Cf. Cominentaire. κληρον (H) et non χληρους (T S Υ
ètre avec une autre réminiscence d'Isaïe, affectant uniquement la forme” du discours » (Loisy, τι, 661). — Is. ταν, 1 invite à 5ο réjouir les femmes stériles en vue de l'avenir; sans doute on ne parlerait pas de femmes ni d'enfants, si on n'avait lu quelque chose là-dessus quelque part! Sur le privilège des femmes stériles en cas de malheur, Plummer cite beaucoup plus à propos les auteurs profanes, Eur. Androm. 395 etc.
30) Cette fois nous avons bien un passage d'Osée (x, 8) : καὶ ἐροῦσιν τοῖς, ὄρεσιν' 2akbbare ἡμᾶς, καὶ τοῖς Bouvots πέσατε ἐφ᾽ ἡμᾶς. Mais pourquoi Jésus n'aurait-il pas cmployé cette image, devenue peut-être proverbiale, et qui se retrouve ailleurs (Apoc. vi, 16)?
31) On ne voit pas bien pourquoi on nous renvoie à Jér. χι, 16 (Holiz.), et il n'est pas sans équivoque de dire que « l'antithèse du bois vert et,du boisisec se trouve dans Ézéchiel » { Lots. πι, 661) parce qu’Ézéchiel (xx, 47 ou xxt, 8) met sur le même rang ξύλον χλωρόν καὶ πᾶν ξύλον ξηρόν, ce qui est bien loin de l'opposition ingénieuse du texte. Quand la justice de Dieu semble, en apparence, et dans une réalité mystérieuse, atteindre un innocent, comment traitera-t-il les coupables (cf. Prov. χι, 31; 1 Pet. 14, 17 s.)? Ce n’est pas l’image d’un incendie qui brûle tout sans distinguer (Ez.), mais d’une personne tellement résolue à faire du feu qu'elle prend même le bois vert; assurément elle ne laissera pas le bois sec. M. Loisy ajoute sans rire que cette antithèse « a pu être amenée par la mention d'arbres dans le texte grec de Zacharie » (ir, 661 5.). Zacharie y parle « du deuil du champ de grenadiers ». — On ne voudrait pas s’acharner contre ces vétilles, mais il s’agit des restes du système livresque de Strauss, auquel 1] faudrait décidément renoncer. Un évangile n’est pas un recueil de centons, ou pire encore. — Réfléchissons cependant à la menace'ierrible que contiennent ces paroles si pénétrées de bonté!