LES
les Juifs le 13 au soir. — Mais pourquoi Le. au lieu de ἔθυον (Me.) dit-il ἔδει
TVint le jour des Azymes où l’on devait immoler La Pâque; Set il envoya Pierre et Jean, disant : « Allez nous préparer la Pâque, pour que nous [la] mangions. » °Eux lui dirent : « Où veux-tu que nous préparions? » 101] leur dit : « Quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau; suivez-le dans la maison où il entrera. 1 Et vous direz au maître de
la maison : « Le Maitre te dit : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples? » {?Et il vous montrera une chambre
haute, grande, munie de tapis. Faites-y les préparatifs. »{3S’en étant allés, ils trouvèrent les choses comme 1] leur avait dit, et ils
préparèrent la Pâque.
Et lorsque l'heure fut venue, il se mit à table et les Apôtres
avec lui.
eoûar? n'est-ce pas pour marquer que c'était bien le jour légal? Donc il exclut une anticipation fondée sur l'autorité souveraine de Jésus. Il s’est conformé à la Loi. Peut-être Le. insinue-t-il de plus que c’est lui qui a choïsi le jour légal, par opposition à d’autres; mais cela est peu probable, en l'absence de toute comparaison.
8) Dans Μο. et Mt. l'initiative vient des disciples en général; dans Le. elle vient de Jésus qui fait choix de Pierre et de Jean. Cette initiative du. Maitre est en harmonie avec son désir, v. 15. Elle serait favorable à l'idée d’une anticipation sur la masse, car les disciples, eux, ne pouvaient que penser et agir comme tout le monde. — Les noms propres sont en plus dans Le., comme il a nommé Pierre (vi, 45).
9) Le. a cependant mis lui aussi dans la bouche des disciples la demande traditionnelle ποῦ θέλεις κ. τ. À.
40 5.) Que Le. ait eu Μο. sous les yeux, c'est ce que prouve la ressemblance des termes, tandis que Mt. est fort abrégé. Luc n'avait pas à revenir sur le nombre des disciples (deux dans Mc. ); il précise seulement que la rencontre aura lieu à l'entrée de la ville, de façon que le signe soit plus clair, et il ajoute « la maison » et non sans redondance, il écrit le maître de maison « de la maison », qui naturellement n'est pas l’homme qui portait l’eau, un esclave, ou un porteur d’eau chargé de la fournir. L'intention de manger la pâque est clairement exprimée. Jésus a pu l'interpréter dans sa pensée d'une pâque nouvelle, mais les disciples ne pouvaient que préparer la pâque juive.
12) Ressemblance étroite avec Mc. sur la salle haute, ἀνάγαιον μέγα ἐστρωμένον, qui ne s'imposait pas à la tradition, d'autant que Mt. n’en parle pas.
13) Comme Μο., avec le participe coordonné et le plus-que-parfait εἰρήχει, plus correct.
14) Au lieu du «soir », Le. écrit à ὥρα, le moment voulu, évidemment celu que fixait la loi, et au lieu du vague ἔρχετει, il écrit ἀνέπεσεν, qui est en situation; les Apôtres sont synonymes des Douze de Mc.
