‹ Evangile selon saint LucChapitre 227 sur 300 · La For (cf. Mt. αν, 20 ; xx1, 24 ; Me. χι · texte numérisé non relu

La For (cf. Mt. αν, 20 ; xx1, 24 ; Me. χι

D’après Kn., les Apôtres font leur demande parce qu'il leur parait — élant Juifs formés sous la loi du talion — difficile de pratiquer le pardon. Mais l’intervention des Apôtres prouve plutôt que Το. aborde un nouveau sujet (Caj. et les modernes). Le v. 5 est propre à Le., c’est au v. 6 que s'appliquent les références indiquées ci-dessus. Rien de plus enchevêtré si l'on admet un emprunt littéraire. Luc ἃ le grain de sénevé comme Mt. xvr, 20, à propos de la guérison du démoniaque épileptique, et c'est bien ce passage qui ressemble le plus à son texte. D'autre part Mt. xxr, 21 est revenu sur cette parole dans le même contexte que Me. κι, 22.23, à propos du figuier desséché. Mais tandis que Mc. et Mt. parlent d'une montagne transportée, Le. parle d'un mrier, où l’on voit (même Schanz) une réminiscence du figuier desséché. Il eût été contraire à la manière de, Le., très fidèle à ses sources, pour autant que nous pouvons le constater, d'éviter l’image de la montagne comme trop violente (Loisy =, 289) et de la remplacer arbitrairement par un mrier.

Il α donc trouvé cé mürier dans la tradition. Sur quoi on peut faire deux hypothèses :

a) Jésus a parlé seulement de la montagne. La tradition trouvant cette parole dite à l’occasion du figuier l'a transformée en remplaçant la montagne par un arbre, et c'est cette tradition, fidèle pour la substance, quoique changée pour le mode, que Le. aurait placée ici.

b) Jésus a parlé deux fois de la foi et avec deux comparaisons différentes. La première fois, ce fut à l’occasion du démoniaque, où le contexte de Mt. est excellent, et'où Μο. lui-même (1x, 23) fait allusion à une foi insuffisante. La seconde fois, ce fut à l’occasion du figuier desséché, et l'on conviendra qu’à cette occasion l’image d'un arbre — originairement ce même figuier, — se présentait beaucoup plus naturellement que celle d’une montagne. Mais comme l’image de la montagne était plus connue (cf. I Cor. χιπ, 2), Me. l'aura placée dans cette circonstance, et le traducteur de Mt. l'aura suivi. Cette seconde manière nous paraît plus vraisemblable. Dans les deux cas, Le. recueillant la parole du Seigneur avec l’image de l'arbre, n'aura pas voulu la meltre au même endroit que Μο., à cause de la divergence dans la forme.

5) Les Apôtres, et Le Seigneur sont du style de Le. Il est possible qu'il ait lui-

πίστιν. εἶπεν δὲ ὁ κύριος Et ἔχετε πίστιν ὡς χόχχον σινάπεως, ἐλέγετε

ὑπήκουσεν ἂν ὑμῖν. T'Tis δὲ ἐξ ὑμῶν δοῦλον ἔχων ἀροτριῶντα à

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/ ειπνήσω, καὶ περιζωσάµενος € 1 : κ διακόνει por ἕως φάγω καὶ πίω, καὶ μετὰ ταῦτα φάγεσαι καὶ πίεσαι σύ; ὃ μὴ

μα À κά La -” ἔγει γάριν τῷ δούλῳ ὅτι ἐποίησεν τὰ διαταγθέντα; 10 οὕτως καὶ ὑμεῖς, ὅταν

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