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17 23 ν « # . 3 LA ο 3 ν εἶπεν δὲ πρὸς αὐτούς Τίνες οἱ λόγοι οὗτοι οὓς ἀντιβάλλετε πρὸς ς ς Υ
13. σαν πορεύοµενοι ρ. Ἅμερα (T H) plutôt que p. αντων (S V).
Pierre seul, l'autre de Pierre avec Jean. C'est donc probablement un scrupule de ce genre qui a fait omettre ce verset, où Le. nous a laissé une première rédaction de la présence de Pierre au tombeau, mise. au point par Jo. Le style est de Le. : ävacrée, τὸ γεγονός. On objecte le défaut de contexte. Mais pourquoi Le. n’aurait-il pas opposé à l'incrédulité générale l'impression faite sur Pierre qui, ardent comme toujours, court pour savoir à quoi s'en tenir? La ressemblance entre παρακύψας βλέπει τὰ ὀθόνια dans Le. et παραχύψας βλέπει κείµενα τὰ ὁθόνια (Jo. xx, 5) est si étroite, et sur des mots si rares, qu’on ne conclut pas volontiers à deux rédactions indépendantes. Mais pourquoi Jo. n’aurait-il pas repris les termes de Le. pour les employer avec la précision d’un témoin oculaire, ou plutôt d’un acteur? Quant à la vérité historique, elle n’est point en cause pour de semblables nuances. Sur παρακύπτειν cf. Field. Le sens n'est pas « se pencher», mais regarder en avançant la tête; ce qui ne se fait guère sans la pencher, ” surtout dans un cas comme celui-ci; cf. Gen. xxvr, 8; Prov. vu, 6.
13-32. JÉsus ET Les ΡΙΒΟΙΡΙΕς D'Emmaüs. Propre à Luc; résumé dans Μο. XvI, 49,
L'évangéliste qui seul a raconté la mission des soixante-douze disciples est aussi le seul qui ait fait une part si large : à de simples disciples comme témoins de la résurrection. D'ailleurs ils auront hâte d'en référer aux Apôtres. Le récit est simple, et bien propre à produire la conviction; les sentiments ne sont point décrits mais sortent avec un naturel exquis de l'âme affligée puis radieuse des disciples. Ce chemin d'Emmaüs rappellerait les bords de l’Ilissos, si l'on pouvait comparer les agréables conversations, ou même les suggestions profondes de Socrate à une si touchante manifestation du Sauveur du monde.
43) δύο ἐξ αὐτῶν, non pas des Apôtres, comme on le verra par le nom de Cléophas, mais du groupe des autres, v. 9. — ἐν αὐτῇ τῇ ἡμέρα, style de Le., mais ici le mot a une gravité particulière; on est au jour de la Résurrection.
— σαν πορευόµενοι, C. πορευυµένοις εἲς ἀγρόν Μο. xvI, 42.
Ce n'est pas une promenade. Les disciples vont là pour leurs affaires ou plus vraisemblablement 115 rentrent chez eux après la Pâque. — κώμη selon le sens du terme et l'usage de Le. est un lieu moins important qu'une ville (ντε, 1; χι, 22). Ἡ est fort douteux qu’il ait pu donner ce nom à 1 Ἐμμαοῦς des Macchabées (1 Macch. 11, 40. 573; 1v, 3) rangée parmi les places fortes à côté de déricho, Béthoron, Béthel etc : καὶ ὠκοδόμησαν πόλεις ὀχυρὰς ἐν τῇ Ἰουδαίᾳ, τὸ
SEt voici que, ce même jour, d'eux d’entre eux se rendaient à
