εσονται (Τ H) et non εσται (8 V
donner raison à saint Augustin, dont le système a été repris et même généralisé par ΜΕΣ Le Camus dans sa Vie de N.-S. Jésus-Christ.
25-26) Le raccord avec Μο. xur, 24 5. est incontestable, puisque les signes se produisent dans le soleil, la lune et les astres. Luc n’a donc rien de parallèle à Me. x, 21-23, description d’un temps d'angoisse, intermédiaire entre les malheurs de la Judée et le bouleversement suprême. D'ailleurs il avait déjà parlé des faux Christs (xvr, 23 et xxx, 8). Il va donc d’un événement qu'il a clairement caractérisé, un de ceux qui appartiennent à l’histoire, à un autre événement dont on parlait beaucoup, et qui devait mettre un terme à l'histoire, événement que l’on concevait comme un bouleversement cosmique, chez les “ie, et aussi parmi les philosophes et les poëles. On a cité Lucain (Pharsale, 1, T2. 58.) :
Sic, cum conpage soluta Saecula tot mundi suprema coegerit hora, Anticum repetens iterum chaos, omnia mixtis Sidera sideribus concurrent, ignea pontum Astra ρείεηί,...
.…. totaque discors Machina divolsi turbabit foedera mundi.
Pour le poète, ce n'est qu'une comparaison avec la grande guerre civile; dans l'esprit moins analytique des Hébreux, la comparaison pénétrait dans le récit (Le Messianisme. p: 48 ss.). On ne peut donc objecter à saint Augustin que Le. n'aurait pas parlé ainsi à propos de la ruine de Jérusalem. D'ailleurs sauf pour les premiers mots du v. 25 et les derniers du v. 26 qui étaient traditionnels, la période est soignée et écrite dans le meilleur style de Το.
28) καὶ ἔσονται, sans indication de temps; mais, d'après le contexte, après les temps des nations.
Le soleil, La lune, les astres, comme dans Me. et Mi. Mais l'impression est beaucoup moins forte, il y a seulement des signes dans ces corps célestes. Augustin était persuadé qu’on avait déjà vu avant Jésus-Christ des phénomènes plus étranges (Ep. cxcix, 39); si l'on voit dans tout cé texte l'annonce du jugement dernier, il craint irrideamur ab eis qui haec, quae velué novissima et
”omnium mazima horrescimus, plura in historia gentium, εἰ multo maiora legerunt. Or ces paroles s’adressaient à un public qui pensait comme Augustin, Parmi
l'épée et ils séront réduits en captivité parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée par des gentils, jusqu’à ce que les temps des gentils soient arrivés à leur terme.
% Et il y aura des signes dans le soleil et la lune et les étoiles, et sur la terre une angoisse des nations inquiètes du bruit de la mer et de son agitation, 2 les hommes expirant de terreur et d’anxiété sur ce qui arrive au monde habité, car les puissances du ciel seront ébranlées. ?7 Et alors on verra le Fils de l’homme venant dans une nuée, avec puissance et une grande gloire.
les prodigia relatés par Tite-Live on peut voir : soi rubere visus solilo magis, similisque sanguineo, solis orbis minui visus, soles duo υἱεί... lunae duae inlerdiu ortae... mare arsit.… coelum visum ardere (Index, νο prodigia), et si ces phénomènes avaient annoncé des événements notables, 16 monde ne s’en portait pas plus mal après. — Mais il est clair qu'aujourd'hui la précaution d’Augustin serait superflue. — συνοχή ici et II Cor. 1x, 4, + N. T. (de συνέχω employé vur, 43; xx, 43), au physique le fait d’être resserré, étroit, au moral anxiété, angoisse. — ἀπορία l'embarras où l’on est d'expliquer le prodige; cf. Hérodien τν, 14, 4 : ἐν ἀφασίᾳ τε Π... καὶ ἄπορίᾳ τοῦ πρακτέου. — ἡχοῦς (H) serait le gén. de ἠχά; nous lisons ἤχους (5), car si ἦχος (iv, 37; Act. nr, 2) peut être masculin ou neutre, s’il est masc. dans Heb. xrr, 19, on a reconnu τὸ ÿ4os dans la koiné, d'où le gén. ἤχους (Deb. $ 50); Clem.-Al. 11, 20 A. Iren. 600 A. cf. Terr. (udv, Marc. ιν, 39) : in terra angustias nafionum obstupescentium velut a sonitu maris fluctuantis. — Et ce phénomène pourrait en somme être comparé à un raz de marée. Le Ps. τχιν (1xv), 8 : 6 αυνταράσσων τὸ ὕδωρ τῆς θαλάσσης, ἤχους χυµάτων αὐτῆς, parle d’un phénomène ordinaire.
