‹ Evangile selon saint LucChapitre 216 sur 300 · απαντα (T S V) plutôt que παντα (H · texte numérisé non relu

απαντα (T S V) plutôt que παντα (H

16. Ύεμισαι την καιλιαν αυτου (Έ 5 V) et non χορτασθηναι (H). 17. περισσενουσιν (Τ 5 V) et non περισσενονται (Η).

κληρονομία αὐτῆς, rendu par Ν τὰ ὄντα τῷ πατρὶ αὐτῆς σοὶ δικαιοῦται κληρονομῆσαι, — ñ οὐσία la fortune, qui devient éventuellement l'héritage (Tob. αν, 43); ὁ βίος est simplement un synonyme (Μο. στ, 44) pour changer le style. — Dans les histoires c’est ordinairement le cadet qui va chercher fortune ailleurs, souvent avec des intentions excellentes, laissant à l’aîné 16 soin de maintenir la maison avec le père. Le père pouvait donc sans imprudence consentir à un partage. D'après la loi, l'aîné avait droit aux deux tiers (Dt. xx, 17). Le partage fut donc

réglé, et le texte dit bien que chacun des fils recut sa part. Maïs ne peut-on pas supposer que l’ainé ne voulut pas prendre possession de la sienne, tant que son père vivait (Jül. contre Wellh.)? Le père demeurant, il y eût eu une grave inconvenance à le dépouiller. Le fils aîné n’en est pas là, et se fait même un devoir de ne rien lui demander d’extracrdinaire; c'est pourquoi il se croira en droit de se plaindre.

13) Le cadet était encore jeune; cela se voit à la rapidité avec laquelle il réalise ses biens, à son goût des aventures, puisqu'il va loin, à sa prodigalité imprudente. Un vieillard qui agirait ainsi aurait sùrement commencé de bonne heure. Notre prodigue est à ses débuts. S'il s'éloigne pour être plus indépendant, ou pour ne pas compromettre les siens, ce sont encore des traits de je nesse. — per” οὗ πολλὰς ημέρας (Cf. Act. 1, 5; xxvIt, 14). — συναγαγών sous ent. argent; cf. PLur. Cat. Min. vi: Alcib, v (Field). — ἀσώτως + Bible. Dans Jos. Ant. XII, τν, 8 avec la nuance de folle prodigalité. Chez les jeunes gens la prodigalité vient souvent du libertinage, mais le mot ne signifie pas « dans la débauche » (Loisy). D'après Holtz. la χώρα μακρά est l'Italie, d'après xix, 12! Singulière mentalité de Luc ou de son critique!

14) Ayant tout dépensé, il devait se trouver dans 19 besoïn, mais la famine

aggrave sa situation. Dans ce cas les gens du pays peuvent avoir des provi-

sions, des ressources; le jeune étranger était obligé de se mettre dans la dépendance de quelqu'un. — δαπανήσαντος, cf. Μο. v, 26. — καὶ αὐτός, style de Le. — ὑστερεῖσθαι II Cor. χι, 9; Phil. 1v, 42.

ÉVANGILE SELON SAINT LUC, xv, 13-17. 493

dit à son père : Père, donne-moi la part de la fortune qui me revient. Et il leur partagea son bien. 13 Et après peu de jours le plus jeune fils ayant tout réalisé s’en alla vers un pays lointain, et il y dissipa toute sa fortune, par une vie de folles dépenses. 1905 comme il avait tout dépensé, il survint une grande famine dans ce pays-là, et il commença à sentir le besoin.

15 Et il alla s'attacher à l’un des citoyens de ce pays, et celui-ci J'envoya dans ses champs pour paître des pourceaux. ‘6 Et il avait envie de remplir son ventre des caroubes que mangeaïent les pourceaux, et personne ne lui [en} donnaït. 17 Aloïs rentrant en lui-mème

15) vai aussi fréquent et avec changement de sujet (cf. ντ, 45; xiv, 5; xvut, 97 ΧΙΣ, 4; Act. vi, 6) à une saveur sémitique. De même πορευθείς (cf. Gen. χη, 9; ΧΧΥΙΙ, 43 etc.) avant un verbe est une tournure des LXX, qui n'indique pas une démarche distincte. — πολλάσθαι, cf. Act. v, 13; 1x, 26; x, 28; xvur, 34. D'après nos expériences récentes, conformes à celles du passé, en cas de disette on expulse les bouches inutiles. Le prodigue n’en était point encore à désirer le retour. Il n’y a pas à insister sur la dépendance d'un Juif par rapport à un nonjuif. Ces considérations sont étrangères à la parabole. On l'envoie à la campagne, où la subsistance est toujours plus facile; il n’a pas à choisir son emploi.

