‹ Evangile selon saint LucChapitre 256 sur 300 · αρχιερεις (H V) et non ερεις (Τ · texte numérisé non relu

αρχιερεις (H V) et non ερεις (Τ

pas de savoir s’il prêche bien ou mal, mais qui trouvent mauvais qu’il prenne un tel ascendant sans leur permission. En effet ceux qui entrent en scène sont les trois groupes du Sanhédrin, représentés par quelques-uns des leurs. ο — L'enseignement est aussi dans Mt. (v. 23) en plus de Μο., mais cette

addition est trop naturelle pour qu’on doive conclure à une influence de Mt. sur Le. ou réciproquement. — ἐν μιᾷ τῶν ἡμερῶν, style de Le., cf. v, 17; vu, 22.

2) « Originairement », dit Loisy (x, 292) « la question des prêtres se rattache à l'expulsion des vendeurs. L'histoire du figuier desséché à détruit ce rapport que Luc n’a pas su rétablir ». Cependant même dans Me. (χι, 18) l'irritation des prêtres pour l'expulsion des vendeurs est suivie d'une remarque sur l'ascendant de Jésus par son enseignement. L’expulsion des vendeurs pouvait n’être qu’un acte de zèle isolé, sans grande conséquence, offensant pour les prêtres, mais non pour l'aristocratie laïque du Sanhédrin, et que plus d'un Pharisien eût approuvée. Il semble que les modernes ont quelque peu exagéré le caractère messianique de cet acte, et si les synoptiques n'y rattachent pas la question des sanhédrites, ne serait-ce pas un indice que sa vraie place est au début du ministère, où l'a placé Jo. Ἡ, 13? Cette question porte sur toute l'attitude de Jésus, sur son enseignement et sur l'autorité qu'il a prise. Elle va du général au particulier : l'autorité est-elle divine, ou humaine, pour ne pas dire diabolique? et quelle personne l'a conférée ? Au lieu de deux questions directes comme dans Μο. (et Mt.), Le. coordonne une interrogation indirecte à l'interrogation, qui commence à ἢ τίς, et qui met plus en vedette que Me. la personne du mandant (τίς ἐστιν 6 δούς au lieu de τίς σοι ἔδωκεν Μο.).

3) Réponse plus noble, mais moins naturelle que dans Μο., où Jésus promet de répondre si les autres parlent les premiers.

4) Omission {avec Mt.) de « répondez-moi », qui est bien du ton de la conversation.

5) συλλογίζοµαι (au lieu de διαλογίζοµαι) insiste davantage sur la conséquence

logique pésée d'avance.

6) La phrase de Mc. était interrompue; Le. la complète en forme de conclusion du raisonnement attribué aux Sanhédrites. Rien de plus caractéristique

qu’il ahnonçait la bonne nouvelle, que les grands prêtres et les seribes survinrent avec les anciens, ?et dirent en s'adressant à lui : « Dis-nous par quelle autorité tu fais cela, ou quel est celui qui {8 donné cette autorité. » 3[1 leur répondit : « Je vous demanderai moi aussi quelque chose, et dites-moi : *Le baptème de Jean étaitil du ciel ou des hommes? » 50r ils firent entre eux ce raisonnement : « Si nous disons : Du ciel, il dira : pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui? 6Et si nous disons : Des hommes, le peuple entier nous lapidera, car il est convaincu que Jean était un prophète. » TEt ils répondirent qu'ils ne savaient pas d’où [il était]. ΣΕ Jésus leur dit : « Je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela. »