26) La cause de l’effroi est l'ébranlement des vertus du ciel, comme dans Mc. et Mt.; cf. Comm. Mc. Mais Le. a voulu. décrire cet effroi. ἀποφόχειν peut être devenir glacé, sens fréquent chez les médecins, r'efrigescentibus (a); mais plutôt au sens plus normal de perdre l’âme, s'évanouir ou expirer. — προσδοκία, ici et Act. κα, 14 + N. T., employé par les médecins de l'attente d’une crise plutôt fatale. Les prodiges étaient censés chez les anciens regarder le propriétaire du lieu, si leur caractère était limité; mais ceux-ci émeuvent toute la terre habitée, terme qu’il ne faut point toujours prendre à la lettre (η, 1; 1v, 3).
27) Presque exactement comme Μο. et Mt. Paroles traditionnelles, et, à l'origine symboliques; cf. Dan. vu, 13. Augustin incline vers le symbolisme : ia ut forlasse omnia quae ab his tribus evangelistis dicta sunt de eius adventu.. inveniantur ad hoc pertinere, quod quotidie venit in Corpore suo, quod est Ecclesia (4. 1. 45), On pourrait alléguer dans ce sens, mais en l’attribuant à Le. seul, l'omission du trait sur les élus (Me. v. 27). Mais ce trait a pu être omis par Le. parce qu'il figurait équivalemment au ch, xvu, 34 55., et il est impossible de donner à l'avènement ici un autre sens qu'au ch. xvir, où il est nettement eschatologique; cf. aussi v. 36. Et il serait étrange que Le. ait répété les termes de Μο. tels quels pour Leur donner un autre sens. :
3 | 5 , > 2 x ἐν veoéhn μετὰ δυνάμεως καὶ δόξης πολλῆς. 28 ἸΑρχομένων δὲ του
= (νεσθ bare γαὶ ἐπόοατε τὰς λὸ ην νι σα, τώνΥΥ «εσναι ἀνακύ ύφα TE LA ÉRADATE τας χεφα Ίος ὉΌμων, οιοτι ΕΥΥΙςΕΙ
ε ε 9 = nm %
ἡ ἀπολύτρωσις ὑμῶν. 21 Kat εἶπεν παραβολὴν αὐτοῖς Ἴδετε τὴν
συχῆν καὶ πάντα τὰ δένδρα" 90 ὅταν προβάλωσιν ἤδη, βκέποντες Go” ἑαυτῶν
γινώσχετε ὅτι ἤλη ἐγὼς τὸ θέρος été δἱ οὕτως καὶ ὑμεῖς, ὅταν ἴδητε κ ! / LE ᾿ ! LUS = =. 32 2,4
= (2 ο et { 1 4: :
λέγω ὑμῖν on οὗ ph παρέλθη ἡ γενεὰ αὕτη ἕως ἂν πάντα # Ὕένηται.