. a dou ε ο 3 . € 2! = x 9 15 x + ο « ὅτε ἐγένετο ἡ ὥρα, ἀνέπεσεν καὶ οἱ ἀπόστολοι σὺν αὐτῷ. καὶ εἶπεν πρὸς αὐτοὺς Ἰπιθυμίᾳ ἐπεθύμιησα τοῦτο τὸ πάσχα φαγεῖν μεθ ὑμῶν πρὸ τοῦ µε ος 169 Ἡ en te , 3 / 3 παθεῖν λέγω γὰρ ὑμῖν Où οὗ μῆ φάγω αὐτὸ ἕως ὅτου πληρωθῇ ἐν τῇ βασιλείᾳ τοῦ θεοῦ. καὶ δεξάμενος ποτήριον εὐχαριστήσας εἶπεν Λάβετε
τοῦτο καὶ διαμ.ερίσατε εἰς ἑαυτούς Ἰδλέγω γὰρ ὑμῖν, où μὴ πίω ἀπὸ το
15-18. DERNIÈRE PAQUE aUIVE (cf. Μο. τιν, 95 ; Mt. xxvI, 29). 4
Il n'est pas douteux que, d'après Le., Jésus n'ait célébré la Pâque juive. Ce que nous avons dit dans le Comm. de Mc., qu’il n’est pas fait allusion à la Pâque juive dans la dernière Cène, ne doit s'entendre que de Μο. (et de Mi., sans parler de Jo.). Luc, il est vrai, n’a parlé de la Pâque juive que pour lui donner son congé et dans des termes qui en faisaient plus expressément la figure de la Pâque nouvelle, c'est-à-dire de l'Eucharistie. Dans son texte les deux points sont distincts, et puisqu'il a eu sûrement l'intention de compléter Me. sur ce point, c’est à lui qu'il faut s'en tenir pour l’appréciation des faits. Tout ce passage a éfé très bien compris par Holtzmann, et sa correcte interprélation des textes lui a permis d'en défendre l’authenticité. L'ordre est donc de les lire, puis de discuter les attaques ensuite. |
15) ἐπιθυμίᾳ ἐπεθύμησα, hébraïsme, Gen. xxx, 30; mais si les LXX ont traduit par un nom de même racine que le verbe défini l’infinitif absolu hébreu, c’est que cette tournure ne répugnait pas au grec. — τοῦτο τὸ πάσχα est naturellement l'agneau pascal (Schanz, etc. contre PI.), car c'était le met principal ou plutôt unique, dont Les laitues n'étaient que l'assaisonnement. D’autant que Le. au v. 7 a dit immoler la pâque, c’est-à-dire l'agneau. Jésus sait qu’il va souffrir, d’une passion qui le fera mourir. Il a désiré vivement faire cette pâque avec ses disciples, non que ce soit la première, ce qui n’est suggéré par rien, mais plutôt parce que c’est la dernière, et qu'elle va lui donner l'occasion de créer une institution nouvelle.
D'après MM. Burkill οἱ Brooke (Journal of theol. St. 1x, p. 569 ss.), ce serait l'expression d'un désir non réalisé. C'est renvoyer de Le. à un prétendu souvenir primitif.
16) En effet, c'est-la dernière pâque. ἕως ὅτου πληρωθῇ a pour sujet la pâque juive ; elle recevra done sa plénitude, son véritable caractère, de même que Jésus n'est pas venu χαταλύσαι ἀλλὰ πληρῶσαι (Mt. v, 17), ou comme dit Schanz, la réalité prendra la place de la figure. Ce n'est pas une allusion aux repas que Jésus devait prendre avec ses disciples après la résurrection, et on doit reconnaître que la pleine réalité se trouvera dans l'éternité bienheureuse après la résurrection (Schanz, Knab.), mais il n'en est pas moins vrai que dans Lc. Pinstitution . de l'Eucharistie va suivre sur deux lignes parallèles, et que l’Eucharistie est vraiment le festin qui remplace la figure de la pâque juive par une réalité divine. L'expression ἐν τῇ 6asikeix τοῦ θεοῦ signifie donc ici le règne de Dieu sur la terre que les premiers chrétiens avaient conscience d'inaugurer après le Maitre, car il l'a fondé, mais il est toujours à venir.
Les paroles de Jésus embrassent les deux perspectives, mais la première, celle de la terre, a déjà une réalité qui accomplit la pâque juive.