un village, distant de soixante stades de Jérusalem, nommé Emmaüs, l*et ils devisaient entre eux de tout ce qui était arrivé. 15Et pendant qu'ils devisaient et raisonnaient ensemble, Jésus lui aussi ayant rejoint cheminait avec eux, ‘mais Leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. 17Η leur dit : « Quels sont donc ces propos que
ὀχόρωμα τὸ ἐν Ἱεριχὼ καὶ τὴν ᾿Εμμαούμ. κ.τ.λ. (1 Macch. 1x, 50). Josèphe connaissait aussi cet ᾽Αμμαοῦς (var. Ἐμμαοῦς), pour une ville aussi puissante que Gophna: καὶ τέσσαρας πόλεις ἐξηνδραπόδισε,.. ὧν ἦσαν αἱ δυνατώταται Τόφνατε καὶ ᾿Λυμαοῦς (Ant. XIV, χι, 3; cf. XVII, x, 9; Bell I, σι, 91 Il, v, 1; IV, vu, 1). D'autre part . Le. qui emploie volontiers < environ » (ῴσεί) pour ses évaluations donne Ia
distance précise sans réserve, ce qui suppose que le bourg était sur le bord d'une grande route. Les Romains semblent avoir été les premiers à* employer les bornes routières, mais déjà sous les Séleucides on évaluait exactement des distances assez considérables; pour la forme ἀπέχουσαν σταδίους, cf. T1 Macch. ΧΠ, 29 ἀπέχουσαν ἀπὸ Ἱερ. σταδίους ἐξακοσίους (Scythopolis). — Sur le chiffre 160 ou 60 voir la note après ce chap. — Le stade est d'environ 485 mètres, soit 8 pour un.millé romain. Ἐμμαούς (HTS) est dans les Macchabées et dans Josèphe une variante d'’Auuxoës (Niese écrit οὓς) due peut-être à la présence d'’Euyaoÿs dans Le.
La Michna connaît DINON (Αη n, 4; Kerithoth τι 7) (ponctué D'NDN dans l'édition de Jost), qui n'est évidemment qu’une transcription du grec. Et on peut en dire autant de l'écriture des Syriens et des Arabes, DNN2Y, quoique plus ‘éloignée du grec. Ges transcriplions ne nous renseignent donc pas sur le nom hébreu primitif. Si la première lettre avait été un n ou un ñ, on ne s’expliquerait guère l'esprit doux de Ἔ ou Α, et si le nom ancien a persévéré dans le nom moderne, du moins pour sa première partie, Ἡ faudrait chercher une racine ... 129; cf. 59997 992 Jos. xvir, 24.
14) ὁμιλέω, ici et v. 15; Act. xx, 11; χχιν, 26; + Ν. Ἐ. Le thème de la conversation indique les préoccupations des disciples el prépare ce qui suit avec beaucoup d'art.
48) συνζητεῖν, les deux disciples ne sont pas d'accord sur le sens de tout cela, spécialement sur ce que signifie ce tombeau vide; ils échangent leurs vues — xai, (omis par B) est significatif : c’est précisément de Jésus qu'ils parlaient. Il s'approche; sans doute comme s’il les avait rejoints en marchant plus vite.
46) κρατέω « retenir, empècher de » Apoc. vu, 4. — τοῦ avant l'infinitif indique normalement le but. Il n’y a pas de raison de lui donner un sens plus vague. C’est Dieu naturellement qui agit pour empêcher que les disciples ne reconnaissent Jésus avant le moment voulu, Ce n’est pas en contradiction avec Μο. xvr, 12 qui résume brièvement l'épisode. D'ailleurs on pent bien penser qu'un ressuscité n’a pas l'apparence familière de tous les jours (cf. Jo. xx, 14 s.; xxi, 4). Peut-être les disciples auraient-ils reconnu Jésus si leur foi en sa résurrection leur avait ouvert les yeux.
