‹ Evangile selon saint LucChapitre 249 sur 300 · πραγµατευσασθε (T Υ) et non πραγµατευσασθαι (Η · texte numérisé non relu

πραγµατευσασθε (T Υ) et non πραγµατευσασθαι (Η

qui aurait servi à l'écrire. Harnack renonce à classer la parabole dans ses Logia.

11) Le. suppose que selon la mode orientale plusieurs personnes sont entrées avec Jésus, notamment ses compagnons ordinaires, et c’est pourquoi il parle de αὐτῶν. On est encore dans la maison de Zachée. Les paroles de Jésus étaient de nature à confirmer les espérances qui étaient dans l'air; dans cette atmosphère surchauffée elles poùvaient être mal comprises. Le génitif absolu ἀκουόντων αὐτῶν indique donc plus que la circonstance du temps; c'est une des raisons d’ajouter la parabole pour mettre les choses au point. — προσθείς avec un verbe est une tournure soil araméenne, soit hébraïque; cf. Gen. xxxvir, 5, οἱ de nombreux cas de προστιθέναι avec λαλῆσαι Gen. xvur, 29 etc., et dans Luc luimême xx, 11.12; Act. χα, 3 (cf. Ιπίγοᾶ., p. cix). — Depuis longtemps on se préoccupait de l'avènement du règne de Dieu {xvir, 20). Comme on savait que Jésus montait à Jérusalem, on croyait qu’il allait se produire soudainement (παραχρῆμα, terme de Le.) et à la façon d'une révélation, comme il est dit dans l’'Assumptio Mosis (x, 1). Les disciples n'auraient qu’à être investis de cette gloire. Or il fallait les préparer à autre chose. La pointe de la parabole est tournée contre l'enthousiasme apocalyptique (Jül. Holtz.); elle n’explique pas le retard de la parousie, mais montre que Jésus qui est présent, doit d'abord partir. Elle ne répond donc pas aux illusions ou aux besoins de la communauté chrétienne sous Néron, mais à l'attente des disciples à Jéricho avant l'événement décisif de Jérusalem. .

12) L'hypothèse posée ici était vraisemblable alors. Hérode le Grand était allé à Rome en l'an 40 av. J.-C. comme simple prince, et avait obtenu d’Octave, d'Antoine et du sénat le titre de roi de Judée (Jos. Ant. XIV, χιν, 4-5). Maître de Jérusalem, il avait procédé à de nombreuses exécutions (Ant. XV, 1, 2). Son fils Archélaüs était, d'après son testament, son successeur avec le titre de roi; mais il fallait l'obtenir d'Auguste; il se rendit donc à Rome (en l'an ἆ av. J.-C.). Il y fut rejoint par Antipas qui poursuivait le même but, et par des Juifs qui venaient demander à l'empereur de rejeter ses prétentions (Ané. ΧΥΠ, 1x, 3-4; Bell. Ἡ, x, 1-3). Enfin Philippe, le troisième fils d’Hérode, survint aussi pour soutenir Archélaüs contre une nouvelle ambassade du peuple juif (Ant. XVU, ΧΙ, 4). Le cas d’Archélaüs est done tout à fait le cas de la parabole. Loisy dit’

ÉVANGILE SELON SAINT LUC, XIX, 19-1δ. . . 493

1! Comme ils écoutaient ces paroles, il ajouta une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et qu'il leur semblait que le règne de Dieu allait apparaître sur-le-champ. 13Η dit donc : « Un homme de noble origine s'en alla vers un pays lointain, dans le dessein de recevoir la royauté et de revenir. Ayant appelé dix serviteurs qu'il avait il leur donna dix mines et leur dit : « Faites-[les] valoir jusqu’à ce que je revienne ». ά Mais ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une ambassade derrière lui, chargée de dire : « Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous. » #5Ef il advint, lorsqu'il fut revenu investi de la royauté, qu'il fit appeler ces

