Scène D'ouTraGes (Mc. x1v, 65: ME. xxvr
Dans Le. c'est une scène de moquerie par la soldatesque qui a arrêté Jésus. Mais il n’a pas la scène de moquerie par les soldats romains (Me. sv, 46-20; Μι. xxvir, 27-31). Il se peut donc qu'il ait coloré de cette façon, pour ne pas revenir aux cruelles plaisanteries des soldats, ce que Μο. a attribué aux sanhédrites et à leurs serviteurs. N'ayant pas raconté la première comparution, Le. ne pouvait mettre en scène les sanhédrites. D'ailleurs 16 récit de Mc. et de Mt. est parfaite-
. ment vraisemblable. Ces hommes haineux ne pouvant exécuter eux-mêmes la sentence, ont voulu du moins se satisfaire. Si aucun d’entre eux ne se füt cru déshonoré pour avoir lapidé un condamné, ils éprouvaient sans doute encore moins de confusion à défier ce Messie qui leur portait ombrage et à l’outrager entre eux. Le. les à fait figurer parmi ceux qui avaient arrêté Jésus; ici il ne met en scène que la valetaille.
63) συνέχω, extrêmement rare dans le sens de tenir en prison : I Macch. Χα, 145; plusieurs cas dans 165 papyrus, par exemple : προσαπώσατό µε εἰς τὴν φυλακὴν καὶ συνέσχεν ἐφ᾽ fuéoav, Pap. de Magdola cité dans Expositor, sept. 19M,p. 278. Cf. dans les papyrus de Berlin συνέχεσθαι, être tenu ou être l’objet d’une con-
ÉVANGILE SELON SAINT LUC, xxl, 64-66. b71
dire. » Et aussitôt, comme il parlait encore, un coq chanta. 6*Et le Seigneur s'étant retourné regarda Pierre, et Pierre se souvint de la parole du Seigneur, comment il avait dit : Avant que le coq chante aujourd'hui tu me renieras trois fois. Et étant sorti dehors, 1] pleura amèrement.
63Et les hommes qui le gardaient se jouaient de lui, le battant, et l’ayant couvert d'un voile, ils l'interrogeaient, disant : « Prophétise; quel est celui qui t'a frappé? » Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres injures. |
6 Et lorsqu'il fit jour, le conseil des anciens du peuple se réunit,
trainte par corps (rv, 4450 etc.). — ἐνέπαιζον, même terme que ἐνέπαιξαν (Μο. xv, 20 et Mt. χχνπ, 31), pour désigner le jeu cruel de ceux qui ont leur victime à discrétion, distinct d’un supplice commandé. — δέρουτες (δα, 47; XX, 10); cf. Jo. XVIII, 23.
64) Le voile, comme dans Mc.; mais plus rapproché de προφήτευσον, qui l'explique. Luc ajoute comme Mt. : τίς ἐστιν ὃ παΐίσας σε; qui paraît bien répondre à l'intention de Mc.
65) Le. évite les traits les plus pénibles, les soufflets et les nasardes. Son imagination modérée souffre de ces excès. Mais il relève les injures qui comprennent tout ce que Jésus a entendu d'insultant et sur lequel il ne reviendra pas.
66-71: JÉSUS DEVANT LE SANHÉDRIN (Cf. Μο. xiv, 38-64 ; xv, 43 ME. xxvi, 59-66 ; XXVI, À). |
Ἡ nous a paru plus probable que l’aveu de Jésus qui impliquait sa mort ne fut prononcé qu'à la séance du matin. Par ailleurs Mc. et Mt. racontent cette comparution plus en détail, avec des détails que suppose Le. lui-même. Il a donc omis ce qui lui paraissait superflu pour ses lecteurs, mais a pris soin de mettre plus en lumière le vrai point de droit.
66) Qu’une réunion ait eu lieu le matin, c’est aussi ce que disent Me. et Mt. Ceux qui se rassemblent sont le πρεαθυτέριον, terme qui ne revient que Act. xx, 5. Il ne désigne pas ici exclusivement les anciens maïs bien le Sanhédrin avec les grands prêtres et les scribes, car ἀρχιερεῖς et γραμματεῖς sans article doivent être en apposition (Deb. $ 444); c'est donc l'assemblée dite des Anciens, composée surtout des grands prêtres οἱ des scribes. On en conclut (Holtz. etc.) que 16 συνέδριον a donc ici par opposition un sens local, comme le tribunal pour dire le lieu des audiences. Mais dans ce cas αὐτῶν serait de trop. La nuance qui sépare les deux mots est celle qu'il y a entre une assemblée politique et un tribunal, l'assemblée pouvant se constituer en haute cour de justice. — ἀπήγαγον indique bien un changement de lieu; mais, si la maison du grand prêtre (v. 54). était celle d'Anne, on a pu se rendre dans la maison de Caïpbe où l’on était le matin d’après Jo. xvnr, 28. où plutôt dans la salle officielle des délibérations.
συνέδριον αὐτῶν, 07 λέγοντες Et
: =. } Je ο. Η και Υραμι LOTELG, καὶ απηγαγον ἄὐντον εις τ 4 Te £ , κι = T7: CES # ο 4 σὺ εἶ ὁ γριστός, εἰπὸν ἡμῖν. εἶπεν δὲ αὐτοῖς ᾿Εὰν ὑμῖν εἴπω οὗ μὴ πισ-
, . ui ES 2 μα 2 - ο A τεύσητε᾽ ὃδ ἐὰν δὲ ἐρωτήσω οὐ un ἀποκριθῆτε. ὃν ἀπὸ τοῦ νῦν δὲ ἔσται ὁ « . Lu , 3 à ρα -- ώς viès τοῦ ἀνθρώπου χαθήµενος x δεξιῶν τῆς δυνάμεως τοῦ θἐοῦ. 0 εἶπαν. μ \ 3
un. οἳ δὲ εἶπαν Τί ἔτι ἔχομεν μαρτυρίας Ὑρείαν; αὐτοὶ γὰρ