προσηργασατο (T H) ou προσειργασατο (5 V
des comptes ne va pas sans une certaine solennité. — La tournure καὶ ἐγένετο... καὶ εἶπεν est hébraïsante, non araméenne (cf. Infrod., p. xcvu). Il y a des serviteurs outre ceux auxquels l'argent a été confié. Le roi ne s'inquiète pas. pour son capital; il veut savoir comment ils se ‘sont arrangés : διαπραγματεύεσθαι (+ dans N. T.) indique moins le résultat obtenu que l'effort déployé (Den. Hal. πι, T2).
16) Les serviteurs s'expriment très modestement; au lieu de ἐχέρδησα (Mi.), les deux premiers ne parlent pas de leur travail ; c'est la mine qui s’est multiplite comme d'elle-même.
17) Le roi donne une récompense royale. Dans Mt. c'est même une récompense divine, car la joie du Seigneur doit être la vie éternelle, Mais c'est donc que la réalité remplace ici le thème parabolique, qui n'a pas dù faire défaut à l'original. Luc qu'on accuse d’avoir tant inventé a conservé précisément ce thème. Des villes à gouverner au lieu d'un peu d'argent à administrer, nous restons dans la parabole, avec une récompense assez somptueuse pour préparer l’application eschatologique : le bon serviteur régnera avec son maitre.
18 5.) La somme confiée était la même pour tous; la différence dans le produit — la moitié — suppose donc une compétence ou une activité moindre; la charge à remplir dans le royaume sera de moitié moins importante. Nous demeurons très exactement dans l’affabulation parabolique, ce qu'on ne saurait dire de Mt.; il envisage déjà la récompense éternelle, la même en substance pour tous.
Au contraire, dans 20-26, tout est comme dans Mt. pour le fond, sauf que son talent, grosse somme, a été caché dans la terre. La ressemblance est plus étroite avec ME. xxv, 24-29 parce qu'il s'est tenu sur le terrain de la parabole, l'application ne venant qu’au v. 30, tandis que la récompense des bons serviteurs était déjà de l’ordre surnaturel. C'est une indication précieuse pour 16: procédé de Mi. Il a conservé moins fidèlement que Luc le thème parabolique
serviteurs auxquels il avait donné l'argent, afin de savoir quelles affaires ils avaient faites. 15Le premier se présenta, disant : « Seigneur, ta mine a rapporté dix mines. » {7 Et il lui dit : « C’est bien, bon serviteur; puisque tu as été fidèle en peu de chose, reçois le gouvernement de dix villes. » 8Et Le second vint, disant : « Ta mine, Seigneur, a produit cinq mines. » {Il dit encore à celui-là : « Toi aussi, sois gouverneur de cinq villes ». ®Et l’autre vint, disant : « Seigneur, voici ta mine que j'avais mise de côté dans un mouchoir; *lcar j'avais peur de toi, parce que tu es un homme sévère; tu prends ce que tu n’as'pas déposé, et tu moïssonnes ce que tu n’as pas semé. » 32Η lui dit : « Je te juge sur tes paroles, mauvais serviteur. Tu savais que je suis un homme sévère, prenant ce que je n’ai pas
pour aller immédiatement au sens eschatologique qu'il propose encore ouvertement au v. 30. Est-il donc étonnant qu'il ait négligé les détails de la parabole qui lui paraissaient inuliles pour son but”?
20) ὁ ἕτερος 56 comprendrait plus aisément s’il n'y avait que trois serviteurs. Pourtant on ne peut Supposer qu’un écrivain comme Le. ait oublié qu'il avait parlé de dix. Mais dans une parabole les destinées individuelles importent moins que les situations; or il n’y en avait que trois en vue : extrême diligence, diligence moyenne, inertie. Tout l'intérêt est ici dans la défense de cette inertie, présentée de la même manière dans Mt. et dans Le., et convaincue d’'inconséquence de la même façon. L'homme croit n'avoir rien à se reprocher. C'est toujours « ta mine », mais combien l’accent diffère! Elle était mise en réserve (ἀπόχειμαι, sens classique) ἐν σουδαρίῳ, transcription du latin sudarium. Qui n'a
. vu en Palestine les paysans dénouer mystérieusement un coin de leur manche ou de leur turban pour en extraire une pièce d'or?
21) Les reproches du serviteur sont injustes. Il prétend qu'on ne pouvait prendre trop de précautions avec un caractère aussi exigeant (αὐστηρός, à l’origine « sec »), comme si le roi était de ces personnes qui feraient suer de l'argent à des pierres. Or toute la conduite du maître indiquait plutôt la confiance et La libéralité. Le serviteur n’est donc. pas de bonne foi, il cherche une excuse à sa paresse. D'après l'attitude des deux premiers qui ne réclamaient rien, le profit devait revenir tout entier au maître, sauf à lui à se montrer généreux. Le dernier serviteur n'attend rien de son maitre, et ne veut pas s’exposer à ses reproches en cas de non-réussite. Dans l'antiquité l'argent était regardé comme une source de profit presque infaillible. A Babylone un commis qui n'avait pas fait de bénéfice était tenu'de payer le double de l'argent qu'il avait reçu (cf. RB. 1918, 594).
22) La mauvaise crainte du serviteur est retournée contre lui (cf. Job. xv, 6). S'il ne voulait pas travailler par dévouement, du moins devait-il prendre garde à l'examen rigoureux présagé par le caractère qu'il imputait à son maître. Je lis κρίνω au présent (W-H) et non κριῶ au futur (S).
Pa 4
. 2 yat διὰ τί οὐχ. ἔδωκάς µου τὸ ἀργύριον ἐπὶ Σράπ πεζαν; κἀγὼ 'ἐλθὼν σὺν
4 ον DA
τὀκῳ ἂν αὐτὸ ἔπραξα. Ὁ καὶ τοῖς παρεστῶσιν εἶπεν "Αρατε ἀπ᾿ αὐτοῦ τὴν … = 1 95 μυᾶν nai δότε τῷ sas δέκα μνᾶς ἔχοντι. "καὶ εἶπαν αὐτῷ Κύριε, ἔχει
δέκα pvas. "Ὁ λέγω ὑμῖν ὅτι παντὶ τῷ ἔχοντι δοθήἠσεται, ἀπὸ δὲ τοῦ % pp LËnpe 200, ET 27 Πο) θ 1 ἔχουτος rai ὄ:ἔχει ἀρθήσεται. “av τοὺς ἐχθρούς µου τούτους τοὺς μὴ , ω 3 LA \ θελήσαντάς µε βασιλεῦσαι ἐπ᾽ αὐτοὺς ἀγάγετε ὧδε nai χατασφάξατε αὐτοὺς