que ce verset sur deux manières d'écrire. Mi. tient en quelque sorte le milieu. — καταλιθάζω + dans la Bible. | 7) Style indirect avec un infinitif assez élégant (en ajoutant πόθεν), plus synthétique, mais moins expressif que : « nous ne savons pas » (Mc. Mi.). 8) Le passé εἶπεν au lieu de présent λέγει familier à Mc. . 9-19. PARABOLE ALLÉGORIQUE DES MAUVAIS VIGNERONS (Μο. χπ, 4-12; Μί. στι, 33-46). Dans Μο., la parabole-allégorie des vignerons n'est pas rattachée à ce qui . précède; cela est encore plus sensible dans Le. qui l'adresse au peuple. Cependant on peut dire (Ε/.) que c’est une réponse à la question posée par les sanhédrites; Jésus se donne clairement pour le Fils envoyé par son Père. Jülicher se donne beaucoup de mal pour prouver que la parabole ne vise que la Hiérarchie. Jésus n'aurait jamais pensé à réprouver Israël : « Jésus n’a pu songer à un changement complet : les Juifs jusqu'alors, ensuite un autre peuple » (p.404). Mais rien ne prouve ces affirmations si hardies, inspirées par le parti pris des eschatologistes, qui refusent à Jésus tout pressentiment de ce qui fut en réalité son œuvre. C’est cette prédiction assurée, si déplaisante pour leur système, qui fait l'importance capitale de la parabole-allégorie des vignerons. Quant à ajouter pour plus de sûreté avec Jülicher, que la parabole n'est pas authentique, c’est une affirmation encore plus osée qu'il n'appuie que sur des considérations arbitraires de littérateur. L'ensemble lui paraît médiocre, dépourvu d'originalité et de fraîcheur poétique... Mais il s’agissait bien de fraîcheur {dichterische Frische) dans ce tableau si sombre de l’ingratitude d’un peuple et du châtiment qui le menaçait ! Loisy qui attaque plus vivement encore l'authenticité de la parabole (cf. Comm. Mc.) en a du moins bien saisi le sens: « La parabole a défini la situation de Jésus à l'égard des Juifs, spécialement du judaïsme officiel, qui a causé sa mort » (nr, 315). Spécialement est le mot juste, car à certains endroits les sanhédrites paraissent seuls visés; mais le peuple s’associera à leur crime, il sera puni comme eux, de même que dans le passé il a pris sa part à la guerre faite aux prophètes, qui lui étaient envoyés. Le commentaire indiquera les détails.

508 ÉVANGILE SELON SAINT LUC, xx, 9-19.

μα 4 LA μ Δ ν D ἐξουσίᾳ ταῦτα mot. ὃ Ἠρξατο δὲ πρὸς τὸν λαὸν λέγειν τὴν

Ἰωργος, ral detre χρόνους ἵκανούς. Ἰθχαὶ καιρῷ ἀπέστειλεν πρὸς

mn 2 a ω = = 2? ha οὔλον, ἵνα ἀπὸ τοῦ Χαρποῦ τοῦ ἀμπελῶνος δώσουσιν αὐτῷ'

ο en Oo?

= [ON TD -ό me

xevov. yat προσέθετο τρίτον πέμψφαι οἱ δὲ καὶ τοῦτον τραυματίσαντες : s © = = a οι

ἐξέβαλον. ᾖΊδεἶπεν δὲ ὁ πύριος τοῦ ἁμπελῶνος TE ποιήσω; πέµψω τὸν υἱόν

el ο ἀποχτείνωμεν αὐτόν, ἵνα ἡμῶν Ὑένηται ἡ Χληρονομία. Ἰδχαὶ ἐκβαλόντες 9 2 = . - 2 ι α -αὐτὸν ἔξω τοῦ ἀμπελῶνος ἀπέχτειναν. τί οὖν ποιήσει αὐτοῖς ὁ κύριος τοῦ

9) Le. ajoute πρὸς τὸν λαόν, ce qui comme toujours signifie que Jésus s'adresse au peuple, non pas qu'il va parler du peuple. Son intention était sans doute de l'instruire et de le détromper. Ces mots à eux seuls ne prouvent donc pas que l’apologue soit dit de toute la nation. Néanmoins ils suggèrent que ce que Jésus va dire regarde tout le monde.

La vigne est le domaine dans lequel s’est exercée la bonté de Dieu, confié à Israël dans son intérêt, puisqu'il en recueillait les avantages, mais à la charge de faire à Dieu sa part. Le. ne dit que le nécessaire : la vigne plantée et confiée à des vignerons, le départ- du maître. Il a donc pensé que si les détails de Μο. avaient un intérêt pittoresque, ils n'avaient point de portée allégorique. — χρόνους ἱκανούς est de son style; cf. χχπι, 8; vit, 27; Act. vin, 11 etc. L'accord des trois sur ἐξέδετο (+ N. Τ.) est remarquable; d’ailleurs la signification « donner à ferme » est classique (Hérod. Xén. Platon). La parabole n'est pas une pure allégorie, car Dieu ne s'était pas éloigné d'Israël; mais ce trait était nécessaire pour poser la situation des envois.

