‹ Evangile selon saint LucChapitre 251 sur 300 · βηθανιαν (T S V) plutôt que βηθανια (H · texte numérisé non relu

βηθανιαν (T S V) plutôt que βηθανια (H

. 23) Il y avait la ressource de la banque, aussi sûre que le mouchoir. Aujour-

d'hui, en dépit de tant de cracs financiers, le dépôt en banque avec intérêts est le moins qu'on puisse faire avec quelque souci de ne pas laisser l'argent oisif. L'intérôt était regardé comme une sorte de croît, τόχος, quoique déjà Aristote eût insisté sur la nature stérile du métal. Le vieux droit babylonien regardait déjà le prêteur comme un associé qui prenait sa part des bénéfices que l'argent est toujours censé produire (cf. RB. 1918, 593, citant Cuo, Les nouveaux fragments du Code de Hammourabi sur le prét à intérêt et les sociétés). — ἐλθών, encore dans le sens de « revenir », protase irréelle, avec l’apodose ἂν... ἔπραξα... ce dernier mot (cf. ur, 48) au sens (classique) d’exiger le (paiement).

24) Qu'il y ait des assistants, cela est en parfaite harmonie avec le caractère royal du Maître, toujours entouré de gardes prêts à. accomplir ses volontés; Mi. ne le dit même pas. — D'après le v. 16, le premier serviteur devait avoir onze mines (Holtz.) et non dix; mais on ne tient compte que de celles qu’il a reçues en récompense — ce que nous apprenons ici. |

25) Étonnement du public, qui souligne la libéralité du Roi.

26) Sur cette sentence, cf. Le. vi, 18, d’après Μο, τν, 25. Elle s'entend très bien ici. Le Roi est toujours porté à donner davantage à ceux qui le servent bien ; les premiers bienfaits en attirent d'autres. Celui qui ne sait pas employer <e qu'il a, on peut dire qu'il n'a rien; il deviendra toujours plus pauvre. On lui enlève ce qu'il n’a pas su faire fructifier ; c'est son seul châtiment.

27) Les adversaires déclarés sont traités plus durement. En monarque oriental, le Roi procède à l'exécution séance tenante.

Luc n’ajoute pas un mot qui puisse orienter la parabole vers une application : elle l’est dès le début (v. 41), mais elle est conçue strictement comme un thème parabolique, sans aucun mélange des traits réels avec les figures. Ce sont deux situations qui sont comparées, et si l'on comprend aussitôt que le Roi figure le Christ, ce n’est pas cependant qu’il le représente directement. Les circonstances permettaient d'envisager la parabole comme une histoire qui avait en elle. méme sa vraisemblance. Les adversaires ressemblent aux Juifs, les serviteurs

déposé, et moissonnant ce que je n'ai pas semé? #Et pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque? Et à mon retour je l'aurais repris avec l'intérêt. » %Et il dit à ceux qui étaient présents : « Prenez-lui la mine et [la] donnez à celui qui a dix mines. » #Et ils lui dirent : « Seigneur, il a dix mines. » #« Je vous [le] dis : à quiconque possède on donnera, et à celui qui n'a pas, on ôtera même ce qu'il a. ?/Quant à mes ennemis, ces gens qui ne voulaient pas que je règne sur eux, amenez-lesici, et égorgez-les devant moi. »

#Et après avoir dit ces paroles, il marchaït en avant, montant à Jérusalem.

2Et lorsqu'il fut arrivé proche de Bethphagé et de Béthanie, au

aux disciples. La solution générale est claire : le règne de Dieu n’est pas imminent. Plutôt que de songer à s'y installer, il faut plutôt mettre à profit 16 temps pour y être admis plus tard, pour y régner avec le Christ. La grande place faite au paresseux est bien dans l'esprit de la parabole telle que l’expose Luc : ce paresseux est le type de ceux qui attendent bouche bée, au lieu de se mettre courageusement au travail pour Jésus; l'esprit de crainte et de défiance n'est pas celui des disciples. Il résulte aussi de tout cela qu’on ne participera au règne de Dieu qu'après un jugement sur les œuvres.

