‹ Evangile selon saint LucChapitre 252 sur 300 · ο &. βασιλευς (H T) ou om. (S V · texte numérisé non relu

ο &. βασιλευς (H T) ou om. (S V

phagé), indice de dépendance, d'autant que la désignation topographique n’en est pas éclaircie, au contraire. Nous continuons à croire que Jésus, escaladant le mont des Oliviers par l'ancienne route qui passait par la dépression située entre l’hospice Victoria-Augusta et le village d’et-Tor, laissait Béthanie assez loin sur la gauche, si bien que le village de Bethphagé, quoique plus près de Jérusalem, au village d’et-Tor, devait être nommé le premier. Au lieu de τὸ ὄρος τῶν ἐλαιῶν, « le mont des Oliviers », Le. écrit το ὄρος τὸ καλούµενον ἐλαιων, à lire ou bien ἐλαιών, « le mont dit Olivet », ou bien ἐλαιῶν « le mont dit des oliviers ». Il est certain que la terminaison ών désignait en grec des lieux plantés de tels ou tels arbres, et ἐλαιών s’est trouvé dans les papyrus avec ce sens d'oliveraie, lieu planté d'oliviers (BU 37, 5; 50, 6 etc. Deissuann, Neue Bibelstudien, 36-40). Josèphe a dit : ἀναδαίνοντος à αὐτοῦ διὰ τοῦ Ἐλαιῶνος ὄρους (Ant. ΥΠ, 1x, 2), et Le. de même Act. 1, 42 ἀπὸ ὅρους τοῦ καλουµένου ᾿Ελαιῶνος. Ce nom est demeuré dans l'usage de Jérusalem (Vincent et ΔΕΕΙ, Jérusalem, 11, 383) spécialement comme celui d'une basilique. On écrira ici ἐλαιῶν (avec H) plutôt que Ἐλαιών (9), à cause du v. 37, d'autant que le nom à l’accusatif eût dù être Ἐλαιῶνα, Josèphe a de même les deux usages : cf. Jos. Bell. V, Ἡ, 3 στρατοπεδεύσασθαι κατὰ τὸ ἐλαιῶν ναλούμενον ὄρος. — l'aor ἀπέστειλεν au lieu du présent de Μο. est un changement normal.

30) Comme Mc., avec de légères retouches, toutes plausibles : λέγων au lieu de καὶ λέγει, λύσαντες au lieu de λύσατε καί, πώποτε plus élégant que οὕπω après οὐδείς, ἀγάγετε plus naturel que sépete pour un ânon.

84) Comme Μο., sans le dernier trait qui a été diversement interprété.

32) Le. a négligé le détail pittoresque de l’ânon attaché près d’une porte au

mont nommé des Oliviers, il envoya deux de ses disciples, disant : « Allez au village qui est en face; quand vous y serez entrés, vous trouverez un Anon attaché, sur lequel aucun homme ne s'est jamais assis; détachez-le et amenez-le. SEt si quelqu'un vous demande : « Pourquoi [le] détachez-vous? » — vous direz de la sorte : « Le Seigneur en à besoïin. » #Ceux qui étaient envoyés partirent et trouvèrent les choses comme il leur avait dit. #Comme ils détachaient l’ânon, ses maîtres leur dirent : « Pourquoi détachez-vous l’ânon? » #Ils dirent : « Le Seigneur en a besoin. » #Et ils l'amenèrent à Jésus, et jetant leurs manteaux sur l’ânon, ils firent monter Jésus ; et comme il s’avançait les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.

STEt comme il approchait déjà de la descente du mont des Oliviers, toute la troupe des disciples transportés de joie se prirent à louer Dieu d’une voix forte pour tous les miracles qu’ils avaient vus, #disant : « Béni soit celui qui vient, lui le Roi, au nom du Seigneur; paix dans Le ciel, et gloire dans les hauteurs. »

dehors sur la rue; l'essentiel était de noter que le Seigneur avait eu la connaissance surnaturelle des circonstances.

33) Les gens présents de Mc. deviennent les maitres de l’ânon; normalement c'est aux maîtres à en disposer. Une seconde fois Le. évite le vague ποιεῖτε (Μο. xI, 3. 5).

84) Le. ne craint pas de répéter la parole significative du Sauveur : Celui-ci exerce son droit.

35) Dans Lc. seul l'unité du sujet est conservée en évilant une copule par l'emploi du participe. ἐπιθιδάζω est de son style, x, 34; Act. χχηι, 24.

36) Point de branchages pour joncher la route, mais des vétements placés sur le chemin, par d'autres que par les disciples.

37) Dans la démonstration toute spontanée de Μο., Le. introduit iei comme une pause, qui permet de donner aux paroles de la foule le caractère d'un cantique pour rendre gloire à Dieu. Cette pause laissera aux Pharisiens le temps d'intervenir, et fixera aussi la situation de la Eamentation sur Jérusalem. — Ἐγγίζοντος s'entend probablement de Jérusalem, et cette proximité est expliquée : on touche à la descente du mont des Oliviers; πρός avec le datif, parce que c’est le point d'arrivée qui est marqué, non le mouvement; ἤδη se rapporte à ce point; on y est déjà. Par opposition aux Pharisiens. qui vont paraitre, ceux qui figurent ici sont tous des disciples; ils ont été entraînés par les miracles de Jésus, ils y ont vu l’action de Dieu, et ils lui en rapportent la gloire à haute voix. — αἰνεῖν Luc seul dans le N. T. sauf Apoc. xx, 5 et Rom. αν, 41 (citation).

38) ὁ βασιλεύς, au Heu du règne de David (Mc.) dont la teinte messianique

39 Kai τινες τῶν Φαρισαίων ἀπὸ τοῦ ἐπιτίμησον τοῖς μαθηταῖς σου. 3 καὶ ἀποχριθεὶς εἶπεν Δέγω ὑμῖν, ἐὰν οὗτοι σιωπήσουσιν, οἱ λθθοι χράξουσιν. HKat ὡς ἤγγισεν, ἰδὼν

τὴν πόλιν ἔχλαυσεν ἐπ᾽ αὐτὴν, 3" λέγων ὅτι Et ἔγνως ἐν τῇ ἡμέρα ταύτῃ

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