40) Comme dans Μο., en serrant un peu le style : les vignerons ne sont nommés qu'une fois, et il était superflu de dire qu'on avait mis la main sur le serviteur puisqu'on l'avait battu. δώσουσιν au lieu de λάθη, pour mettre en jeu la libre correspondance des vignerons; — le futur après ἵνα, contre l'usage classique ; cf. Χιν, 10, mais ici le sens final de ἵνα est plus accusé. Les serviteurs sont les différents prophètes au cours des âges. Ils n'ont pas été envoyés à la hiérarchie, mais à tout Israël. C’est donc bien Israël qui est représenté par les vignerons. |

41) καὶ προσέθετο, hébraïsme; cf. 11, 20 et Introd., p. cx. Le serviteur est encore battu, mais de plus insulté. La gradation va plus lentement que dans Μο., où le second serviteur est déjà blessé.

12) Réservant la mort pour le fils, Le. ajoute pour le troisième seulement des blessures; de plus ἐξέδαλον est plus fort que ἐξαπέστειλαν. Dans Mc. le troisième serviteur est tué, d’autres encore sont tués ou battus, ce qui se rapproche plus de l’histoire, et donne plus à la parabole le cachet de l'allégorie. Et

ΕΙ il se mit à dire au peuple cette parabole : « Un homme planta une vigne, οἱ l’afferma à des vignerons, et il partit pour l'étranger durant assez longtemps. { Et au moment voulu il envoya vers les vignerons un serviteur, afin qu’ils lui donnassent du fruit de la vigne. Mais les vignerons le renvoyèrent battu, les mains vides. HEt il continua d'envoyer un autre serviteur, et ceux-ci l'ayant aussi battu et indignement traité le renvoyèrent les mains vides. &Et il continua d'envoyer un troisième. Mais ceux-ci le jetèrent encore dehors après l'avoir blessé. 13 Le maître de la vigne [se] dit : Que ferai-je? J'enverrai mon fils bien-aimé; peut-êire le respecte-

ront-ils.

Mais les vignerons, le voyant, délibérèrent entre eux, disant :

« C’est l’héritier; tuons-le, afin que l'héritage soit à nous. » ‘Et. l'ayant jeté hors de la vigne, ils le tuèrent. Que leur fera donc le

cependant la rédaction de Le. avec sa gradation parfaite paraît moins primitive; pourquoi Jésus n’aurait-il pas employé l’allégorie ?

13) Luc augmente Ja part du discours direct et le transforme en une délibération. τέ ποιήσω (ση, 47; xvi, 3) est très caractéristique de son style. — ἴσως . exprime un doute. L'usage de l'A. T. (Gen. 1x, 5; xvinr, 21) pouvait autoriser Le. à prêter à Dieu cette délibération et ce doute en figure; cependant tout se comprend mieux si le discours fait partie de la parabole sans souligner l'allégorie. Aussi a-t-il eu soin de répéter : « le maître de la vigne ». — L'omis- - sion de ἔσχατον s'explique par celle des autres nombreux-serviteurs dans Me.; on regretterait encore plus ἕνα, le fils unique, en contraste avec tous 165 autres, si M. Burkitt n'avait prouvé (Journ. of. theol. st. xx (1919) p. 339 ss.) que ἀγαπητός signifie dans ce cas fils unique, ou peu s’en faut, Funique objet de l'affection qui la satisfit.

14) ἰδόντες (aussi dans Mt.), peut-être pour accentuer l’apparition du Fils de Dieu (Holtz.), cependant Le. emploie volontiers cette tournure, même quand elle n'est pas dans Μο., var, 47; τι, 145; xx, 49; c'est donc plutôt une locution spontanée.

διαλογίζοµαι avec πρὸς ἀλλήλους comme dans Μο. var, 16, rend bien le πρὸς ἑαυτούς de Mc. τι, 31, ce qui est plus naturel que ἐν ἑαυτοῖς de Mt. car il y a évidemment complot. Le trait semble purement parabolique, car les Juifs se croyaient légitimes propriétaires de la vigne. Il a cependant une valeur allégorique s’il est appliqué aux sanhédrites. Ils voyaient dans Jésus un. rival de leur influence, un prétendant messianique qui prêchait une doctrine nouvelle annonçant un règne de.Dieu qui ne serait pas le leur. Ils veulent maintenir leur possession. Mais ils ne regardaient pas Jésus comme le Fils; l’allégorie n’est donc pas

poussée jusqu’au bout.