16) La leçon que nous préférons ; yeuloa τὴν κοιλίαν αὐτοῦ — les autorités étant partagées — est surtout recommandée par son énergie, tandis que χορτασθῆνα: ἃ pu être emprunté à χνι, 21, comme moins vulgaire; cf. d’ailleurs Prov. xvir, 20 : ἀπὸ καρπῶν στόµατος dune πίµπλησιν κοιλίαν αὐτοῦ. — Les κεράτια sont des caroubes. Ce fruit, quand il est vert, est astringent à gâter la bouche; mais les caroubes sèches sont plus douces et se vendent dans les bazars de Palestine; les animaux s’en nourrissent, les hommes les grignotent comme font les Orientaux pour les pois chiches, les cacahuètes etc. D'après Loisy, « le trait manque de vraisemblance ». Luc n’a pas voulu dire que le prodigue n'eût pas pu dérober quelques caroubes. On s’occupait de nourrir les porcs, on ne lui donnait rien, pas même cette nourriture; il en était réduit à les envier, ne mangeant jamais à sa faim.

A7) εἰς ξαυτὸν δὲ ἐλθών, comme dans Épicr. ΠΠ, 1, 15 : σὺ δ) αὐτὸ ἐρεῖς τόθ’, ὅταν εἰς σαυτὸν ἕλθῃς, καὶ γνώσει, cf. Τέπ. Adelph. v, 3. 8 redire ad se. Les moralistes entendaient que l'homme peut être entraîné par la passion ou des suggestions extérieures, comme hors de lui-même, hors de son naturel qui est la raison. Revenir à soi, c'est voir les choses selon la raison (Act. xx, 41 est un cas de surnaturel). Le prodigue ouvre les yeux, il constate la misère qu'il s’est aîtirée

par sa faute. Les mercenaires de son père, ouvriers à la semaine, d’après l'usage actuel, se nourrissent à leurs frais, avec des pains qu'ils apportent, mais le peuvent aisément, grâce au salaire, et le père le distribuait largement; lc prodigue est-il seulement payé, et ne sert-il pas un étranger pour avoir à peine de quoi vivre? — λιμός à propos d'un particulier doit avoir le sens de

δὲ λιμῷ Ode ἀπόλλυμαι' Ἰδἀναστὰς :πορεύσομαι πρὸς τὸν πατέρα ρου ο ο € 3 s ν

τὸν τράχηλον αὐτοῦ καὶ κατεφίλησεν αὐτόν. 3 εἶπεν δὲ ὁ vidc αὐτῷ Πάτερ,

ἥμαρτον εἰς τὸν οὐρανὸν καὶ ἐνώπιόν dou, οὐχέτι εἰμὶ ἄξιος κληθῆναι υἱός σου. ne

Lo. : - τὴν πρώτην nai ἐνδύσατε αὐτόν, καὶ Dôre δακτύλιον εἷς τὴν χεῖρα αὐτοῦ

20. εαυτου p. πατερα (H V) plutôt que αυτου (TS). 21. om. noumoov µε ως eva των µισθιων σου (Τ 5 V) et non add. (H).

« faim » ; dans Ez. xxxIv, 29 ἀπολλύμενοι λιμῶ, de « famine », car il s’agit de tout un peuple.

48 5.) Le prodigue découvre enfin le fond de son cœur et manifeste son repentir sous la forme de paroles adressées à son père. Mais elles contiennent l’aveu de son péché contre Dieu, car il a péché en même temps contre Dieu et contre son père. D'ailleurs pour un israélite, tout péché est un péché contre Dieu (Gen. xx, 6; xxxx, 9 etc.). Le péché de débauche était spécialement celui dont on doit rougir devant son père et sa mère (Eccli. χα, 17), mais ce qu'il y avait eu de plus offensant envers le père, c'était de s'être éloigné après avoir reçu sa part, comme si ce père ne comptait plus pour rien. C’est le prodigue maintenant qui n'a plus droit au nom de fils; il demande seulement à être reçu, sans prétendre fixer son propre rang, mais en suggérant celui de mer- -cenaire. — ἀναστάς devant un verbe est une tournure sémitique fréquente (cf. Introd. p. cvi); cependant ce mot est souvent employé dans Le. pour sa valeur propre, et on peut en somme estimer que c’est le cas ici. Le pauvre enfant est plongé dans des réflexions tristes, comme un homme abattu; il va se redresser. C'est ce qu'ont compris les versions égyptiennes, latines, et même syriaques. — Son repentir Jui fait comprendre qu'il n’est plus digne du nom de fils, mais le nom de père sort de son cœur; c’est le seul que le père puisse entendre sans être de nouveau blessé. — ets τὸν οὐρανόν, synonyme de « contre Dieu » d’après l'usage {1 Macch. τι, 18). — ἐνώπιον n'est qu'une variante de style avec εἰς, classique dans le sens de « contre » comme ἐναντίον dans Ex. x, 16 : ἡμάρτημα ἐναντίον Κυρίου τοῦ θεοῦ ὑμῶν καὶ εἰς ὑμᾶς. Dans ce cas les LXX ont mis ἐναντίον pour Ὁ selon l'usage rabbinique de plus en plus répandu de mettre un adverbe pour éloigner le contact entre le verbe et Dieu comme régime. Si ce scrupule avait régné ici, il eùt suggéré : « en face du ciel et contre toi ».

