γαι a. διειλεν (Τ) plutôt que ο δε (H S Υ
et cela serait au contraire en harmonie avec l'introduction historique elle aussi ‘inventée par Luc (v. 1 et 2). — On répond que l'unité littéraire est évidente, sans être d'accord sur la relation entre les deux parties. Les uns ne la regardent. que comme un appendice; les autres estiment que toute la parabole va à celte conclusion : le P. Buzy va jusqu'à dire que « la première partie fait seulement office d'introduction et prépare la matière », l'enseignement de la seconde (RB. 1917, 191).
La solution de ce point dépend naturellement du but qu'on assigne à la parabole, et ce but lui-même dépend de la manière dont on entend les person-nages. Tout le monde convient aujourd’hui qu'il faut restreindre le plus possible l'allégorie. Les deux fils ne représentent pas les Juifs et les gentils, quoique l'école de Tubingue ait repris cette ancienne opinion (TerT. de pudicitia, vu, vin).
Cependant la comparaison suggère une adaptation non seulement de situation à situation, mais encore des personnes en scène à des personnes réelles. Le fils cadet ne représente pas seulement le pécheur, il est un pécheur. Le père représente Dieu. Ἡ n’y a de difficulté que pour Païné. D'après saint Jérôme, saint Cyrille, Euthymius, Schanz, Kn., il représente les justes. D'après Mald. . B. Weiss, PL, Hahn, Bugge, Buzy, les Pharisiens. Dans cette seconde opinion, la parabole est censée non seulement une réponse aux murmures des Pharisiens, mais conçue comme une argumentation pour leur fermer la bouche : « De même que le fils aîné fut repris de son inqualifiable jalousie à l'égard de son frère cadet qui, après une période d'égarements, était reçu à la maison paternelle non seulement avec cordialité, mais avec la plus vive allégresse, — ainsi les pharisiens sont repris à bon droit de leurs sentiments d'envie à l'égard des pécheurs qui, venus à résipiscence, sont accueillis par le Seigneur avec des transports de joie » (Buzx, RB. 1917, 192).
Enfin Jülicher (suivi par Loisy) interprète de la même façon la pensée de Luc, tout en montrant très bien que ce n’est point le sens de la parabole.
En effet, c'est rabaisser étrangement cette page incomparable que d'en faire une pièce de polémique, et la première partie, si touchante, a sa valeur propre qui est même la principale. Comme dans les deux paraboles précédentes, Jésus révèle les profondeurs insondables à tout autre de la miséricorde de Dieu pour les pécheurs. Qu'on cherche une drachme ou une brebis avec sollicitude, on le fait par intérêt plutôt que par compassion. Mais s’il s’agit d’un coupable? Les justes eux-mêmes ne soupconnaient pas, et souvent encore ils se refusent à admettre, jusqu'où va la tendresse paternelle de Dieu sollicitant le pécheur au repentir, la satisfaction et la joie de son cœur quand le : pécheur revient à lui. C'est cette miséricorde que Jésus a mise en scène, et avec un accent qui a ému et converti bien des âmes. Ce sont les droits de
ÉVANGILE SELON SAINT LUC, xv, 11-19. ΄ | 421
se réjouit chez les anges de Dieu pour un pécheur repentant. » TL dit encore : « Un homme avait deux fils. 2 Et le plus jeune
