τα a. προς (Τ S V) et non om. (H
vue par Μα]άοπαί. Faut-il donc tant réfléchir pour se faire chrétien? et Le Christ a-t-il pu détourner de cette démarche ceux qui ne se sentaient pas résolus à faire tous les sacrifices? On a répondu en distinguant les disciples proprement dits, appelés à donner davantage, et les simples fidèles. Mais il n'y à pas trace de cette distinction (faid.). Si l’on répond que le v. 33 fournit une solution à la difficulté, Jülicher objecte qu’il n’est pas en harmonie avec les paraboles et que Le. l’a ajouté pour s'en tirer comme il a pu. Volontiers donc. il concède que le Christ n'était point animé d’un grand esprit de prosélytisme, et il trouve un certain parallélisme entre ces paraboles et les paroles d’Épictète (ur, #5, 8 ss.) à propos de ces gens qui veulent se faire philosophes : « Homme! regarde d’abord en quoi cela consiste, ensuite aussi ta force, ce que tw peux porter (βαστάσαι)... il faut veiller, prendre de la peine, vaincre les désirs, s'écarter des siens, cssuyer le mépris d’un petit domestique, s'exposer au ridicule de eeux qu'on remeontre, se contenter en tout du moins, en charges, en honneurs, en justice. Ayant considéré cela, avance, s’il te semble bon... sinon, n’approche pas, ne fais pas comme les enfants (jouant) tantôt au philosophe, plus tard au publicair, ensuite au rhéteur, ensuite au procureur de César », ec. — Mais Jésus πα pas voulu fonder une école ou un petit cénacle. Ἡ ne pouvait conseiller à la foule de renencer à le suivre si elle n'était pas prête à tout, puisque ne pas le suivre, c'était renoncer à lui et en somme le renoncer, -c'est-à-dire se perdre (τι, 8). Lui convenait-il aussi d’exalter le sentiment des ressources que chacun devait peser en soi-même? S'il y à quelque inconcinnilas entre fa parabole et [a conclusion, ne vaudrait-il pas mieux attribuer à Jésus une logique différente de ka nôtre, plutôt que d’exalter la confiance en soi dans le style des stoïciens? Ou plutôt, une parabole pouvant aisément se prêter à plusieurs applications, ne faut-ik pas s'en tenir à celle de l'auteur?
28} Le γάρ est très important. Les deux paraboles sont done données éomme une preuve de ce qui précède. Eïles sont comme encadrées entre deux refrains : « il ne peut être mon disciple », et se rattachent aux conditions imposées à qui veut être disciple, plutôt qu'aux ressources d'âme qu'il faudrait posséder. — Le personnage mis en scène n'est pas encore un roi, mais ce n'est pas non plus te premier venu, car l'œuvre entreprise est de conséquence. Aussi
porte pas sa croix et ne vient pas à ma suite, ne peut être mon disciple. 25 Car en est-il un parmi vous, voulant bâtir une tour, qui ne s’asseye d’abord pour calculer la dépense, [et savoir] s’il aura de quoi achever? 3 Autrement, s’il pose le fondement et qu'il ne soit pas à même de terminer, tous ceux qui s’en apercevront se prendront à le tourner en ridicule, # disant : Cet homme-ci a commencé .à bâtir, et il n'a pas été à mème .de terminer. ?! Ou quel roi parti pour combattre un autre roi à la guerre ne s'assied d’abord pour délibérer s’il peut tenir tête avec dix mille hommes à celui qui vient avec vingt mille? δὲ Sinon, pendant que l’autre est encore Loin, il
la tour n'est pas une tour de vigne (Jülicher, Holtz., Loisy), la plus élémentaire des constructions et qui n'exige aucune dépense, mais un palais; cf. pœuperum ‘tabernas, regumque turres (Horace), et surtout Jos. Bel. ;V, 1v, 3 : ὡς pnèèv ἐνδέοι τῷ πύργῳ βασίλειαν δοχεῖν, Naturellement toutes les tours des riches n'étaient pas aussi grandioses. Depuis quelques années Les enrichis de Bethléem se sont mis à bâtir les édifices les plus coùteux; quelques-uns sont demeurés inachevés; il pouvait se trouver de ces riches dans l'auditoire. — Ce mot καθίσας répété au v. 31 est justifié dans les deux eas : on s’assied pour écrire et pour tenir conseil; il n’en est pas moins caractéristique; il faut étudier sérieusement les conditions du problème, les ehances de suecès, d'abord objectivement, τὴν δαπάνην, puis conditionnellement (ei) dans la situation personnelle. .