20) La répétition de ἀναστάς donne de l'importance" à ce verbe. Le père aper-

çoit le fils de loin; préambule nécessaire à son empressement, soit qu'il ait

épié le retour, soit qu’en se promenant dans ses champs il ait aperçu son fils.

il dit : Combien de mercenaires de mon père ont du pain de reste, et moi je meurs ici de faim! 1346 me lèverai, j'irai vers mon père et je lui dirai : Mon père; j'ai péché contre le ciel et contre toi, 19 je ne suis plus digne d’être appelé ton fils; traite-moi comme l'un de tes mercenaires. Ÿ Et se levant, il alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l'aperçut et fut saisi de compassion, et, courant, se jeta à son cou et le couvrit de baisers. Ἡ Alors le fils lui dit : Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. 2? Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez bien vite la plus belle robe et l'en revêtez, mettez-lui à

Le fils se repent, le père est ému jusqu'aux entrailles; le fils vient, le père court.

2. — ἑαυτοῦ après πατέρα par opposition à son ancien maitre qui ne Jui était rien.

- Le génitif absolu n’est pas correct, puisque le sujet revient comme régime, mais

la répétition du pronom n’est pas sans effet. Enfin le père Le possède de nou-

veau, lui, son fils. Même émotion quand Paul quitte les presbytres d'Éphèse

(Act. xx, 37); cf. Gen. xxxur, 4; xLv, 14; xLvi, 29. — ἐσπλανχνίσθη après ἰδεῖν να, 13; x, 33; M. 1x, 36; Μο. vi, 34.

21) On ne peut regarder que comme une faute de goùt — à moins que ce ne soit un pur hasard de copie — l'addition de xolnadv µε ὡς ἕνα τῶν µισθίων σου (KBD !». L’aveu de la faute était nécessaire, et le prodigue dut sentir alors plus vivement que de loin combien il était indigne d’un tel père, mais il n’eût pu, sans méconnaître cette bonté, demander d'être traité comme les mercenaires. L'eût-il voulu, que des baisers lui auraient fermé la bouche.

22) Le père ne répond même pas, il ne songe qu’à réparer le triste état où se irouve son fils devant les esclaves qui sont accourus. Vite! la meilleure (cf. Ez. xxvu, 22) robe qu'on .puisse trouver dans les armoires où J’on conserve celles qui ont été tissées par les femmes. Si c'était « sa » première ou son ancienne robe, il faudrait αὐτοῦ. — La στολή est la robe longue de cérémonie (t Maech. x, 21). L’anneau est porté par les personnes de condition (Jac. Ἡ, 2); les souliers sont l'indice d’une existence oiïsive, car les gens du commun les quittent pour travailler la terre et pour marcher. Le prodigue reprend donc sa place de maître dans la maison de son père (Jül. et Loisy comme hôte de distinetion!)

Jülicher à prétendu que 1° concile de Trente interprétait la robe ancienne, à ἀρχαία στολή (Const. Ap. u, 41), ou la prior stola, et Loisy cite Conc. Trid. de justif. cap. τν, qui ferait de son ancienne robe l'innocence et la grâce reslituées. C'est Cap. vi, et on y lit: eam (iustitiam) ceu primam stolam pro illa, quam Adam sua inobedientia sibi et nobis perdidit. Donc au lieu de dire comme Tertullien (de pudic. τα) : recuperabit igitur et apostata vestem priorem,.… vestem pristinam recepit; statum scilicet eum quem Adam transgressus amiserat, le concile dit une

. robe primam, à la place de l’ancienne, donc simplement une robe excellente.

