Temps De ΡέΤΗΕΘΘΕ (Μο. κι, 5-8; ML. xxiv
Ce passage est exactement le thème de Μο. et de Mt. ; il se subdivise en deux parlies, et cette division est plus accentuée dans Le. : 1) préliminaires éloignés, consistant dans l'apparition de pseudo-Christs et dans les guerres; 2) prélimi-
ÉVANGILE SELON SAINT LUC, xxI, 8-11. 523
pierres et d’offrandes votives, il dit : 6« De ce que vous voyez, il viendra des jours où il ne restera pas pierre sur pierre, qui ne soit démolie. » TEt ils l’interrogèrent, disant : « Maître, quand donc cela sera-t-il? Et quel sera le signe, lorsque cela commencera d'arriver? » $0r il dit : « Prenez garde d’être induits en erreur. Car beaucoup viendront en mon nom, disant : « C’est moi! » et : « Le temps est proche. » Ne vous mettez pas à leur suite. ° Et quand vous -entendrez parler de guerres et de révolutions, ne soyez pas terrifiés; car il faut que cela vienne d’abord, maïs ce n’est pas sitôt la fin. » Alors il leur disaït : « On se lèvera nation contre nation, et royaume contre royaume, !let il y aura de grands tremblements de terre et en divers lieux des famines et des pestes, et des apparitions effrayantes et de grands signes au ciel.
naires plus rapprochés; la guerre générale est accompagnée de troubles dans la nature.
8) Avant d'indiquer les signes, Jésus met ses disciples en garde contre ceux qui viendront leur donner de fausses indications. En ajoutant : ὁ καιρὸς ἤγγικεν (cf, Dan. vir, 22) il fait rentrer l'apparition des faux Christs dans le thème de l'interrogation; ils tromperont sur l’époque, et c'était précisément la question posée. Α. l'énonciation du fait qu'ils tromperont plusieurs personnes, Le. substitue un avertissement de ne pas les suivre, c'est-à-dire de ne pas se faire leurs disciples (cf. 1x, 23; τιν, 27 et Me. νπι, 345 Mt. Χνι, 24). — πλανάω n'est employé par Luc qu'ici, quoique assez fréquent dans le N. T. Plummer ne voit pas de.faux Messies entre l’Ascension et la ruine de Jérusalem. Mais si Josèphe. ne prononce pas 16 nom, il indique très clairement la chose.
9) Au lieu de « bruits de guerre » ce qui peut paraître faible après les guerres elles-mêmes, Le. écrit ἄκαταστασίας, les bouleversements. Mais ce ne peut être une allusion aux péripéties de l'empire de 68 à 70 (Holtz.), car alors on touchait à la fin, c’est-à-dire à la ruine de Jérusalem. — πτοέοµαι ici et χχιν, 37 + Ν. Τ., transport d’effroi, affection de l’âme, tandis que θροεῖσθε (Mc. Mt.) en indique la manifestation au dehors. ---.εὐθέως au lieu de οὕπω (Mc. Mt.); non seulement ce n’est pas encore la fin, mais elle ne vient pas tout de suite.
10) Le. indique un moment important dans le discours; τότε se joint à ἔλεγεν. Cette fois ce pourrait être une allusion à la compétition de Galba, d'Othon, de Vitellius et de Vespasien pour l'empire après la mort de Νότου, qui entraîna tout le monde romain dans une atroce guerre civile. Tacrre, Hist. I, 11, 4 : Quatuor principes ferro interempti. Trina bella civilia, plura externa ac plerumque permixta. La scène est plus grandiose que celle d'Isaïe, réduite à l'Égypte (Is. xIx, 2).
