‹ Evangile selon saint LucChapitre 232 sur 300 · ουχι (T 8 V) et non ουχ (Π · texte numérisé non relu

ουχι (T 8 V) et non ουχ (Π

voyer au prêtre, d’après les prescriptions légales (Lev.xm, 49; xiv, 2.3). Ici « les prêtres », peut-être à cause du nombre des lépreux. D'ailleurs le Samaritain ne serait pas allé vers le prêtre juif. De plus l'ordre est donné avant la guérison, peut-être pour éprouver leur foi obéissante et leur reconnaissance. Ils obéirent en effet et furent purifiés, c'est-à-dire guéris.

15) ἰᾶσθαι (onze fois dans Le.) peut se dire aussi de la lèpre (Lev. xiv, 3 etc.). quoique le mot le plus usuel soit καθαρίζειν. Le lépreux guéri revint aussitôt qu’il eut constaté sa guérison, d’après le sens naturel du texte; il jugea donc superflu de se rendre auprès de son prêtre. Le fait est semblable à celui de la guérison et du retour de Naaman (IV Regn., v, 44.15), reconnaissant envers Dieu et envers Éliste. C'étaient cependant deux étrangers, et Luc devait être frappé de cette coïncidence (1v, 27). Cependant ce n'est pas une raison pour dire {Holtz.) que sa description implique une réminiscence du livre des Rois; aucun détail ne décèle une influence littéraire.

46) Le lépreux rend gloire à Dieu, auteur principal du miracle, mais il rend grâce à Jésus, et se jette à ses pieds, sans craindre d’être rejeté. La prostration jusqu'à toucher la terre avec son visage est la marque d’un respect profond. Sauf v,12 (encore un lépreux), cela ne se fait dans le N. T. que devant Dieu : M. xxvi, 39; 1 Cor. xiv, 25; Apoc. vi, 41; xt, 46; cf, Mt. xvrr, 6 (Transfiguration). — Le lépreux reconnaissant était un Samaritain. Luc n’a pas caché leurs mauvaises dispositions (1x, 53), il ne tait pas non plus ce qui les honore (x, 30-37). Mais la reconnaissance, naturelle en pareil cas, honore moins le Samaritain que l'iigratitude des autres n’est odieuse. Ils étaient Juifs, mais Le. évite de le dire, avec son esprit ordinaire de conciliation, pour éviter une apparence d'hostilité.

47 s.) ἀποχριβείς dans le sens de prendre la parole, plutôt que de répondre (cf. Introd. p. cvi). Jésus procède par questions. On voit bien qu'il est au courant, puisqu'il compare les ingrats et l'étranger. L'interrogation n’a donc pas pour but d'être inlormé, mais de relever plus vivement le sans-gêne des Juifs. 115 trouvaient sans doute naturel que Jésus ait fait un miracle pour eux. N'étaient-ils pas de la race d'Abraham (Schanz)? Mais n’était-ce pas un motif de plus de rendre gloire à Dieu?

il leur dit : « Allez, montrez-vous aux prêtres. » Et pendant qu'ils y allaient, ils furent purifiés. 5 Or un d’entre eux, lorsqu'il se vit guéri, revint en glorifiant Dieu à haute voix, 19 εί il se jeta à ses pieds la face contre terre, lui rendant grâces. Et c'était un Samaritain. {Prenant alors la parole, Jésus dit : « Est-ce que les dix n'ont pas été purifiés? Et où sont les neuf autres? 15Η ne s’est trouvé personne pour revenir rendre gloire à Dieu si ce n’est cet étranger? » Et il lui dit : « Lève-toi, va; ta foi t'a sauvé. »

2 Les Pharisiens lui ayant demandé : quand donc vient le règne de

Le Samaritain est nommé ἀλλογενής parce que les Assyriens, après la prise de Samarie, y avaient transporté des colons de Mésopotamie (IV Regn. xvir, 24.30). C'était un peuple plutôt étranger que mélangé, ou, comme on dit aujourd’hui, allogène.

19) à πίστις... comme vin, 48 et xvin, 42, où il s’agit d'une guérison, plutôt que comme vu, 50, où il s’agit du pardon. La foi fait des miracles {xvir, 6), et elle obtient des miracles (cf. Me. 1x, 23).

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