1 , > A LASER 23 µ δέ me < { καὶ ὑποδήματα el τοὺς πόδας, "γαι φέρετε τὸν μόσχον τὸν σιτευτὀν,

ἀνέζησεν, ἦν ὀπολωλὼς καὶ εὑρέθη. Kai ἤρξαντο εὐφραίνεσθαι. "ήν δὲ ὁ υἱός αὐτοῦ ὁ πρεσβύτερος ἐν ἀγρῷ' καὶ ὡς ἐρχόμενος ἤγγισεν τῇ οἰκίᾳ, ἄλουσεν συμφωνίας καὶ χορῶν, "ὃ καὶ προσμαλεσάµενος ἕνα τῶν παίδων ἐπυνθάνετο τί ἂν εἴη ταῦτα 75 δὲ εἶπεν αὐτῷ ὅτι ‘O ἀδελφός σου

Huet, χαὶ ἔθυσεν ὁ πατήρ σου τὸν μιόσχον τὸν σιτευτόν, ἔτι ὑγιαίνοντα αὐτὸν

23) Le veau gras, cf. Jér. Σιν, grec XxvI, 21 : µόσχοι σιτευτοὶ τρεφόμενοι ἐν αὐτῇ. — Dans φαγόντες l’avriste n'indique pas une action antérieure; on se met à table pour se réjouir (D a corrigé : φάγωμµεν ra).

24) Le fils était mort, non pas au sens spirituel, mais par rapport au père : il était comme s’il n’était plus. Ainsi un fils disparu à la guerre et qui revient, quand bien même il n'aurait pas été pleuré comme mort. La joie s'exprime aisément par hyperbole. Mais pourquoi ajouter : « il était perdu » etc.? L'image est moins forte, sans être plus juste, car le père n'ayant pas cherché, comment aurait-il trouvé? On dirait donc que la formule a été complétée pour faire rentrer la parabole du prodigue dans le cadre des deux précédentes, où l'on se réjouit d’avoir retrouvé ce qui était perdu vv. 6 et 9 (J. Weiss, Loisy). Mais comme la joie emploie volontiers des formes redondantes et rythmées, il n'y à pas lieu d'affirmer ici une addition systématique de Luc. |

24c-32. L'épisone DE L'AÎNÉ. Wellhausen le regarde comme une addition tardive (εἰ de même J. Weiss, Loisy) parce qu'il ne serait pas en harmonie avec la première partie. L'aîné qui avait reçu sa part de 14 fortune n'apparaît plus que comme un intendant de son père; on ne sait ce que va devenir le cadet, puisqu'il n’a plus rien à prétendre, enfin la réponse du v. 31 «πο satisfait pas » (Wellh.). Quand tout cela-serait vrai, on pourrait toujours dire qu’un écrivain comme Luc, achevant à loisir une parabole, aurait cherché à éviter ces défauts. Mais sont-ce des défauts dans une parabole, et Jésus les composait-il pour reproduire des incidents au naturel sans laisser dans l’ombre aucune circonstance ? ILest particulièrement pénible de voir des savants distingués s'exercer à grignoter un pareil chef-d'œuvre. Jülicher a proposé — et réfuté — un argument qui serait plus topique, l'emploi de δέ dans la seconde partie au lieu de καί. Le x4{ ne domine que dans la partie narrative, 11-20, et dès le v. 20 l’auteur emploie δέ, comme aussi καί paraît aux vv. 25 et 26. (Jül.). D'ailleurs le δέ est de circonstance dans l’opposition entre le fils aîné et le père. .

249) Le dernier membre de phrase du v. 24 forme la transition; ἤρξαντο indique bien le commencement d'une péripétie.

23) Pourquoi ne l'avoir pas mandé? Il était loin sans doute (cf. ἤγγισεν), on savait qu'il reviendrait vers le soir. Rien n'indique qu'il ait travaillé de ses mains, encore moins qu'il ait été absorbé par l’appât du gain. Il faisait son devoir, à son ordinaire. Godet veut l’accabler, mais n’est que ridicule : « Quelle image du pharisien occupé à ses observances, tandis que le cœur des pécheur repentants s'épanouit aux joyeuses clartés de la grâce? » Dans Dan. m1, 5. 10 συμφωνία (devenu un mot araméen) est un instrument de musique.

la main un anneau et des souliers aux pieds, #et amenez le veau gras; tuez-le, mangeons joyeusement, **car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé. Et ils commencèrent à festoyer. % Or son fils aîné était aux champs, et lorsqu’à son retour il approcha de la maison, il entendit le jeu des instruments et des chœurs, #et appelant un des serviteurs, 1]

lui demanda ce que cela pouvait être.