41) Aux tremblements de terre et aux famines, Le. ajoute les pestes λιμοὶ καὶ λοιμαί (παρήχησις Où assonance) ou maladies contagieuses, qui suivent ordinairement les guerres. L'expression juive des douleurs de l’enfantement (Μο. ML.) est
φόβητρά τε rat ἀπ᾿ οὐρανοῦ σημεῖα μεγάλα ἔσται.. Ἰξ πρὸ δὲ τούτων πάντων ἐπιβαλοῦσιν ἐφ᾽ dus τὰς χεῖρας αὐτῶν καὶ διώξουσιν, παραδιδόντες εἰς τὰς συναγωγὰς καὶ φυλαχάς, ἀπαγομέγους ἐπὶ βασιλεῖς καὶ ἡγεμόνας ἔνεκεν τοῦ ὀνόματός mou” Ἰδάποβήσεται ὑμῖν εἰς μαρτύριο. Ἰλθέτε οὖν ἐν ταῖς χαρ-
δίαις ὑμῶν μὴ προμελετᾷν ous Bo γὰρ δώσω ὑμῖν στόμα καὶ
2% / Et
19, τας a. σύναγωγας (T H) ou 0%. (S V).
18. om. δε a. vutv (T H) plutôt que add. (8 V). 15. παντες (5 V) plutôt que απαντες (T H).
remplacée dans Le. par des apparitions terribles et des signes du ciel; φόδητρα
se trouve dans Is. xix, 17, mais dans un autre sens. Il semble qu'ici ces φόδητρα sont du même genre que les signes du ciel. On ne saurait confondre ces signes avec ceux de 36 ss. Ils ne sont pas plus un indice de la fin du monde que ceux: que pouvait lire Luc dans Ἡ Macch. v, 3 : « Pendant près de quarante jours apparurent courant dans les airs des cavaliers ayant des vêtements d’or et armés de lances » etc. Cf. Jos. Bell. VI, v, 3, sur 165 signes que la grandeur des malheurs rende vraisemblables : « avant le coucher du soleil on vit dans les hauteurs des chars et des phalanges armées » etc. — τε absent de Mc., rare dans
Mi. et Jo. est très fréquent dans les Actes.
12-19. PERSÉCUTIONS CONTRE LES pisctpLes (Μο. 1x, 19; Cf. ME. xxrv, 9-14; x, 17-22. 30; Le. στ, 11-12).
L'accord des trois synoptiques prouve que Jésus α placé dans ce discours l'annonce des persécutions contre ses disciples. C’est une preuve, que même dans Le., le discours leur était adressé. Dans Μο. on trouve aussi la promesse de l'assistance de l’Esprit-Saint. Mais il est moins sûr qu’elle ait fait originairement partie de ce discours, puisque Mt. l’a placée ailleurs (x, 19-20), comme Le. luimême (σα, 41-12). Si donc Lc. y est revenu, c’est sans doute pour suivre Μο,, mais ayant donné déjà ce passage sous sa forme traditionnelle, il l’a écrit ici d’une facon un peu différente. On est moins aulorisé à raisonner de la sorte. pour Me. χι, 12-13 parce que, si Mt. a ce passage ailleurs (x, 21-22) il y revient ici (xxiv, 9-19), et que Le. n’a pas ailleurs l'équivalent.
42) Le. seul a soin de marquer que les persécutions avaient commencé avant ces derniers bouleversements près de la fin. Saint Étienne, saint Paul en fournissent la preuve dans les Actes. Les disciples seront livrés aux mêmes personnes que dans Μο., sauf que les συνέδρια, terme juif, sont remplacés par les φυλαχάς (ef. Act. xvi, 23; xxnr, 33 ss. etc.). Les rois avant les gouverneurs, ordre de dignité. — ἀπάγω terme de droit attique pour trainer devant les tribunaux. |
43) Dans Μο. els µαρτύριον αὐτοῖς, pour être témoins devant eux, évidemment de la vérité des faits évangéliques. Luc écrit ἀποθήσεται ὑμῖν εἰς µαρτύριον, Sur le. rythme de καὶ τοῦτό por ἀποθήσεται εἰς σωτηρίαν de Job xur, 46, reproduit par Paul,
12Mais avant tout cela ils mettront leurs mains sur vous et ils vous persécuteront, vous conduisant aux synagogues et aux prisons, vous faisant comparaître devant des rois et des gouverneurs à cause de mon nom; cela finira pour vous par le témoignage. 1 Prenez donc la résolution de ne point vous exercer d'avance à vous défendre, car moi-même je vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle ne pourront ni résister ni contredire tous vos adver-
Phil, r, 19. Donc cela aboutira pour les Apôtres à un µαρτύριον, « la mort des martyrs » (J. Weiss) ou « la gloire que leur vaut ce témoignage », els μαρτυρίου δόξαν (Theoph. Schanz), ou plutôt simplement dans le sens de Μο., « une occasion de rendre témoignage, de confesser leur foi » (Holfz. PI.). Les disciples ne doivent voir dans un traitement, qui note d'ordinaire d’infamie, qu’une occasion pour cet acte souverain, l'affirmation de leur foi devant les puissances de la terre. Luce n’a rien de l’évangile prêché devant toutes les nations de Μο. χιπ, 10 et de Mt. xxrv, 14. — PI. demande : l’aurait-il omis s’il avait eu connaissance d’un de ces docüments? — Pourquoi pas? Nous sommes obligés de regarder les termes de Mc. et de Mt. comme limités par l'horizon des Juifs, et Paul a pu appliquer le Ps. xvur, 5 à la prédication chrétienne au temps où il écrivait aux Romains. 1l n’en est pas moins vrai qu’en elles-mêmes les expressions ont une étendue absolue, et qu’on ne devait pas les prendre à la lettre. Peut-être Le. a-t-il préféré ne pas soulever cette difficulté, lui dont les Actes conduisent saint Paul seulement à Rome.
