, à tout le moins en apparence. Tous les Juifs avaient recu la prédication des prophètes, de Jean-Baptiste et de Jésus, et non pas les Pharisiens spécialement.

Les miséreux pourraient être les pécheurs et les publicains, si ces derniers n'avaient été invités dès le début par le Christ, comme par Jean-Baptiste luimême, qui accueillit beaucoup mieux Les publicains et les soldats que ceux qui se disaient fils d'Abrahara (πῃ, 14 et 8). Entre les Juifs, même pécheurs, et les gentils, il y avait une différence d'appel qui serait très insuffisamment rendue par la nuance des vv. 2t et 22 entre les places et les routes, d'autant que ces routes sont censées faire partie de la banlieue de la ville. Or si Luc n'a pas allégorisé, il n’y a pas lieu de distinguer son sens de celui de Jésus.

clôtures et force-[les] d'entrer, afin que ma maison soit pleine. 2 Car je vous dis qu'aucun de ces hommes qui avaient été invités ne.goütera à mon diner. »

Cependant nous sommes très disposé à croire qu'il peut y avoir un moyen ierme entre une pure parabole et une allégorie. On pourrait donc se demander si du moins les appelés ne figurent pas les Juifs. En effet les invités forment une catégorie très nettement distincte des autres qui ne sont pas invités, mais amenés. Or lorsqu'il s’agit de l'appel de Dieu, on pense aussitôt aux Juifs qui ont été pendant longtemps seuls mis dans la confidence de Dieu et invités aux félicités messianiques. Gette solution nous paraît probable.

De cette façon, la parabole de Le. rejoindrait pour le sens celle de Mi, et peut-être Jésus ne l’aurait-il prononcée qu'une fois. Cependant, dans Mt. Ia situation est plus tragique, la parabole est plus accentuée et complétée. Même avec cette explication on préférerait supposer que Jésus a repris son thème pour l’approprier à la situation des derniers discours, plutôt que d'attribuer cette transformation à la tradition.

Au surplus il ne semble pas que fa parabole contienne une allusion allégorique directe aux Juifs, comme si tous avaient refusé l’appel, et qu'aucun ne dût être sauvé. Puisque cette application n'est pas faite par le Sauveur, mieux vaut laisser un certain vague sur ce point. La parabole parle d'invités favorisés par l'amitié d'un homme, qui se montrent indifférents à ses bons procédés et qui sont remplacés par d’autres, de telle sorte qu'ils sont définitivement exclus.

Dans l'ordre religieux, il y a des hommes qui croient, comme le Pharisien, être dans l'intimité de Dieu, et qui sont largement pourvus des biens de la fortune. Ils sont tellement absorbés par ces soins qu'ils négligent de penser au royaume de Dieu. Qu'ils prennent bien garde d'en venir à mépriser ses appels! Mieux vaudrait ôtre de ces gens pauvres et disgraciés par la nature qui ne sont pas tentés de faire mauvaise figure à ses avances. Les Juifs pouvaient et devaient prendre cette leçon pour eux, s'ils se comparaient aux gentils, les Pharisiens, s'ils se mettaient au-dessus des autres, les riches, 5116 ignoraient encore que l’altachement aux biens de la terre rend insensible aux promesses de la vie future. A l’exclamation du Pharisien, Jésus répond que ceux-là seuls mangeront du pain dans le royaume de Dieu qui auront été dociles à son appel, et qu'on a peu de chance de s’y rendre si l’on croit pouvoir s’en passer, ou y avoir toujours droit. La fecon est assez riche pour motiver une parabole spéciale. Peut-être y a-t-il profit pour des religieux et des prêtres à se l'appliquer.

Ge sens est d'autant plus vraisemblable que, dans l'opinion de l'allégorie, Le. aurait présenté ici une simple variation de la parabole de la porte étroite et du festin (ππῃ, 22 ss.). Or il n'aime pas à se répéter. Dans Mt. qui n’a pas réuni en une parabole la porte fermée et l'exclusion du festin, cet inconvénient ne se rencontre pas. Entendue de la sorte, la parabole de Le. n’a pas la même pointe que celle de Mt., et l’on doit conclure à deux paraboles distinctes.

Harnack estime que l'original commun à Mt. et à Le., s’il a existé, ne faisait. pas partie de la source Q. Et en effet les différences entre Le. et Mt. sont telles

25 Duveropeicvro δὲ αὐτῷ ὄχλοι πολλοί, καὶ στραφεὶς εἶπεν πρὸς αὐτούς 26 Et re Lnupee # κ |) 2 - Δ + ἑ ο nn) x ἔτις ἔρχεται πρὸς µε Hat où μισεῖ τὸν πατέρα. ἑαυτοῦ καὶ τὴν µητέρα γαὶ » ϕ Ve 4 λ 2 À x 4 28 Vs τὴν γυναῖκα καὶ τὰ τέκνα καὶ τοὺς ἀδελφοὺς ai τὰς ἀδελφάς, ἔτι τε καὶ τὴν

096. Ψυχην εαντου (H) ou €. ψ. (T 5 V); — ειναι µου (T H) plat que µου ειναι (S) ou pou µαθητης ειναι {V).

qu'elles excluent une dépendance littéraire. Spécialement on ne comprendrail pas que Le. ait changé le roi et son fils avec des serviteurs en un homme avec son serviteur, etc.

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