ÉVANGILE SELON SAINT LUC, XXI, 17-18. .. δ48
15 Et il leur dit : « J'ai désiré grandement de manger cette Pâque avec vous avant de souffrir.
16Car je vous dis que je ne la mangerai plus jusqu’à ce qu’elle Je VOUS dis que Jj 8 plus Jusq q soït accomplie dans 16 royaume de Dieu. » {Et ayant pris une coupe, et rendu grâces, il dit : « Prenez cela et partagez entre vous. 18Car je vous dis que désormais je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu'au moment où le règne de Dieu sera venu. »
17) Si Le. avait seulement voulu mentionner le rite pascal, il eùt pu s’en tenir là. Il choisit un second trait de ce rite, celui de la coupe, envisagé lui aussi comme la figure du rite eucharistique. Gette coupe a été l’objet d’une action de grâces, mais c'était un rite juif, et ce seul fait ne suffit pas à lui donner le même caractère qu’à la coupe du sang. — διαµερίζειν soit que les disciples aient bu à la même coupe, soit qu’une coupe un peu grande ait été répartie entre les diverses coupes. D’après la Michna (Pesahim X), il semble qu'on remplissait de vin quatre fois la coupe de chacun; c'était un rite qui n’empêchait pas de boire entre ces coupes, sauf entre les deux. dernières. Ces quatre coupes étant rituelles, il semble bien que chacune était accompagnée d’une bénédiction qui avait le caractère d'une action de grâce pour la délivrance de l'Égypte. La coupe du v.17 peut être l’une des quatre (car celle de l’Eucharistie ne fait plus partie du repas). Luc ne s’en préoccupe nullement, car le caractère figuratif importe ici beaucoup plus que l’ordre du rituel juif. Ce qu’il envisage, c’est la coupe de vin, le breuvage avec la manducation. Puisque le rite de la coupe appartenait ‘à la Pâque, Jésus l’a sans doute pratiqué tel quel, en buvant lui-même.
18) C'est le seul trait de cette péricope où Το. se rapproche de Mc. et de Mt. Dans ces derniers, ce mot est placé après l'institution de l'Eucharistie. L’intention évidente de Lc. est d’en faire le parallèle de ce que Jésus a dit de la Pâque considérée comme nourriture. Et il faut reconnaître que c'est en vue de ce parallélisme qu'il a adopté la forme ἕως οὗ ἡ θασιλεία τοῦ θεοῦ ἔλθῃ, que nous interprétons donc comme au v. 46 du règne de Dieu qui va venir. Si Jésus ne dit pas, comme dans Μο. et Μί., qu’il boira de nouveau dans le règne de Dieu, c'est parce que la boisson du règne sera celle des disciples, celle de l'Eucharistie. Le sens de Luc ainsi compris, on peut se poser deux questions bien distinctes : a) Est-ce lui qui a le mieux conservé la forme primitive ? Nous répondons non, sans hésiter. Luc a mis ici le règne de Dieu comme dans χχι, 34, au lieu d’une “expression mystérieuse de Mc. ; b) Faut-il en conclure que Μο. et Mt. ont mieux conservé la place originale du verset après l'Eucharistie ? Non, sans hésiter davantage. Car cette formule : « je ne boirai plus » est une allusion à une chose que Jésus a faite plus d’une fois, non à l'acte mystérieux qu'il vient d'accomplir pour la première fois. Et il faut convenir que l’allusion à la dernière pâque résout parfaitement la donnée, car la boisson en parallélisme avec la ” manducation pascale (v. 16) est un ordre qui ne laisse rien à désirer (Knab. contre Schanz). Il ne faut pas s'étonner que selon leur place et leur expression, les deux formules revêtent un sens un peu différent. Après la Pâque juive, il y a
ρα 3 « un ο 3 € e -. ο 27’ ;
νῦν ἀπὸ τοῦ γενήµατος τῆς ἀμπέλου ἕως οὗ à βασιλεία τοῦ θεοῦ ἔλθῃ. 19 καὶ EN A! 3) 3 - = Aafoy ἄρτον εὐχαριστήσας ἔκλασεν nai ἔδωχεν αὐτοῖς λέγων Τοῦτό ἐστιν τὸ σῶμά µου τὸ ὑπὲρ ὑμῶν διδόμ,ενον᾽ τοῦτο ποιεῖτε εἰς τὴν ἐμὴν ἀνάμνησιν.
κ / 1 > ρα = 20yai τὸ ποτήριον ὡσαύτως μετὰ τὸ δειπνῆσαι, λέγων Τοῦτο τὸ ποτήριον ἡ 19 et 20 cf. Commentaire.