15) Tuer le fils sur place et le jeter ensuite hors de La vigne (Μο.) est plus

δ40 ÉVANGILE SELON SAINT LUC, XX, 16.

urehovece Ἰθάλεύσεται χαὶ ἀπολέσει τοὺ vodc τού à δώσει τὸ ἀμπελῶνος; Ἱθἐλεύσεται καὶ ἀπολέσει τοὺς γεωργοὺς τούτους, «καὶ δώσει τὸν ἀμπελῶνα ἄλλοις. ἀκούσαντες δὲ εἶπαν Mn Ὑένοιτο. 176 δὲ ἐμβλέψας

3 - KI 2 5,2 à αὐτοῖς εἶπεν Τί οὖν ἐστὶν τὸ γεγραμμένον τοῦτο

Ίδπᾶς ὁ πεσὼν ἐπ᾽ ἐκεῖνον τὸν λίθον συγθλασθήσεται ἐφ᾽ dv δ᾽ ἂν πέσῃ,

naturel que de le jeler dehors avant de le tuer (Le. et Mt.}), du moins quand il s’agit d'un complot, et d’un meurtre qu'on avait intérêt à dissimuler. Le cas de Naboth ({allégué par PI.) est tout différent, puisqu'il comporte une exécution de justice : ἐξήγαγον αὐτὸν ἔξω τῆς πόλεως καὶ ἐλιθοδόλησαν αὐτὸν λίθοις, καὶ ἀπέθανεν (1! Regn. xx (αχὴ, 13). Il est possible que cette réminiscence ait inspiré l'ordre suivi par Le., il est plus probable que cet ordre vient de ce que Jésus a été mis à mort hors de Jérusalem (Héb. xur, 12), quoique la vigne ne représente pas proprement Jérusalem (Chrys. Euth. Jér. 4° loco). D’après Origène (sur Mt. χχι, 39), « hors de la vigne », veut dire qu'en le condamnant à mort ils l'ont déclaré étranger; pensée ingénieuse, pourvu qu'on ne la traduise pas par une distinction entre la condamnation, et l'exécution abandonnée aux gentils (Knab.); car la part des Juifs dans le meurtre serait atténuée, contrairement à l'intention de la parabole. La seconde explication de Jérôme : ut suscipientibus se gentibus, aliis vinea locaretur devance application et s’entendrait aussi bien du texte de Mc. Nous avons donc ici un cas probable où les faits ont contribué à transformer l'expression primitive, mais on voit dans quelle faible mesure.

16) Comme dans Μο., le Sauveur lui-même tire la conséquence, tandis que dans Mt. ce sont les auditeurs, probablement parce que la question a paru exiger une réponse. Cependant Le. leur fait une part (qui lui est propre) en leur attribuant un μὴ yévorro qui amène très heureusement la réplique de Jésus, confirmant sa parabole par un texte. Dans le N. T. μὴ γένοιτο ne se trouve que dans S. Paul, surtout dans l'épitre aux Romains, pour prévenir une conséquence fâcheuse ou mal tirée. Ici c'est une exclamation de crainte, qui reconnait à Forateur une certaine autorité. Les auditeurs en écartant l’image du châtiment n'ont pas pour cela rejeté l’idée du crime. — D'après le thème de Le. (v. 9), ceux qui parlent ici sont ceux auxquels le discours était adressé, c'est-à-dire des voix sorties du peuple. Ils ont donc compris que toute la nation était en cause. Et en effet les autres menaces de Jésus aux villes de Galilée et à Jérusalem ne s'adressent pas seulement à la hiérarchie, mais à tout le peuple, associé à ses fautes. Si la vigne était Israël, et que les sanhédrites dussent être seuls frappés, qui seront les nouveaux vignerons? Ce ne sont as les Romains qui ne donneraïent pas les fruits au maître, comme ee devait bien être son intention, exprimée clairement par Mt. Mais ce ne sont pas non plus les Apôtres, car Jésus ne dit nulle part qu'il leur donnera ceux dont ils doivent être en même temps les serviteurs et les chefs (xxir, 25). Le verbe δώσει qualifie la vigne comme un don de Dieu, ce que Mt. à expliqué très clairement par le

ÉVAXNGILE SELON SAINT LUC, xx, 17-18. 511

maître de la vigne? 16 Π viendra et il fera périr ces vignerons, et il donnera la vigne à d'autres. » Ce qu'ayant entendu ils dirent : « A Dieu ne plaise! » Maïs lui fixant le regard sur eux dit: « Que signifie donc ce.qui est écrit : |

La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue le faite de l’angle?

