‹ Evangile selon saint LucChapitre 296 sur 300 · και ιδου εγω (H V) plutôt que zxyew (T S · texte numérisé non relu

και ιδου εγω (H V) plutôt que zxyew (T S

logie, ni même de chorographie. Il a complètement négligé les apparitions de Galilée qu'il ne pouvait ignorer, parce qu'elles ne rentraient pas dans son plan. L'ordre de demeurer à Jérusalem en fait partie; on doit supposer qu il a été donné après les apparitions de Galilée. |

Sur celte manière de grouper des discours, Cf. xvr, 1; xvar, 15 xx, 41; Knabenbauer a le droit de citer ces textes après Schanz, mais dès lors il n’eût pas dù tant insister sur le souci chronologique de Luc.

44) λόγοι doit s'entendre ici des paroles en tant que réalisées, comme s’il y avait : — « Ce qui vient de se passer, c’est bien ce qu'annonçaient mes paroles ». — La parole ἔτι ὢν σὺν ὑμῖν d'après Loïsy « sonne faux; elle dénonce le rédacteur. qui parle par la bouche du Christ à ses lecteurs et à l'Église de son temps » ία, 774). — Non, elle constate simplement que le Christ n’est plus le compagnon des anciens jours. Il est glorifié. D'ailleurs cette parole est plus naturelle quelques jours après la résurrection que le jour même. Sur ces anciennes paroles cf. 1x, 22, 445 Χνπ, 25: xvut, 81-33; xx, 37. Les psaumes peuvent être ici pour la troisième partie du canon juif; cf. Jos. conf. ΑΦ. 1, 8, qui nomme les lois, les prophètes οἱ les hymnes. D'ailleurs ils sont nommés pour eux-mêmes, à cause de leur importance messianique, spécialement pour ce qui regarde les douleurs et la gloire (Ps. xxir et xx; 1, XVI οἱ x).

45) Οἱ. v. 31 s. On emploie volontiers de l'intelligence, au sens métaphorique, ce qui se dit de la vue au sens propre. Ouvrir les yeux permet de voir, ouvrir l'esprit ou le cœur (selon l'usage hébraïque) c'est faire comprendre; cf. Act. xvi, 14: IT Macch. 1, 4.

46 5.) Jésus apparaissant ressuscité, sa résurrection est évidente par <llemême, et n’a pas besoin d’être prouvée par l'Écriture, Ce que le Christ révèle ici, c’est le sens de l’Écriture : 4° relativement au Christ; 9ο relativement à

ÉVANGILE SELON SAINT LUC, xXXIV, 47-49. : 615

ο MHOril leur dit : « C’est bien là ce que je vous ai dit quand j'étais. encore avec vous; il faut que soit accompli tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse et les prophètes et les psaumes. » Alors il leur ouvrit l'esprit, afin qu’ils comprissent les Écritures. 46 Et il leur dit : « Ainsi était-il écrit, que le Christ souffriît et ressuscitât des : morts le troisième jour, #’et qu'on prêchât en son nom la pénitence, en vue de la rémission des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. 45 Vous ètes les {όπιοῖης des faits. PEt voici que je vous envoie ce qui a été promis par mon Père; quant à vous, demeurez dans la ville, jusqu à ce que vous soyez revêtus de force d’en haut. »

l'œuvre qui doit être acéomplie en son nom, mais par d’autres. On est étonné de trouver dans une phrase tout ce merveilleux secret, sur lequel les Juifs peinent encore. Dès le premier jour la pensée chrétienne recevait son orientation définitive. La part du Christ, c'était de souffrir, mais comme Christ il devait ressusciter; ce qui eut licu le troisième jour. Dans cette déclaration du sens général de l'Écriture, il n’y a pas à chercher si elle a précisément prédit la résurrection le troisième jour, du moins d’une façon littérale précise; γέγραπται a le sens d’une ordonnance divine, d'un conseil divin, comme ont compris les mss. ou versions qui ont ajouté ἔδει ou même remplacé VÉvarres par ἔδει, — ὅτι avant οὕτως est probablement récitalif.

47) La seconde révélation n'est pas moins étonnante. Le Christ victorieux auquel Dieu avait promis les nations en héritage disparaît presque de La scène da monde; cependant si les nations doivent être invitées à se repentir en son nom, c'est qu'elles obtiendront le pardon à cause de ses souffrances (xx, 19 s.). — Les deux points sont développés dans le discours de Paul à Antioche de Pisidie (Act. xr1t, 26-41). — µετάνοιαν avec et plutôt que καί, cf. τη, 8, et pour la chose, 1, 77. L'évangile de Luc se termine comme il a commencé. Ce qui n’était qu'une aurore dans le Benedictus, avec le ministère précurseur de Jean, va devenir la prédication des Apôtres. — ἀρξάμενος signifie seulement « à partir de », d’où l’anacoluthe ἀρξάμενοι, corrigé en ἀρξάμενον (A etc.), mais qui à son pendant Act. x, 37. Il n’est donc pas nécessaire de mettre un point en haut après ἔθνη pour commencer ensuite une nouvelle phrase.

48) C'est ὑμεὶς péprupes τούτων qui est une phrase distincte, le témoignage s'appliquant avant tout aux faits dont l’Écriture indiquait d'avance la réalité divine. ι

49) Parole éclairée par les Actes des Apôtres (Schanz). 1l serait très étrange qu'en écrivant tout cela Luc n'ait pas eu déjà dans la pensée les faits du début des Actes. — ἐγώ par opposition à ὑμεῖς; un seul acte du Christ rendra les Apôtres capables d'exécuter leur mission. — ἐξαποστέλλω, le présent pour le futur (cf. Jer. vin, 17). — « La promesse du Père » comme Act. 1, 4, parce qu'il en est l’auteur; la formule est plus complète dans Act. 11, 33 : τήν τε ἐπαγγελίαν τοῦ

3 γ΄ Ν μα e Fr Σ . να, va) Let - κ ω 50 Ἐξήγαγεν δὲ αὐτοὺς ἕως πρὸς Ῥηθανίαν, καὶ ἐπάρας τὰς χεῖρας αὐτοῦ LD Δ

à μη « η 0 αὐτῶν val ἀνεφέρετο εἷς τὸν οὐρανόν. uai αὐτοὶ προσκυνήσαντες αὐτὸν \ 4

δ1. καὶ ανεφερετο εις τον oupavoy (5 V) et non on. (T H d. cr.). 52. npacxuvnoavrec αυτον (S V) et non on. (1 H d. cr.)

πνεύματος τοῦ ἁγίου λαδὼν παρὰ τοῦ πατρός. Mais un certain mystère convient à l'avenir.

Le séjour à Jérusalem suppose bien qu'on y est; mais les Apôtres ont pu aller en Galilée et revenir à Jérusalem; ce qu ls ont fait d’après Me. xvi, 7; Mt. Χαν], 7. 10. 16 et Jo. χι, 1 ss.

Cet intervalle avait pour but dans les desseins de Dieu de bien marquer la différence entre des âmes encore incerlaines, et des apôtres revêtus de la vertu de Dieu comme d'une armure : Rom. πα, 14 etc.

Page 1