17) ἀντιδάλλειν est le mot employé pour la collation des mss. — Field conclut à
ἀλλήλους περιπατοῦντες; καὶ ἐστάθησαν σχυθρωποί. ᾖΊδἀποχριθεὶς δὲ εἷς Là
CE # 1 / 2 ον À - £ , . 19 \ + λα. ου} εγνὼς τα YEVOMHEVX εν αυτὴ εν ταις ἡμέραις TAUTALS ; καὶ εἶπεν
Π 1 al
en SE à = 2 =, η ο 6 αὐτοῖς Ποῖα; οἱ δὲ εἶπαν αὐτῷ Τὰ περὶ ᾿Τησοῦ τοῦ Ναζαρηνοῦ, ὃς ἐγένετο ave προφήτης δυνατὸς ἐν ἔργῳ καὶ λόγῳ ἐναντίον τοῦ θεοῦ καὶ παντὸς τοῦ e 5
λαοῦ, Virus τε παρέδωκαν αὐτὸν οἱ ἀρχιερεῖς καὶ οἱ ἄρχοντες ἡμῶν εἰς κρίμα θανάτου na ἐσταύρωσαν αὐτὸν. " ἡμεῖς δὲ ἠλπίζομεν ὅτι αὐτός ἐστιν ὁ µέλλων λυτροῦσθαι τὸν Ἱσραήλ' ἀλλά γε καὶ σὺν πᾶσιν τούτοις τρίτην ταύτην ἡμέραν ἄγει ἀφ᾽ οὗ ταῦτα ἐγένετο. 3 ἀλλὰ καὶ γυναϊκές τυες
un latinisme, conferre sermones. Maïs ἀντιθάλλειν usité dans le sens d'échanger des coups ἃ pu ensuite signifier « échanger des vues ». — Le texte reçu (et Vg.) καὶ ἔστε σχυθρωποέ fait parlie de la question et s'explique aisément (cf. Gen. χι, 7; Neh. 11, 9). Mais le texte καὶ ἐστάθησαν σκυθρωποἰ {vivement aîtaqué par Field) est beaucoup plus fin. Les disciples échangeaient entre eux leurs idées; - mais voici qu’un étranger les interroge sur un point si délicat pour eux! On comprend bien une hésitation qui se manifeste par un temps d'arrêt dans la marche, bientôt reprise quand Cléophas se décide à parler. Et la tristesse qui élait-en eux, mais que certaines espérances tempéraient peut-être, apparaît décidément en présence d’un indifférent. σταθῆναι est sans doute rare pour s'arrêter sauf le participe σταθεί, cependant cf. Apoc. vi, 3.
19) Κλεόπας est l'abrégé de [ζλεόπατρος, nom parfaitement grec, mais le personnage n'était pas Grec et en tout cas ce nom de KAcôras a dû être prononcé NDD (palmyrénien) qui en grec est [ζωπᾶς (Jo. xix, 28). Cependant il n'y a pas de raison positive d'identifier ces deux personnes. Origène ne doutait pas que l’autre disciple fût nommé Simon et le nomme toujours le premier (cf. v. 34) : 6 Σίμων καὶ 6 Ἰλεόπας. Cette opinion doit à tout le moins exclure Luc lui-même, auquel Théophylacte à pensé. Cyr. d'Al. (commentaire syriaque). dit aussi Simon, mais Ambr. dit Ammaon en plusieurs endroits, et qui aurait changé Simon en Ammaon? Peut-être la tradition aura-t-elle conservé quelque part un nom gentilice avec l’ancienné forme du nom de lieu : Ammaon serait l'habitant d’Ammaous où ‘Ammaôn. — μόνος est en contact avec raporxele mais se rapporte pour le sens à οὐκ ἔγνως. Dans le même sens Field cite Dion Chrys. Or. mr, p. 42, : σὺ ἄρα, εἶπε, μόνος ἀνήκοος εἶ τούτων à πάντες ἴσασιν; Charit. Aphrod. 1, 11; Lucien, Ep. Sat. 25. — παροικεῖν fixer sa demeure comme hôte, client ou étranger; cf. Ps.-Sal. xvir, 31. Avec l’accus., Gen. xvir, 8; Ex. vi, 4.