18 Quiconque tombera sur cette pierre sera brisé, et celui sur qui elle tombera, elle 1ο réduira en miettes. »

règne de Dieu; les nouveaux vignerons seront un nouvel ἔθνος (Mt. xx, 43). 17) Le regard de Jésus est propre à Le.; ce n’est point un regard irrité (Mc.

11, 3) de l’obstination des sanhédrites, mais plutôt un regard bienveillant qui

invite là foule à réfléchir (Jül. citant Mt. xx, 26; Μο. x, 21 ; Le. xxrr, 64).

La citation du ps. cxvir, 22 (comme dans Mc. et Mt.), affirme simplement la dignité de Jésus comme pierre d’angle, d’après Dhorme (RB. 1990, p. 488) du sommet de l’angle. La comparaison change pour exprimer le même sens. La vigne donnée à d’autres, c'est une nouvelle économie du règne de Dieu sur la terre. La pierre rejetée par les maçons et devenue pierre d'angle, c’est Le Messie, c'est Jésus rejeté par les sanhédrites, fondement ou couronnement d’un édifice nouveau. Mais ces mots ne répondaient pas suffisamment à la parole d'effroi de la foule : « qu'il n’en soit pas ainsi »! Le. qui a été seul à ta reproduire ajoute des menaces plus claires. Les versets 17 et 18 forment donc un tout. Pour ne pas les séparer par une idée intermédiaire qui rendrait moins saisissante l'opposition entre les deux rôles de la pierre, Le. omet la suite de la citation du ps. qui est dans Μο. et dans Mit.

18) Ce verset n’est pas une citation textuelle de l’Écriture, mais c’est bien l'enseignement de l'Éeriture, résultant de deux textes combinés, tous deux relatifs à cette pierre mystérieuse qui figurait Dieu ou son règne. Dans Isaïe (ναι, 14, cf. Jer. vi, 34), Dieu qui peut être un sanctuaire pour Israël peut être aussi pour lui une pierre d’achoppement ou une roche de scandale, sur laquelle on tombe; dans Daniel (nr, 34-44), la pierre qui est le règne de Dieu λεπτυνεῖ (brise en morceaux) καὶ λικµήσει πάσας τὰς βασιλείας (Théodotion, mais de quand date la traduction dite de Théodotion pour Daniel?). Ce sont bien les deux mêmes idées qui sont ici groupées. Les sanhédrites, entraïnant le peuple, tombent sur la pierre en rejetant Jésus; il est la pierre d’achoppement sur laquelle ils se brisent, perdant leur privilège de peuple de Dieu; et au jour du châtiment la pierre tombera sur eux. L'image de pierre d'angle est donc remplacée ici par la vision de Daniel. — λικμᾶν dans ΤΑ. T. signifie vanner (de λωµός, van), faire emporter par le vent; d'où probablement le sens de réduire en poussière, action préalable à la dispersion; ee doit être le sens ici; cf. le papyrus BU 446 cité par Deissmann (Neue Bibelstudien, p. 52), pour le sens de fouler. — 68 verset a été sans doute ajouté à Mt. (xxr, 44) d’après Le. Dans ce cas il serait propre à Le. On‘peut se demander si c’est une explication, d’ailleurs parfaitement dans l'esprit du texte, qu’il aurait ajoutée, ou une parole de Jésus

512 ÉVANGILE SELON SAINT LUC, xx, 19-20.