Ψηφίζευ compter, de Ψῆφος caillou. Aujourd'hui encore — c’est même une méthode nouvelle, — on apprend aux enfants à compter avec de petites boules enfilées. — ἔχει, sous-entendu : « de quoi ».
29) ἵνα est inutile. Le gén. absolu n'est pas correct, puisque la personne en question reparaît comme régime dans la phrase, et-c’est pourquoi D a écrit : ἵνα µήποτε θεὶς θεµέλιον κ. τ. ἕ. — ἄρξωνται fréquent dans Lc. (cf. Introd. p. cvin.
30) οὗτος avec une nuance de mépris. On ne connaît pas l’homme, mais on se moque de son échec. ἤρξατο a ici toute sa valeur. — Sur ce, la parabole laisse ouvertes deux hypothèses : ou bien renoncer à l'entreprise, ou envisager les sacrifices nécessaires.
31) Cette fois c'est un roi, il s’agit d’une guerre. Elle est même commencée, et il semble que le pays du roi est envahi. C’est un devoir sacré de le défendre, et l’héroïsme suppléera peut-être au nombre, mais c’est ce qu'il faut mûrement considérer. Il est assez vain de chercher dans les livres si cette comparaison ἃ été suggérée à Jésus par un événement contemporain, comme serait la guerre d’Arétas contre Hérode (Jos. Ant. XVIE, v, 4). — εἰς πόλεμον est ici pour εἰς µάχην, car la guerre est déjà engagée, comme dans I Macch. αν, 18: x, 78, dans le sens de Jos. Ant. XII, τν, 9 : συµδαλόντων δ᾽ αὐτῷ τῶν ἀδελφῶν εἰς µάχην. La Vg. suggère que le roi va commencer la guerre, ce qui n’est pas le sens.
32) τὰ πρὸς εἰρήνην Les condilions qu’il imposera pour accorder la paix; cf. Test. des ΧΙΙ Patr. Jud. 1x, 7 : τότε αἰτοῦσιν ἡμῖν τὰ πρὸς εἰρήνην. Si τά est supprimé, on
αὐτοῦ πόρρω ὄντος πρεσβείαν ἀποστείλας put
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οὖν πᾶς ἐξ ὑμῶν ὃς οὐχ ἀποτάσσεται πᾶσιν τοῖς ξαυτοῦ ὑπάρχουσιν οὐ δύναται εἶναί µου μαθητής. ὃν Καλὸν οὖν τὸ ἅλας' ἐὰν δὲ vai τὸ ἅλας
ψωρανθῇ, ἐν τένι ἀρτυθήσεται; Ὁ' οὔτε εἰς γῆν οὔτε εἰς Ὑοπρίαν εὔθετόν 3 . ΥΣ ο.” ‘ μα ‘O LA Ü 2, 4 , , no ἐστω᾽ ἔξω βάλλουσιν αὐτὸ. ἔγων ὥτα ἀκούειν ἀκουέτω.
demande simplement la paix. Il va sans dire qu’elle ne sera pas accordée sans de lourds sacrifices de la part de celui qui se sent vaincu d'avance, et qu'il devra accepter.