très bien : « Ἡ est malaisé de voir l'intérêt que le rédacteur du troisième Évangile… pouvait trouver dans ces allusions à un état de choses entièrement disparu » (nr, 469). Il faudrait supposer qu'il les a empruntées à un historien pour les prêter à Jésus. Mais Jésus lui-même n'avait que faire de la personne d’Archélaüs. Il avait besoin d'une supposition historique que les temps rendoient vraisemblable, qui avait même été une réalité. Cet exemple, on le comprendrait aisément, devait s'entendre de sa personne. S'il avait droit au titre de roi, il fallait d'abord qu'il s’en allât pour en recevoir l'investiture ; le terme du voyage est éloigné, il faudra du temps.

: 43) Tandis que dans Mt. l'homme avant de s’absenter confie toute sa fortune à ses trois serviteurs selon leur capacité, et donc d'assez fortes sommes, dans Le. l’homme noble qui a sans doute de très nombreux esclaves, en prend dix, surtout pour éprouver leurs dispositions, et confie à chacun une somme égale, peu considérable, suffisante cependant pour exercer leur activité. Chacun des deux thèmes a sa vraisemblance. Peut-être le chiffre de trois est-il primitif, comme le disent les critiques, d'autant que Le. ne fait paraitre que trois serviteurs. Mais il a pensé sûrement que trois échantillons suffisaient comme deux pour l’économe infidèle (ανι, 5 ss.). Le chiffre de dix convenait mieux pour un noble qui préparait des fonctionnaires pour sa royauté future; douze eùl rappelé trop exactement les Apôtres (Jül.). La mine attique valait cent drachmes, done moins de cent francs. L'ordre d’en tirer parti est formel, qu'il s'agisse du commerce ou de la banque. ----ἐν ᾧ « pendant que », et ἔρχομαι dans le sens de revenir, comme dans Mt. xxv, 19; Jo. αχι, 22.23. La concision est extrême; d’où la lecon facilitante ἕως.

14) Trait qui rappellé l'histoire d’Archélaüs. Le futur roi avait pour adversaires ses compatriotes. De même les Juifs haïssaient Jésus et devaient continuer leurs manœuvres contre lui, même après son départ. C’est comme l'ivraie semée dans le champ (Mt. xur, 25). Les πολῖται représentent donc les Juifs, mais l’allégorie ne doit pas être serrée de plus près; comment les Juifs auraientils envoyé une ambassade à Dieu pour empêcher le règne de Jésus? Nous ne savons pas encore ce qu'ont fait les serviteurs. Luc préfère ne le dire qu'une fois.

15) Archélaüs n’était revenu qu'avec le titre d'ethnarque, qu'il ne porta même pas dix ans. Iei le prince revient après avoir recu la royauté, et la reddition

Ogvar αὐτῷ τοὺς δούλους τούτους οἷς δεδώχει τὸ ἀργύριον, ἵνα γνοῖ τί διε-

» Le €

τούτῳ Kai σὺ ἐπάνω Ὑίνου πέντε πόλεων. " καὶ ὁ ἕτερος ἦλθεν λέγων.

[ζύριε, ἰδοὺ ἡ pv& σου ἦν εἶχον ἀποχειμένην ἐν σουδαρίῳ. ᾖ ἐφοβούμην γάρ # 1 9 3 9). a L ./ x η nl 3 #

σε ὅτι ἄνθρωπος αὐστηρὸς ef, αἴρεις ὃ οὐκ ἔθηχας καὶ θερίζεις ὃ οὐκ ἔσπειρας.

Ἀ9λέγει αὐτῷ Ex τοῦ στὀματὸς con Χρίνω σε, πονηρὲ δοῦλε Ίδεις ὅτι

2 1 ” 3 ! , ν A ο sr 4 ΄ A 3 ” ἐγὼ ἄνθρωπος αὐστηρός etui, αἴρων 5 οὐχ ἔθηχα καὶ θερίζων ὃ οὐχ. ἔσπειρα;

Page 1