λικμήσει αὐτόν. 1 Καὶ ἐζήτησαν of Υραμματεῖς καὶ οἱ ἀρχιερεῖς ἐπιβαλεῖν ἐπ᾽ αὐτὸν τὰς γεῖρας ἐν ati τῇ ὥρα, καὶ ἐφοβήθησα) λ τ τ τ 6 χεῖρας ἐν τή τῇ ὠρᾳ, φοβήθησαν τὸν λαόν, ἔγνωσαν γὰρ ὅτι πρὸς αὐτοὺς εἶπεν τὴν παραβολὴν ταύτην. Ὁ Καὶ παρατηρήσαντες ἀπέστειλαν ἐνχαθέτους ὑποχρινομένους ἑαυτοὺς δικαίους εἶναι, ἵνα = 3 = 3 D mad ας À ? ἐπιλάβωνται αὐτοῦ λόγου, ὥστε παραδοῦναι αὐτὸν τῇ ἀρχῇ καὶ τῇ ἐξουσίᾳ τοῦ ἡγεμόνος. 3] καὶ ἐπηρώτησαν αὐτὸν λέγοντες Διδάσκαλε, οἴδαμεν ὅτι ὀρθῶς λέγεις καὶ Αλάσκας, καὶ οὗ λαμβάνεις πρόσωπον, ἀλλ᾽ ἐπ᾽ ἀληθείας τὴν ὁδὸν τοῦ θεοῦ διδάσχεις 22 ἔξεστιν ἡμᾶς Ἱαίσαρι φόρον δοῦναι À οὗ; 2 κα- + SE αὐτῶν τὴν + 24 A τανοήσας δὲ αὐτῶν τὴν πανουργίαν εἶπεν πρὸς: αὐτούς είξατέ μοι δηνά-

24, οι δε ειπαν (H Τ οἱ V — ον) et non αποκριθεντες δε ειπον (8).

rapportée telle quelle. Son soin à bien s'informer et à ne pas s'écarter facilement de Μο. doit faire pencher pour la seconde opinion. Quant à dire ce v. tiré d’un apocryphe, c’est une suggestion étrange de Jülicher. Car lequel des apocryphes juifs connus approche — même de loin — de cette sévérité pour le peuple juif? C’est précisément par ces prédictions sévères que Jésus se distingue des apocalypses juives. Et quant aux apocryphes chrétiens, il faudrait citer quelque chose d'approchant. Pourquoi Jésus — ou à tout le moins Luc — n'aurait-il pas trouvé cette combinaison scripturaire, et pourquoi faire honneur à un apocryphe d'un texte qui se trouve dans la grande tradition de l’Église?

49) Comme dans Me. ; mais Πο. nomme expressément les scribes et les prêtres, ce qu'il était nécessaire de spécifier, puisque Jésus avait parlé au peuple. Il ajoute qu'ils auraient voulu s'emparer de Jésus sur l'heure, dans l'emportement de leur colère, pour ne pas répéter vaguement xx, 47; d’ailleurs la parabole était vraiment très menaçante spécialement pour les sanhédrites.

20-26. Ce qui EST pu À César ET A Dieu (Me. χι, 43-47; M. xx, 15-22).

Comme dans Me. et dans Mt. qui se ressemblent beaucoup ici et dont Le. s’écarte également, mais seulement par des détails.

20) Ayant nommé au v. précédent les scribes et les grands prêtres, Le. les suppose ici comme sujets de παρατηρήσαντε Dans xiv, 1, ce verbe signifie « observer quelqu'un ». Mais ici il est pris absolument. Les chefs se tiennent à léur poste d'observation. Field cite Jos. Bell. II, Χνπι, 3 τῇ δὲ τρίτῃ νυχτὶ παρατηρήσαντες, οὓς μὲν ἀφυλάκτους, οὓς δὲ κοιµωμένους, πάντας ἀπέσφαξαν. Mais ils envoient des émissaires pour atteindre leur but sans se découvrir eux-mêmes. Μο. est plus gauche, car le sujet de ἀποστέλλουσι est un peu éloigné (χι, 27), mais il nomme comme émissaires les Pharisiens et les Hérodiens. Luc, peu soucieux de notes historiques précises, ne nomme jamais ces derniers. Il remplace la notation de Mc. par une indication psychologique. Les ἐκκάθετοι (appostés, terme classique) sont des gens qui posent pour une justice légale scrupuleuse (cf. αντι, 9) et qui par conséquent sont, ou plutôt feignent d’être anxieux sur la licéité du tribut. L'expression savoureuse de Mc. ἀγρεύσωσιν λόγῳ est convenablement expliquée. Dans ἐπιλάθωνται αὐτοῦ λογοῦ, le mot αὐτοῦ dépend de ἐπιλάδωνται,