Dans les deux paraboles, le sens fondamental est qu’il faut étudier sérieusement les conditions d’une entreprise dans laquelle on doit s’ engager ou dans laquelle on est engagé, sans quoi on s'expose au déshonneur ou à la ruine. Très naturellement on en déduit : ou bien qu'il vaudrait mieux ne pas s’engager ou bien qu'il faut s'en tirer en faisant des sacrifices. Mais est-on libre de choisir? Dans la première parabole cela paraît aisé, mais non dans la seconde. Et si c'était impossible dans l'application ?
En d’autres termes, le problème a deux faces : dans la facon qui est celle d'Épictète, comme on est libre d'avancer ou non, on considère surtout les ressources qu'on a en soi; d’une autre façon, comme on doit bon gré mal gré subir l'épreuve, on envisage résolument la situation et l’on fait ce qu'il faut faire. On ne peut nier que même dans le cas où il ne reste pour vaincre qu'un « beau désespoir », il n’est pas indifférent de connaitre la condition du succès.
33) C'est de cette seconde façon que Le. a compris les paraboles (Mald.).
‘ Jülicher reconnait qu’ « il ne les a pas mal interprétées, mais qu’il à mis en relief exclusivement. une pensée qu’elles avaient en commun avec ce qui précédait, non pas ce qu'elles ajoutaient de spécial au v. 26 » (p. 209). Ce n'est plus que la question de savoir si Jésus balançait exactement ses paraboles pour en tirer tout ce qu'elles contenaient selon les règles de la logique stricte, ou s’il les adaptait aux lois de l’objet auquel elles élaient appliquées. Nous avons déjà vu des exemples semblables (var, #7; x, 86); il paraît juste d'attribuer cette prétendue inconcinnitas au Mailre qui enseignait avec autorité οἱ ne se servait de comparaisons que pour aider ses auditeurs à pénétrer sa pensée, plutôt qu'à un écrivain qui aurait eu 16 loisir de les accommoder plus exactement au goût de son public hellénistique. — Avant de serrer de trop près la logique des paraboles, il faut suivre la logique de tout le passage. Pour être
- disciple de Jésus, il faut être prêt à sacrifier sa vie, et Jésus n’admet pas qu’on recule devant ce sacrifice dans certains cas (1x, 24 s.). D'autre part, si on affronte même la mort, on est assuré du succès; les ressources personnelles, les forces dont parle Jülicher n'entrent pas en ligne, maïs plutôt le renoncement (κιν, 26). C'est précisément le renoncement qui revient ici et qui permet d'essayer l'entreprise. — Ce qu'il y a de plus étonnant dans le v. 33, c'est que l'adieu soit dit (ἀποτάσσεται cf. 1x, 61) seulement aux biens de la fortune, selon le sens constant de τὰ ὑπάρχοντα dans Le. On dirait que la pensée descend d’un degré, par rapport au v. 26. Les critiques n’ont pas rendu compte de cette nouvelle inconcinnitas. Elle ne s'explique pas dans le sens qu'ils donnent aux
envoie une ambassade pour demander à faire La paix. % Aïnsi donc, quiconque parmi vous ne renonce à tous ses biens ne peut être mon disciple. Donc le sel est bon; mais si le sel lui-même est affadi, avec quoi Passaisonnera-t-on? # Il ne peut être utile ni pour la terre, ni pour le fumier. Que celui qui'a des oreïlles pour
entendre entende ! »
paraboles. Pour nous la conclusion sur les richesses était amenée par la
parabole sur les dépenses, et même par la seconde, car la paix n'allait pas sans
“un tribut auquel le roi devait se résigner d'avance, comme dans le passage cité du Test. des XII Patr. (Jud. 1x, 8). EL c'est sans doute de cette façon que la conclusion suivait, non pas dans l'hypothèse d'un recul, exclue d'avance pour les âmes de bonne volonté, mais par l'idée qu'elles suggéraïient d'un sacrifice : d'argent qui sauvait la situation. — Quoi qu'il en soit, personne ne se préoccupe plus de transformer ces paraboles en allégories.