I. La suite des péricopes
Nous laissons naturellement de côté les récits de l'enfance (Le. 1-n) et les parties spéciales à Le. (νΗ, 1-vin, ὃ et 1x, 51-xvu, 14). Nous reconnaissons qu'il serait difficile d'établir une dépendance pour la section de l'investiture (r11-1v, 90) et pour celle de la Passion et de la Résurrection (xxu-xx1v). Nous reviendrons sur ces points, mais après avoir étudié les sections marciennes.
Première section marcienne : Le. 1v, 31-vi, 19, d’après Μο. 1, 21-111,
Nous avons là une série de quinze péricopes, dans lesquelles Luc suit bout à bout l'ordre de Marc, et nous devons ajouter déjà, sans omettre une seule péricope et même une seule idée de quelque signification (1). Si l’on applique ici les critères ordinaires, on peul dire que cela suffit, et que déjà la question est tranchée. On ne connaît pas de tradition orale qui ait réalisé cet accord (2). Ilest vrai qu’il y a, avant cettesection, une anticipation, la prédication de Jésus à Nazareth (τν, 16-30), et que la vocation des Apôlires est renvoyée à v, 1-11; les deux cas sans doute pour suivre une évolution plus normale. Si l'on veut se rendre compte de la portée de ce fait, il faut se rappeler l'ordre de Mt. : Vocation des
(1) Nous étudierons pl loin (p. Exx 85. ) les cas d'accord de Le. et de Mt. contre Μο.
(2) Qu'un professeur interroge ses élèves. Tous lui réciteront les épisodes détachés, aucun ne saura les donner dans l’ordre d'un évangéliste, à moins d’un effort très sérieux et très spécial dont la catéchèse n'avait que faire.
ÉVANGILE SELON SAINT LÜC. d