On peut maintenant choisir entre les deux hypothèses proposées au début : ou bien Le. a composé une parabole historique irréprochable, dirigée contre une opinion fausse et périlleuse qui exista sûrement autour du Sauveur, avec un tact très fin de la situation; — ou bien cette parabole faisant partie de la tradition évangélique, Mt. en a retenu seulement l’enseignement fondamental, dégagé des notes de la situation historique. La seconde hypothèse répond seule à la manière générale de Luc et à la façon spéciale dont Μι a traité la parabole, là où nous pouvons apprécier son procédé.

28-40. CORTÈGE TRIOMPHAL AU MONT DES OLIVIERS (Μο. χι, 4-10; Mt. αχι, 4-9 cf. Jo. χα, 12-19).

Comme Μο., si ce n’est qu’il n’est pas question de branchages. Le lieu où se trouvait l'ânon est moins précis, mais le point de départ des acclamations est mieux indiqué. Le dialogue avec les Pharisiens est en plus (39-40). La construction au moyen de copules est liée par des participes, les termes trop juifs sont évités. Mt. à en plus une ânesse, en harmonie avec Le prophète (Zach. 1x, 9) qu'il cite.

28) À. prendre le texte très à la lettre, Jésus n'aurait pas mtême passé la nuit chez Zachée. De toute facon le séjour à Jéricho a été court. Luc semble avoir surtout voulu montrer l'importance du discours précédent pour éclairer les faits qui allaient suivre. Jésus marche en avant; c'est un trait de Μο. x, 32, mais qui à perdu dans Lc. sa physionomie et sa portée spéciale; il ne parle pas de la crainte des disciples. À peine au sortir de Jéricho, l'ancienne route monte; elle est presque escarpée.

29) Le. accouple ici Bethphagé et Béthanie comme Μο, (Mt. n'a que Beth-

498 ÉVANGILE SELON SAINT LUC, xIx, 30-32.

3 ο , ο μα καλούμενον ᾿Ελαιῶν, ἀπέστειλεν δύο τῶν μαθητῶν ὀθλέγων Ὑπάγετε εἰς τὴν πατέναντι κώμη», ἐν Ÿ εἰσπορευόμενοι εὑρήσετε πῶλον δεδεµένον, ἐφ᾽ ὃν nn » ; 3 (A à 4 3 « 3 f 31 4 οὐδεὶς πώποτε ἀνθρώπων ἐχκάθισεν, καὶ λύσαντες αὐτὸν ἀγάγετε. 3 καὶ ἐάν > 1 7 { . er 2 » el € 1 CORNE , τις ὑμᾶς ἐρωτᾷ Aux τί λύετε; οὕτως ἐρεῖτε ὅτι " Ἀύριος αὐτοῦ χρείαν

πῶλον; koi δὲ εἶπαν où ‘O Ἀύριος αὐτοῦ χρείαν ἔχει. ua ἤγαγον « « « 3 μα = μ ς x οι CE αὐτὸν πρὸς τὸν Ἰησοῦν, nai ἐπιρίψαντες αὐτῶν τὰ ἱμάτια ἐπὶ τὸν πῶλον «ἐπεβίβασαν τὸν Ἰησοῦν ὑθδπορευομένου δὲ αὐτοῦ ὑπεστρώννυον τὰ ἱμάτια «ἑαυτῶν ἐν τῇ ὁδῷ. ὅῖἐγγίζοντος δὲ αὐτοῦ ἤδη πρὸς τῇ χαταβάσει τοῦ Ὢ τῶν Ἐλ ον M Eos À \ λα . μα y ρους τ αιῶν Ἡρβαντο ἅπαν τὸ πλῆθος τῶν μαθητῶν χαΐροντες αἰνεῖν

. περ 1 79 ES 4 8387 z τὸν θεὸν φωνῇ μεγάλη περὶ πασῶν ὧν εἶδον δυνάμεων, À λέγοντες

-30. λεγων (H) plutôt que etrwv (Τ 5 V).

36, εαντων (H V) ou αντων (TS).

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