Et les seribes et les grands prêtres cherchèrent à mettre les mains sur lui à ce moment même, mais ils craignirent le peuple, car ils comprirent qu’il avait dit cette parabole pour eux. Et s'étant mis en observation, ils envoyèrent des hommes appostés qui se posaient en justes, afin de le prendre en défaut sur une parole pour le livrer au pouvoir et à l’autorité du gouverneur. 21Et ils l’interrogèrent, disant : « Maître, nous savons que tu parles et que tu enseignes avec droiture et que tu ne tiens compte de personne, mais que tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité; : 2 nous est-il permis ou non de donner le tribut à César? » # Or ayant considéré leur fourberie, il leur dit : ?*« Montrez-moi un denier. De

et λόγου explique le comment (P1.). — τῇ ἀρχῇ καὶ τῇ ἐξουσίᾳ ne s’explique bien ni par xu, 41, ni par la combinaison des deux mots dans 5. Paul, car dans ces cas les deux mots s'entendent de pouvoirs appartenant à des personnes distinctes, tandis qu'ici ce sont deux modalités, l'autorité officiellement manifestée, et l'autorité exercée, en la personne du même chef, ici le gouverneur. fyeuov est un terme vague (χχι, 12), qui cependant s’appliquait au procurateur de Judée (ME. xxvu, 2; Act. Χχπι, 24. 26 etc.), faute d’une traduction plus précise, car ἐπίτροπος n'eùt pas convenu pour un rang aussi élevé.

21) Dans Mc. (et dans Mt.) le compliment sur la véracité de Jésus « qui ne se soucie de personne », parce qu'il ne tient pas compte des situations, a vraiment l'accent de paroles prononcées par de maîtres-fourbes. Luc a sacrifié beaucoup de ce naturel artificieux pour éviter de coordonner les trois points par de simples zat. C'est peut-être aussi pour éviter de parler deux fois de la vérité qu'il a mis ὀρθῶς λέγεις au lieu de ἀληθὴς sf, mais en revanche l’enseignement paraît deux fois, encadrant οὗ λαμθάνεις πρόσωπον hébraïsme plus caractérisé que les termes de Me. et de Mt., mais très usité dans la Bible grecque; cf. de plus Gal. π, 6, « tenir compte de la situation de quelqu'un ». Le sens serait plus clair si πρόσωπον était suivi de δυνάστου comme dans Eccli. τν, 27 καὶ ph λάθηῃς πρόσωπον δυνάστου ἕως τοῦ θανάτου ἀγώνισαι περὶ τῆς ἀληθείας, avec un contexte semblable, car la crainte d’un puissant est souvent ce qui empêche de dire la vérité. Cela dit avec tous les commentateurs, on peut se demander si dans ce contexte l'expression n’est pas purement grecque dans le sens de prendre un masque et de jouer un rôle, cf. Epictète, TI, xxx, 57 : τοῦτό µοι τὸ πρόσωπον ἀνάλαθε, οἱ Ench. xxxvir : ἐὰν ὑπὲρ δύναμιν ἀναλάθης τι πρόσπον. Luc aurait rendu par là le ἀληθὴς et de Μο., tout en gardant le mot de πρόσωπον.

22) Le grec φόρος au lieu de κῆνσος (Μο. Mt.) qui est un mot latin, et dans le même sens vague d'impôt, de contribution. | |

23) κατανοέω, employé quatre fois par Le., une seule fois par Mt. vr, 3, jamais par Μο. — πανουργία esl plus voisin de ὑπόχρισις (Me.) que de πονηρία (Μί.), car ce mot désigne la fourberie plutôt que la méchanceté.

24) Le. simplifie, sans se préoccuper de noter si les interrogateurs avaient ou

puoy* τίνος ἔχει εἰκόνα nai ἐπιγραφήν; οἱ δὲ εἶπαν Kafsapos. 256 δὲ | , εἶπεν πρὸς αὐτούς Ἰοΐνυν ἀπόδοτε τὰ Καΐσαρος Καΐσαρι καὶ τὰ τοῦ θεοῦ τῷ

2” Na a = a ο ct > ον Ό CG = δὲ =

οὖν ἀδελφοὶ ἦσαν ai ὁ πρῶτος λαβὼν γυναῖκα ἀπέθανεν ἄτεχνος” 50 καὶ

ὁ δεύτερος 54 καὶ ὁ τρίτος ἔλαβεν αὐτήν, ὡσαύτως δὲ καὶ of ἑπτὰ οὐ κατέλιπον

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