‹ Evangile selon saint LucChapitre 259 sur 300 · LA RUINE DE JÉRUSALEM ET LE DERNIER AVÈNEMENT · texte numérisé non relu

LA RUINE DE JÉRUSALEM ET LE DERNIER AVÈNEMENT

Nous comprenons sous ce titre : 4) la prophétie sur la destruction du Temple (5-6) ; 2) la question sur le temps et les signes (7); 3) la réponse de Jésus sur la ruine de Jérusalem (8-24); 4) l'annonce de l'avènement (25-27); 5) les signes du règne de Dieu (28-33); 6) la leçon sur la vigilance (34-36). Tout l’ensemble est conçu comme dans Mc. : la prophétie, la question, la réponse, suivie de l'annonce de l'avènement du Fils de l'homme. Seulement dans Lc. les symboles relatifs à la ruine de Jérusalem sont expliqués plus clairement, et la pause est mieux marquée avant ce qui regarde l’avènement du Fils de l'homme, décrit plus brièvement que dans Μο. Suit, comme dans Μο., la comparaison du figuier, mais Le. explique plus clairement ce que marque ce signe. Puis, comme dans Μο., Jésus recommande la vigilance en vue de l’avènement. Il est donc beaucoup plus facile dans Le. que dans Μο. de distinguer les deux discours et les deux perspectives. Si dès le début de Me. (xim, 9-13) ce qui est relatif à l'apostolat renferme des traits qui dépassent le temps antérieur à la ruine de Jérusalem, Le. a pris soin de les omettre.

Tout cela à été vu par saint Augustin, Epist. cxcix : Non enim discrepant (les trois évangélistes) rebus, si alius aliquid dicit quod alius tacet, aut alio modo dicil : magis autem collata invicem iuvant, ut legentis intellectus regatur (25). Et la pensée d’Augustin n’est pas que les textes doivent être complétés les uns par les autres, étant mis bout à bout, mais qu'une facon plus claire de dire les : choses explique ce qui est plus obscur : éamen Lucas evangelista et hanc dierum breviationem, et aborainationem desolationis, quae duo ipse non dicit, sed Matthaeus Marcusque diverunt, ad eversionem Jerusalem docuit pertinere, αἰία cum eis dicens apertius de hac eadem re, quae ïilli posuerunt obscurius (30). Ce que dit Luc, ce sont bien des verba Domini (28), mais Augustin ne dit pas que Jésus ait lui-même expliqué sa pensée plus clairement. C'est la même pensée, qui a été exprimée de deux manières : Ef pro eo quod üilli (Me. Mt) posuerunt, et qui in agro erit, non revertatur efc.; aperttus iste (Lc.) ait, et qui etc. (34).

5-6. PROPHÉTIE SUR LA:DESTRUCTION DU TEMPLE (Μο. χι, 4-2; Mt. xx1v, 1-2).

5) Comme toujours Le. est plus préoccupé des idées enseignées que des faits concrets qui encadraient l’enseignement. Au lieu de mettre en scène comme Me. un disciple, puis quatre disciples, il se contente de vives qui dans sa pensée sont peut-être des disciples, et, au lieu de fixer la scène au mont des Oliviers, il suit son schéma qui situe l’enseignement dans le Temple, sans nous avertir

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