cette miséricorde, le bien-fondé de cette joie, que Jésus défend contre les objections de justes estimables, mais dont le cœur, malgré toutes leurs bonnes qualités, est nécessairement moins paternel que le cœur de Dieu. Indirectement la parabole répond aussi à l’autre objection, celle qui regardait les justes, qui paraissaient un peu négligés de Dieu, et dont il ne tenait pas ‘compte, laissant quatre-vingt-dix-neuf brebis dans le désert pour courir après la brebis perdue. Sa miséricorde pour les pécheurs a quelque chose de plus expansif, mais sa bonté n'est, pas moindre pour de fidèles serviteurs. Tel est, croyons-nous, le sens de la parabole et rien n'indique que Luc l'ait comprise autrement. D’autres pourraient à la rigueur ne pas s'arrêter au contexte, soit parce que nous avons au v. 14 comme une pause, soit parce que Luc a pu créer la mise en scène, puisque Mt. a encadré autrement Ia première parabole qui domine tout. Mais nous croyons que Luc à voulu faire un groupe des trois paraboles et qu'il les a bien mises dans leur cadre propre. Une introduction historique peut marquer l'occasion d'un enseignement sans en conditionner le sens. Les murmures des Pharisiens ont pu décider le Sauveur à faire connaître plus à fond que jamais la miséricorde de son Père; personne ne peut affirmer que cet enseignement devait être donné d’abord aux disciples (contre Jüal.), maïs on ne peut pas affirmer non plus qu'il devait prendre la forme d’une ‘controverse. Nul n'entend la parabole ainsi parmi les âmes simples auxquelles elle était proposée : on écoute, on est touché, on pleure. Jésus ne fait même pas d'application, et une application eût singulièrement refroidi l'effet; on se sentait déjà si intimement en contact avec le Pèrel Que la conduite des Pharisiens, pire que celle du fils αἰπό, en soit sortie condamnée, et Jésus justifié, cela va de soi. Mais ce n’était pas le but direct, et la parabole a un sers plus haut en abordant des préjugés plus sincères que les leurs. Le commentaire montrera que l'aîné n’est pas un Pharisien. :
Les critiques indépendants nous apprennent que Luther estimait peu cette parabole et que certains protestants ont protesté contre une admiration exagérée, parce qu’elle ne parle ni du sang rédempteur, ni de la justification par la foi seule (ap. Jül.). D’autres, il est vrai, comme Godet, y voient la théorie de la grâce et l’acte décisif de La foi. — Il n‘y a en effet dans le prodigue aucune considération théologique sur les rapports de la grâce et du libre arbitre; on n'y voit même pas figurer l’action de Dieu. C'était assez que d'inviter les pécheurs à revenir à un Père si bon. Toutefois cet appel lui-même suppose la foi en un Dieu qui est un Père.
11) εἶπεν δέ marque un temps d'arrêt, mais Le. a évidemment l'intention de faire des trois paraboles un seul discours, tel qu’il en a déjà conçu plusieurs, moins homogènes que celui-ci. Dans Mt. xx, 28 figurent aussi un père et ses deux fils, mais ce n’est pas une raison pour dite que c’est le même personnel. L'expression est aussi simple que possible. Cette troisième parabole ne ‘débute pas par une interrogation, à cause de la longueur du récit.
12) ὁ νεώτερος; Cf. Gen. xix, 94. — ἐπιδάλλον, cf. Τοῦ. ντ, 42 (B) σοὶ ἐπιθάλλει à
ro πατρί Πάτερ, déc per τὸ ἐπιβάλλον µέρος τῆς οὐσίας καὶ διεῖλεν
αὐτοῖς τὸν βίον. ᾖ9 καὶ per’ οὐ πολλὰς ἡμέρας συναγαγὼν ἅπαντα à νεώτερος
vis ἀπεδήμιησεν εἰς χώραν µαχράν, καὶ ἐπεῖ διεσχόρπισεν τὴν οὐσίαν αὐτοῦ
LA
ζῶν ἀσώτως' 1 δαπανήσαντος δὲ αὐτοῦ πάντα ἐγένετο Aipdc ἰσχυρὰ κατὰ
LA a 4 f n [AN Δ ὃν . # LE ε κ - 45 ‘ την χωώραν ἐχείνην, AA αὐτὸς ἤρξατο ὑσ Ἱερεῖσθαι. καὶ πορευθεὶς ἐχολτ αἱ
λήθη ἑνὶ τῶν πολιτῶν τῆς χώρας ἐχείνης, at ἔπεμψεν αὐτὸν εἰς τοὺς ἀγροὺς