1 κ Y ς ο # € μ { 3 A CS οὐρανὸς καὶ ἡ A παρθλεύσονται, οἱ δὲ λόγοι µου οὗ μῆ παρελει
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28-33. SIGNES DE LA PROXIMITÉ DU RÈGNE DE Dieu (Me. x, 28-34; ME. xxiv, 32-35). |
De même qu'il a séparé la ruine de Jérusalem de. l'avènement du Fils de l’homme, Le. indique ici plus clairement que Μο. et Mt. qu'il revient aux signés préliminaires. Nous voyons comment il les à compris, et c’est la meilleure garantie pour notre exégèse de Μο. Il est vrai que les exégètes entendent le v. 28 et les suivants des signes du v. 25 (Schanz, Kn. Pl. Hahn, les Weiss, Loisy), maïs cette opinion me paraît en contradiction avec tout le système de Luc. En effet :
a) La question posée est relative seulement à la ruine du Temple et à ses signes (ν. 7), aussi Le. a-t-il réduit à un minimum ce qui regarde l'avènement. La parabole du figuier sur la certitude des faits, une fois les prodromes posés, se rapporte naturellement à la question du début dont la réponse est au v. 20. b) Dans le ch. xvir et ici au v. 34 ss., l'avènement est instantané et sans prodromes; le terme de ἄρχομένων Ὑίνεσθαι ne saurait done s’y appliquer sans contradiction. On prétend qu'il y a en effet contradiction, puisque les vv. 23 ss. comportent des signes. Mais ces signes pouvaient être très rapides et ne durer qu'un jour, tandis que ἀρχομένων et la comparaison du figuier suggèrent un certain intervalle, une évolution. c) Si Le. parle ici de la parousie finale, les paroles du Sauveur ne se sont pas accomplies, ce que les catholiques ne peuvent. admettre. Mais les autres ne sont pas dans une meilleure situation, surtout ceux — et c’est le plus grand nombre — qui placent la rédaction de l’évangile vers l’an 100. Conçoit-on Le. écrivant alors le v. 32 sur la parousie finale ? d) De même qu'au ch. xvi Le. distingue le règne de Dieu et l'avènement, de même ici. Les premiers événements sont 16 point de départ du règne de Dieu, l'avènement soudain est dans une autre perspective. e) Le futur ὄφονται au v. 27 et les impéralifs du v. 28 suggèrent une pause. Que l'on fasse une pause entre 27 et 28, et notre explication paraîtra naturelle. C’est à tort qu’on met la cou-
. pure au v. 29, car la parabole a trait au verset précédent qui l'introduit; cf. xv, 4 88.
28) — τούτων se rapporte au v. 20. Les deux versets sont parallèles : ὅταν δὲ ἴδητε... τότε γνῶτε ὅτι ἦγγικεν... et ἀρχομένων... διότι ἐγγίξει... En même temps ils sont en contraste; ce qui est la désolation pour Jérusalem sera la délivrance pour les disciples. Qu'on lise les Actes, où presque toutes les persécutions viennent des Juifs, ou directement ou parce qu'ils mettent en action les préjugés
280r quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et levez la tête, car votre délivrance approche. » #Et il leur dit une parabole : « Voyez le figuier et tous les arbres : # lorsqu'ils bourgeonnent déjà, à cette vue vous connaissez par vous-mêmes que déjà l'été est proche. #De même vous aussi, lorsque vous verrez arriver ces choses, sachez que le règne de Dieu est proche. &En vérité je vous dis que cette génération ne passera pas avant que tout ne soit arrivé. #Le ciel et la terre passeront, mais mes
paroles ne passeront point.
des gentils ou l'autorité romaine, et où il est déjà si évident que le règne de Dieu va s'établir par les gentils. — ἀπολύτρωσις est un mot paulinien, tantôt elle est acquise Rom. πτ, 24; Eph. tr, 7; tantôt elle est à venir Rom. vin, 23. Mais l’auteur des Actes ne pouvait-il regarder la ruine des Juifs comme une délivrance (même 4. Weiss) ?