27 Celui-ci lui dit : Ton frère est venu, et ton père a tué le veau

Le sens du mot συμφωνία est controversé. Jérôme (Ep. xxr, 29) se plaignait déjà que quelques latins l'interprétaient comme un genus organi.

Et il est certain en effet que, sauf peut-être Polybe xxvi, 1, le grec l’entend d'un concert de voix ou d'instruments. La langue hellénistique avait le même usage; Pap. Fior. 74, 5 (181 av. J.-C.) συμφωνίας πάσης μουσικῶν τε καὶ ἄλλων et Pap. Brit. 11, 968 (ur 5. ap. J.-C.) ὑπὲρ συμφωνίας τυµπάνων (M. M. Expos. vu, 9 p. 276). Ce doit être le sens ici, d'autant que la symphonie est opposée aux chœurs. Nous ne saurions donc nous reridre aux. arguments de M. Barry qui a traité la question ex professo (Journal of biblical literature, xxvu (1908) p. 99 55.), οἱ qui tient pour une cornemuse; de même Wellh., Merx, Klost., etc. Il semble bien que dans Dan. nr, 8. 40.15 ce soit un nom d’instrument, mais en tout cas, au nom de l'usage oriental, il faudrait préférer le tambourin, le vrai type de la symphonie parce qu’il donne à la fois un son grave et un son aigu, selon qu’il est frappé sur une de ses faces de peau tendue. C'était d’ailleurs l'opinion d'Isidore (P.L. zxxxn, ο. 169) qui a très bien décrit l'instrument. Saadia a traduit « trompette », ce qui ôte son autorilé au commentaire de Daniel qui lui est faussement attribué et que M. Barry cite pour cornemuse. Que la « symphonie » soit nommée avec les flüles, cela prouverait plutôt que ce n'est pas un instrument à vent; la flûte et le tambourin se complètent. La cornemuse antique n'était pas l'instrument bruyant des Bretons et des Écossais; M. Barry, préoccupé de combiner des textes, ne semble pas s'être aperçu que les représentations figurées en sont très rares (Dict. Saglio, v° tibia).

La musique accompagnait les chœurs : cf. Suér. Calig. xxxvir (discumbens de die inter choros et symphonias), qui n'étaient pas nécessairement des chœurs de danse. Même si l’on dansait, on chantait en dansant, ou bien les danseurs frappaient des cymbales, comme on le voit sur une mosaïque de Mâdaba (inédite) où une bacchante frappe d’une cymbale qu’elle tient à la main une autre cymbale attachée à la cheville du pied. La maison était donc riche, et le prodigue un jeune homme habitué à une vie aisée qui avait voulu mener la grande vie.

26) Néanmoins tant de luxe n'était point le fait de tous les jours, et s’il y avait eu des invitations, l'aîné eût. été au courant. Il s’informe τί ἂν εἴη ταῦτα, cf. Act. x, 47. Rien de plus naturel que cet étonnement qui n'est pas encore un blâme, et il s’adresse au premier qu’il rencontre. Godet lui reproche de ne pas se seutir chez lui. Et cependant il en fait un Pharisien!

27) L'esclave répond comme pouvait le faire un indifférent. Il dit ce qu'il fal-

428 ÉVANGILE SELON SAINT LUC, Xv, 28-30.

Ü « 3 + * ἀπέλαβεν. 3ὃ ὠργίσθη δὲ nat οὐκ ἤθελεν εἰσελθεῖν. ὁ δὲ πατὴρ αὐτοῦ ἐξελθὼν παρεχάλει αὐτόν. 3 ὁ δὲ ἀποκριθεὶς εἶπεν τῷ πατρὶ αὐτοῦ Ἰδου

τοσαῦτα ἔτη δουλεύω σοι Hal οὐδέποτε ἐντολήν σου παρῆλθον, καὶ ἐμοὶ

> Σ 3 + τὸν σιτευτὸν µόσχον. 18 δὲ εἶπεν αὐτῷ Téxvoy, σὺ πάντοτε pet” ἐμιοῦ

. À . 9 - x ο et, καὶ πάντα τὰ ἐμὰ où ἐστιω' 7 εὐφρανθῆναι δὲ καὶ χαρῆναι ἔδει, ὅτι ὁ ἀδελφός σου οὗτος νελρὸς ἦν καὶ ἔζησεν, καὶ ἀπολωλὼς nai εὑρέθη.

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