44 s.) L'assistance promise aux disciples est mieux à sa place dans un discours de mission, où Mi. l'a placée, que parmi les signes de la fin des temps. D'ailleurs dans Μο. comme dans Mit. ce sont comme trois strophes qui débutent par le thème de « livrer », παραδίδωμι. Luc n'a pas conservé ce rythme, et les vv. 14 et 15 paraitraient encore plus hors de leur place, si précisément. son v. 13 n'avait donné plus de relief au témoignage dont il va décrire les conditions. Ayant déjà traité ce point (x, 11-12), Le. s’écarte ici plus sensiblement de la : formule traditionnelle. Il est étrange que J. Weiss trouve ce texte plus primitif,
14) τίθεσθαι ἐν ταῖς 2apôla comme Act. v, #4, d’une résolution à prendre: la tournure est hébraïque (Dan. 1, 8 etc.) mais également grecque (Hom. θέσθαι ἐπὶ φρεσί). — προμελετᾶν, non pas seulement réfléchir d'avance, mais s’exercer comme faisaient les rhéteurs pour bien prononcer un discours, cf. avec μελετᾶν Épict. I, χι, 21 λαλεῖν οὖν οὗ µεµελέτηχας; καὶ τί ἄλλο ἐμελέτας ἐν τῇ σαχολῇ: Le philosophe recommande aussi à sa manière de se préoccuper seulement de dire la vérité devant les juges, sans s’embarrasser de syllogismes, mais l'assurance du stoïcien lui vient de son propre fond.
45) Cf. Ex. 1v, 41 où Dieu dit à Moïse : συμθιθάσω σε ὃ µέλλεις λαλῆσαι, C'est Jésus qui fera ce que Dieu promettait à Moïse et ce que Μο. attribue ici à l'Esprit-Saint. — στόμα n'est pas dans le sens de bouche, mais dans le sens dérivé de langage, qu'a ñ2 en hébreu (Gen. xLv, 21; Ex. χνα, { etc.) mais aussi στόµα en grec (Sora. Oed. r. 671 etc.), ou plutôt de faculté de parler, ce qui
16 παραδοθήσεσθε δὲ καὶ ὑπὸ Ὑονέων rat ἀδελφῶν καὶ συγγενῶν rai φίλων, καὶ θανατώσουσυ ἐξ ὑμῶν, Τ καὶ ἔσεσθε μισούµενοι ὑπὸ πάντων διὰ τὸ ὄνομά pou. Ἰδ καὶ θρὶξ ἐκ τῆς κεφαλῆς ὑμῶν οὗ μὴ ἀπόληται. 12) τῇ ὑπομονῇῃ ὑμῶν ητήσασθε τὰς Φυχὰς ὑμῶν. "Ὁ Ὅταν δὲ ἴδητε κυχλουµένην ὑπὸ στρατοπέδων Ἱερουσαλήμ, τότε γνῶτε ὅτι ἤγγικεν ἡ ἐρήμωσις αὐτῆς. ?1rôre