29) Le. ajoute καὶ πάντα τὰ δένδρα, selon son habitude de généraliser, afin que l'argument tienne en dehors de la Palestine. |
30) προθάλλειν est vague, et peut s'entendre des fruits ; cf. Épict. I, xv, 7 : ἄφες ἀνθήσῃ πρῶτον, εἶτα προθάλῃ τὸν καρπόν (d'un figuier); mais ici Le. a eu sans doute l'intention de parler des feuilles, comme Μο., car les fruits seraient l'indice au moins de l'été, d'autant qu'il s’agit de tous les arbres. Pour le figuier on eût pu songer aux figues-fleurs. Luc a en propre βλέποντες et ἀφ᾽ ἑαυτῶν qui insiste sur la facilité qu'a chacun de tirer la conclusion — ἤδη n’ajoute rien pour le sens.
31) Cette fois encore Le. a remplacé l'énigme de Μο. (et de Mt.) : « que c'est prochg, aux portes », par un terme plus clair, « le règne de Dieu ». Ce n’est pas tout à fait le synonyme de ἀπολύτρωσις; c’est le côté positif du grand fait ᾿ dont les disciples jouiront, une fois délivrés. Ce n'est pas sans dessein que Le. a employé ce terme, dont il a dit plus d’une fois (Χα, 20; χναπ, 21) qu'il était déjà commencé ; cf. Χνπι, 24. S'il avait sous les yeux le texte de Μο., et qu'il eût voulu désigner l'avènement, il eût suffi d'y insérer 6 υἱὸς τοῦ ἀνθρώπου, qui allait très bien avec ἐπὶ θύραις. C'est donc délibérément qu'il a mis le règne de Dieu (sans ἐπὶ θύραις) distingué de l'avènement, comme dans 1x, 27. .
32) ἕως ἄν (comme Mt.) au lieu de μέχρις οὗ (Μο.). — L'échappatoire de Kn. qui entend la γενεά des Juifs ne sert de rien, car elle ne peut s'appliquer à 1x, 27, sans parler de οὕτως καὶ ὑμεῖς au v. précédent. On n'est pas plus autorisé à étendre à un siècle une génération (Holtz.) pour s’autoriser à placer assez tard le troisième évangile. Au lieu de dire ταῦτα πάντα (Μο.) ou πάντα ταῦτα (Mt.), Le. dit πάντα c'est-à-dire « tout », par opposition au commencement.
33) Même affirmation solennelle que dans Mec. Ἡ serait étrange que Lc., même écrivant avant l’an 70, ait risqué l’autorité de Jésus sur le lien entre la ruine de Jérusalem et la parousie finale; il est même certain qu'il ne l’a pas fait, puisqu'il a parlé des temps des nations. Donc, ou bien il a entendu la prophétie de Ia ruine de Jérusalem et des Juifs, ou bien il a entendu l’avènement dans un sens figuré. La deuxième opinion n'étant pas probable, la première s'impose.
8 Ἱ]ροσέχετε δὲ ἑαυτοῖς μή ποτε βαρηθῶσιν ὑμῶν αἱ χαρδίαι ἐν χραιπάληῃ χαὶ µέθῃ καὶ μιερίµναις βιωτικαῖς, καὶ ἐπιστῇ ἐφ᾽ ὑμᾶς αἰφνίδιος ἡ ἡμέρα ἐκείνη 8 be ravis ἐπεισελεύσεται γὰρ ἐπὶ πάντας τοὺς χαθηµένους ἐπὶ πρόσωπον πάσης τῆς γῆς. ὃν ἀγρυπνεῖτε δὲ ἐν παντὶ καιρῷ δεόµενοι ἵνα πατισχύσητε ἐκουγεῖν ταῦτα πάντα τὰ μέλλοντα γίνεσθαι, καὶ σταθῆναι ἔμπροσθεν τοῦ υἱοῦ τοῦ ἀνθρώπου.