49) Cléophas s'était exprimé avec réserve. Sans doute le ton de l'étranger est sympathique, car l’un des disciples {on lun après l’autre) s'explique au nom des deux. Avec quel tact! Il ne pense pas qu'on puisse contester que. Jésus s’est
‘montré grand prophète par ses actions, c’est-à-dire des miracles qui attestaient son pouvoir auprès de Dieu, et par sa prédication qui avait paru au peuple ramener
vous échangez entre vous en marchant? » Etils s’arrêtèrent attristés. 18L’un d'eux, nommé Cléophas, répondit et lui dit : « Es-tu donc le seul de passage à Jérusalem et qui ne sache pas ce qui y est arrivé ces jours-ci? » (Et il leur dit : « Quoi donc? » Ils lui dirent : « Ce qui regarde Jésus de Nazareth, homme qui fut un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et tout le peuple, et comment les principaux de nos prêtres et nos magistrats l'ont livré pour être condamné à mort et l’ont crucifié. Ἡ Pour nous, nous pensions que ce serait lui qui délivrerait Israël; mais encore avec tout cela, voici le troisième jour que ces choses sont arrivées. Cependant aussi quelques femmes de notre groupe nous ont effrayés ; étant allées de grand matin vers le sépulcre #et n’ayant pas trouvé son corps; elles sont même venues raconter une apparition d'anges, lesquels le disent vivant.
les jours des anciens hommes de Dieu, annonçant ses volontés, rappelant au devoir. — Cf. Act. vu, 22, pour les paroles etles actes. Luc tient à l’ordre « faire et dire » quand il s’agit de Jésus (Act. r, 4.).
20) ὅπως τε dépend de ἔγνως (τε souvent dans les Actes). Cléophas donne toute la faute aux chefs de leur nation, si bien qu'elle paraît aussi peser sur les disciples (ἡμῶν). Cependant παρέδωκαν implique bien que d’autres ont pris part à la crucifixion, Mais sans les Juifs elle n'aurait pas eu lieu. Ils en sont responsables.
21) À l'opinion générale sur Jésus avant l’intervention brutale de la hiérarchie, Cléophas ajoute celle du cercle des disciples; il exprime sa loi messianique dans le rachat d'Israël. λυτροῦσθαι, « délivrer un esclave en payant pour lui ». La délivrance pouvait s'entendre au sens moral : Tit. 1, 14; 1 Pet. τ, 18. Même quand on parlait de secouer le joug de l'ennemi, on pensait à l’action de Dieu ou de son instrument {Ps.-Sal. 1x, 1; vin, 12. 36.). — Le contraste avec cette espérance est fortement marqué : ἀλλά γε καί signifie déjà : [il n’y a pas que cela}, « mais encore »., auquel s'ajoute σὺν πᾶσι τούτοις « en plus de tous ces symptômes néfastes pour nos espérances ».. jusqu'à la mort de Jésus, on pouvait attendre l'intervention de Dieu. À tout le moins devait-elle se produire aussitôt après. mais on est au troisième jour... Cette date ne fait aucune allusion à la résurrection prédite pour le troisième jour mais elle impressionne le lecteur qui est au courant. — ἄγει sans sujet ne peut être qu'impersonnel, car aucun sujet ne peut être sous-entendu à propos. On ne peut rien citer de tout à fait semblable; cf. ἄπεχει Μο. ΧΙ, 44,
22) Nouvelle péripétie : ἀλλὰ καί : «il y a cependant un élément dont on pourrait tenir compte » — ἐξέστησαν, cf. Act, var, 9 (+ Ν. T. pour le sens actif), « jeter dans la stupeur-»; c’est la seule impression produite par le récit des femmes. Or si le tombeau vide était un signe équivoque, les paroles des anges étaient formelles. |
23) Mais ce sont paroles de femmes (λέγουσαι), rapportant une vision d'êtres
οἳ λέγουσιν αὐτὸν ζῆν. ual ἀπῆλθόν τινες τῶν σὺν ἡμῖν ἐπὶ τὸ μνημεῖον, καὶ εὗρον οὕτως καθώς καὶ αἱ γυναῖκες εἶπον, αὐτὸν δὲ οὐκ εἶδον. 35 καὶ αὐτὸς εἶπεν πρὸς αὐτούς "Ώ ἀνδητοι rai βραδεῖς τῇ χαρδίᾳ τοῦ πιστεύειν ἐπὶ πᾶσιν ς ἐλάλησαν où προφῆται 3 οὐγὶ ταῦτα ἔδει παθεῖν τὸν χριστὸν καὶ εἶσελ-
= Ü ο. 9 . Z 9 θεῖν εἰς τὴν δόξαν αὐτοῦ; yat ἀρξάμενος ἀπὸ Muvcéus καὶ ἀπὸ πάντων